Mentorat de la Prêtresse & du Greenman [From the Branch]

Voir article principal avec la table des matières cliquable.

“ And the blessed wild apple, Laughing for pride.
The tree most likely
To smile from the rock beside!”

“Je suis un leurre : pour le paradis. »

Le chevreuil se cache dans le bosquet et le coucou fait entendre son  : « Où ? » Le chevreuil se cache  sous le pommier, le plus noble de tous les arbres. C’est l’arbre de l’immortalité par la sagesse, le pommier sauvage du bosquet sacré, l’arbre qui cache le chevreuil.

La muse a fait une promesse au poète : « cherche patiemment et tu trouveras. »

Au cœur de la pomme se trouve caché le signe de son secret. Lorsque l’épée de Cuchulain eut sectionné la pomme transversalement… La nuit tomba. En effet, si l’on coupe une pomme en deux dans le sens convenable, chacune de ses moitiés montre une étoile à cinq branches en son centre, l’emblème d’immortalité, représentant la Déesse en ses cinq stations de la naissance à la mort puis de nouveau à la naissance.

“Je suis un leurre : pour le paradis. »

Selon sa représentation populaire, le bosquet se compose d’une collection d’arbres exceptionnellement bien formés et se situe en un lieu d’une beauté naturelle exceptionnelle. Sous les branches amicales et protectrices de ces sanctuaires arboricoles, nos ancêtres trouvaient l’inspiration en contemplant les merveilles de l’univers, en particulier les merveilles de la campagne où ils vivaient. Et peut-être, ont-ils été incités à poser la première question : « qui a créé une telle beauté ? »

En tant que grande prêtresse, ordonnée par Z. Budapest, j’ai développé le programme « From the Branch », destiné aux femmes qui souhaitent étudier la sorcellerie dianique et féministe (Dianic Feminist Witchcraft) en ligne, par correspondance. En conjonction avec nos Mystères Féminins, nous employons l’Alphabet des Arbres Sacrés, comme un modèle de continuité : des énergies de l’année lunaire et solaire combinées, avec une grande expérience pratique dans tous les domaines du service à la Déesse.

Notre approche de la magie consiste à détourner notre attention du mental, afin de ramener l’énergie dans notre corps et ainsi éliminer toute barrière et limite pour atteindre l’extase personnelle et l’accomplissement. Cette approche n’est pas toujours facile, mais sur le long terme, cela devient une expérience complète du moi tout entier, incarnant toute notre magie personnelle dans une expérience extatique.

Le green movement et le women’s movement ont repris l’hypothèse scientifique Gaïa qui suggère que la planète Terre est un organisme vivant unique. La prochaine étape de la révolution écologique commence par le réveil du pendant masculin de la Déesse, l’Homme Vert, un archétype que l’on retrouve dans le folklore et l’art religieux des temps anciens. Longtemps réprimé, cet archétype réapparaît maintenant pour nous exhorter de guérir notre relation à la nature.

Avec cela à l’esprit, the Apple Branch offre maintenant un mentorat pour les hommes, Ses propres fils bien-aimés. Les études ne différent que légèrement de celles proposées au sein du programme de mentorat de From the Branch mentoring, mais il est clair que les idées et applications  prendront une orientation légèrement différente.

  • APERÇU DE L’APPRENTISSAGE

Première Année

Chaque étudiant doit s’engager à accomplir des tâches et, autant que possible, à assister aux 13 rituels lunaires. Les Sabbats doivent être également observés, mais dans tous les cas c’est la communication qui prime. Bien sûr, des exceptions peuvent être faites et nous désirons faire preuve de souplesse, mais l’assiduité témoigne du niveau d’engagement auquel nous sommes attentives. Les domaines d’étude peuvent comprendre :

  • Terminologie employée dans l’Art Magique (Craft) moderne
  • Féminisme, théorie féministe et Organisations du Pouvoir
  • Médiation
  • Éthiques
  • Études des préjugés, des « -isme », et anti-oppression
  • Ancrage & Centrage
  • Purifier l’espace, les autres, soi-même
  • Projection du Cercle – pendant tout l’apprentissage
  • Focalisation de 3 mois sur chaque élément
  • La Roue de l’Année Traditionnelle – en leur temps
  • Roue de l’Année des Cycles Féminins – en leurs temps
  • Maintenir l’énergie dans le Cercle – pendant tout l’apprentissage
  • Création de Rituel et animer des Cérémonies – pendant tout l’apprentissage
  • Méditation – types divers
  • Danse Extatique
  • Intro à l’Astrologie
  • Intro aux Runes
  • Arbres Celtiques (au cours de l’année en leur temps)
  • Magie/Sortilège
  • Religion Comparative – 3 articles à écrire
  • Couleurs – utilisations magiques et de guérison
  • Comprendre et travailler avec vos Chakras
  • Guérison avec l’aide des Cristaux et Pierres précieuses
  • Magie avec l’aide des Cristaux et Pierres Précieuses
  • Guérison avec l’aide des plantes
  • Fabrication d’encens magique
  • Chants et Chansons
  • Travail énergétique/ Guérison par apposition des mains
  • Voyage Chamanique /animaux de pouvoir
  • Divination – intro à la numérologie, à la catoptromancie, au tarot & à la chiromancie

Un bon nombre de titres sur la liste de livres recommandés doivent être lus. Certains étudiants peuvent ne pas être en mesure de lire tous les livres de la liste en une année. Ce n’est pas grave ! Ce qui est important, c’est l’engagement pris, les objectifs fixés et accomplis. Il est possible de suivre son propre rythme.

Deuxième Année

L’étudiant doit s’investir l’année entière et assister à chaque Lune en ligne est obligatoire. Étude plus approfondie des domaines choisis, ainsi qu’étude sous mentorat, rédaction de comptes-rendus et d’articles figurent au programme.

