Archives de catégorie : Autres livres sur les Oghams

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] Nuin, le Frêne

Traduction : Siduri pour Ignis Daemonis

Message : Frêne nous donne le courage et la force du soleil quand nous devons affronter les épreuves de la vie.

Signification divinatoire : si Frêne est entré dans votre champ de conscience aujourd’hui, vous êtes invité à examiner un aspect de votre vie dans lequel il est temps d’agir. Peut-être une habitude avec laquelle rompre, ou une relation à réajuster. Vous avez peut-être besoin de changement dans votre vie créative, votre vie professionnelle, ou votre cheminement spirituel. Frêne vous donnera le courage et la détermination pour persévérer dans les épreuves que la vie amène. Frêne est un arbre solaire, qui renforce la volonté, ainsi que la sagesse nécessaire lorsqu’il faut ployer comme un arc puissant en temps de compromis.

Affirmation : ô Frêne de Pouvoir, Frêne de Lumière Solaire, accorde-moi ta force aujourd’hui. Apporte vitalité à mon âme, mon corps et mon esprit !

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] Construire un cercle de protection avec Luis, le Sorbier

Traduction et adaptation de la formule : Siduri pour Ignis Daemonis

Utilisez votre doigt pour tracer un cercle de protection autour de vous. Visualisez l’ogham Luis, le Sorbier, et chantez son nom doucement (le Sorbier offre la protection). Il est aussi possible de faire appel à Fearn, l’Aulne, ou à Tinne, le Houx. Récitez le Druid’s Breastplate [ndlt : formule de protection dont il existe de nombreuses versions, païennes ou non] :

Je me ceins des Forces que j’appelle à moi :
La beauté des Étoiles,
Le rayonnement du Soleil qui offre la Vie,
La blancheur de la Lune,
L’éclat de la Foudre,
Le Vent tourbillonnant,
La stabilité de la Terre,
Les profondeurs de la Mer salée,
La force des Rochers.

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] Luis, le sorbier

Traduction : Siduri pour Ignis Daemonis

Message : Sorbier nous rappelle l’importance de renforcer sa protection personnelle et ses boucliers spirituels.

Signification divinatoire : si Sorbier est entré dans votre champ de conscience aujourd’hui, on vous rappelle de renforcer vos boucliers. En tant que guerrier spirituel, votre force, votre patience, ou votre intégrité seront peut-être mise à l’épreuve. Utilisez l’aura protectrice de Sorbier pour repousser toutes les forces qui menacent votre paix intérieure, tout en laissant passer les influences qui illuminent et élèvent votre esprit.

Affirmation : ô Dame Rouge du Sorbier, Enchanteresse de Jadis, je me place dans ton cercle de lumière, afin qu’il me protège de tout mal.

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] beith, le bouleau

Traduction : Siduri pour Ignis Daemonis

Message : Bouleau nous rappelle qu’il est important d’agir « proprement » dans une situation, d’éviter toute distraction et de finir ce qui n’a pas été achevé. Il [ndlt : « she »c’est-à-dire « elle » dans le texte original] nous invite également à honorer le principe féminin.

Signification divinatoire : si Bouleau est entré dans votre champ de conscience aujourd’hui, vous êtes invité à clarifier vos actes. Peut-être devez -vous vous concentrer davantage pour finir un projet, organiser des documents, nettoyer la maison et le jardin, payer vos factures, ou prendre une décision à propos de quelque chose que vous repoussez depuis longtemps. Alternativement, Bouleau vous enjoint peut-être à cultiver vos qualités « féminines », intuition, sensibilité, qui nourrissent l’être, ou à les honorer autour de vous, telles qu’elles s’incarnent dans les hommes et femmes que vous connaissez.

Affirmation : ô Dame Bouleau, je t’honore et te respecte. Montre-moi la voie toute droite menant à la sagesse. Conduis-moi, sain et sauf, à travers les sombres forêts, et ramène-moi chez moi, dans la Clarté Éternelle.

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] Ruis, le sureau

Traduction : Siduri pour Ignis Daemonis

Sureau – Ruis

Message : Sureau nous rappelle d’honorer le principe maternel de l’Univers et de travailler sans relâche pour le mieux-être de toutes les créatures.

Signification divinatoire : Si Sureau est entré dans votre champ de conscience aujourd’hui, il vous est rappelé d’honorer le principe maternel tel qu’il existe dans l’Univers. La Grande Mère considère toute la création comme sa progéniture, du plus petit atome dansant jusqu’aux plus grosses étoiles incandescentes. Regardez le prochain être vivant que vous rencontrez dans le yeux, et voyez-le à travers les yeux de la Mère, comme votre enfant divin, qui doit être chéri et dont il faut prendre soin.

Affirmation : ô Mère Sureau, apprends-moi à prendre soin de tes enfants, en me rappelant constamment que, moi aussi, je suis né de la Déesse.

[A druid’s herbal of sacred tree medicine] Straif, le prunellier

Traduction : Siduri pour Ignis Daemonis

Message : Prunellier nous permet d’entrer dans un cercle de protection, mais gare à ses épines.

Signification divinatoire : si Prunellier est entré dans votre champ de conscience aujourd’hui, c’est un signe qu’une lutte approche ou a récemment eu lieu. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une question de vie ou de mort pour votre corps, votre mental ou votre esprit. Utilisez l’énergie protectrice de Prunellier pour renforcer vos boucliers personnels et pour faire face sans peur à vos épreuves.

Affirmation : ô Prunellier, je crains peut-être le combat mais je SAIS que je suis protégé en mon corps, mon mental et mon esprit.

