Archives de catégorie : Apple Branch

Eabhadh / Koad

Le bosquet Eabhadh

  • Essence florale : Le « 5 fleurs » Celle que le Dr Bach appelait «Rescue Remedy»
  • Couleur : Vert
  • Pierre ou métal : Emeraude
  • Oiseau : La Chouette

Affirmation : Je suis indestructible. Quoi qu’il arrive je suis aimé.

Propriétés spirituelles et guérisseuses
Essence spirituelle, Savoir, Soi

Le symbole Koad /Eabhadh qui transcrit le son EA est relié aux arbres (peupliers, bouleaux..) qui poussent dans les bosquets, lieux sacrés où se retrouvaient les druides.  Eabhadh indique souvent la résolution d’un conflit, l’idée de justice rendue mais aussi qu’un conseil va avoir lieu. Dans certaines traditions, ce symbole est associé au fait de générer une vie harmonieuse à travers un développement spirituel.

Koad est celui qui nous enseigne le mieux le consentement, l’acceptation. Pour atteindre l’acceptation il faut être très équilibré intérieurement. Pour parfaire cet équilibre on peut chercher un bosquet d’arbres et partager leur sagesse et leur savoir.

Aspects physiques : Des incompréhensions peuvent être levées si chaque personne impliquée accepte à la fois de parler et d’écouter.

Aspects spirituels : Montrer l’exemple et tenir le jugement à distance à moins qu’on vous sollicite pour donner conseil. Dans ce cas faites preuve de sagesse et d’équité pour résoudre les différents.

Koad est le bosquet, l’énergie du sanctuaire sacré, l’endroit calme et paisible qui nous permettra de faire face quand ce qui nous entoure s’effondre. Koad entoure, nourrit, protège pendant la guérison.

Koad peut être utilisé pour entourer et protéger celui qui reçoit le soin. Il est de nature à donner la paix et la tranquillité d’esprit – à rire face à l’adversité. Il peut aussi être utilisé quand d’autres fréquences ne fonctionnent pas comme elles devraient en raison d’un modelage émotionnel.

« Il protègera l’autre symbole, préviendra qu’il ne soit divisé/décomposé par l’habitude et lui permettra de travailler pendant une certaine période. Koad est utilisé dans l’alignement pour que les étudiants puissent/l’étudiant puisse s’isoler en paix et en toute tranquillité afin d’être réceptifs à la syntonie/l’harmonisation »

Code d’éthique de la Tradition « the Apple Branch »

Notre code d’éthique
Code d’étique de la tradition « the Apple Branch » traduit par Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Note de la traductrice : j’ai tenté de rester aussi proche du texte original que possible, mais parfois j’ai remplacé le mot femme par personne/membre et ajouter grand prêtre à côté de grande prêtresse puisque notre tradition est mixte. Le texte en anglais se trouve le site The Apple Branch.

Préambule
Ayant accepté l’Appel de la Déesse et reconnaissant mon service envers Elle et Sa manifestation immanente à travers ceux que je sers et en toute chose, de mon plein gré je choisis et m’engage à suivre ces actes et principes :

Principes
Je m’engage envers moi-même, envers la Déesse et envers tout ceux que je sers à agir de façon à manifester :