  • Rites Lunaires
  • Rites Solaires – chacun le Jour approprié

Troisième Année

Lors de leur troisième année, chaque étudiant animera des Rituels Lunaires pour ceux qui sont dans leur seconde année. Les étudiants de troisième année travailleront avec moi à l’établissement d’objectifs et à définir les grandes lignes de l’année entière. Celle-ci comprendra des rituels publics, au moins quatre fois et l’animation de cours pendant tout l’apprentissage – création, mise en place et enseignement dans l’endroit de leur choix. Lors de tous les cours et rituels, ils doivent distribuer des questionnaires à remplir par les participants, avec commentaires et réponses aux questions concernant : le contenu, la prestation et l’énergie des rites. Les objectifs doivent être atteints avec succès en temps voulu. Les étudiants sont encouragés à mettre en place un groupe d’études durant toute la durée de l’apprentissage de sorte qu’un groupe, avec lequel travailler, soit disponible. Tous sont informés que ceci fait partie de leur formation. Ils aideront également à l’enseignement des étudiants en première année.

Chaque étudiant est encouragé à se porter volontaire pour effectuer les rituels lors des fêtes et événements au sein de la communauté. Poursuivre l’étude approfondie des domaines choisis, et il faudra avoir fini, plus ou moins, de lire les titres de liste de lectures recommandées. Chaque étudiant doit accomplir un travail de service au public dans le cadre de son engagement envers la Déesse. Ce travail doit être documenté également. Les délais sont facultatifs, car le programme est élaboré par l’enseignant et l’étudiant ; les objectifs sont ensuite définis, les engagements pris et enfin suivis. Ces échéances représentent le temps minimum nécessaire pour achever l’apprentissage. Le processus peut être beaucoup plus long en fonction du temps que chacun peut consacrer au travail à faire.

Une fois terminé, chaque étudiant aura accompli le travail de la Tradition et sera pris en considération pour l’ordination. Cela dépend du niveau d’engagement et des plans mis en place pour accomplir le travail. Les grandes prêtresses qui quittent The Branch pour former leur propre coven et établissent leurs propres lignes directrices et politiques d’enseignement peuvent prendre un autre nom ou créer leur propre tradition indépendamment de The Branch. C’est là toute la beauté de l’autonomie…

Cornaline blanche

Dans son livre From the Branch, Bendis propose de travailler avec la cornaline blanche durant le mois du chêne, période charnière de l’année pendant laquelle nous devons faire le point sur nos projets pensés et enclenchés au début de l’année Beth-Luis-Nion, afin de les mener à bien ou y apporter les changements nécessaires en cas de stagnation.

 » La cornaline est en phase avec les énergies de la Terre. Sa forte connexion à la Terre fait d’elle une bonne pierre pour vous aider à rester ancré et être à l’aise avec votre environnement. Son pouvoir de connexion à la terre vous permet de vous sentir stable et plus en sécurité. Les énergies stimulantes de la cornaline influent sur les organes reproducteurs. Cette pierre a longtemps été utilisé comme symbole de fertilité pour cette raison. La cornaline peut également aider à stimuler la créativité. Elle semble posséder un effet purifiant, qui dissipe les énergies négatives tout en les remplaçant par des positives. Cela peut faciliter la recherche d’une direction/orientation, et son effet de relier à la terre peuvent vous permettre de vous sentir maître de votre vie. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les personnes qui éprouvent le sentiment de tourner en rond. La cornaline peuvent favoriser la motivation, en vous permettant de trouver l’énergie pour tirer le meilleur de la vie. On dit aussi qu’elle aide à purifier le sang et le foie, en vous donnant davantage d’énergie physique. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les gens qui envisagent de nouveaux projets ou de nouvelles directions/orientations. « 

Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
carnelian

Nion, le frêne [From the Branch]

From the Branch, The Ogham for Spiritual Growth par Deanne Quarrie. Traduction (et très grosse adaptation par) Fleur de Sureau

Nion

Le Frêne
Troisième Lune
Emplacement sur la main : sur la phalange supérieure du majeur
Couleur : Claire ou Bleue
Pierre : Aigue-marine
Oiseau : la bécassine
Déesses : Branwen, les Neufs Vierges, les Nornes, Mari Morgan
Symboles : Vent, Souffle, Awen
Planète : Mercure, Junon
Métal : mercure
Message : sentiments ~ émotions ~ s’éveiller
Note de musique : la
Mot oghamique : Soutien, lien, vantardise des femmes, concours de beauté, tissage
Quintessences florales : Impatiens, Vervain

Le frêne est le troisième arbre suivant le retour de la lumière. Il est sacré pour Poséidon en Grèce. En Irlande, des cinq arbres magiques trois étaient des frênes. Il était utilisé comme charme contre la noyade. Les émigrants irlandais prirent avec eux du frêne lorsqu’ils quittèrent leur pays pour aller en Amérique après la famine de la pomme de terre. En Grande-Bretagne, c’est un arbre de naissance, les Baguettes des Druides étaient faites de frêne. Le Grand Chêne Yygdrasill, sacré pour Oden, a été pris à la Triple Déesse selon la légende scandinave et utilisé pour dispenser la justice. Dans le Pays de Galles et l’Irlande antiques, les rames étaient faites de frêne. On dit que l’ombre du frêne est nocive pour les plantes parce que les racines du frêne étrangleraient les autres racines. On l’appelle l’Arbre de Puissance de la Mer (qui réside en toute eau) et c’est l’Arbre du mois des inondations.

Brûlé à Yule pour la prospérité, ne l’utilisez pas au-dessus de la maison et ne vous tenez pas en dessous, car il attire la foudre.

Le frêne est un arbre de force et de maturité. Il est un arbre de renaissance et aussi le pouvoir de l’eau. Il est le dernier arbre durant la saison du printemps à feuiller.

