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Les Arbres et la divination

Les Arbres
Par Nancy Vedder-Shults, Ph.D. Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis. L’article original provient du site Matrifocus.

Hêtre
Hêtre

De nombreux peuples du monde entier considèrent les arbres comme sacrés. En Orient, les yakshas (anciennes divinités de la terre associées aux arbres) constituaient un symbolisme important au sein de l’Hindouisme et du Bouddhisme. Les Mésopotamiens dans l’antiquité associaient l’arbre sacré à la Déesse Inanna et celle qui lui succéda Ishtar, et ce symbole nous est finalement parvenu à travers la Bible, sous le nom d’arbre de vie. Les anciens Hébreux vénéraient la Déesse Ashérah, sous la forme d’un arbre sacré. Et dans la tradition germanique, nous trouvons l’arbre du monde Yggdrasil, tandis que les Celtes considéraient tous les arbres comme sacrés. En fait, la superstition de « toucher du bois » nous vient probablement des Celtes, puisqu’ils touchaient les arbres avec révérence pour qu’ils leur apportent sagesse, protection et la chance que nous attendons en touchant la table la plus proche.

Dans ce contexte, il ne devrait pas être surprenant de découvrir que les arbres offrent une merveilleuse source d’oracles. En fait, la dendromancie était une ancienne forme de divination utilisant soit un chêne, soit du gui. A Dodone, dans le nord-ouest de la Grèce, un Grand Chêne devint célèbre pour chuchoter les réponses  aux anciens requérants qui l’approchaient,  en quête de divination. Et la Bible raconte que David écouta un bosquet de mûriers pour connaître le signal afin d’attaquer les Philistins (Samuel 5: 20 – 25).

Tree Hugging (Serrer un arbre dans nos bras)

Prenez dans vos bras votre arbre préféré ou communiez avec lui, discernez la réponse à votre question.

Près d’un arbre • En tout temps • Debout • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Un arbre

Ma divination préférée par les arbres débute en me liant d’amitié avec un arbre qui pousse près de ma maison. Bien que la plupart des arbres fassent bon accueil à nos questions, une relation suivie rendra l’arbre plus enclin à répondre à nos besoins de divination. Un jour, j’ai découvert que lorsque j’avais serré dans mes bras mes arbres préférés un certain nombre de fois, ils me saluaient dès lors comme une vieille amie. Pour cultiver une telle amitié, je laisse également une offrande de feuilles de tabac, quelque chose que l’arbre semble apprécier.

Puisque les peuples ont attribué à diverses essences d’arbre, différentes associations, j’ai toujours choisi un arbre divinatoire en fonction du type de problème lié à ma question. A la fin de cet article, vous trouverez une liste des « Associations Communes des Essences d’Arbre » qui vous donneront quelques idées sur comment choisir l’arbre approprié à votre oracle.

Lorsque je pratique une divination en enlaçant un arbre, je commence habituellement par chanter pour l’arbre. Ma chanson favorite dans ce but s’intitule « Green God» (Dieu Vert) et a été composée par Donald Engstrom. C’est ce que j’appelle « une chanson zip » parce que vous pouvez zipper l’arbre que vous invoquez et la ou les qualités qu’il représente. Je l’ai enregistrée sur mon CD Singing the Promise [1] si vous désirez l’écouter. En voici les paroles :

“Green God, oak (or maple, etc.) God,
Sacred God of (insert quality associated with the tree),
Hey ho, hey ho,
Come unto me,
I beseech thee.”

« Dieu Vert, Dieu chêne (ou érable, etc.),
Dieu Sacré de (insérez la qualité associée à l’arbre),
Hey ho, hey ho,
Viens à moi,
Je t’en prie. »

Vous pouvez également commencer par le fameux couplet de Joyce Kilmer, « I think that I might never see / A poem lovely as a tree » (Je crois que jamais je ne pourrais voir / Un poème charmant comme un arbre.)

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez votre arbre divinatoire.
  3. Ancrez et centrez-vous près de l’arbre.
  4. Saluez l’arbre par une chanson, un poème ou simplement en disant, « Salut. »
  5. Étreignez l’arbre. Pressez votre front contre son écorce puis posez-lui votre question en esprit.
  6. Écoutez attentivement pour recevoir une réponse, pendant 10 minutes au plus.
  7. Interprétez le résultat, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Mon expérience

L’expérience avec mes arbres favoris du voisinage a été très positive. J’associe les érables à la pratique magique et presque à chaque fois que je me promène sous le vieil érable argenté près de la maison, je lui pose une question pour laquelle il a une réponse immédiate. Lorsque j’étais malade, j’ai souvent visité le cèdre à proximité et quand j’avais besoin de conseil spirituel, un vieux frêne m’y aidait. Mais mon arbre préféré est un grand sycomore à proximité du parc, sous lequel je m’asseyais souvent pour écrire. A plusieurs reprises, j’y ai vécu des synchronicités. Ce n’était pas juste l’ombre de sa canopée qui m’avait attirée sous cet arbre, mais également le fait que les sycomores sont associés à la réceptivité et à la communication, deux des éléments les plus importants du travail d’écriture.