  • Ma gratitude : je serai toujours conscient de la gratitude que j’éprouve et je la manifesterai souvent et de nombreuses manières. Je mettrai tout en œuvre pour ne jamais prendre quiconque pour acquis et pour faire preuve d’une saine fierté et humilité.
  • Défenseur : je serai un défenseur de l’équité et de la justice, ainsi que leur exemple ;
  • Service : je reconnais que mon travail est au service de la Déesse et qu’il a pour but d’aider les autres ; à cette tâche je serai toujours pleinement conscient de mes pensées et actions, et de leurs effets sur la toile de la vie. Je veillerai à être toujours conscient de ne causer de tord ni aux autres, ni à moi-même.
  • Pleine conscience : je reconnais que le passé est le passé. Je sais également que l’avenir peut souvent réserver des événements inattendus ou se présenter comme la conséquence de mes propres intentions, mais en réalité, le présent est tout ce que je possède et ainsi j’aurai conscience dans le moment présent de mes pensées, de mes gestes, de mes actes et de me concentrer sur ce qui se passe dans l’ici-et-maintenant ;
  • Inter-connectivité : Je reconnais, j’accepte et j’approuve de rester conscient du tout, de l’interconnectivité et d’être éco-conscient ;
    Immanence : j’accepte de toujours honorer le divin en toute créature vivante et en dehors ;
  • Autonomie : j’accepte de valoriser et soutenir les droits des autres à choisir leur propre voie.
Actions
  • Je respecterai les principes éthiques de ma tradition ;
  • Je cultiverai ma dévotion à travers la prière quotidienne, des rituels personnels et la méditation ;
  • J’honorerai Celle qui est en moi, comme J’honorerai Celle qui m’entoure en m’engageant à interagir avec tous, car les autres sont aussi la Déesse ;
  • Je travaillerai avec les autres dans mon Cercle et Bosquet d’égal à égal. Nous sommes tous à une étape différente sur la spirale de l’apprentissage ; aucune étape sur cette spirale ne procure plus de pouvoir à l’intérieur du Cercle/Bosquet, sauf en ce qui concerne l’admission des étudiants et leur perpétuation, ou encore les changements des Lois du Coven ;
  • Je continuerai à lire et faire des recherches dans une perspective de formation continue afin d’affiner mes savoirs et compétences en tant que prêtre/prêtresse.
Dans mes relations avec ceux que je sers :
  • Je m’engagerai envers ceux que je sers, à les soutenir, les encourager et les respecter ;
  • Je serai volontiers disponible pour répondre aux questions, pour conseiller et seconder ceux qui étudient avec moi, de façon à les aider à atteindre leurs objectifs ;
  • Je les écouterai quand ils auront besoin d’une oreille attentive et je ferai de mon mieux pour leur donner « les sages conseils » qu’ils demandent ;
  • Je créerai le temps et l’espace pour les rituels requis et les besoins de ceux que je sers ;
  • Je ferai, en tout temps, tous les efforts nécessaires pour être un exemple au sein de ma communauté. Je suis humain et ainsi c’est un fait que je commettrai des erreurs. J’assumerai mes actes et ferai tout ce qui est nécessaire pour les corriger. Je m’efforcerai de vivre selon ce code d’éthique personnelle mais sans juger ceux qui ont une éthique différente de la mienne ;
  • J’honorerai et servirai la Déesse en chaque personne ;
  • Je ferai entendre ma voix si j’assiste à des attaques personnelles, des injustices, des trahisons ou de l’intimidation de toute sorte, quel que soit l’endroit où je les rencontrer. Je ne resterai jamais silencieux lorsqu’une voix forte a besoin de se faire entendre ;
  • Je serai direct dans mes échanges et ferai de mon mieux pour communiquer, ce qui comprend d’écouter et de répondre aux autres personnes de mon Cercle, Coven et Bosquet. Dans des situations où je sens que la communication ou les échanges avec un autre membre du coven ne sont pas clairs, je considérerai que ses intentions sont honnêtes et aimables, et je nouerai un dialogue avec la personne afin que nous puissions clarifier les choses ensemble ;
  • La confidentialité est importante. Je ne divulguerai jamais d’information personnelle que vous aurez partagée avec moi sans votre permission, sauf si la loi l’exige ;
  • Je reconnais et m’engage à ce que rien de spécifique à notre Tradition, comme nos rituels, ne puissent être jamais publiés ;
    Je ne m’impliquerai pas dans de multiples relations avec ceux que je sers en tant qu’enseignant/e ou prêtre/sse, à moins que cela soit dans le meilleur intérêt du groupe ou de l’individu ;
  • Je ne me livrerai à aucune forme de harcèlement sexuel envers les membres de ma communauté, ce qui comprend les attouchements déplacés et inopportuns, les caresses ou les commentaires à caractère sexuel, et autres comportements qui pourraient être interprétés comme du harcèlement ;
  • Je ne ferai subir à aucun membre des rapports sexuels forcés et je ne profiterai pas de ma position d’autorité pour instaurer de telles relations ; Je reconnais qu’en tant que Grande Prêtresse / Grand Prêtre, que je le veuille ou non, j’ai une position de « pouvoir sur » vis à vis de mes étudiants. Pour cette raison, l’intimité sexuelle avec un élève est fortement déconseillée. Si cette intimité est recherchée par l’enseignant et l’étudiant, il est alors préférable de mettre fin à la relation prof/élève ;
  • Je signalerai tout cas présumé de maltraitance infantile comme exigée par la loi.
Ce code éthique a été révisé et mis en vigueur par les Aînés de « the Apple Branch ». Ce code s’applique à tout ceux qui s’associent à the Apple Branch, en tant qu’étudiants et qui ont été ordonnés Grande Prêtresse / Grand Prêtre ou Druide. Ce document sera révisé régulièrement dans un but de clarté et d’équité. C’est un document vivant et tout ceux qui servent au sein de the Apple Branch ont leur mot à dire à l’égard de son contenu.

Cornaline blanche

Dans son livre From the Branch, Bendis propose de travailler avec la cornaline blanche durant le mois du chêne, période charnière de l’année pendant laquelle nous devons faire le point sur nos projets pensés et enclenchés au début de l’année Beth-Luis-Nion, afin de les mener à bien ou y apporter les changements nécessaires en cas de stagnation.

 » La cornaline est en phase avec les énergies de la Terre. Sa forte connexion à la Terre fait d’elle une bonne pierre pour vous aider à rester ancré et être à l’aise avec votre environnement. Son pouvoir de connexion à la terre vous permet de vous sentir stable et plus en sécurité. Les énergies stimulantes de la cornaline influent sur les organes reproducteurs. Cette pierre a longtemps été utilisé comme symbole de fertilité pour cette raison. La cornaline peut également aider à stimuler la créativité. Elle semble posséder un effet purifiant, qui dissipe les énergies négatives tout en les remplaçant par des positives. Cela peut faciliter la recherche d’une direction/orientation, et son effet de relier à la terre peuvent vous permettre de vous sentir maître de votre vie. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les personnes qui éprouvent le sentiment de tourner en rond. La cornaline peuvent favoriser la motivation, en vous permettant de trouver l’énergie pour tirer le meilleur de la vie. On dit aussi qu’elle aide à purifier le sang et le foie, en vous donnant davantage d’énergie physique. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les gens qui envisagent de nouveaux projets ou de nouvelles directions/orientations. « 

Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
carnelian

Idho, l’if [From the Branch]

Idho (EE-yoh)

Arbre : l’If – Ibar
Saison : La Cinquième Saison – le Solstice d’Hiver
Place sur la main : le renflement sur la paume à la base du petit doigt
Couleur : Irfind – très blanc
Oiseau : Illat – aiglon
Déesse : Cailleach
Métal : plomb
Animal : cerf
Message : « Je suis la tombe de chaque espoir. Qui, si ce n’est moi, connaît les secrets du dolmen en pierre brute ? »
Note de musique : fa
Planète : Saturne
Mot ogham : âge/vieillir, mémoire/souvenir, le plus vieux des bois, le plus beaux des anciens, le plus flétri des arbres, épée

Le jour de cet arbre est le Solstice d’Hiver. L’if est un arbre de mort dans les pays utopiques et l’un des cinq arbres magiques d’Irlande. Il est sacré pour Hécate en Grèce et en Italie. A Rome, lorsque les taureaux noirs étaient sacrifiés à Hécate, ils étaient chargés de guirlandes d’If. En Irlande, l’if était le « cercueil du vin » et les tonneaux de vin étaient fabriqués en if. On pensait que son bois faisait les meilleurs arcs.

Les propriétés magiques de l’if sont en lien avec le féminin, la planète Saturne, l’élément eau et les pouvoirs de relever les morts. L’if est également connu comme étant extrêmement vénéneux.