Le frêne est souvent placé au Sud dans l’espace sacré, car c’est l’endroit des sentiments.

Le cycle Lunaire du Frêne n’est pas un bon moment pour prendre de décisions majeures.

Le frêne est le lien entre les mondes intérieurs et extérieurs. Nous sommes capables de fonctionner dans des eaux profondes, dans les royaumes du Monde-d’en-Bas. C’est notre force psychique, flexible et le tissage du destin et le gardien de la paix. Toutes actions ont leurs réactions et notez combien vous affectez le monde par vos actions, physiques ou spirituelles. Cherchez les influences cachées. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Utilisez vos perceptions et votre sagesse intérieure pour voir ce qui est noble. Ne vous séparez pas ou ne vous coupez pas du monde.

  • Informations botaniques

Le frêne commun est un arbre majeur des forêts en plaine (ndlt : il est très présent en montagne également) dans une grande partie de l’Europe, avec les chênes et les hêtres. Il pousse jusqu’à 40 mètres de haut dans les espaces ouverts, sa large couronne rappelle les ormes d’Amérique. L’exploitation de son bois a été et reste importante, et c’est un matériau traditionnel pour fabriquer les manches de balai. Le frêne commun est cultivé occasionnellement dans le nord de l’Amérique, et des espèces de frêne indigène sont plantées comme arbres de rue. Les frênes sont des membres de la famille des oliviers. La fleur de frêne naît sur la branche nue avant feuillage.

Durant cette lune Amergin chante :

Je suis un vent sur les eaux profondes.
J’ai fui avec impétuosité… sur l’écume des flots.
Je suis un vent sur la mer.

Alors que l’année se dirige vers l’Équinoxe, les vents forts soufflent sur la terre.

Ce vent de mars balaie les feuilles mortes qui couvent la terre, exposant le sol à la nouvelle lumière. Notre conception de l’Esprit est reliée à la métaphore du souffle, “le souffle plane au-dessus des eaux.” Le vent est perçu comme le grand pouvoir derrière le monde naturel et devient l’esprit créateur de cette puissance. Une rafale de vent suggère une bonne dose de potentiel créatif.

Les Tuatha Dé Danann, qui sont les Anciens Dieux des peuples celtiques, apparaissent soudainement en Irlande dans les airs, sur des nuages portés par le vent. Le Chaudron de créativité est attisé (inspiré) par le souffle de neuf jeunes filles qui sont perçues comme la Déesse dans sa nonuple manifestation. Les anciens peuples du monde considéraient que la vie ne commençait pas avant que le nouveau-né ait pris sa première inspiration, ainsi emplie de l’esprit de la Déesse, la vie débutait.

En observant les images successives de nos lunes, nous constatons que le « vent sur la mer » suit en toute logique le débordement du « lac sur la plaine. » Les eaux se sont échappées de l’abysse, apportant l’essence même de la fécondité, mais cette fécondité est encore inactive et sans but connu. À présent la Déesse, en tant que Vent Divin, doit insuffler en elle-même ce potentiel, amenant la croissance.  Cela signifie pour nous que nous devons à présent nous ouvrir à ce cadeau qu’est le souffle vivifiant de la Déesse. C’est maintenant le moment de considérer avec attention cette créativité et comment nous allons continuer à agir consciemment dans nos vies.

I AM A WIND OF THE SEA

In the moonlight, the crystal bright Of our names is glowing clear ;
Dragon stones stand alone
On the sand as we draw near.
Wave on wave, wave on wave,
Wave on wave of the sea mares rave, Tides are high as we ride by,
Embrace the tide and with the sea mares ride.
Foaming, frothing at maddened mouth, Hooves churning in the brine,
Tails flailing, ranting, raving,
We gather line on line.
Wave on wave, wave on wave, Wave on wave of the sea mares rave,
At the spring tide, swell with pride,
Embrace the tide and with the sea mares ride. Mighty now, we too must bow
To Time’s mightier hand;
Comes the ebb tide, we subside,
And graze the golden sand…
Wave on wave, wave on wave,
Wave on wave of the sea mares graze; One and all heed Rhiannon’s call,
Embrace the tide and with the sea mares ride.
On the earth, in the air, through the fire, by the water, I am DEPTH, the Ash moon’s daughter.

© Chris Carol 1979

  • Béryl

Le nom vient du grec beryllos, désignant toute gemme verte. (La majorité des béryls était minée pour leur nuance verte.) « L’aigue-marine » est un nom inventé par les Romains qui signifie « eau de mer » et il s’agit d’une forme de béryl vert.

Le béryl vert est une pierre traditionnelle de protection et de chance pour les pêcheurs. En outre, ils ont été sculptés en coupes et gobelets parce qu’on croyait qu’ils facilitaient la digestion et réduisaient les fluides corporels.

Cette pierre est associée aux Déesses de la Mer. Elle est recommandée pour accroître les capacités psychiques.

Traditionnellement, le béryl a été utilisé pour soulager les douleurs d’estomac et comme diurétique. Il est également recommandé contre les maux de dents.

Le béryl peut être utilisé pour éliminer les excès de fluides corporels, contre les problèmes rénaux et de la vessie. Il fonctionne également comme une pierre dite « de régime », car il libère non seulement des troubles alimentaires, mais il adoucit les émotions qui se cachent derrière. En tant que pierre liée à l’eau, elle peut être utilisée au niveau du Chakra de la Gorge contre les maux de gorge, l’amygdalite et autre inflammation. En magie, elle peut être utilisée pour représenter le Dauphin et les principes féminins de l’océan.

  • La bécassine 

La bécassine est le nom commun des 3 genres d’oiseaux du littoral de la famille des scolopacidés. Les bécassines se reproduisent abondamment sur tous les continents, à l’exception de l’Australie (où une espèce hiverne toutefois). Les bécassines possèdent un bec long et fin, à la pointe sensible qui leur permet de sonder les prairies et les zones marécageuses, à la recherche de vers et de larves. Elles sont très appréciées des chasseurs qui les considèrent comme du gibier à plumes très délicat. Elles ont un vol zigzagant et erratique lorsqu’elles sont en alerte.