Lorsque j’avais une question divinatoire, j’écoutais habituellement la réponse de l’arbre en moi avec ma propre voix, mais parfois elle venait comme un fruit qui tombe, une brindille ou une feuille. Et d’autres fois, pendant que j’attendais, quelque chose attirait mon attention alors que je serrais dans mes bras l’arbre oraculaire. J’ai découvert que, lorsque je m’ouvrais à l’univers, celui-ci répondait.

Les Qualités des Arbres

Promenez-vous dans les bois ou dans un parc jusqu’à ce que vous vous sentiez attiré par un arbre en particulier ; puis identifiez son essence et laissez ses qualités symboliques répondre à votre question.

Un parc ou une forêt • En journée • Promenade • Mouvement & Symboles

Outils et Ingrédients :

• Un espace naturel avec des arbres ;

• « Tree Finder : A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves » (un manuel pour identifier les arbres par leurs feuilles) [2] ou un livre similaire, si vous ne parvenez pas à différencier plusieurs types d’arbres.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez l’espace naturel où vous voulez vous promener.
  3. Ancrez et centrez-vous dans cet espace naturel.
  4. Focalisez votre esprit sur votre question tandis que vous vous promenez.
  5. Laissez-vous attirer par un arbre particulier.
  6. Identifiez l’arbre.
  7. Si vous ne pouvez faire aucune association directe avec l’arbre, cherchez les qualités qu’il incarne typiquement dans la liste des Associations Communes des Arbres.
  8. Interprétez votre oracle, peut-être avec l’aide de la libre association d’idées.

Mon expérience :

Je sais reconnaître de nombreuses essences d’arbre. Ce qui fait que je dois prendre soin de suivre mon intuition sans tenter d’identifier les arbres qui m’entourent quand je me promène. Sans quoi je fausserais le résultat de ce type d’oracle.

Toucher les brindilles

Méditez sur la texture d’une brindille ramassée par terre, jusqu’à ce qu’une réponse vous vienne.

N’importe où • En tout temps • Assis • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Une brindille

Si les oracles sensoriels fonctionnent pour vous, cette troisième divination par les arbres peut vous offrir une clairvoyance particulière. La texture rugueuse ou douce de la brindille que vous tenez, vous évoquera certaines qualités. En fait, si cette méthode oraculaire vous parle, vous pouvez créer des baguettes ou bâtons d’une ou plusieurs essences d’arbres afin d’éveiller certaines énergies ou capacités que vous souhaitez cultiver. De nombreuses générations de mystiques et chamanes ont utilisé de tels bâtons à des fins magiques. Bien sûr, si vous ne trouvez pas de brindille, vous pouvez également toucher une porte en bois ou vous asseoir sur une chaise en bois.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Choisissez une brindille, une baguette ou un bâton avec lequel communier.
  3. Ancrez et centrez-vous tandis que vous tenez la brindille, la baguette ou le bâton.
  4. Communiquez votre question mentalement à votre brindille.
  5. Méditez sur la texture de la brindille pendant 10 minutes.
  6. Interprétez votre oracle, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Les Arbres : leurs Associations Communes [3]

Associations communes qui s’appliquent seulement à une culture spécifique et librement. Si cela ne résonne pas en vous, utilisez vos propres symboliques.

Aubépine. Arbre sacré pour les fées, fertilité, créativité, nettoyage, patience

Bouleau. Arbre sacrée de la Déesse, nouveaux commencements, besoin d’équilibre, nettoyage.

Caryer. Persistance, endurance, force, flexibilité

Cèdre. Nettoyage, guérison, purification, protection

Cerisier. Vie, naissance, nouveaux éveils, renaissance, l’arbre du Phénix

Chêne. Force, endurance, énergie yang, une porte sur les mystères

Citronnier. Nettoyage, équilibrer l’aura, clarté de pensée, invitation aux esprits-guides protecteurs et maîtres

Cyprès. Arbre du monde-d’en-bas, faire face à ses peurs, énergies féminines primales, exploration du sacrifice

Épicéa. Yule, détoxifiant, guérison, faire confiance à son intuition, stimulation des rêves, calme

Érable. Expression concrète de la voyance, équilibre du yin et yang, éveil de l’intuition

Eucalyptus. Guérison, protection, apaisant, exploration des rêves

Figuier. Arbre sacré du Bouddha (arbre Bodhi), illumination, perception intuitive, abondance

Frêne. Sacrifice pour une sagesse plus grande, sensibilité, force, protection, connexion aux mondes intérieur et extérieur

Hêtre. Connaissance du passé, pouvoir des mots, expression de soi, tolérance.