L’if est l’arbre principal de la mort, on pensait qu’il étendait une racine jusque dans la bouches des cadavres, libérant leurs âmes et absorbant l’odeur de décomposition des corps. Ainsi, c’est l’arbre d’Hécate, la Déesse de toutes les matières compostables qui sont offerts à la fertilité du Monde-d’en-Bas. L’if est un symbole de vie dans la mort, parce qu’elle prend plus de temps que tout autre arbre à atteindre sa maturité, à l’exception du chêne. L’if est l’essence du soi, hérité du passé ancestral. C’est la racine éternelle du soi. C’est la mesure ultime du passage de l’âme de la vie à la vie. Idho fait référence à la transformation d’un état à un autre, ou un mouvement de cette nature. Il peut être chargé de malaise et d’un sentiment de perte. Il y a une forte probabilité pour que Idho indique l’ignorance d’une certaine transformation à venir ou qui est imminente. Le principal défi concerne le sentiment profond de perte et de tristesse. Cette douleur doit être surmontée avant que le changement ne puisse être pleinement compris. Gardez à l’esprit que la naissance suit la mort dans le cycle éternel de la création.

  • Information botanique

Taxus_baccataL’if est un conifère à croissance lente et peut vivre 1000 ans, sa hauteur maximale est de 20 mètres. Parce que son bois est dur et élastique, il servait à fabriquer les arcs longs anglais, chose beaucoup moins fréquente de nos jours. Ses aiguilles sont très larges et sa graine est contenue dans une arille rouge. Les ifs sont toxiques ; le taxol est extrait de l’un de ses composants toxiques et est utilisé dans un traitement efficace contre certains cancers. L’if fait partie de la famille des taxacées.

  • Cailleach

I am Cailleach, the meager blue hag.
My face is blue
My teeth are red
And I have only one eye.
I am the Winter Queen.
My name means « dark of the sun ».
I am ruler of the « Little sun of winter. »

Je suis Cailleach, la maigre sorcière bleue.
Mon visage est bleu
Mes dents sont rouges
Et je n’ai qu’un œil.
Je suis la Reine de l’Hiver.
Mon nom signifie « l’ombre du soleil ».
Je suis la souveraine du « Petit soleil d’hiver ».

L’aspect vieille-sorcière très ancien de la Déesse était connu sous de nombreux noms partout dans les pays celtiques. Dans les Triades Irlandaises, la Cailleach est considérée comme l’un des trois grands âges : l’Âge de l’If, l’Âge de l’Aigle et l’Âge de la Vieille Femme de Beare.

La Cailleach Bheara (« Vieille Femme » ou « Vieille Epouse ») est très répandue dans toute l’Irlande et l’Ecosse. De nombreux lacs, rivières et montagnes sont considérés avoir été créés par elle. On croyait même que certains cairns étaient des piles de pierres tombées de son tablier. La Cailleach Bheara forme une triple déesse avec la Cailleach Bolus et la Cailleach Corca Duibhna. On raconté que c’était elle qui relâchait les rivières, formait les montagnes et frappait son marteau sur l’herbe verte. On disait que la Cailleach possédait la capacité de se changer son apparence de vieille et laide sorcière en magnifique jeune fille. En Irlande, elle était également appelée la Sentainne Berri.

En Ecosse, la Cailleach est une vieille sorcière au visage bleu et représente les trois mois de l’hiver. Son règne  est interrompu par Brigit à Imbolc. A Beltane, la Cailleach cache son bâton sous un buisson de houx. Dans le jeu de Sibyl, qui est très similaire au jeu des Serpents et des Echelles auxquels s’amusent les enfants aujourd’hui, la Cailleach était le Dragon. On jouait à ce jeu sur une base saisonnière, décrivant la bataille que se livraient la Cailleach Bheara et Brigit.

Les Romains assimilèrent la Cailleach à l’une de leurs déesses nommée Junon. Plus tard, la Cailleach prit le nom de Nicnevin la « Mère Os » et on raconte qu’elle a été vue en train de voler dans les airs, suivie par une bande de démons durant  Samhain.

Dans le folklore mannois, la Cailleach Groarnagh était une « vieille femme de sortilèges » qui était associée au temps (météo). On disait que si Imbolc était une belle journée, elle sortirait pour se réchauffer, mais s’il faisait humide et gris elle resterait à l’intérieur. On attribue sa mauvaise humeur au fait qu’on l’ait poussée dans une crevasse de la montagne de Barrule, sur l’Île de Man, mais certains disent que c’est parce qu’elle a été jetée à la mer et qu’elle a du retourner jusqu’à la rive.

Selon The Yellow Book of Lecan (le livre jaune de Lecan), un manuscrit du XIVème, la Cailleach Bheara était également connue sous le nom de Bui ou Boi, un terme pour désigner la couleur jaune. standing-stone-bere-islandElle était issue d’un peuple connu sous le nom de Corcu Duibne. On racontait communément que les Corcu Duibne « ne doivent jamais se trouver sans une merveilleuse cailleach parmi eux. » La Cailleach Bheara avait cinquante enfants adoptifs à Beara, qui est une péninsule située à West Munster dans le comté de Cork. Les descendants de ses enfants devinrent de nombreux peuples et races. Elle eut sept périodes de jeunesse et ses partenaires moururent de vieillesse. Parmi ceux-là, on a reconnu Lugh comme l’un de ses premiers compagnons. Une histoire locale de l’Île de Bere (Beare) parle de deux vieilles mégères divisées par une dispute au-dessus des eaux. L’une se tenait sur la péninsule et l’autre sur l’île. Les deux vieilles se jetaient des bâtons et c’est ainsi qu’ils se transformèrent en pierres dressées au milieu de l’Île de Bere et près de Castletownbere.