Beth, le bouleau [Eco Enchantments]

Article original paru sur Eco Enchantments
Traduction : Siduri

Beth – bouleau

Lettre de l’ogham : B
Arbre de la 1ère lune
24 décembre au 20 janvier
Pouvoirs : purification, gardien des nouveaux départs, apporte l’espoir, canalise les émotions, protection

L’arbre druidique symbole des Bardes. « Arbre de la Déesse », « Dame des Bois ». Le bouleau, Betula Pendula, est le porteur de promesses, de lumière et de nouveaux départs.

Élégant natif des forêts britanniques, de toute l’Europe du Nord et de l’Amérique du Nord, le bouleau est grand, pouvant mesurer jusqu’à 60 mètres, et doté d’un tronc pâle et svelte. Il pousse dans des clairières, préférant la lumière du soleil, mais n’est pas difficile quant à la qualité du sol, et est plutôt robuste malgré une vie relativement brèvee.

Le bouleau est connu comme « Arbre Pionnier » – il est de ceux qui recolonisent en premier des espaces ayant été déboisés lors de désastres.

Ses douces feuilles vertes sont dentelées et poussent sur des branches très fines ployant et bougeant aisément dans la brise. Son écorce blanche lui octroie une beauté féérique en toute saison.

Lorsque la sève monte au début du mois de mars, il est possible de couper l’écorce et de prélever le liquide pour le consommer tel quel, ou comme base d’un vin de bouleau ou d’une bière.

Au printemps, les petites fleurs mâles se développent en longs chatons et les fleurs femelles en petits cônes.

Le bois n’est pas particulièrement dur, mais a été malgré tout utilisé pour toutes sortes de choses au fil des siècles. Son grain est fin et régulier, il est donc adapté à du tournage sur bois. Jouets en bois et bobines furent réalisés à partir de bouleau ; en Écosse, il sert de combustible dans les distilleries de whisky.

Aujourd’hui, comme par le passé, on a fabriqué des balais et d’autres outils à partir du bouleau. Ses branches fines servaient aussi de chaume ; brûlé correctement, le charbon qui en résultait devenait un ingrédient de la poudre à canon. Plus récemment, on les a aussi utilisé dans les rencontres équestres.

Son écorce blanche est remarquable ; fine, souple, on peut la détacher de l’arbre comme du papier. On pense que le mot « Birch » [ndlt : bouleau en anglais]  pourrait venir du mot sanskrit « bhurga » qui signifie littéralement « arbre dont l’écorce sert comme support d’écriture » ou de « bher » qui signifie « blanc brillant ».

Il existe de nombreux lieux dans les Îles Britanniques avec le préfixe Berk ou Birk faisant référence au bouleau, ou encore Biethe, nom gaélique qu’on retrouve fréquemment en Écosse.

L’écorce peut produire une huile qu’on utilise en tannerie et dans l’industrie de la reliure. Elle contient de la bétuline et une petite quantité d’acide tannique, donnant au cuir durabilité et protection. Aujourd’hui, le meilleur de cette huile est encore produit à partir des grandes forêts de bouleaux qu’on trouve en Russie.

L’écorce de bouleau est largement utilisée par des populations natives d’Amérique, de Chine et de Russie. Nous pensons aisément aux canoés des Indiens d’Amérique, imperméables grâce à la résine de pin, et qui sont à la fois légers et solides. L’écorce servait égalemen à couvrir des abris et des wigwaws. Les plus petites bandes étaient tissées en paniers et parfois en chaussures.

La médecine du bouleau

Dans la médecine populaire de nombreux pays, le bouleau était utilisé comme tonique curatif et préventif, ainsi que dans des onguents et des huiles destinés à la peau. On considère qu’il possède de nombreuses vertus guérisseuses.

Il est cependant difficile de savoir comment il était prescrit, car il n’existe pour ainsi dire aucune mention de Betula ou de bouleau dans les travaux des premiers herboristes.

Sa mention la plus ancienne remonte à 1672 , dans la liste des « Herbes de Nouvelle-Angleterre », par John Josselyn, qui affirme que « l’écorce du bouleau est utilisée par les Indiens pour soigner les coupures et autres blessures… Bouillie afin de devenir bien tendre, aplatie entre deux pierres pour devenir un emplâtre, sa décoction versée sur une blessure ».

A partir du 18ème siècle on en connaît mieux les usages. Chaque partie de l’arbre, hormis ses racines, a quelque chose à offrir.

Les feuilles, astringentes, peuvent être réduites en morceaux et infusées, comme laxatif et diurétique. Aujourd’hui encore cette préparation est recommandée par les herboristes afin d’éliminer les bactéries d’une cystite ou autres infections du système urinaire. Cette infusion est également riche en vitamine C – tout comme la sève fraîche.

L’écorce peut être utilisée en externe afin de calmer les douleurs musculaires ; on la trempera alors dans de l’eau chaude et on la déposera sur le membre touché en veillant à avoir l’écorce externe vers l’extérieur. Les huiles qu’on en extrait sont antiseptiques et soignent les blessures et infections cutanées comme l’herpès, ou encore l’eczéma et le psoriasis.

La bétuline, qu’on obtient de l’écorce, est étudiée pour son potentiel à traiter les cancers de la peau.

La sève, quand elle est transformée en vin ou bière, est fermentée avec de la levure. On peut également en faire un cordial, ou un vin épicé avec l’ajout de miel, de clous de girofle et de zestes de citron. On donnait cela en prévention de – ou pour soulager de – calculs rénaux et biliaires, et pour les rhumatismes et la goutte.