Lilas. Beauté, équilibre entre l’intellect et l’âme, lien fort avec les esprits de la nature, guérison

Noisetier. Stimulation des énergies créatrices, magie exceptionnelle, transformation, sagesse cachée, radiesthésie

Noyer. Aide aux transitions, pouvoir de renaissance, initiation, liberté d’esprit, sagesse cachée

Olivier. Arbre de la paix, force intérieure, rajeunissement

Oranger. Douceur, sensibilité, développer la projection astrale, nettoyage, calme dans un contexte tendu

Orme. Arbre de l’intuition, arbre du conseil, majesté, magie elfique, force

Palmier. Calme, protection, célébration, le passé comme part du présent

Pêcher. Sensualité, réactivation des forces de vie, longévité, stimulation des énergies artistiques

Peuplier. Manifestation de rêves personnels, surmonter des peurs personnelles, endurance face aux épreuves

Pin. Protection émotionnelle, apaisant, mysticisme de Mithra & Dionysos, sensibilité médiumnique, soulagement de la douleur

Pommier. Bonheur, un choix à faire, magie (spécialement celle du royaume de Féerie), jeunesse, beauté, Jardin d’Eden

Saule. Flexibilité, chagrin, magie de la lune et de l’eau, rêves, liens avec des Dieux et Déesses, en particulier Brigid et Orphée, clairaudience, éveil des énergies féminines, intuition, radiesthésie

Séquoia. Percevoir le sacré, vieille âme, perspective sur la vie, activation des chakras du 3ème œil et couronne, protection

Sorbier. Maîtrise sensorielle, protection, nettoyage, renforcer l’aura, radiesthésie, développement de notre jugement, lien fort avec le royaume de Féerie

Sureau. L’arbre de la religion Celtique, fin d’un cycle, régénération, renaissance du royaume de Féerie.

Sycomore. Arbre sacré de l’Égypte Antique, arbre d’Hathor, amour, communication, réceptivité, nourriture, connexion avec la Nature, abondance, fantômes

Tilleul. Esprit mystique, poursuite des rêves personnels, beauté, joie

Tremble. Chuchotement, surmonter des doutes, des peurs, malentendus, résurrection

Notes :

[1] Disponible sur mon site web Mama’s Minstrel ou chez the Covenant of Unitarian Universalist Pagans.

[2] May Theilgaard Watts, Tree Finder: A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves (Rochester, NY: Nature Study Guild, 1991). Vous pouvez acheter ce petit livret pour $3.95 auprès de Nature Study Guild, Box 10489, Rochester, NY 14610.

[3] Cette liste a été compilée à partir de ma propre expérience ainsi que d’un certain nombre de livres, en particulier celui de Ted Andrews, Nature-Speak: Signs, Omens and Messages in Nature (Jackson, TN: Dragonhawk Publishing, 2004). J’ai également consulté le livre de D.J. Conway, By Oak, Ash, and Thorn: Modern Celtic Shamanism (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996) et Ted Andrews, Animal-Speak: The Spiritual and Magical Powers of Creatures Great and Small (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996)

Duir : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

  • Je suis la Reine de toute ruche
  • Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction
  • Je tourne sans mouvement
  • Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée

Couleurs

Noir

Lettre

duir, D

Animaux

Roitelet, colombe noire

Symboles

Baguette de chêne, nid d’abeille, miel, café de gland

Archétypes féminins

Rhéa, Vesta, Cardéa, le Dagda, Fenja, Menja, Artémis, Dana

Archétypes masculins

Zeus, Jupiter, Hercules, le Dagda, Thor, Yahvé sous son aspect « El », Allah, Janus, tout Dieu du Tonnerre.

Guérisons

Nettoyage et force, problèmes de saignement

Mystères

Extase de la Victoire/Changement, Divination, besoin de s’enraciner, volonté de changer

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Chêne

Le chêne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le septième arbre de l’année est le Chêne. Son nom gaélique est Duir (prononcé « Diour »). Le glyphe pour le Chêne est « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce de chêne est très astringente, fortement antiseptique et légèrement tonique.  C’était un remède contre les frissons, les hémorragies et les fièvres intermittentes. L’écorce est également utile contre la dysenterie chronique ou diarrhée, ainsi que les maux de gorge, le saignement des gencives, les hémorroïdes et leucorrhées (Grieve 596).