ire-9Hags-Chair

Un récit de 1894 raconte que dans le comté de Meath se trouvent un ensemble de cairns à chambre, sur une colline connue sous le nom de Sliabh na Caillighe, qui veut dire “la Vieille Sorcière de la montagne” ou “la sorcière des collines” dans l’ancien langage. Elle est située près d’Oldcastle et Lough Crew. La vieille sorcière, dont le nom réel était inconnu du berger qui narrait l’histoire, avait apporté les pierres dans trois pleins tabliers pour les trois premiers cairns. Elle plaça une pierre pour s’en servir de chaise sur le sommet de la colline appelée Belrath. Aujourd’hui, cette pierre est appelée Chair Cairn (ndlt : on l’appelle plus exactement  « The  Chair  of the Hag » c’est-à-dire « Le  siège de la sorcière »). Cette pierre mesure 3 mètres de long et 2 mètres de haut, 60cm d’épaisseur et elle est creuse. La pierre est gravée de motifs en zig-zag et de cercles concentriques notables. Une grande quantité de quartz ont été brisés en petits morceaux et dispersés sur le sol autour et devant la pierre. On racontait que Cailleach plaça son siège ici afin de pouvoir regarder le paysage quand elle le désirait.  La sorcière aimait monter un poney et sauter de colline en colline. Un jour, la sorcière poussa le poney à galoper si rapidement qu’il chuta, et la monture et la cavalière furent tuées. La Cailleach dans cette histoire donne son nom à Bearhaven dans le comté de Cork.

Une autre histoire concernant le Chair Cairn explique comment la Cailleach arriva du Nord pour accomplir un exploit magique par lequel elle obtiendrait un grand pouvoir si elle réussissait. Elle remplit un grand tablier de pierres, en laissa tomber certains sur Carnbane cairnCarnbane et créa un cairn là-bas. Puis, elle sauta au sommet de Slievenacally, autrement connu sous le nom de Hag’s Hill (ndlt : Colline de la Sorcière), et laissa tomber un autre cairn. Une fois encore, elle sauta sur une autre colline et y déposa un autre cairn. Si elle parvenait à effectuer le dernier saut et à lâcher le dernier cairn, il lui serait accordé cette grande puissance qu’elle recherchait. Elle tenta de sauter mais glissa et tomba, se brisant le cou et ainsi se tua. La Cailleach fut ensuite enterrée dans les environs.

Il est possible que la Cailleach Bheara ait été à l’origine une princesse Espagnole nommée Beara. Il fut prophétisé qu’elle se rendrait une certaine nuit à la rivière Eibhear (ndlt : Eibhear = Ibériens ?)  et y découvrirait un saumon paré de vêtements colorés. Cette nuit-là, elle rencontrerait son futur époux. Tel que cela avait été prophétisé, cette nuit arriva et elle s’enfuit avec Eoghan Mo’r de Magh Nuadat pour se marier. Ils embarquèrent ensemble pour l’Irlande et à leur arrivée sur la côte Nord de la Baie de Bantry, Eoghan nomma la péninsule  d’après le nom de son épouse, Beara.

La Cailleach est également en vedette dans les mythes de souveraineté, comme celui que l’on trouve dans le récit des Neuf Otages (ndlt : je cite l’article de Wikipédia intitulé loathly lady : « On trouve la loathly lady dans Les Aventures des fils de Eochaid Mugmedón, dans lesquelles Niall Noigiallach (littéralement : « Niall aux neuf otages ») se révèle être le légitime « roi suprême d’Irlande » (Ard rí Érenn) en embrassant la dame. ») Niall et ses frères rencontrent une vieille femme qu’ils doivent embrasser et seuls  Niall et Fergus résistent à l’envie de la tuer parce qu’elle est hideuse. Fergus embrasse la vieille sorcière sur la joue et il reçoit en récompense la souveraineté de toute l’Irlande, puis la sorcière se transforme en une belle jeune femme. Un poème du Xème siècle décrit la Cailleach comme une vieille femme frêle qui s’est retirée dans un couvent et qui se remémore sa vie de bien-aimée des rois.  On pense qu’il s’agit d’une réécriture chrétienne d’un mythe de souveraineté. Il faut noter également que les Anglais ont pour habitude de traduire cailleach comme s’il s’agissait d’un synonyme pour nonne.

Il existe encore une autre histoire qui est racontée à propos de la Cailleach dans la région de Slyne Head. On dit qu’elle était en mer avec ses enfants et qu’ils étaient transis dans la froide obscurité. Le froid les glaçait jusqu’à la moelle. La Cailleach expliqua alors aux enfants qu’ils pouvaient se réchauffer en écopant la mer dans et hors de leur bateau. En faisant cela, les enfants furent capables de se réchauffer jusqu’au matin.

Dans le folklore d’Irlande et d’Ecosse, cailleach était un terme utilisé pour la dernière gerbe de la moisson. Divers choses étaient faites avec la dernière gerbe en fonction de l’endroit. Parmi les traditions les plus populaires : nourrir le bétail avec la gerbe, la semer ou la secouer dans les champs,  ou bien la garder tout au long des mois d’hiver. Les jeunes filles rechignaient souvent à nouer la dernière gerbe par peur de n’être jamais épousée. En Ecosse, une tradition folklorique consistait à nouer la cailleach avec un ruban et la suspendre à un clou jusqu’au printemps. Sur l’Île de Lewis, ils prenaient la cailleach et remplissez son tablier de fromage, de pain et d’une faucille .  Bien que l’on fasse référence à sa beauté, elle est également décrite comme possédant un œil au milieu de son visage bleu-noir, avec dents rouges et de cheveux emmêlés. Elle contrôlait les saisons et le temps (météo).

La Cailleach Bheur des Highlands, en Ecosse, est une vieille sorcière au visage bleue qui personnifie l’hiver – et c’est l’un des cas les plus manifestes d’une créature surnaturelle  qui était autrefois une déesse primitive parmi les anciens Celtes, et avant eux, les Fomorians. Sa personnalité a de nombreuses facettes dont la ressemblance est assez frappante avec la Déesse Grecque Artémis. A première vue, elle semble être la personnification de l’hiver. Elle est appelée fille de Grainne, ou le Soleil d’Hiver.

Il y avait deux Soleils dans le calendrier Celtique Ancien – le Grand Soleil, qui brille du Temps de La Baal (ou Veille de Beltane) à Samhain, et le Petit Soleil qui brille de Samhain à Beltane.