Bien entendu, la sève peut aussi être consommée fraîche ou mise en bouteille comme boisson tonique, toujours populaire dans les pays baltiques. Le meilleur moment pour la prélever est le début du mois de mars.

Religion, spiritualité et folklore

Élément : eau
Planète : Vénus
Genre : féminin

Le bouleau est le premier des arbres dans le Calendrier de l’Ogham. Connu par les Celtes sous le nom de Beith (prononcé « bay ») il est le symbole des nouveaux commencements, de la régénération, de l’espoir, d’aubes nouvelles et de promesses d’avenir.
Cet arbre est porteur d’une sagesse très ancienne et apparaît pourtant éternellement jeune.
On pense que les Druides utilisaient la sève comme boisson spirituelle lors des célébrations de l’Équinoxe de Printemps.

La légende dit que c’est sur le bouleau que fut gravé le premier message utilisant l’alphabet de Ogham. Robert Graves affirme dans « la Déesse Blanche » que ce message était un avertissement au dieu solaire Lugh pour le protéger des fées – du Sidhe, qui projetaient de kidnapper sa femme. L’inscription consistait en sept « B » et fut interprété comme le risque pour sa femme « d’être emportée par sept fois au pays des fées, à moins que le bouleau ne veille sur elle ». (c’est-à-dire le bouleau comme arme de frappe !)

Elle, car le bouleau est certainement de nature féminine, porte de nombreux noms. Déesse Blanche, Dame des Bois, Arbre Ruban, Vierge d’Argent, Vierge de Bouleau sont autant de désignations connues. Au premier regard, on voit un arbre doux et timide – mais elle est en réalité un symbole très puissant d’espoir et de régénération.

Il est assez aisé de voir l’impact qu’elle a pu avoir en des temps plus païens, grâce à son écorce brillant à la lumière des torches ou de la pleine lune, ses jeunes feuilles chantant et s’agitant telles les espoirs grandissant des peuples avec le retour de la verdure et du printemps.

Les Déesses associées au bouleau sont des divinités associées à la fertilité en Europe du Nord – Oestre, Frigga et Freya – et Vénus, la Déesse romaine de l’amour. En Grèce, nous avons Ariadne, en Irlande Brighid, et au Pays de Galles la déesse-chouette Bloedewedd.

De nombreux festivals pré-chrétiens demandaient l’usage de bouleau, sous forme de bois, d’écorce, de feuilles ou de branches. Lors d’Imbolc (la Chandeleur) en février, l’écorce blanche était utilisée pour symboliser le retour de la lumière, aux côtés des bougies.

A Beltane (le Jour de Mai), le bouleau était un premier choix pour faire le Mât de Mai ; coupé à l’aube, décoré, témoin des danses rappelant d’anciens rites de fertilité, on le brûlait également dans les feux de Beltane.

A Samhain (la Toussaint), certains rites consistaient à utiliser les fines branches de bouleau pour battre et chasser les esprits malins hors du foyer, rappelant le retour de la lumière et la renaissance. C’était aussi le moment de l’année où les sorcières s’envolaient sur leurs balais de bouleau ! Un excellent choix de balai, car on sait que l’amanite tue-mouches aime pousser aux pieds des bouleaux. Préparé par un expert et pris en petites doses, ce champignon a un potentiel hallucinogène. N’oubliez pas que c’est aussi une toxine fatale !

Dans le conte russe qui porte son nom, la sorcière Baba Yaga vit dans une forêt de bouleaux, et efface chacune de ses traces avec un balai fait à partir de cet arbre.

Les branches de bouleau était aussi utilisés dans des rites qu’on désignait sous l’expression « frapper les limites » [ndlt : « Beating the Bounds »] . Les membres d’une paroisse se réunissaient pour faire le tour des limites du village, et frappaient alors différents repères sur le chemin pour bien les identifier.

Ces mêmes branches, utilisées pour frapper des objets, en chassaient les mauvais esprits. N’oublions pas que des coups étaient aussi portés aux criminels, délinquants, et autres garnements !

Magie, charmes et croyances

Écrire une promesse ou un souhait sur de l’écorce de bouleau avec la pointe brûlée en charbon d’une petite branche de bouleau. La garder en lieu sûr et secret jusqu’à ce que le vœu soit réalisé.

Pour obtenir une baguette parfaite de bouleau, d’un blond-blanc féérique, récolter le bois à la Pleine Lune de Bouleau (entre le 24 décembre et le 20 janvier) ou à l’aube le jour d’Imbolc ou de la Chandeleur, au moment ou la première lueur de printemps se manifeste pour réchauffer la terre.

Pour calmer une passion violente, une colère ou une irritabilité excessive, s’asseoir pendant un temps le dos contre le tronc d’un bouleau. Si ce n’est pas possible, prendre quelque chose en bois de bouleau dans ses mains et rester seul et assis calmement pendant un temps. Son énergie innocente canalisera ces émotions fortes avec sagesse.

Porter sur soi une branche de bouleau ou une rondelle de bois en guise de protection contre les mauvaises influences.

Brûler un peu d’écorce ou de feuilles séchées, seul ou dans une composition d’encens, au début de tout nouveau projet, recommencement ou voyage.

Un jouet, berceau ou objet de décoration fait à partir de bouleau protègera bébé des mauvais esprits, et contre les fées qui seraient tentées de le transformer en changeling.

Utiliser une baguette de bouleau pour gagner de nouvelles perspectives sur de vieilles idées, et pour avoir de nouvelles idées lorsque le flot créatif est bloqué. Elle sera porteuse de lumière et d’inspiration féérique.