La bécassine des marais (d’Eurasie et d’Amérique du Nord) est une espèce répandue, qui a longtemps porté le nom de bécassine de Wilson. Elle a le plumage des parties supérieures densément rayé et tacheté de brun clair et foncé. Les parties inférieures sont blanches avec des rayures noires sur les flancs. La poitrine est chamoisée, tachetée de brun. La queue est de couleur fauve, finement barrée de noir. Les ailes sont longues et pointues. Elle mesure environ 28 cm. Lors de la parade nuptiale, le mâle effectue des cercles en hauteur et ensuite, il plonge vers le sol en une descente rapide avec de lents battements d’ailes, produisant un son de roulement de tambour lorsque l’air s’engouffre dans les plumes de sa queue.

Astuces pour les identifier :

    • Taille : 28 cm
    • un oiseau des rivages râblé, à pattes courtes, aux ailes pointues
    • envol fulgurant quand elle est en alerte, en zigzag
    • bec très long et droit
    • les courtes pattes et les doigts sont jaune verdâtre
    • leur tête présente des rayures nettes
    • leur poitrine est chamoisée, tachetée de brun
    • dos densément doté de rayures longitudinales et tacheté de brun clair et foncé.
    • croupion et queue de couleur fauve visible lors du vol
    • ventre blanc, avec des rayures noires sur le flanc
    • Les ailes supérieures sont noires et les ailes secondaires ont les extrémités blanches
    • réside principalement dans les marais et les champs humides
    • le mâle et la femelle se ressemblent
    • les jeunes sont similaires aux adultes

Au printemps, les bécassines effectuent des parades aériennes spectaculaires, haut dans le ciel. Chaque mâle, suivant une trajectoire circulaire, réalise une série de puissants piqués au cours desquels les plumes externes de la queue sont presque à angle droit par rapport au reste du corps. La vibration des plumes produit un tambourinement remarquable. On peut entendre ce tambourinement ou chevrotement tout au long de la période de reproduction et lors des nuits baignées du clair de lune. Une fois la femelle attirée, le mâle la poursuit et effectue des piqués, les ailes positionnées de façon à former un V, en tournant et se retournant. Le mâle ne participe pas à l’incubation. Il poursuit ses parades et chevrotements au-dessus du territoire de nidification. Il se nourrit essentiellement la nuit et passe une grande partie du jour en se reposant  à couvert.

  • Les Nornes

Dans la mythologie germanique, les Nornes sont un groupe d’êtres surnaturels, comparables aux Moires grecques. Elles étaient habituellement représentées sous l’aspect de trois jeunes filles qui filaient et tissaient le destin des hommes. Certaines sources les appellent Urd, Verdandi et Skuld, ce qui signifierait peut-être « passé », « présent » et « futur ». Elles sont dépeintes comme vivants près d’Yggdrasill, l’arbre monde, sous le puits d’Urd et elles étaient liées à la fois au bien et au mal. Participant fréquemment aux naissances, elles étaient parfois associées au métier de sage-femme. Le nom de Nornes apparaît dans des sources scandinaves, mais le culte d’êtres similaires à celles-ci est présent dans plusieurs folklores européens. Dans la littérature nordique, les Nornes sont parfois appelées dísir. Dans la mythologie nordique, le destin d’une personne est façonné au moment de sa naissance. À ce moment crucial, les esprits protecteurs féminins de la famille , les dísir, agissent. L’une des premières tâches des dísir (et certainement pas des moindres) consiste à aider la femme en couches, à l’aider à mettre au monde sa progéniture. Cette fonction particulière a procuré aux dísir une position spéciale et importante, en tant qu’Agents de la Destinée. Dans cette fonction, les dísir ont reçu un nom spécial, les Nornes.

Les Nornes mesuraient la vie des hommes et déterminaient leur chemin de vie au moment de leur naissance. D’après beaucoup, « personne n’échappe à la prophétie des Nornes ». À l’aide de la puissance divine, les Nornes tissent les fils du destin. Elles les fixent au milieu des cieux et les projettent dans différentes directions (le pays d’un futur conquérant est évalué à l’avance). Dans les temps modernes, la croyance qui veut que les Nornes soient mêlées à la naissance d’un enfant a perduré dans la tradition populaire de certaines régions. Les Nornes ont alloué les destinées pour le meilleur ou pour le pire. Il est psychologiquement compréhensible que l’aspect sombre des activités des Nornes prédomine dans la perception que l’on peut avoir d’elles. Nous les rencontrons rarement sous l’aspect de pourvoyeuses de bonheur et de succès. Ainsi se lit l’inscription runique :  » les Nornes décident à la fois du bien et du mal, elles ont décidé d’immenses souffrances. » L’expression « jugement des Nornes » équivaut à un destin injuste, à la misère et à la mort. Dans les Hamðismál, nous pouvons lire : « On ne peut survivre d’un soir, à la sentence des Nornes. » Souvent, les Nornes sont qualifiées de maléfiques, cruelles, diaboliques, viles. Le sens originel du mot « norna » est sujet à une grande controverse. Dans son contexte de détermination du destin, il est lié à un terme du dialecte suédois, le verbe « norna » (nyrna) qui signifie « informer secrètement ». Une autre étymologie relie ce mot à la racine indo-européenne « ner » qui signifie « tordre » ou « tisser ». Derrière cette signification, on trouve la réalisation du fil de la destinée, que les Nornes tordent (filage) et tissent. Dans les visions cosmiques de la Völuspá, les Nornes apparaissent comme des puissances universelles. Leur demeure se trouve à côté de la source, au pied d’Yggdrasil. Elles sont trois et leurs noms sont Urd, Skuld et Verdandi. Leur pouvoir est grand ; elles décident de la destinée de tous les humains et des lois du cosmos.