La Cailleach renaissait à chaque Samhain et allait frapper la Terre d’un grand coup pour anéantir la croissance et ensuite faire tomber la neige. A la Veille de Beltane, elle jetait son bâton  sous un houx ou un buisson d’ajoncs, car tout deux sont ses plantes, et se changeait en pierre grise ; pour cette raison, les menhirs solitaires lui sont sacrés.

Dans certains contes, elle ne se transforme pas en pierre mais apparaît plutôt dans la maison où se trouvent les fiana (ndlt : selon le dictionnaire d’ Ó Dónaill, on écrit Fianna avec deux « n », les Fianna ou la Fiann : Fianna Fhinn ; na Fianna : une troupe de guerriers légendaires de  Fionn Mac Cumhaill), elle demande l’autorisation de se réchauffer auprès du feu [ndlt : la suite du texte passe ensuite au singulier, après quelques recherches sur le net, j’ai trouvé le passage manquant : Gionn et Oisin le lui refusent, mais Diarmuid plaide son cas, en insistant sur le fait qu’elle soit autorisée à rester. Gionn et Oisin acceptent à contrecœur. Plus tard, au cours de la même nuit] lorsqu’elle se glisse dans son lit, il  ne la repousse pas, il forme juste un pli de couverture entre eux. Après un moment, il a un « sursaut de surprise » car elle s’est transformée en la plus belle des femmes qu’un homme ait jamais vu. [Ndlt : dans l’autre version qui m’a permis de compléter celle-ci, elle ne se transforme pas en belle jeune femme mais est touchée par le geste de Diarmud, elle en éprouve gratitude et loyauté et le soutiendra lorsqu’il aura un réel besoin d’une aide divine.] Ainsi, il semblerait que la Cailleach représentait à la fois une déesse de l’hiver et de l’été.

Elle était l’esprit gardien d’un certain nombre d’animaux. Les cerfs étaient les premiers à avoir ce privilège. Ils sont son troupeau, elle les rassemble, les traie et leur accorde souvent protection contre les chasseurs. Les pourceaux, les chèvres sauvages, le bétail sauvage et les loups étaient également ses créatures. Sous un autre aspect, elle est une déesse de la pêche, aussi bien que la gardienne des puits et des ruisseaux. On l’appelle également en mannois (ndlt : langue gaélique de l’Île de Man) la Caillagh-ny-Groamagh.

Cailleach
She with the all knowing eye of two faces
One of royal blue and youth
Beautiful and desirable
Giving birth to a nation
Our mother who nurtures us
Cradling us to her bosom
She with the all knowing eye of two faces
One of deepest black and knowledge
Withered, aged, older than time
Standing guard over her people
Guiding them back to her ancient womb
She with the all knowing eye of two faces
Mother and Crone
With us at the beginning and at the end
She with the all knowing eye of two faces
Sees all injustice
A quick and swift warrior is she
Do not fear the unleashing of her power
She with the all knowing eye of two faces
Teaches through destruction
To renew the life process
She with the all knowing eye of two faces Cailleach
(c) 1999 Casey Scathach Aje
_________________________________________________________

Traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

En réalisant cette traduction, j’ai effectué quelques recherches sur le net et je suis tombée sur ces documents. Certains semblent être des sources dans lesquelles Bendis a puisé pour rédiger cet article  :

Idho [Ogham Twigs]

idho

Idho

• Âge ~ Mémoire.
• Le plus vieux des bois, le plus beau des anciens, énergie d’un  infirme, le plus ratatiné des arbres, la plus agréable des  croissances, épée.
• Couleur ~ irfind ~ très blanc.
• Arbre ~ iur, ibar ~ if, crann soirb ~ sorbier domestique ou  cormier, edeand ~ lierre, aiteal ~ genévrier.
• Oiseau ~ illat ~ aigle.
• Note ~ fa.
• Planète ~ Saturne.

Demandez-vous : Comment le passé a fait de moi ce que je suis ?

Associations : ancêtres, tradition, survivance, réincarnation, vieillissement.

Époque : Solstice d’hiver

Guérison : pour prolonger la vie au-delà des portes de la mort.

Messages/Utilisations : le test de confiance, le passage final du matiériel et du mortel, la croissance à travers le sacrifice, entrée qui
mène à de nouveaux départs.

Chant d’Amergin :

« Je suis la tombe de chaque espoir
Qui, si ce n’est moi, connaît les secrets
du dolmen en pierre brute ? »

Interprétation : C’est l’essence du soi, celui qui est hérité du passé ancestral. C’est la racine éternelle du soi. C’est l’ultime mesure du passage de l’âme de la vie à la vie. Idho renvoie à la transformation d’un état à un autre ou d’une sorte de mouvement. Elle peut être pleine d’inconfort et d’un sentiment de perte. Il y a une forte probabilité pour que la lettre Idho indique soit l’ignorance d’une certaine transformation à venir, soit l’imminence d’une transformation. Le principal challenge réside dans le sentiment profond de perte ou de tristesse. Ce chagrin doit être surmonté avant de pouvoir être pleinement compris. Gardez à l’esprit que la naissance suit toujours la mort dans le cycle sans fin de la création.

[Ogham twigs] Tinne, le houx

Extrait de Ogham Twigs par Deanne Quarrie (Bendis)

Traduction : Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis

tinne

Tinne

Huitième Consonne

  • Lingot ~ Maîtrise
  • Le tiers d’une roue, feux du charbon, le tiers d’une arme, aujourd’hui
  • Couleur ~ temen ~ gris sombre
  • Arbre ~ cuileann ~ houx ~ trom ~ sureau
  • Oiseau ~ truith ~ étourneau
  • Note ~ e
  • Planète ~ Soleil

Demandez-vous : Comment exprimer ma créativité ? Quels sont les sentiments que j’associe au travail et à la prospérité ?

Associations : force créatrice, compétence technique, richesse ou argent.

Guérison : contre les fièvres et pour la médecine préventive.

Messages/Utilisations : invulnérabilité, protection préventive, vigilance, bon augure, voyage.