Pommes de chêne (galle)
Pommes de chêne (galle)

Le 29 mai est la journée de célébration du chêne (Oak Apple day), durant lequel le Roi Charles II restaura la monarchie en 1660. Il échappa à une capture en se cachant dans un chêne après la bataille de Worchester, et revint le 29 mai. En ce jour, le peuple porte des feuilles de chêne, des brins de chêne ou des pommes de chêne pour la chance. Ces pommes de chêne sont les galles créées par des guêpes parasites. Ces galles contiennent une grande quantité de tanins et on les utilisait pour teindre le tissu. La Journée du Chêne (Oak Apple Day) est célébrée dans les églises locales aussi bien qu’au Royal Hospital fondé par Charles II en 1682 (Vickery 261-2).

  • Mythologie et Symboles

Le nom vieil irlandais pour chêne est Duir, prononcé »Dour, » en roulant le « r. » Très semblable au mot anglais moderne « door » (en français, porte.) Le chêne est la porte qui se situe entre les deux moitiés de l’année. Le chêne fut associé aux déités des portes. Janus, le dieu romain des portes, Cardéa, la déesse romaine des gonds, et Sheila-na-Gig, la déesse celtique des portails et de la renaissance : chacun d’eux a un rapport avec le chêne.

En plus d’être une porte entre les deux moitiés de l’année, le Chêne est aussi le moyeu sur lequel la Roue de l’Année tourne.  C’est cette roue que Fenja et Menja tournent — deux géantes nordiques — lorsqu’elles font tourner les meules de Grótti, à la fois pour la création et la destruction. D’où les glyphes : « Je tourne sans mouvement » et, « Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction » (Graves 178).

Le chêne a également pour glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Nous trouvons ici un lien entre le chêne et les dieux du tonnerre et des éclairs :  Zeus, Jupiter, Hercule, le Dagda, Thor, Yavéh, Allah, etc.

Robert Graves établit le lien entre le chêne et la foudre dans La Déesse Blanche :

Le chêne est l’arbre de l’endurance et du triomphe, et comme le frêne, on dit qu’il « courtise les éclairs. » On croyait que ses racines s’enfonçaient aussi profondément que ses branches s’élevaient dans les airs – Virgile mentionne cela – ce qui le rend emblématique d’un dieu dont la loi s’applique aussi bien dans les Cieux qu’aux Enfers.

Seuls les chênes pourraient soi-disant survivre à la foudre parce que leurs racines s’enfoncent aussi profondément que leurs branches s’élèvent dans le ciel – remettant l’électricité en terre. La lune du Chêne tombe durant le Solstice d’été, lorsque la lumière fait place à l’obscurité, pour remonter seulement au Solstice d’Hiver.

  • Energies

Le mois du chêne tombe durant le Solstice d’Eté – le moment où les énergies Yang commencent à décroitre et les énergies Yin à croître. La vie commence à ralentir, passant des étapes extraverties de croissance et de mouvement à celles des préparatifs pour la calme réflexion de l’hiver. C’est la dernière chance d’utiliser pour chacun les énergies actives de la première moitié de l’année, afin de mener à bien le plus gros du travail avant qu’elles ne commencent à se dissiper. C’est également une période de « victoire grâce au changement ». A ce stade, Janus regarde aussi bien dans le passé que le futur, et chacun doit prendre soin de faire de même (Kerr, « Lunar »).

(Note : je n’ai pas utilisé la traduction française du livre de R. Graves, impossible de remettre la main dessus, à réviser quand je le retrouverai…)

Cornaline blanche

Dans son livre From the Branch, Bendis propose de travailler avec la cornaline blanche durant le mois du chêne, période charnière de l’année pendant laquelle nous devons faire le point sur nos projets pensés et enclenchés au début de l’année Beth-Luis-Nion, afin de les mener à bien ou y apporter les changements nécessaires en cas de stagnation.

 » La cornaline est en phase avec les énergies de la Terre. Sa forte connexion à la Terre fait d’elle une bonne pierre pour vous aider à rester ancré et être à l’aise avec votre environnement. Son pouvoir de connexion à la terre vous permet de vous sentir stable et plus en sécurité. Les énergies stimulantes de la cornaline influent sur les organes reproducteurs. Cette pierre a longtemps été utilisé comme symbole de fertilité pour cette raison. La cornaline peut également aider à stimuler la créativité. Elle semble posséder un effet purifiant, qui dissipe les énergies négatives tout en les remplaçant par des positives. Cela peut faciliter la recherche d’une direction/orientation, et son effet de relier à la terre peuvent vous permettre de vous sentir maître de votre vie. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les personnes qui éprouvent le sentiment de tourner en rond. La cornaline peuvent favoriser la motivation, en vous permettant de trouver l’énergie pour tirer le meilleur de la vie. On dit aussi qu’elle aide à purifier le sang et le foie, en vous donnant davantage d’énergie physique. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les gens qui envisagent de nouveaux projets ou de nouvelles directions/orientations. « 

Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Energies lunaires et Mystères : le Chêne par Imré K. Rainey

Par Imré K. Rainey. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Chêne en fleur, mai 2015.
La septième lune du calendrier Beth-Luis-Nion est celle de Duir (Chêne). Dans les temps anciens, des couronnes de Chêne étaient placées sur la tête des athlètes qui avaient prouvé leur supériorité. Le bois de chêne alimentait les feux du solstice d’été tout comme ceux qui brûlaient dans les temples de Vesta. Les bosquets de Chêne étaient connus pour être sacrés et oraculaires pour ceux qui se trouvaient en état d’extase spirituelle.
La moitié de l’année a passé. Les graines d’espoir et de désir ont été semées vers la fin des mois d’hiver. Elles ont germé au printemps et sont maintenant prêtes pour l’évaluation de l’été. Si les cultures ont bien été entretenues et ont reçu toute l’attention et la nourriture qu’il fallait, la fermière dansera et chantera de joie et de victoire. La sage fermière savait que pour garantir une belle récolte, ses graines devaient être plantées profondément dans la terre et recevoir tous les stimuli requis pour faire croître de robustes racines ; après tout, une plante avec des racines profondes et fortes ne sera pas détruite par son environnement.
Malheureusement, une autre fermière n’avait pas accordé autant d’attention à ses cultures qu’elle l’aurait due. Elle avait semé ses graines quand il fallait, mais oublia à plusieurs reprises de les fertiliser. Lorsque les grosses pluies printanières ont commencé à tomber, une partie des graines qui avaient germé ont été emportées. Les plantes restantes n’étaient que les fantômes de ce qu’elles auraient du devenir. Et maintenant, le temps de la récolte venu, la fermière examine sa bien moins généreuse cueillette et accuse son environnement et ses amis.
Les « graines » plantées durant le mois du Sorbier sont nos buts/projets d’avenir. A travers les métaphores des fermières, il devient évident que pour réussir vos projets, vous devez vous assurer que les bases pour qu’ils se développent, là où vos objectifs et vous-même êtes concernés, ont été fermement mises en place et que leur entretien nécessaire est constant. Si vos fondations ont des points faibles ou failles, alors les mois à venir seront assurément difficiles. En revanche, si elles sont solides, alors il est certain que vos objectifs seront atteints avec succès durant le mois du Chêne (d’où le couronnement des victoires athlétiques avec le chêne.)
Le succès qui suit un dur travail apporte un puissant sentiment d’accomplissement. Ces sensations intenses ont souvent un effet enivrant (elles apportent un sentiment d’extase.) C’est l’extase de la victoire. Cette extase peut être éprouvée pour des réalisations matériels et/ou des progrès spirituels. Dans tous les cas, c’est la raison pour laquelle le Chêne était employé pour alimenter les feux symboliques.
  • NOTE : La victoire est seulement l’un des très nombreux aspects du Chêne. Pour plus d’infos, faites des recherches à propos de Zeus, Jupiter, des abeilles, Cardéa, Janus, Rhéa, Fenja/Menja, etc.

Méditation de la lune du Chêne

par Brighid MoonFire. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

C’est une imagerie guidée dans laquelle vous ferez l’expérience du chêne et certaines de ses caractéristiques. Elle a été écrite originellement lors de la Lune du Chêne de 1992 et a été utilisée lors notre cercle de cette lune. Elle peut être lue à voix haute pour un groupe ou par quelqu’un d’autre, ou bien vous pouvez l’enregistrer et la jouer pour vous-même. Les « … » sont des pauses. Il est recommandé de l’essayer un peu pour trouver les temps de pause qui vous conviennent.

Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Commencez par inspirer profondément puis expirer complètement, plusieurs fois…
Imaginez un grand et magnifique chêne dressé, fort et haut…
Visualisez la beauté de l’arbre…
Observez son écorce rugueuse…
Visualisez ses racines massives qui s’enfoncent profondément dans le sol…
Levez les yeux et regardez sa large et abondante voûte de feuilles au-dessus de vous…
Touchez l’arbre et sentez sa force…
A présent, imaginez-vous debout près du chêne…
Vos pieds pénètrent profondément la terre riche et accueillante…
Ressentez la fraîcheur de la terre tandis qu’elle vous enveloppe…
Maintenant éprouvez la sensation que vos bras s’élèvent dans le ciel…
Plus haut que vous ne l’avez jamais cru possible…
Et plus haut encore que possible…
Ressentez vos doigts s’étendre pour devenir des feuilles et se multiplier…
Sentez vos mains et vrilles s’étiraient jusqu’à atteindre les cieux…
Détendez-vous et profitez de la sensation d’être connecté aux cieux et à la terre en même temps…
Sentez le pouvoir et la force des cieux et de la terre et sachez que vous êtes une part de ce pouvoir et de cette force…
A présent, regardez en vous-même en tant que chêne…
Observez la force et l’endurance que vous possédez…
Vous avez le pouvoir de résister aux tragédies, à l’adversité et aux déceptions sans plier ni casser…
Vous avez la possibilité de répandre vos graines sur le monde, et les regarder pousser en sachant qu’elles seront fortes et vigoureuses… Qu’il s’agisse des graines de générations futures, ou des graines de compassion, de bienveillance ou de guidance. Elles prospéreront et deviendront robustes, et vous gagnerez plus de force de cette connaissance…
A présent, imaginez-vous à nouveau en tant que personne et ressentez de la puissance et de la fierté puisque vous savez maintenant qu’en vous réside le chêne…
A présent, voyez-vous tel que vous êtes là…
Ressentez votre puissance et votre connexion avec les cieux et la terre…
Souvenez-vous de ces sensations et puisez-y…
Lorsque vous vous sentirez prêt, rouvrez les yeux.

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Energies lunaires et Mystères : le Chêne

Par Epona et Imré. Traduit du site The Hazel Nut par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

feuilles de chêne

Le calendrier lunaire celtique se compose de 13 lunaisons ; du Bouleau jusqu’au Sureau. L’année lunaire est divisée en deux moitiés : Bouleau-Chêne et Houx-Sureau. Duir est le mot gaélique pour Chêne, qui désigne une « porte ». Le Chêne, c’est aussi les gonds sur lesquels la porte de l’année pivote. Par conséquent, nous nous tenons à la porte de l’autre moitié de l’année (d’un côté se trouve le passé et de l’autre s’étend l’avenir.) Êtes-vous satisfait de ce que vous avez accompli depuis le mois du Bouleau ? Il est temps à présent de faire amende honorable, car une fois que vous aurez traversé la porte, et nous la traverserons tous, il vous sera demandé de vous évaluer avec honnêteté, tout comme le Karma le fera.

Le Chêne peut également être une période d’incertitude. Il est possible que vous ne soyez pas sûr de gagner ou de perdre si vous franchissez cette étape. En vérité, les deux à la fois probablement ; on ne retire aucun profit de quelque chose qui n’est pas perdu. Cependant, ce que vous en tirerez dépend de la qualité et de la force de votre ancrage.

Le Chêne est connu pour sa force et sa capacité à attirer le feu sous la forme de foudre (le Solstice d’Eté se produit habituellement durant le mois du Chêne. Il existe un dicton pour cette lune : « Si tes racines sont aussi profondes que tes branches sont élevées, tente la foudre. » Ceci évoque l’épreuve par le feu qui peut, soit vous détruire, soit rendre plus fort.

Le passé sera purifié par les énergies abondantes afin que nous puissions tous poursuivre la spirale sans fin de croissance. Utilisez la force du Chêne ; son pouvoir d’endurance est la raison pour laquelle les anciens lui ont donné cette lunaison à régir.

Pliez-vous à l’épreuve par le feu ; car, avec l’aide du Chêne, vous danserez sous l’euphorie du succès. Cependant, rappelez-vous que seul(e) celui ou celle dont « les racines sont aussi profondes que sont élevées les branches » (1) passera indemne au mois du Houx.

Points à examiner :

  • Cardéa,
  • Janus,
  • Jupiter,
  • le chariot (tarot),
  • chiffre sept.

Glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Aussi : « Je suis à la fois le chêne et l’éclair qui le foudroie. »

(1) Ceci est une allégorie décrivant le Chêne. Cela ne sous-entend pas l’ignorance de nos ancêtres quant à la physiologie du chêne, il s’agit d’un avertissement selon lequel seul(e) celui ou celle qui est bien ancré(e) peut éventuellement survivre au test qu’est celui du feu – et qui se propage durant le mois lunaire du Chêne. [Notez qu’à chaque fois qu’une déformation évidente de la réalité survient dans un mythe, c’est là que se trouvent les mystères les plus profonds.]

[Duir] l’ogham du chêne par Stephanie Woodfield


Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : force et endurance, bases solides, nouvelles portes qui s’ouvrent.

Renversé : faiblesse, force mal utilisée.