Rassembler ses vaches à l’aide d’un bâton en bouleau pour les rendre fertiles et favoriser la naissance de veaux sains.

[Duir] l’ogham du chêne par Stephanie Woodfield


Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : force et endurance, bases solides, nouvelles portes qui s’ouvrent.

Renversé : faiblesse, force mal utilisée.

Folklore : avec une espérance de vie pouvant être supérieure à 700 ans, le chêne est un des arbres vivant le plus longtemps dans l’hémisphère nord. Les chênes ont des racines profondes et sont particulièrement résistants. Leurs glands furent utilisés comme nourriture, ce qui les relie à la prospérité et à l’abondance. Les chênes étaient associés au Dagda, le père de toute chose chez les Celtes, un dieu d’abondance et de fertilité. Dagda avait une harpe appelée Dur-da-Bla (le Chêne aux Deux Floraisons). Cet arbre était également sacré à Taranis, dieu de la foudre et des orages, car il a tendance à être frappé par la foudre. Les chênes carbonisés par la foudre sont un témoignage de l’endurance de ces arbres.

Usages magiques : magie de prospérité, magie pour attirer l’argent, rechercher la sagesse.

[Eadha] l’ogham du peuplier par Stephanie Woodfield


Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : dépassement du doute et de la peur. Franchir les obstacles. Guidance intérieure.

Renversé : être paralysé par les doutes et les peurs.

Folklore : le peuplier tremble a un important système racinaire et pousse jusqu’à soixante ou quatre-vingts pieds de hauteur. Il est un des arbres les plus répandus d’Amérique du Nord. L’écorce du tremble était utilisée comme tonique pour soigner la faiblesse et les brûlures d’estomac, et ses feuilles traitaient les inflammations et arthrites. Eadha est associé au « tremblement » et au « frémissement ». Les feuilles du peuplier et du peuplier tremble donnent l’impression de frémir dans le vent, reliant ainsi l’ogham à la peur. Le vent soufflant dans les feuilles du tremble donne l’impression de murmurer, ce qui donne également un caractère oraculaire à cet arbre. On dit que celui qui sait écouter ses murmures recevra des messages des dieux. La tribu nord-américaine des Blackfoot utilisait le tremble pour fabriquer des flûtes. Son bois solide, propice à absorber les chocs, était utilisé pour fabriquer des boucliers, et l’ogham peut être un allié pour nous protéger de nos peurs et de nos doutes. Des guirlandes de feuilles de tremble ont été retrouvées sur des sites mortuaires, et le héros grec Heraklès portait une même guirlande pour se rendre auprès de Hadès. Ainsi, l’arbre est connecté au Monde Souterrain et au domaine des ancêtres. Le dessus de la feuille est sombre, dit-on, parce qu’il a été touché par les flammes de l’Hadès ; quant au dessous, il serait devenu argenté après avoir absorbé la sueur du héros.

Usages magiques : bannissement des émotions négatives. Rendre hommage aux ancêtres.

[Idho] L’ogham de l’if par Stephanie Woodfield


Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : mort et renaissance, temps de transitions, de changements.

Renversé : rancœur, incapacité à accepter le changement.

Folklore : l’if pousse lentement mais a une vie particulièrement longue. On estime que l’If Fortingall, qui se trouve en Écosse, a entre 2000 et 5000 ans ! Cet arbre est généralement associé à la mort. Son bois solide et flexible était utilisé pour fabriquer des arcs, et ses fruits comme ses feuilles sont toxiques. le chef celte Catuvolcus se donna la mort avec de l’if, plutôt que de se soumettre à Rome. C’est un arbre qu’on trouve aussi fréquemment dans les cimetières. Il arrive que son tronc devienne creux avec le temps, et il devient alors un passage ou une entrée vers les Autres Mondes. Les branches de l’if peuvent grandir en pleine terre, prenant alors la place du tronc creusé ; un processus symbolisant la réincarnation.

Usages magiques : magie de transformation, culte aux ancêtres, invocation d’esprits.

[Ur] L’ogham de la bruyère par Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : guérison. Créer un équilibre sacré. Amour, fertilité.

Renversé : être en déséquilibre. Ce déséquilibre peut être physique, émotionnel ou spirituel.

Folklore : la bruyère est un buisson pérenne de petite taille qu’on trouve communément sur la lande. Il fournit nourriture et refuge aux oiseaux et fut utilisé par le passé pour fabriquer des balais, réaliser des paniers et couvrir des toitures. La bruyère est considérée comme une plante de guérison qui maintient l’équilibre aux niveaux émotionnel, physique et spirituel. On l’associe également au feu, puisque elle est utilisé comme combustible, ce qui en fait une plante solaire. La bruyère blanche apporte la chance, notamment en amour ; on l’ajoutait aux couronnes nuptiales. Les amoureux se couchaient ensemble dans des lits de bruyère. L’ajonc et la bruyère sont tous deux associés à l’amour, mais l’ajonc représente la sexualité, tandis que la bruyère est plus associée aux aspects émotionnels de l’amour et peut également symboliser l’amour de la vie. Si Ur apparaît dans un tirage à propos d’une relation, il signale un lien émotionnel profond. La bruyère servait également à distiller du vin ; la plante comme les boissons alcoolisées qui en résultaient étaient sacrées pour la déesse bretonne Uroica.

Usages magiques : guérison et sorts d’amour, fertilité.

[Luis] L’ogham du sorbier par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : protection, avoir un bouclier protégeant du mal.