Chant d’Amergin :

« Je suis une flèche décochée pour la bataille, »

Interprétation : Tinne est un symbole de revanche ou de vengeance à propos d’une injustice commise envers quelqu’un. En tant que symbole de parfait équilibre, c’est cette force qui réparera une injustice. Le houx est un symbole de justice. Tinne indique un équilibre trouvé et une capacité à unifier les deux aspects d’un même problème. Vous êtes inébranlable dans l’adversité, vous demeurez verdoyant et plein de vitalité dans la rigueur de l’hiver. Des questions juridiques ou financières peuvent survenir. Le challenge du houx concerne un manque de but. Peut-être existe-t-il un besoin d’acquérir davantage de savoir, et plus certainement la nécessité de bien communiquer vos idées et efficacement.

[Ogham twigs] Saille, le Saule

Extrait de Ogham Twigs par Deanne Quarrie (Bendis)

Traduction : Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis

saille

Saille

5ème consonne
Saule ~ flux
Teinte de l’absence de vie ~ Activité des Abeilles
Début du miel
Couleur ~ sodath ~ joliment coloré
Arbre ~ saille ~ Saule
Oiseau ~ seg ~ faucon
Note ~ b
Planète ~ Lune

Demandez-vous : Suis-je en train de résister au courant (flux) dans ma vie ? De quelle façon ? Suis-je en train de prêter attention au monde autour de moi ?

Associations : les ancêtres eux-mêmes, messages des ancêtres, la mort, le temps, les marées, impureté, miel et hydromel.

Guérison : contre les fièvres et les maux de tête.

Messages/Utilisations : divination du futur, purification en tant que préparation, chercher de nouveaux horizons.

Chant d’Amergin :  « Je suis un faucon sur une falaise. »

Interprétation : Saille est un symbole d’intuition, d’imagination et parfois de tromperie. Il est le déploiement des pouvoirs psychiques. Le Saule est le don de la ruse, de l’utilisation habile et subtile des pouvoirs mentaux pour atteindre vos objectifs. Saille peut indiquer qu’il y a peut-être des forces invisibles ou un danger qui vous attendent, vous ou ceux que vous aimez. Vous avez quelque chose à apprendre d’une personne invisible ou inconnue, probablement une femme. Cette leçon peut être désagréable mais elle sera d’un grand bénéfice. Vous êtes invité à rechercher les forces cachées dans votre vie. Le défi du Saule réside dans la tendance à ignorer l’inconscient, les aspects cachés de la personnalité. Vous pouvez être ignorant d’un aspect important de vous-même.

[Ogham twigs] Beth

Extrait de Ogham Twigs par Deanne Quarrie (Bendis)

Traduction : Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis

beth

 

Beth

Première consonne
Bouleau ~ Purification
Tronc Délavé, Cheveux Blonds ~ l’écorché le plus « argenté »
La beauté des sourcils
Couleur ~ ban ~ Le blanc
Arbre ~ Beth ~ Bouleau
Oiseau ~ besan ~ Faisan
Note ~ e
Planète ~ Hygie

Demandez-vous : Comment vais-je me préparer à ma vie ? Ai-je besoin de discipline, et dans quels domaines ?

Associations : protection spirituelle, origines, sources, écriture, éloquence, créativité, déités.

Guérison : la panacée pour toutes les maladies de la peau et des articulations.

Messages/Utilisations : magie de la forêt, travailler sur l’autorité intérieure, l’auto-discipline, l’autorité d’une reine, la retenue.

Chant d’Amergin :

“I am a stag of seven tines,
I am an ox in strength”

Interprétation : Beth est associé aux commencements, à la création et à la naissance des gens et des choses. L’effet énergisant et revitalisant de ce pouvoir nourrit l’aspect protecteur du bouleau. Il possède le pouvoir de « chasser » les influences mauvaises ou corruptrices par les moyens de son éternelle force vitale. Le bouleau indique la guérison par la discipline. La clarté est requise. Le bouleau vous dit de mettre en œuvre le bon et le nouveau et d’élaguer sans remords le mauvais et le vieux. En vous résident une grande force et une grande ténacité. Il y a peut-être des choix à faire. Le bouleau est un arbre qui porte grande chance et il est un symbole général de bonne fortune. Cependant, le bouleau nous met au défi nécessaire de faire face aux changements constants et à la perte des choses familières tandis que le temps passe. Vous devez apprendre à avoir confiance et à perdre cette peur de l’inconnu.

Ailm, le sapin argenté [The Blue Roebuck]

Article original paru sur « The Blue Roebuck »
Traduction : Siduri

Ailm  (AHL-m), le sapin argenté, le pin sylvestre

Ailm

Silver Fir

Saison : 1ère saison – Solstice d’Hiver

Hand
Place sur la main : sur la paume, sous le pouce
Couleur : Alad – couleur pie

Lapwing
Oiseau : Aidhircleog, le vanneau
Déesse : Druantia, reine des Druides
Symboles : les choses cachées
Planètes : Lune, l’astéroïde Astrée
Métal : argent

Horse
Animal : le cheval
Message : perspicacité, jour de libération, leadership
Signification de l’ogham-mot  : cri, le plus fort des grognements, début de réponse, début d’un appel

« Je suis le tombeau de tout espoir.
Je suis un enfant ; qui d’autre que moi observe depuis l’arche brut du dolmen ? »

L’arbre connu comme « sapin » dans l’Ogham est en fait le pin sylvestre, le seul conifère d’envergure natif des îles britanniques. Cet arbre impressionnant peut grandir jusqu’à 30 mètres. Des forêts de pin couvraient une bonne partie de l’Ecosse par le passé.