Folklore : avec une espérance de vie pouvant être supérieure à 700 ans, le chêne est un des arbres vivant le plus longtemps dans l’hémisphère nord. Les chênes ont des racines profondes et sont particulièrement résistants. Leurs glands furent utilisés comme nourriture, ce qui les relie à la prospérité et à l’abondance. Les chênes étaient associés au Dagda, le père de toute chose chez les Celtes, un dieu d’abondance et de fertilité. Dagda avait une harpe appelée Dur-da-Bla (le Chêne aux Deux Floraisons). Cet arbre était également sacré à Taranis, dieu de la foudre et des orages, car il a tendance à être frappé par la foudre. Les chênes carbonisés par la foudre sont un témoignage de l’endurance de ces arbres.

Usages magiques : magie de prospérité, magie pour attirer l’argent, rechercher la sagesse.

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :
Saule, Aubépine & Chêne
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

Chacun des 13 mois lunaires a son propre « glyphe », ou vers, tiré du Chant d’Amorgen, un poème ancien qu’aurait entonné le chef barde des Milesiens, envahisseurs de l’Irlande, tandis qu’il posait le premier pas sur l’île en 1268 avant JC. Ce poème a été reconstitué par Robert Graves dans La Déesse Blanche et rattaché à l’alphabet Beth-Luis-Nion, comme suit :

Je suis un Cerf aux sept dents de fer Ou un bœuf aux sept combats, Bouleau Beth
Je suis une vaste étendue d’eau sur une plaine, Sorbier Luis
Je suis un vent sur les eaux profondes, Frêne Nion
Je suis une larme étincelante du soleil, Aulne Fearn
Je suis un faucon sur la falaise, Saule Saille
Je suis beau parmi les fleurs, Aubépine Uath
Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée, Chêne Duir
Je suis une flèche décochée pour la bataille, Houx Tinne
Je suis un saumon dans l’étang, Noisetier Coll
Je suis une colline de poésie, Vigne Muin
Je suis un sanglier cruel, Lierre Gort
Je suis un bruit menaçant venu de la mer, Roseau Ngetal
Je suis une vague de la mer, Sureau Ruis
Qui, si ce n’est moi, connait les secrets du dolmen en pierre brute ? Solstice d’Hiver

Chacun de ces vers parle d’une essence particulière des énergies lunaires, et lorsqu’ils sont étudiés en profondeur, ils peuvent nous aider à nous orienter vers une plus grande compréhension du mois de l’arbre. Cette série d’articles tentera d’explorer ces glyphes, et au moins vous poussera à développer votre propre compréhension du sujet.

  • Saule/Saille : Je suis un faucon sur la falaise – pour l’agilité

Saule tortueux, mois du saule 2015

C’est un glyphe approprié pour le Saule, selon Graves, parce que Saille est le mois durant lequel les oiseaux font leur nid (Graves, 209).

Le faucon qui est sur la falaise est, mythologiquement, le même oiseau que le milan, qui est l’oiseau sacré de Borée, le Vent du Nord. Dans la légende grecque, ses fils thraces, Calaïs et Zétès portaient des plumes de milan en son honneur et pouvaient se transformer en milans. L’hiéroglyphe égyptien pour Vent du Nord est un faucon, reliant ainsi le faucon et le milan. Le mot gallois pour faucon est gwalch, semblable au latin falco, ou faucon (dans le texte : falcon), qui est un type de faucon (dans le texte : hawk). Le Gwalchmai mystique (‘faucon de Mai’) ; Gwalchaved (‘faucon de l’été’), ou Sir Galahad ; et Gwalchgwyn (‘faucon blanc’), ou Sir Gawain, sont tous reliés au faucon du Saule (Graves, 209).

Le Saule est une période de mouvement, et le faucon sur la falaise représente ce mouvement. Il est perché sur la falaise, prêt à s’envoler mais pas encore prêt à voler. Le faucon, un symbole de l’air, nous dit aussi que nous avons pleinement quitté les profondeurs aquatiques des quatre dernières lunes.

Le Saule est sacré pour Hécate, Minerve, Héra et Perséphone ; tous les aspects de la Déesse liés à la Mort. Cela peut sembler étrange au moment du printemps, mais rappelez-vous le faucon, en tant qu’oiseau de proie, est porteur de mort lui-même. L’histoire de Gwion illustre cela symboliquement.