  • Les 9 jeunes filles dont l’haleine chauffe le chaudron (o anadyl naw morwyn)

Les mystères du Chaudron représentent les enseignements sacrés et intérieurs de la création, de la transformation et de la régénération. Dans les mythes et les légendes, le chaudron permet de concocter des potions, de jeter des sorts, de provoquer abondance ou déclin, et il est le saint réceptacle des offrandes adressées aux puissances de la Grande Déesse. Son principal pouvoir est celui de la transformation, spirituelle et physique. Le chaudron confère sagesse, connaissance et inspiration. On peut trouver dans le conte du chaudron de Cerridwen de nombreux aspects des Enseignements des Mystères. Cerridwen prépare dans son chaudron un breuvage destiné à conférer l’illumination à son fils. La potion nécessite d’être brassée pendant un an et un jour. C’est une période symbolique de l’initiation. Dans ce récit, Gwion goûte le breuvage qui ne lui est pas destiné. Ce qui provoque la fureur de Cerridwen. Elle poursuit le coupable. Au cours de cette poursuite, tous deux se transforment en divers animaux cultes. Parmi les ingrédients de la potion de Cerridwen, il y a une fleur jaune nommée « flûtes d’or de Lleu » (coucou/primevères officinales), « l’argent (métal) de Gwion » (fluxwort ?), « les « borues » de Gwion » (cerisier à grappes ?), « les cressons de Taliesin » (verveine) et les baies du gui, le tout mélangé à l’écume de mer. Le breuvage était toxique et devait être manipulé de la bonne façon. Cette potion potentiellement mortelle était préparée pour les initiés volontaires. Grâce à elle, leur conscience retrouvait la mémoire génétique de leurs ancêtres. Dans le mythe celtique, le chaudron de Cerridwen était chauffé par l’haleine de 9 jeunes filles et produisait un breuvage qui conférait l’inspiration. Lorsque nous comparons ce récit à un conte grec plus ancien dans lequel 9 muses prodiguent l’inspiration à l’humanité, nous découvrons des similitudes frappantes. Le chaudron de Cerridwen se trouvait dans le royaume de l’Annwn (le Monde d’en Bas) et selon le poème de Taliesin, “Le Butin d’Annwn », l’haleine de 9 jeunes filles allumait le feu en dessous. Le discours de l’oracle, dit-on, proviendrait du chaudron.

  • Le Souffle de l’Awen

La littérature bardique galloise fait référence au « chaudron d’inspiration » qui contient une substance mystérieuse nommée Awen, l’équivalent gallois de l’imbas. Awen signifie littéralement « esprit qui coule » et n’est accordé que par la générosité de Cerridwen, la muse des poètes et la maîtresse du chaudron. L’un des premiers poèmes d’un barde gallois (ndlt :  extrait du Livre de Taliesin, « The Hostile Confederacy ») décrit son expérience de l’Awen lorsqu’il puise dans sa force considérable :

The Awen I sing,
From the deep I bring it,
A river while it flows,
I know its extent ;
I know when it disappears ;
I know when it fills ;
I know when it overflows ;
I know when it shrinks ;
I know what base
There is beneath the sea.

L’Awen que je chante,
Du plus profond je l’apporte,
C’est un fleuve quand il coule,
Je sais son ampleur;
Je sais quand il disparaît;
Je sais quand il s’emplit;
Je sais quand il déborde;
Je sais quand il se rétrécit;
Je sais quel fond
Il y a sous la mer.

Ici, la source de l’Awen correspond aux profondeurs de la mer, un lieu traditionnel pour l’Autremonde celtique. Mais, l’Awen émerge également des profondeurs du poète lui-même, qui peut avoir bu « l’hydromel enivrant » des druides. La boisson qui coule du chaudron ou de la coupe met en mouvement l’esprit qui coule des profondeurs du dedans. L’Awen est l’énergie de l’inspiration divine, le flot de l’esprit, l’essence de la vie en mouvement. C’est l’exquis pouvoir de la relation sacrée, le pouvoir qui inonde le corps et l’âme, quand l’esprit touche l’esprit, la vie est reconnue, l’expérience du moment est partagée, l’énergie divine échangée. L’Awen est au centre de la quête intérieure et profonde ; c’est ce que nous cherchons tous lorsque nous butons sur les obstacles de la vie, ce qui nous permet d’acquérir sagesse, clarté, liberté extase, la joie d’être en vie, simplement d’exister, paisible, présent. C’est le feu dans la tête, la frénésie poétique, la soif de vivre, atteindre son objectif dans une parfaite sérénité.

  • Inspiration

Les racines du mot inspiration se retrouvent dans le fait d’insuffler la vie elle-même en quelque chose ; comme dans les mythes, de nombreuses références sont faites au divin qui insuffle la vie dans l’argile. Pour nous, lorsque nous écrivons, composons, dansons ou créons quelque chose artistiquement, nous cherchons à lui donner vie. Pour donner souffle et âme à nos créations, nous faisons appel à la Déesse afin qu’elle nous bénisse de la faculté d’y ‘insuffler la « vie ».