C’est peut-être la présence impressionnante d’Ailm, ainsi que sa longue vie, qui sont les raisons de son association avec le leadership. Nous retrouvons cette vision dans l’hommage de Walter Scott au chef de clan, dans « La Dame du Lac » (utilisé actuellement comme chanson thématique pour le Président des États-Unis) :

« Salut au chef qui avance triomphalement ! Puisse le Pin éternellement vert être honoré et béni ! Puisse être longue la vie de l’arbre, dans son étendant étincelant. Fleuris, giron et grâce de notre lignée ! »

Les significations de l’ogham-mot Ailm semblent référer spécifiquement au son de la lettre, A. Ailm veut dire « un cri de douleur ou d’émerveillement ». Nous crions « aaaaah! » en signe de détresse, nous respirons « ah ! » dans la crainte, et nous crions « aha ! » lorsque les pièces d’un puzzle finissent par s’assembler.

Choisissez Ailm comme emblême si vous rechercher la perspicacité – le fameux moment « aha ! » où l’on comprend la signification de quelque chose qui baignait jusqu’alors dans la confusion. Ailm renferme la promesse d’un tel moment d’illumination. Il rappelle aussi qu’il s’agit seulement d’un début de réponses.

Le sapin est le premier arbre de l’année, qui tombe le jour du solstice d’hiver. C’est un arbre de la déesse, sacré pour Artémis, déesse de la lune. Sa forme triangulaire représente la trinité de la Déesse. Elle symbolise la force du soleil, la source de vie. Ailm peut aussi correspondre au sapin baumier [ndlt : en Amérique du Nord notamment] ; ses « arbres-soeurs » sont l’if et le pin sylvestre. En hébreu, on l’appelle Tamar, évoquant Ishtar [ndlt : d’après mes recherches, Tamar signifie « palmier »… je me permets d’émettre un doute sur cette affirmation, libre à vous d’en tenir compte ou non].

Le sapin argenté est associé à la lune et à la planète Jupiter. Ses couleurs sont la couleur pie et le bleu pâle. Ses oiseaux sont l’aigle et le vanneau, et son animal, la vache rousse. Ses pierres sont la tourmaline et l’ambre – et c’est un arbre aux qualités féminines. Cet arbre rappelle le triple aspect de la Déesse dans le folklore celtique, et offre apprentissage, choix et progrès. Il est sacré pour de nombreuses déesses : Artémis (protectrice de l’accouchement), Diana et Druantia entre autres. Il est aussi associé aux Dieux Osiris et Attis, qui furent tous deux incarnés dans des pins/sapins.

On peut utiliser le sapin en magie : pour le pouvoir, la perspicacité, le progrès, la protection, le changement, la renaissance féminine et la naissance.

Le sapin argenté et l’if sont des « arbres-soeurs » qui se tiennent l’un à côté de l’autre dans le cercle de l’année. Leur aspect est presque identique. Néanmoins, l’if est connu comme l’arbre de la mort et le sapin argenté comme l’arbre de la vie et de la résurrection.

Les druides utilisaient le sapin, le considérant comme un arbre d’espoir [ndlt : on en sait des choses sur les druides… Bref !]. On pourra utiliser son bois pour la transformation, le changement, d’autant plus que cet arbre nous offre une perception claire du présent comme du futur. Des morceaux d’écorce peuvent être utilisés dans de l’encens, et le bois peut servir à fabriquer des instruments de musique. Brûler des aiguilles ou balayer à l’aide d’une branche qui aura été bénie autour du lit protégera un nouveau né et sa mère. En Écosse, dans la région de l’Orkney, la mère et l’enfant sont purifiés par le passage circulaire d’une bougie constituée de sapin trois fois autour du lit. Pour une « sorcière météo » [ndlt : « weather witch »] les pommes du sapin servent à annoncer un temps humide ou une saison sèche. Des charmes faits à partir de sapin peuvent être donnés à des amis sur le départ pour leur porter chance. Par son apparence (et dans son usage ancien) il est l’arbre incarnant Yule par excellence. Ses branches peuvent être utilisées comme décorations et apporteront la protection à la maison et à ses occupants.

Le sapin est considéré par beaucoup comme arbre annonçant la naissance ou le début de nouvelles choses. Il se tient en tête de la série de voyelles dans le système des Oghams, tandis que l’if, considéré comme l’arbre de la mort, se tient à la fin de cette série. C’est un arbre de régénération. Lorsqu’il est coupé, et semble mort, ses racines donnent naissance à de nouvelles tiges. Son bois résineux produit une flamme tenace et purifiante, utilisée dans des cérémonies celtiques de naissance et de mort. Elle symbole la lumière croissante du soleil ressuscité au moment du solstice d’hiver et qui émerge de l’ombre.

Le sapin indique la renaissance : la transformation d’un état de faiblesse vers un état de force. C’est une force brute, pleine de santé et de vigueur. Un état élevé, qui offre une nouvelle perspective pleine d’objectivité et de sagesse née de cette objectivité. Le sapin marque le début du chemin vers la vérité et la vie. Emprunter ce chemin implique également d’en garder le secret.

Ailm annonce l’arrivée imminente d’une renaissance : une grande transformation pour le mieux, au cours de laquelle objectivité, savoir et capacité au leadership seront acquis. Il sera peut-être possible de voir un vieux challenge d’un nouveau point de vue, ou d’exercer une certaine maîtrise dans un futur proche. Cet Ogham implique également le besoin de cacher ces nouveaux départs. Les premières phases d’un nouveau projet, d’un nouveau chemin doivent rester dans le secret pour ne pas être perturbées. Une nouvelle direction créative est susceptible d’influencer les choses. En plus d’apprendre la discrétion, il faudra peut-être apprendre du passé. Attention aux choix. […] Vous serez peut-être appelé à diriger, mais ce challenge peut se montrer douloureux si vous n’est pas capable de l’entreprendre avec maturité complète et objectivité.

Peut-être que la renaissance sera entravée par quelques obstacles. Cela peut être le cas si ce qui doit rester caché est révélé avant que ce soit le moment. Gardez, protégez ce qui se présente à vous. Attendez le bon moment pour le révéler.