Renversé : vulnérabilité face au danger ou aux influences négatives, besoin de renforcer ses défenses.

Le sorbier est réputé pour ses qualités protectrices. Cet Ogham a été décrit comme « l’ami » ou la « force » du bétail, ce qui fait référence à son usage magique dans la protection des animaux face aux attaques des mauvais esprits ou du peuple de Faery qui fait tourner le lait. Le sorbier était planté près des maisons, près des églises et des sites sacrés afin de les protéger. Une petite branche de sorbier noué trois fois avec un fil rouge était censé briser les mauvais sorts. Connecté au soleil et aux divinités solaires, le sorbier est particulièrement sacré pour Brigid et Brigantia. Brigid porterait des flèches en sorbier qui s’enflammeraient selon son désir.

Usage magique : protection

[Beth] L’ogham du bouleau par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : nouveaux commencements, un nouveau départ. Renouvellement et naissance.

Renversé : lâcher le passé pour ne pas rester stagnant.

Un des premiers arbres à fleurir au printemps, le bouleau est lié au renouvellement, au bannissement des mauvais esprits, et à la protection des enfants. Le premier message écrit en Ogham était « beith » [ndlt : ou « beth » comme il est nommé dans notre tradition] , avertissant le dieu solaire Lugh de l’enlèvement de sa femme, et il a dès lors été associé au soleil et à la lumière. Le bouleau est également utilisé traditionnellement pour fabriquer des balais de sorcières.

Usages magiques : tentatives, commencements, rituels invoquant Lugh.

[Nion] L’ogham du frêne par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : transformation et changement sont possibles. Magie et « shape-shifting ».

Renversé : se sentir dépossédé de tout pouvoir. Ne pas prendre le contrôle sur les événements.

Le frêne était l’arbre sacré du dieu magicien Gwyddion. On l’utilisait pour fabriquer des lances et des flèches, et il nous incite à prendre le contrôle de nos vies plutôt que de nous laisser contrôler par les circonstances. La lance comme la flèche nous rappellent le bâton/la baguette, sous-entendant l’usage de magie pour créer changement et transformation. Les bâtonnets de l’Ogham étaient à l’origine fait à partir de frêne, le mot « nuin » [ndlt : ou nion, comme il est nommé dans notre tradition] signifiant « lettres ». Trois des cinq arbres sacrés d’Irlande étaient des frênes. Dans la mythologie nordique, Yggdrasil, l’Arbre-Monde, était également un frêne.

Usages magiques : magie de transformation, amener le changement dans la vie de quelqu’un.

[Onn] L’ogham de l’ajonc par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : sexualité, passion. Amour, relations.

Renversé : manque de passion dans une relation, dans un carrière, ou dans un projet.

L’ajonc est un buisson à feuilles persistantes connu pour ses fleurs jaunes parfumées. Sa connexion à la sexualité et à la passion vient de son lien au feu et au soleil. Il existe un vieux dicton populaire qui dit que « lorsque l’ajonc est en fleur, c’est la saison du baiser ». L’ajonc pousse dans des lieux ensoleillés et ses gousses de graines éclatent sous la chaleur du soleil, répandant des milliers de graines dans le vent. Par le passé, l’ajonc fut utilisé comme bois pour alimenter un feu. Les fermiers brûlaient ses tiges mortes et encourageaient ainsi une nouvelle croissance de la plante, dont leur bétail pouvait alors se nourrir. L’ajonc était également associé à l’aube et au printemps. Ses fleurs sont appréciées des abeilles, et il peut aussi symboliser le fait de récolter du savoir et de recevoir des informations importantes.

Usages magiques : magie amoureuse, invocation des dieux et déesses solaires. Découverte de la vérité. Recueil d’informations.

[Ruis] L’ogham du sureau par Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : connaissance acquise par l’expérience. Avancer, progresser, se dépouiller de vieilles habitudes. Transformation, la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Renversé : des regrets, s’accrocher au passé.

Ruis est dérivé de ruise ou reudh, qui veulent tous deux dire « rouge », certainement une référence à la manière dont l’arbre « saigne » lorsqu’on le coupe. On pensait que les sorcières étaient capables de se transformer en sureaux, peut-être parce que ces arbres semblent saigner comme des êtres humains. Le sureau était utilisé dans les rites funéraires britanniques pour représenter la transformation de l’esprit qui passe de la vie à la mort. Se tenir sous un sureau le jour du solstice d’été permettrait de voir le peuple féérique ; on croyait d’ailleurs que les fées vivaient à l’intérieur de l’arbre.

Usages magiques : magie liée aux fées, transformation.

[Straif] L’ogham du prunellier par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : division, conflit, besoin d’établir des limites saines entre soi et les autres.

Renversé : laisser la porte ouverte aux attaques, émotionnelles et physiques.

Straif est relié au mot strife, qui veut dire « lutte », associant cet ogham à la notion de conflit. Le prunellier était traditionnellement utilisé pour constituer des haies, afin de maintenir à l’extérieur hommes et esprits indésirables. Au printemps, cet arbre se couvre de fleurs blanches, mais son trait le plus particulier réside dans ses épines, qui le relient aux épées, aux poignards et à tout objet capable de percer. Le bois de prunellier était utilisé pour fabriquer des gourdins, ce qui le connecte une nouvelle fois à l’armement et au conflit. Les baies de prunellier sont de riches sources de vitamine C et étaient utilisées comme remède aux inflammations. Ses feuilles étaient quant à elles utilisées pour chassez toxines et fluides en excès hors du corps. Alors que Straif symbolise clairement un conflit ou un chemin bloqué, le prunellier peut aussi nous apprendre à « détoxifier » une situation, si nous sommes attentifs à sa sagesse.