(Recherches conjointes ~ From the Branch 2005)

Idho, l’if [From the Branch]

Idho (EE-yoh)

Arbre : l’If – Ibar
Saison : La Cinquième Saison – le Solstice d’Hiver
Place sur la main : le renflement sur la paume à la base du petit doigt
Couleur : Irfind – très blanc
Oiseau : Illat – aiglon
Déesse : Cailleach
Métal : plomb
Animal : cerf
Message : « Je suis la tombe de chaque espoir. Qui, si ce n’est moi, connaît les secrets du dolmen en pierre brute ? »
Note de musique : fa
Planète : Saturne
Mot ogham : âge/vieillir, mémoire/souvenir, le plus vieux des bois, le plus beaux des anciens, le plus flétri des arbres, épée

Le jour de cet arbre est le Solstice d’Hiver. L’if est un arbre de mort dans les pays utopiques et l’un des cinq arbres magiques d’Irlande. Il est sacré pour Hécate en Grèce et en Italie. A Rome, lorsque les taureaux noirs étaient sacrifiés à Hécate, ils étaient chargés de guirlandes d’If. En Irlande, l’if était le « cercueil du vin » et les tonneaux de vin étaient fabriqués en if. On pensait que son bois faisait les meilleurs arcs.

Les propriétés magiques de l’if sont en lien avec le féminin, la planète Saturne, l’élément eau et les pouvoirs de relever les morts. L’if est également connu comme étant extrêmement vénéneux.

L’if est l’arbre principal de la mort, on pensait qu’il étendait une racine jusque dans la bouches des cadavres, libérant leurs âmes et absorbant l’odeur de décomposition des corps. Ainsi, c’est l’arbre d’Hécate, la Déesse de toutes les matières compostables qui sont offerts à la fertilité du Monde-d’en-Bas. L’if est un symbole de vie dans la mort, parce qu’elle prend plus de temps que tout autre arbre à atteindre sa maturité, à l’exception du chêne. L’if est l’essence du soi, hérité du passé ancestral. C’est la racine éternelle du soi. C’est la mesure ultime du passage de l’âme de la vie à la vie. Idho fait référence à la transformation d’un état à un autre, ou un mouvement de cette nature. Il peut être chargé de malaise et d’un sentiment de perte. Il y a une forte probabilité pour que Idho indique l’ignorance d’une certaine transformation à venir ou qui est imminente. Le principal défi concerne le sentiment profond de perte et de tristesse. Cette douleur doit être surmontée avant que le changement ne puisse être pleinement compris. Gardez à l’esprit que la naissance suit la mort dans le cycle éternel de la création.

  • Information botanique

Taxus_baccataL’if est un conifère à croissance lente et peut vivre 1000 ans, sa hauteur maximale est de 20 mètres. Parce que son bois est dur et élastique, il servait à fabriquer les arcs longs anglais, chose beaucoup moins fréquente de nos jours. Ses aiguilles sont très larges et sa graine est contenue dans une arille rouge. Les ifs sont toxiques ; le taxol est extrait de l’un de ses composants toxiques et est utilisé dans un traitement efficace contre certains cancers. L’if fait partie de la famille des taxacées.

  • Cailleach

I am Cailleach, the meager blue hag.
My face is blue
My teeth are red
And I have only one eye.
I am the Winter Queen.
My name means « dark of the sun ».
I am ruler of the « Little sun of winter. »

Je suis Cailleach, la maigre sorcière bleue.
Mon visage est bleu
Mes dents sont rouges
Et je n’ai qu’un œil.
Je suis la Reine de l’Hiver.
Mon nom signifie « l’ombre du soleil ».
Je suis la souveraine du « Petit soleil d’hiver ».

L’aspect vieille-sorcière très ancien de la Déesse était connu sous de nombreux noms partout dans les pays celtiques. Dans les Triades Irlandaises, la Cailleach est considérée comme l’un des trois grands âges : l’Âge de l’If, l’Âge de l’Aigle et l’Âge de la Vieille Femme de Beare.

La Cailleach Bheara (« Vieille Femme » ou « Vieille Epouse ») est très répandue dans toute l’Irlande et l’Ecosse. De nombreux lacs, rivières et montagnes sont considérés avoir été créés par elle. On croyait même que certains cairns étaient des piles de pierres tombées de son tablier. La Cailleach Bheara forme une triple déesse avec la Cailleach Bolus et la Cailleach Corca Duibhna. On raconté que c’était elle qui relâchait les rivières, formait les montagnes et frappait son marteau sur l’herbe verte. On disait que la Cailleach possédait la capacité de se changer son apparence de vieille et laide sorcière en magnifique jeune fille. En Irlande, elle était également appelée la Sentainne Berri.

En Ecosse, la Cailleach est une vieille sorcière au visage bleu et représente les trois mois de l’hiver. Son règne  est interrompu par Brigit à Imbolc. A Beltane, la Cailleach cache son bâton sous un buisson de houx. Dans le jeu de Sibyl, qui est très similaire au jeu des Serpents et des Echelles auxquels s’amusent les enfants aujourd’hui, la Cailleach était le Dragon. On jouait à ce jeu sur une base saisonnière, décrivant la bataille que se livraient la Cailleach Bheara et Brigit.

Les Romains assimilèrent la Cailleach à l’une de leurs déesses nommée Junon. Plus tard, la Cailleach prit le nom de Nicnevin la « Mère Os » et on raconte qu’elle a été vue en train de voler dans les airs, suivie par une bande de démons durant  Samhain.

Dans le folklore mannois, la Cailleach Groarnagh était une « vieille femme de sortilèges » qui était associée au temps (météo). On disait que si Imbolc était une belle journée, elle sortirait pour se réchauffer, mais s’il faisait humide et gris elle resterait à l’intérieur. On attribue sa mauvaise humeur au fait qu’on l’ait poussée dans une crevasse de la montagne de Barrule, sur l’Île de Man, mais certains disent que c’est parce qu’elle a été jetée à la mer et qu’elle a du retourner jusqu’à la rive.