Dans l’histoire de Gwion – le garçon qui est mangé par la sorcière sauvage Cerridwen et qui renaît comme l’enfant miraculeux Taliesin – Gwion passe par un certain nombre de transformations pour échapper à la fureur de la Déesse. Ces transformations se succèdent dans l’ordre strict des saisons, tout comme les formes correspondantes que la Déesse prend pour le poursuivre et enfin l’attraper. Tout d’abord, Gwion est un lièvre en automne, saison de la chasse ; Elle devient un lévrier femelle ; puis il se transforme en poisson durant les pluies de l’hiver et, elle, se transforme en loutre ; ensuite il devient un oiseau au printemps lorsque les migrateurs reviennent et, elle, devient un faucon ; et enfin il se transforme en un grain de blé durant l’été, la saison des récoltes et Elle le mange en prenant la forme d’une poule noire à grande crête – la coiffure rouge et les plumes noires la désignent comme la Déesse de la Mort (Graves, 400).

Une dernière chose à mentionner, Hécate, la Déesse de la Mort, a pour messager la Chouette, qui nous conduit à la prochaine lune, l’Aubépine.

  • Aubépine / Huath : Je suis beau parmi les fleurs

aubépine-ciel-bleuHuath est la saison des fleurs et elle est régie par l’Aubépine ou l’Arbre de Mai. Olwen est la Reine de Mai et la fille de l’Aubépin ou du « Géant Aubépin ».  Le nom Olwen signifie « Celle à la Trace Blanche », à cause des trèfles blancs qui poussent dans les traces de ses pas. (Graves, 209-210)

Olwen est un autre nom pour Blodeuwedd (‘aspect de Fleurs’), elle a été créée par le magicien Gwydion à partir de bourgeons et de fleurs (Graves, 41) pour être la fiancée de Llew Llaw Gyffes (Graves, 85). Dans le mythe de Blodeuwedd et Llew Llaw, Blodeuwedd rencontre Gronw et en tombe amoureuse. Elle complote avec lui pour tuer son époux, Llew Llaw. Par ruse, Llew est conduit sur le lieu de mort : Gronw se lève et le tue d’un coup de lance dans le flanc. L’âme de Llew s’élève ensuite sous la forme d’un aigle. (Graves, 310)

Lorsque le père de Llew, Gwydion, part à sa recherche, Blodeuwedd lui dit qu’il a quitté la maison pour aller à la chasse. Gwydion, cependant, en sait plus et voyage à travers tous les pays à la recherche de Llew. Enfin, il créé le Caer Gwydion, ou la Voie Lactée, comme une trace, une voie, par laquelle il recherche l’âme de Llew dans les cieux, et où il la trouve. Pour la punir de sa traîtrise envers son époux, Gwydion la transforme en oiseau, après quoi elle s’enfuit de son beau-père. (Graves, 315)

L’oiseau que Blodeuwedd est devenue est une chouette et elle est appelée Twyll Huan (‘le trompeuse de Huan’) pour avoir causé la mort de Llew, Huan étant l’autre nom de Llew, et tylluan étant le mot Gallois pour chouette. (Graves, 85)

Dans l’histoire, Blodeuwedd est transformée en une Chouette par Gwydion. En réalité, elle a été une Chouette pendant des milliers d’années avant que Gwydion ne naisse – la même Chouette qui est représentée sur les pièces d’Athènes comme symbole d’Athéna, la Déesse de la Sagesse. Sous ses deux aspects de Déesse de l’Amour et Déesse de la Sagesse, Blodeuwedd fait partie d’une pentade, elle-même représentant le Printemps et l’Été, respectivement. Les cinq déesses sont Arianrhod la Déesse-Naissance ; Arianrhod la Déesse de l’Initiation ; Blodeuwedd la Déesse-Amour ; Blodeuwedd la Chouette, Déesse de la Sagesse ; et Cerridwen la Déesse Truie ; qui ensemble représentent les cinq saisons de l’année ou les cinq voyelles du Calendrier Celtique des Arbres (Graves, 315).

Ainsi, nous pouvons le voir dans cette histoire, Blodeuwedd, sous son aspect de Déesse-Amour (Printemps), est le pouvoir de transformation derrière Llew Llaw, qui après sa mort, de la main de Gronw, prend la forme d’un aigle. Son père le trouve et lui redonne sa forme humaine, suite à quoi Llew tue Gronw, l’amant de Blodeuwedd, de la même façon qu’il a été tué, par une lance dans le flanc. Et donc Llew règne à nouveau à la place de Grown. Blodeuwedd est elle-même transformée sous son second aspect, la Déesse de la Sagesse (Eté), qui est la prochaine lune qui conduira l’âme d’Hercule, sous la forme d’un aigle, aux Cieux, et en compagnie des Immortels. (Graves, 126).

[Traduction à suivre]

  • Chêne / Duir : Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée – c’est-à-dire, qui donne l’inspiration

Bibliographie :

  • Graves, Robert. The White Goddess. 1948. The Noonday Press, New York, NY.