Usages magiques : établir des limites.

[Ailm] L’ogham du pin ou du sapin par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : initiations, naissance et mort, début d’une nouvelle phase dans la vie. Vision et capacité à voir au loin. Perception claire d’une situation.

Renversé : ne pas voir une situation clairement, aveuglement, incapacité à voir la vérité.

Ailm est « le plus puissant des grondements » d’après le word of Ogham de Morainn mac Moin. Le bois de l’arbre émet un « grondement » lorsqu’il se plie et se balance dans le vent, d’où cette association. Certains ont associé ce grondement aux cris lors de la naissance d’un enfant, qui indique également que vous débutez une nouvelle phase dans votre vie ou un temps d’initiation. Pin comme sapin sont des arbres toujours verts, connus pour leur grande taille, reliant ainsi Ailm à une vision claire, une capacité à voir au loin et à l’acuité. Le pin sylvestre, qui fut très répandu sur les terres occupées par les Celtes, peut vivre jusqu’à 600 ans et peut pousser jusqu’à 36 mètres, voire plus, lorsque de bonnes conditions sont réunies. Son écorce est rouge, et sa résine fut utilisée pour réaliser des barils de bière, des bateaux, ainsi que dans la cire utilisée pour des sceaux officiels. La couleur proche du sang de cette résine la connecte à la naissance et à la force de vie. Le sapin était également sacré pour la déesse Diane, qui présidait aux naissances, ainsi que pour Druantia, déesse gauloise. Pendant la période du solstice d’hiver, on brûlait des aiguilles de pins pour la purification et pour encourager le retour du soleil. Les bûches de Yule étaient faites à partir de bois de pin, symbole d’immortalité et de renaissance par ses aiguilles toujours vertes.

Usages magiques : purification, vision claire, divination.

Ailm, le pin sylvestre [Eco Enchantments]

Article original paru sur Eco Enchantments
Traduction : Siduri

Ailm – pin sylvestre ou sapin blanc

Lettre de l’Ogham : A
22 décembre – 2ème jour du solstice d’hiver – début de la nouvelle année
Festival associé : Yule
Pouvoirs : guérison, protection, indication de la voie à suivre, fertilité, purification

« Le pin semble écouter, le sapin attendre ; et tous deux sans la moindre impatience : ils n’inspirent guère le petit peuple qui se tient sous eux et qui est, lui, dévoré par l’impatience et la curiosité. »
Der Wanderer und sein Schatten, Friedrich Nietzsche, 1880

L’Arbre qui Marque le Chemin et la Sentinelle : aimé des Dieux, haut, sombre, indubitablement visible et puissant pour l’humanité au fil des millénaires – le pin sylvestre se tient fièrement à sa place, marquant la renaissance de l’année dans le calendrier de l’Ogham.

Le folklore du Solstice d’Hiver associe le Pin à l’If  – chacun d’eux gouvernant une journée en décembre. L’If symbolise la mort de la vieille année le 21 décembre, le jour le plus sombre – et le Pin, vu comme un signe du retour de la lumière qui pointe vers les nouveaux chemins, gouverne le 22 décembre.

L’arbre associé à ce moment de l’année de « renaissance de la lumière » peut être discuté. Robert Graves fait référence à Ailm en évoquant le Sapin, mais contrairement au Pin Sylvestre, celui-ci n’est pas natif des îles britanniques. Le Pin est évoqué dans des documents légaux de l’Irlande médiévale (Bretha Comaithchesa – Loi régissant le voisinage – 8ème siècle) comme un des sept Airig Fedo – « les Nobles du Bois » – cités pour leur utilité.

Dans les îles britanniques, on trouve des forêts de pins « natifs » seulement dans les Highlands écossais, mais nombreux sont les arbres qui ont été plantés et entretenus par les hommes. Ces forêts natives, tout comme celles nées de la volonté humaine, sont étonnantes car, en raison de la nature du sol tapi dans l’ombre de ces arbres immenses, le pin ne peut germer et se régénérer sous sa propre canopée. Les forêts se retrouvent ainsi constamment « en mouvement », au gré de la mort des pins au fil des siècles, mais surtout en raison de nouvelles naissances d’arbres grâce aux  « déplacements » de leurs pommes, qui roulent parfois au bas des collines vers une place au soleil, qui sont transportés par la voie animale, ou encore grâce à leurs graines qui volent dans le vent.

Les plus grands arbres que nous voyons généralement mesurent environs 20 mètres, mais des spécimens plus anciens peuvent être encore beaucoup plus grands. Ils peuvent vivre jusqu’à 350 ans.

Très grands et étroits, les troncs font rarement plus de 2 mètres de diamètre ; ils développent des branches pour former plusieurs ensembles, chacun en forme de plateforme. Le pin sylvestre peut également être un arbre pyramidale, particulièrement lorsqu’il est jeune. Les troncs matures sont protégés par d’épaisses couches d’écorce rugueuse.

Ce pin a de longues aiguilles d’un vert profond, avec un éclat bleuté. Ces aiguilles poussent par pair (si les aiguilles ne poussent pas par pair, c’est un sapin !) ; elles restent sur l’arbre pour quelques années avant de tomber pendant le mois d’octobre et d’être remplacées – leur chute créant cet humus si particulier, sombre et à l’odeur profonde.