Selon The Yellow Book of Lecan (le livre jaune de Lecan), un manuscrit du XIVème, la Cailleach Bheara était également connue sous le nom de Bui ou Boi, un terme pour désigner la couleur jaune. standing-stone-bere-islandElle était issue d’un peuple connu sous le nom de Corcu Duibne. On racontait communément que les Corcu Duibne « ne doivent jamais se trouver sans une merveilleuse cailleach parmi eux. » La Cailleach Bheara avait cinquante enfants adoptifs à Beara, qui est une péninsule située à West Munster dans le comté de Cork. Les descendants de ses enfants devinrent de nombreux peuples et races. Elle eut sept périodes de jeunesse et ses partenaires moururent de vieillesse. Parmi ceux-là, on a reconnu Lugh comme l’un de ses premiers compagnons. Une histoire locale de l’Île de Bere (Beare) parle de deux vieilles mégères divisées par une dispute au-dessus des eaux. L’une se tenait sur la péninsule et l’autre sur l’île. Les deux vieilles se jetaient des bâtons et c’est ainsi qu’ils se transformèrent en pierres dressées au milieu de l’Île de Bere et près de Castletownbere.

ire-9Hags-Chair

Un récit de 1894 raconte que dans le comté de Meath se trouvent un ensemble de cairns à chambre, sur une colline connue sous le nom de Sliabh na Caillighe, qui veut dire “la Vieille Sorcière de la montagne” ou “la sorcière des collines” dans l’ancien langage. Elle est située près d’Oldcastle et Lough Crew. La vieille sorcière, dont le nom réel était inconnu du berger qui narrait l’histoire, avait apporté les pierres dans trois pleins tabliers pour les trois premiers cairns. Elle plaça une pierre pour s’en servir de chaise sur le sommet de la colline appelée Belrath. Aujourd’hui, cette pierre est appelée Chair Cairn (ndlt : on l’appelle plus exactement  « The  Chair  of the Hag » c’est-à-dire « Le  siège de la sorcière »). Cette pierre mesure 3 mètres de long et 2 mètres de haut, 60cm d’épaisseur et elle est creuse. La pierre est gravée de motifs en zig-zag et de cercles concentriques notables. Une grande quantité de quartz ont été brisés en petits morceaux et dispersés sur le sol autour et devant la pierre. On racontait que Cailleach plaça son siège ici afin de pouvoir regarder le paysage quand elle le désirait.  La sorcière aimait monter un poney et sauter de colline en colline. Un jour, la sorcière poussa le poney à galoper si rapidement qu’il chuta, et la monture et la cavalière furent tuées. La Cailleach dans cette histoire donne son nom à Bearhaven dans le comté de Cork.

Une autre histoire concernant le Chair Cairn explique comment la Cailleach arriva du Nord pour accomplir un exploit magique par lequel elle obtiendrait un grand pouvoir si elle réussissait. Elle remplit un grand tablier de pierres, en laissa tomber certains sur Carnbane cairnCarnbane et créa un cairn là-bas. Puis, elle sauta au sommet de Slievenacally, autrement connu sous le nom de Hag’s Hill (ndlt : Colline de la Sorcière), et laissa tomber un autre cairn. Une fois encore, elle sauta sur une autre colline et y déposa un autre cairn. Si elle parvenait à effectuer le dernier saut et à lâcher le dernier cairn, il lui serait accordé cette grande puissance qu’elle recherchait. Elle tenta de sauter mais glissa et tomba, se brisant le cou et ainsi se tua. La Cailleach fut ensuite enterrée dans les environs.

Il est possible que la Cailleach Bheara ait été à l’origine une princesse Espagnole nommée Beara. Il fut prophétisé qu’elle se rendrait une certaine nuit à la rivière Eibhear (ndlt : Eibhear = Ibériens ?)  et y découvrirait un saumon paré de vêtements colorés. Cette nuit-là, elle rencontrerait son futur époux. Tel que cela avait été prophétisé, cette nuit arriva et elle s’enfuit avec Eoghan Mo’r de Magh Nuadat pour se marier. Ils embarquèrent ensemble pour l’Irlande et à leur arrivée sur la côte Nord de la Baie de Bantry, Eoghan nomma la péninsule  d’après le nom de son épouse, Beara.

La Cailleach est également en vedette dans les mythes de souveraineté, comme celui que l’on trouve dans le récit des Neuf Otages (ndlt : je cite l’article de Wikipédia intitulé loathly lady : « On trouve la loathly lady dans Les Aventures des fils de Eochaid Mugmedón, dans lesquelles Niall Noigiallach (littéralement : « Niall aux neuf otages ») se révèle être le légitime « roi suprême d’Irlande » (Ard rí Érenn) en embrassant la dame. ») Niall et ses frères rencontrent une vieille femme qu’ils doivent embrasser et seuls  Niall et Fergus résistent à l’envie de la tuer parce qu’elle est hideuse. Fergus embrasse la vieille sorcière sur la joue et il reçoit en récompense la souveraineté de toute l’Irlande, puis la sorcière se transforme en une belle jeune femme. Un poème du Xème siècle décrit la Cailleach comme une vieille femme frêle qui s’est retirée dans un couvent et qui se remémore sa vie de bien-aimée des rois.  On pense qu’il s’agit d’une réécriture chrétienne d’un mythe de souveraineté. Il faut noter également que les Anglais ont pour habitude de traduire cailleach comme s’il s’agissait d’un synonyme pour nonne.

Il existe encore une autre histoire qui est racontée à propos de la Cailleach dans la région de Slyne Head. On dit qu’elle était en mer avec ses enfants et qu’ils étaient transis dans la froide obscurité. Le froid les glaçait jusqu’à la moelle. La Cailleach expliqua alors aux enfants qu’ils pouvaient se réchauffer en écopant la mer dans et hors de leur bateau. En faisant cela, les enfants furent capables de se réchauffer jusqu’au matin.

