[Idho] L’ogham de l’if par Stephanie Woodfield


Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : mort et renaissance, temps de transitions, de changements.

Renversé : rancœur, incapacité à accepter le changement.

Folklore : l’if pousse lentement mais a une vie particulièrement longue. On estime que l’If Fortingall, qui se trouve en Écosse, a entre 2000 et 5000 ans ! Cet arbre est généralement associé à la mort. Son bois solide et flexible était utilisé pour fabriquer des arcs, et ses fruits comme ses feuilles sont toxiques. le chef celte Catuvolcus se donna la mort avec de l’if, plutôt que de se soumettre à Rome. C’est un arbre qu’on trouve aussi fréquemment dans les cimetières. Il arrive que son tronc devienne creux avec le temps, et il devient alors un passage ou une entrée vers les Autres Mondes. Les branches de l’if peuvent grandir en pleine terre, prenant alors la place du tronc creusé ; un processus symbolisant la réincarnation.

Usages magiques : magie de transformation, culte aux ancêtres, invocation d’esprits.

[Nion] L’ogham du frêne par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : transformation et changement sont possibles. Magie et « shape-shifting ».

Renversé : se sentir dépossédé de tout pouvoir. Ne pas prendre le contrôle sur les événements.

Le frêne était l’arbre sacré du dieu magicien Gwyddion. On l’utilisait pour fabriquer des lances et des flèches, et il nous incite à prendre le contrôle de nos vies plutôt que de nous laisser contrôler par les circonstances. La lance comme la flèche nous rappellent le bâton/la baguette, sous-entendant l’usage de magie pour créer changement et transformation. Les bâtonnets de l’Ogham étaient à l’origine fait à partir de frêne, le mot « nuin » [ndlt : ou nion, comme il est nommé dans notre tradition] signifiant « lettres ». Trois des cinq arbres sacrés d’Irlande étaient des frênes. Dans la mythologie nordique, Yggdrasil, l’Arbre-Monde, était également un frêne.

Usages magiques : magie de transformation, amener le changement dans la vie de quelqu’un.

[Ruis] L’ogham du sureau par Stephanie Woodfield

Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : connaissance acquise par l’expérience. Avancer, progresser, se dépouiller de vieilles habitudes. Transformation, la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Renversé : des regrets, s’accrocher au passé.

Ruis est dérivé de ruise ou reudh, qui veulent tous deux dire « rouge », certainement une référence à la manière dont l’arbre « saigne » lorsqu’on le coupe. On pensait que les sorcières étaient capables de se transformer en sureaux, peut-être parce que ces arbres semblent saigner comme des êtres humains. Le sureau était utilisé dans les rites funéraires britanniques pour représenter la transformation de l’esprit qui passe de la vie à la mort. Se tenir sous un sureau le jour du solstice d’été permettrait de voir le peuple féérique ; on croyait d’ailleurs que les fées vivaient à l’intérieur de l’arbre.

Usages magiques : magie liée aux fées, transformation.