En mai, les fleurs femelles apparaissent au bout des branches, couvertes d’une résine collante, au parfum délicat, qui joue un rôle de protection. De plus petites fleurs mâles poussent sur le même arbre et sont pollinisées par le vent.

Les cônes porteurs de graines mettent deux ans à mûrir pleinement puis à s’ouvrir. Au printemps, les petites graines pourront être portées très loin par le vent. Elles sont appréciées par de nombreux petits mammifères et oiseaux – y compris par le serin – et en Ecosse, par l’écureuil roux et par le rare bec-croisé.

Le pin a été utilisé depuis des millénaires pour la construction. Il contient beaucoup de résine dans sa sève, ce qui le rend lent à l’usure ; il était donc particulièrement adapté pour la construction de grands bateaux, son tronc haut constituant un mât idéal – puis, plus tard on en fit des poteaux télégraphiques. Le tronc peut être aisément taillé en longues planches pour la maison et les meubles. Sa résine entre dans la composition de la térébenthine et  sert à fabriquer du goudron.

La médecine du Pin

Des remèdes fabriqués à partir de différentes parties et variétés de pin sont connus pour soigner le système respiratoire. Inhaler la vapeur d’aiguilles, d’écorce ou de résine chauffés dans l’eau peut aider à déboucher le nez, calmer les infections et soulager les maux de têtes.

De nombreux produits dérivés du pin peuvent être acheter mais une infusion à boire ou à inhaler sera très simple à préparer chez soi. Faites bouillir une bassine emplie d’aiguilles de pin (de préférence fraîchement cueillies sur un arbre jeune) ou de bourgeons (mais rappelez-vous qu’ils sont à l’origine des cônes qui verront le jour l’année suivante !) couverts d’eau de source pendant environ 15 minutes. Inhalez la vapeur, ou filtrez et buvez en guise de tisane.

Cette infusion est antiseptique et anti-bactérienne et peut être utilisée sur des blessures ou des taches cutanées, ou peut être ajoutée au bain pour améliorer la santé générale de la peau. En Europe de l’Est, la résine de pin était transformée en pommade pour soigner les lèvres sèches ou les irritations de la peau.

L’huile essentielle est extraite des aiguilles et utilisée dans des désinfectants. On peut aussi faire usage des graines ou des noix. Cette huile est stimulante et fraîche.

L’infusion est également réputée soigner les rhumatismes et l’arthrose ; elle est également diurétique.

Les pignons de pin (qui ne proviennent pas du pin sylvestre, ses graines étant beaucoup trop petites) est un aliment très sain à ajouter aux salades par exemple. Ils sont riches en vitamine E et en graisses mono-insaturées.

Les différentes variétés de pin furent également couramment utilisées par les tribus amérindiennes pour leurs propriétés guérisseuses ; certains Natifs consommaient les pignons comme aliment de base de leur alimentation. Les Potawatomi utilisaient la résine comme remède à appliquer sur la peau ; ils faisaient bouillir l’écorce jusqu’à ce qu’elle se plie puis l’appliquaient sur des brûlures ou des blessures. D’autres tribus brûlaient les aiguilles et inhalaient la fumée pour soigner les maux de tête ; on les faisait également infuser pour soulager les maux de gorge. […]

Religion, spiritualité et folklore

Élément : air
Planète : Mars
Genre : masculin

Les Dieux associées aux différentes variétés de pin sont le grec Dionysos (ou Bacchus), dieu du vin et de la vigne, et Attis, dieu de la végétation, et Cybèle, Déesse Mère, d’origine phrygienne (la Phrygie étant une région historique appartenant à la Turquie actuelle).

L’usage du pin dans la construction de bateaux en faisait également un arbre associé à Poséidon, dieu de la mer.

En tant qu’arbre toujours vert, en hiver, on considère le pin comme un symbole de renaissance pour la terre et la verdure, qui reviendra après la neige et la mort de toute vie – un signe qu’une résurrection est proche.

Symbole de naissance, le fruit du pin était aussi perçu comme un symbole de fertilité pendant l’Antiquité ; nous disposons de preuves picturales que ses cônes étaient utilisés dans des cérémonies par de nombreuses anciennes civilisations. Dionysos et ses suivants, notamment, ou encore Osiris, sont représentés avec un bâton surmonté d’une pomme de pin.

Il y a deux écoles de pensées à ce sujet – la première suggère, comme dit plus haut, que les pommes de pin furent des symboles de fertilité. Les prêtres du culte y auraient mis le feu, une fois la nuit venue, afin d’en faire des torches utilisées au cours de processions. L’autre propose de voir la pomme de pin comme un symbole de voyage vers l’autre monde, de pensée venue de l’autre monde – on l’aurait alors enflammée, tout comme on aurait bu le vin, afin de faciliter la stimulation de la glande pinéale, elle-même en forme de cône, et située à la base du cerveau.

Attis est un dieu intéressant, bien moins connu que Dionysos. Peu est compris sur ses ancêtres mythiques – il pourrait être le fils de Nana (le récit d’une naissance qui vaut la peine d’être lu !) et l’amant de Cybèle, ou bien son fils et son amant – dans tous les cas, ils sont liés inextricablement. Il était berger.

Le mythe d’Attis nous raconte comment la déesse Cybèle lui ordonna, alors qu’elle l’avait fait son prêtre principal, de lui rester exclusivement fidèle ; lorsqu’elle découvrit qu’il avait eu une liaison avec une nymphe, elle le rendit fou, et il finit par se castrer. Les gouttes de son sang, en touchant le sol, se transformèrent en violettes odorantes, parmi lesquelles il finit par mourir.