Dans le folklore d’Irlande et d’Ecosse, cailleach était un terme utilisé pour la dernière gerbe de la moisson. Divers choses étaient faites avec la dernière gerbe en fonction de l’endroit. Parmi les traditions les plus populaires : nourrir le bétail avec la gerbe, la semer ou la secouer dans les champs,  ou bien la garder tout au long des mois d’hiver. Les jeunes filles rechignaient souvent à nouer la dernière gerbe par peur de n’être jamais épousée. En Ecosse, une tradition folklorique consistait à nouer la cailleach avec un ruban et la suspendre à un clou jusqu’au printemps. Sur l’Île de Lewis, ils prenaient la cailleach et remplissez son tablier de fromage, de pain et d’une faucille .  Bien que l’on fasse référence à sa beauté, elle est également décrite comme possédant un œil au milieu de son visage bleu-noir, avec dents rouges et de cheveux emmêlés. Elle contrôlait les saisons et le temps (météo).

La Cailleach Bheur des Highlands, en Ecosse, est une vieille sorcière au visage bleue qui personnifie l’hiver – et c’est l’un des cas les plus manifestes d’une créature surnaturelle  qui était autrefois une déesse primitive parmi les anciens Celtes, et avant eux, les Fomorians. Sa personnalité a de nombreuses facettes dont la ressemblance est assez frappante avec la Déesse Grecque Artémis. A première vue, elle semble être la personnification de l’hiver. Elle est appelée fille de Grainne, ou le Soleil d’Hiver.

Il y avait deux Soleils dans le calendrier Celtique Ancien – le Grand Soleil, qui brille du Temps de La Baal (ou Veille de Beltane) à Samhain, et le Petit Soleil qui brille de Samhain à Beltane.

La Cailleach renaissait à chaque Samhain et allait frapper la Terre d’un grand coup pour anéantir la croissance et ensuite faire tomber la neige. A la Veille de Beltane, elle jetait son bâton  sous un houx ou un buisson d’ajoncs, car tout deux sont ses plantes, et se changeait en pierre grise ; pour cette raison, les menhirs solitaires lui sont sacrés.

Dans certains contes, elle ne se transforme pas en pierre mais apparaît plutôt dans la maison où se trouvent les fiana (ndlt : selon le dictionnaire d’ Ó Dónaill, on écrit Fianna avec deux « n », les Fianna ou la Fiann : Fianna Fhinn ; na Fianna : une troupe de guerriers légendaires de  Fionn Mac Cumhaill), elle demande l’autorisation de se réchauffer auprès du feu [ndlt : la suite du texte passe ensuite au singulier, après quelques recherches sur le net, j’ai trouvé le passage manquant : Gionn et Oisin le lui refusent, mais Diarmuid plaide son cas, en insistant sur le fait qu’elle soit autorisée à rester. Gionn et Oisin acceptent à contrecœur. Plus tard, au cours de la même nuit] lorsqu’elle se glisse dans son lit, il  ne la repousse pas, il forme juste un pli de couverture entre eux. Après un moment, il a un « sursaut de surprise » car elle s’est transformée en la plus belle des femmes qu’un homme ait jamais vu. [Ndlt : dans l’autre version qui m’a permis de compléter celle-ci, elle ne se transforme pas en belle jeune femme mais est touchée par le geste de Diarmud, elle en éprouve gratitude et loyauté et le soutiendra lorsqu’il aura un réel besoin d’une aide divine.] Ainsi, il semblerait que la Cailleach représentait à la fois une déesse de l’hiver et de l’été.

Elle était l’esprit gardien d’un certain nombre d’animaux. Les cerfs étaient les premiers à avoir ce privilège. Ils sont son troupeau, elle les rassemble, les traie et leur accorde souvent protection contre les chasseurs. Les pourceaux, les chèvres sauvages, le bétail sauvage et les loups étaient également ses créatures. Sous un autre aspect, elle est une déesse de la pêche, aussi bien que la gardienne des puits et des ruisseaux. On l’appelle également en mannois (ndlt : langue gaélique de l’Île de Man) la Caillagh-ny-Groamagh.

Cailleach
She with the all knowing eye of two faces
One of royal blue and youth
Beautiful and desirable
Giving birth to a nation
Our mother who nurtures us
Cradling us to her bosom
She with the all knowing eye of two faces
One of deepest black and knowledge
Withered, aged, older than time
Standing guard over her people
Guiding them back to her ancient womb
She with the all knowing eye of two faces
Mother and Crone
With us at the beginning and at the end
She with the all knowing eye of two faces
Sees all injustice
A quick and swift warrior is she
Do not fear the unleashing of her power
She with the all knowing eye of two faces
Teaches through destruction
To renew the life process
She with the all knowing eye of two faces Cailleach
(c) 1999 Casey Scathach Aje
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Traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

En réalisant cette traduction, j’ai effectué quelques recherches sur le net et je suis tombée sur ces documents. Certains semblent être des sources dans lesquelles Bendis a puisé pour rédiger cet article  :

From the Branch, The Ogham for Spiritual Growth

L’Ogham pour le Développement Spirituel.

from the branchJe souhaite à travers ce livre vous donner quelques idées de ce qu’est l’ogham, et comment moi (et d’autres) l’utilisons en tant qu’outil spirituel. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas sur l’Ogham. Nous ne savons pas avec certitude si l’ogham a jamais été utilisé pour la divination. Et en fin de compte, nous ne savons pas si les lettres ont jamais été utilisées pour désigner les cycles lunaires. Ce que l’on sait, c’est qu’il y a beaucoup d’oghams : les lettres elles-mêmes, l’ogham des oiseaux, l’ogham des arbres, etc. Les lettres étant des symboles pour certains mots, non pas pour tous les arbres comme la plupart le pense aujourd’hui. Ce que nous possédons, c’est un système qui utilise une combinaison de plusieurs oghams qui n’est pas nécessairement correcte historiquement mais qui fonctionne pour nous en tant qu’outil d’apprentissage. Ce livre traite de ces enseignements sous la forme d’une structure de l’année lunaire.

From the Branch, The Ogham for Spiritual Growth by Deanne Quarrie

Table des Matières (Attention, tous les liens sont privés)