[…]

Note personnelle – il existe une certaine confusion concernant le placement d’Ailm, d’Idho, et du « jour supplémentaire ». Dans « la Déesse Blanche », Graves évoque Ailm comme s’il se trouvait associé au jour du Solstice d’Hiver, mais dit de lui, plus loin, qu’il correspond au jour de la naissance de l’enfant divin, le « jour supplémentaire ». Puis, lorsqu’il aborde Idho, il dit que ce dernier est à situer la veillée du Solstice d’Hiver. Dans ma propre expérience et pratique, j’ai finalement décidé, et ceci est basé sur mon point de vue uniquement, de placer Idho la veille du Solstice d’Hiver et Ailm le jour du Solstice d’Hiver, tandis que le Gui occupe le « jour supplémentaire », qui est lui aussi un jour spécial.

Annym Billagh Healing with the Tree Ogham

abAnnym Billagh est un ancien système de guérison qui a pour origine ma voie ancestrale dont les racines se trouvent dans les Îles Britanniques, l’Île de Man. Il est possible que les Druides, en particulier les Bandrui, les femmes qui servaient le peuple en tant que prophétesses, guérisseuses et sages, utilisaient quelque chose de similaire. Evidemment, druidiques ou non, les techniques pour tirer l’énergie de la Terre, du Ciel et de la Mer sont aussi anciennes que nous le sommes en tant que peuple. Elles sont basées sur le savoir que nous ne formons qu’UN, vivant dans un monde où nous sommes soutenus par la Terre sous nos pieds, par la Mer d’où provient toutes vies, et par le Ciel, source de notre souffle, inspirés par le Feu de l’inspiration, bénis par tout ce qui est Divin.

Annym Billagh Healing with the Tree Ogham by Deanne Quarrie

(Attention, tous les liens sont privés)

  • Annym Billagh
  • L’Ogham en tant qu’Outil Spirituel
  • Connexion à la « Famille »
  • Les Chaudrons en tant que Centres du Soi
  • Méditation pour Réchauffer et Remplir les Trois Chaudrons
  • Symboles pour l’Activation
  • Favoriser une guérison pour vous-même
  • Favoriser une guérison pour autrui
  • Beth
  • Luis
  • Nion
  • Fearn
  • Saille
  • Huath
  • Duir
  • Tinne
  • Coll
  • Quert
  • Muin
  • Gort
  • Ngetal
  • Straif
  • Ruis
  • Ailm
  • Onn
  • Ura
  • Eabhadh
  • Oir
  • Uinliean
  • Phagos
  • Ifin et Eamhancholl
  • Apprendre à connaitre votre « famille »
  • Travailler avec les Pierres et les Cristaux
  • D’autres Techniques de Guérison plus avancées
  • Une note à propos des Quintessences Florales
  • Les Quintessences Florales dans ce livre
  • Exemple de Questionnaire pour des Clients
  • Bibliographie

The Tree Mothers : Living Wisdom of the Ogham Trees

mut danu« Les Esprits-Mères des Arbres : vivre la sagesse de l’Ogham des arbres » est un livre pionnier dans l’étude de la Sorcellerie Druidique, unissant les mondes de l’Ogham des Arbres, le Culte de la Nature, Faerie Faith (ndlt : littéralement la croyance en les fées, c’est aussi une tradition) et la Spiritualité de la Déesse en parfaite harmonie. Pour réadapter l’ancienne et mythique tradition à la vie moderne, « The Tree Mothers » présente la voie qui permet de créer une relation avec les Arbres vivants et leurs Esprits – les dryades, tout en vous offrant les outils spirituels vitaux pour découvrir votre soi authentique dans ce monde-ci et l’Autremonde. The Tree Mothers vous emmène dans un voyage qui s’étend sur la roue de l’année et vous conduit au fin fond des Bosquets des Anciens. Vous apprendrez à vivre et expérimenter les Arbres Sacrés de l’Ogham Celtique, mais aussi à incarner les énergies des énigmatiques déités solaires et lunaires. Enracinés entre le Ciel et la Terre, les Esprits-Mères des Arbres sont les messagers désireux de partager leur savoir intemporel. Puisant leur sagesse dans les mondes du dessus et du dessous, ils sont les piliers centraux de la Vie, et ils ont beaucoup de magie à partager.

The Tree Mothers : Living Wisdom of the Ogham Trees by Mut Danu

From the Branch, The Ogham for Spiritual Growth

L’Ogham pour le Développement Spirituel.

from the branchJe souhaite à travers ce livre vous donner quelques idées de ce qu’est l’ogham, et comment moi (et d’autres) l’utilisons en tant qu’outil spirituel. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas sur l’Ogham. Nous ne savons pas avec certitude si l’ogham a jamais été utilisé pour la divination. Et en fin de compte, nous ne savons pas si les lettres ont jamais été utilisées pour désigner les cycles lunaires. Ce que l’on sait, c’est qu’il y a beaucoup d’oghams : les lettres elles-mêmes, l’ogham des oiseaux, l’ogham des arbres, etc. Les lettres étant des symboles pour certains mots, non pas pour tous les arbres comme la plupart le pense aujourd’hui. Ce que nous possédons, c’est un système qui utilise une combinaison de plusieurs oghams qui n’est pas nécessairement correcte historiquement mais qui fonctionne pour nous en tant qu’outil d’apprentissage. Ce livre traite de ces enseignements sous la forme d’une structure de l’année lunaire.

From the Branch, The Ogham for Spiritual Growth by Deanne Quarrie

Table des Matières (Attention, tous les liens sont privés)

Ogham twigs

Ogham Twigs par Deanne Quarrie

Ce livret contient les instructions complètes pour la création de votre propre jeu d’Ogham. Un outil à utiliser pour la divination, ainsi que pour en apprendre davantage sur l’Ogham. Vous pouvez fabriquer votre propre jeu comme vous le souhaitez, avec des bâtonnets de glace ou des abaisse-langue, ou bien créer un jeu comme celui de la couverture, en récoltant du bois de chaque arbre, ou d’arbres de votre région. Laissez votre imagination être votre guide. Puisse la sagesse des Anciens Dieux être votre inspiration.

Ogham Twigs par Deanne Quarrie (Bendis)

(Tous les liens sont privés)

La version PDF est disponible, les membres du coven peuvent la demander à Fleur de Sureau