Cybèle eut le cœur brisé en découvrant sa dépouille, et transforma alors Attis en pin, qu’on fit brûler au cours d’une cérémonie. Au bout de trois jours, Attis ressucita – dans le cycle éternel de vie, mort et renaissance.

Un festival romain, au printemps, « les Megalensia », célébraient cette renaissance ; voici (de manière très raccourcie) la description qu’en fait James Frazer…

« Le 22ème jour de Mars, un pin était coupé dans les bois et porté jusqu’au sanctuaire de Cybèle, où on le traitait comme une grande divinité. La tâche de porter l’arbre sacré était dévolue à une guilde de porteurs d’arbres. Le tronc était entouré de bandelettes laineuses, tel un cadavre, et orné de guirlandes de violettes, puisque cette fleur était sensée être née du sang d’Attis […] et une effigie de jeune homme, sans aucun doute Attis lui-même, était attachée dessus.
Le deuxième jour du festival, le 23ème de Mars, le coeur de la cérémonie semble avoir été un concert de trompettes. Le troisième jour, le 24ème de Mars, était connu comme le Jour du Sang : l’archigallus ou grand prêtre prélevait du sang de ses bras et le présentait en offrande. »

Nous pouvons faire la connexion ici avec les anciens rites liés au solstice d’hiver et à l’équinoxe de printemps ; lors du solstice, on brûlait une bûche, qui était liée étroitement à l’idée de renaissance du soleil, de la lumière et au cycle annuel de la nature.

Dans le folklore européen, Freyr, dieu norrois de la fertilité, aurait possédé un bâton surmonté d’une pomme de pin ; les espèces de pin sont souvent mentionnées. Ici, deux extraits d’historiens réputés au sujet de la Silésie, dont la plus grande partie revient actuellement à la Pologne :

« Le dimanche de mi-Carême, des rameaux de pin, attachés avec divers papiers et décorations brillantes, sont portés par des enfants chantant des chansons, puis sont accrochés au-dessus des portes d’étables afin de protéger les animaux d’influences néfastes. », Le folklore des plantes, T.F Thistelton-Dyer

« Une autre période propice à l’action des sorcières est la période des douze jours entre Noël et l’Epiphanie. Ainsi, dans certaines parties de la Silésie, les gens brûlent de la résine de pin à longueur de nuit entre Noël et Nouvel An, afin que la fumée odorante chasse les sorcières et les mauvais esprits loin de la maison et du foyer. » The Golden Bough, Sir James Frazer

Il existe pas mal de preuves montrant que les pins sylvestres étaient utilisés comme repères le long des routes, afin d’indiquer le chemin, notamment pour le bétail qui était amené à parcourir de longues distances jusqu’aux marchés […]

Les populations des Highlands utilisaient les pins pour marquer les lieux d’inhumation de leurs guerriers ; les esprits de ces derniers pouvaient alors grimper le long des arbres pour rejoindre les autres mondes.

On suppose que le pin faisait partie des neuf bois utilisés au cours des feux druidiques de Bael, particulièrement au moment du Solstice d’Hiver, et bien sûr cela semble tout à fait possible, puisque le pin brûle très bien ! Les pratiques des Druides n’ayant pu être chroniquée correctement, « les neuf » changent selon les sources.

La légende dit qu »il est impossible de faire pousser sept pins ensemble jusqu’à maturité – si on tente la chose, le dernier ne s’épanouira pas. Ce sont donc plus, ou alors moins que sept arbres qui doivent donc être plantés en même temps.

Magie, charmes et croyance

Un encens fait à partir d’aiguilles de pin, de résine ou d’huile purifiera l’espace et bannira toute négativité qui rôde. On obtiendra le même résultat en brûlant une bûche de pin ou en jetant des aiguilles ou des pommes de pin dans le feu.

Prenez du temps pour vous en vous plongeant dans un bain, dans lequel vous aurez ajouté de l’huile de pin ou un remède floral à base de pin. Clarifiez vos pensées et vos sentiments d’anxiété – le pin indique le chemin, il rendra votre esprit vif et alerte et vous montrera la voie qui doit être prise si vous vous trouvez dans la confusion.

 Utilisez n’importe quelle partie du pin dans des travaux liés à la fertilité. Utilisez une baguette faite à partir de son bois pour attirer des énergies positives, chaleureuses et sensuelles, pleinement favorables pour accueillir une nouvelle vie.

La fumée du pin créera une atmosphère énergique et contrera toute influence négative

Si de la neige doit tomber sur vous depuis la branche d’un pin sylvestre, une grande chance se manifestera.

[Gort] L’ogham du lierre par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : briser les barrières. Persévérance et persistance.

Renversé : se sentir entravé, restrictions, dureté.

Le lierre est une plante particulièrement tenace. Il utilise plantes et arbres pour grimper jusqu’à la lumière du soleil. Malheureusement, sa présence persistante sur les arbres peut conduire à leur mort [ndlt : il semblerait que ce ne soit pas juste, un simple tour sur Wikipedia vous apprendra le contraire !] Dans une divination, un ogham du lierre inversé nous invite à lâcher prise. Il pourra aussi indiquer que des personnes ont une emprise néfaste sur notre vie ou essaye de nous contrôler. Le lierre est aussi associé à la protection. Le héros Fin Mac Cumhail se réfugie dans un arbre recouvert de lierre. On dit aussi que le lierre était sacré à la déesse de la lune et qu’il est porté pour garantir la fidélité en amour ainsi que pour attirer la chance.

Usages magiques : chance, pour dépasser les obstacles.