Faerie Faith : épilogue de la thèse de J. C. Landis

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau. (Pour revenir au menu c’est ici !)

Les gens m’ont souvent demandé ce qu’est étudier la Faerie Faith. Je leur dis que c’est la voie la plus merveilleuse, la plus belle et la plus stimulante que j’ai jamais empruntée… Et que je ne la souhaiterais à personne. Lorsque je dis cela à des étudiantes potentielles (1), elles me regardent avec inquiétude. Lorsque je dis cela à mes professeurs, elles éclatent de rire.

Les personnes qui cheminent sur cette voie pratiquent l’introspection à un niveau que la plupart des gens n’atteignent jamais. Au fil de son cursus, l’étudiante est forcée d’examiner chacune des faiblesses majeures de son caractère et de sa personnalité. Elle affronte chacun de ses préjugés, peurs et problèmes (et tente de les régler). Ce n’est pas quelque chose que les professeurs mettent en œuvre (c’est quelque chose que la voie elle-même accomplit). Une fois que l’étudiante a fait face à son premier grand obstacle, elle réalise qu’il n’existe presqu’aucun problème qu’elle ne peut surmonter sur la voie de la transformation personnelle. La Connaissance de Soi et la Connaissance de la Nature (en définitive, c’est la même chose) deviennent l’objectif majeur. La plupart des étudiantes ne le feront pas. La plupart des étudiantes vont se lasser, passer à autre chose et laisser tomber. Malgré cela, la plupart des gens dans le monde s’accordent sur le fait que devenir une meilleure personne est un but louable.

Alors, « être une meilleure personne », qu’est-ce que c’est ? C’est à l’étudiante de décider. Et c’est l’une des choses qui rendent cette voie difficile. Nous croyons que la plupart des gens sont intrinsèquement bons et désirent devenir de meilleurs individus. Mais en fin de compte, personne ne peut vous dire quoi faire ni qui vous êtes. La responsabilité, la compassion et la conscience font écho aux leçons des Arbres. Ce sont ces choses auxquelles chacun de nous aspire en tant qu’étudiant de la Faerie Faith.

L’autre question que l’on pose souvent est : « Si on vous en donnait l’opportunité, recommenceriez-vous ? » Et ma réponse est « Oui! » sans hésitation. Au tout début, on m’a demandé : « En posant le pied sur cette voie, reconnais-tu que tu mets en mouvement des courants qui te propulseront vers l’avant ? » J’ai répondu oui. Et par conséquent, j’ai vraiment avancé. J’écris ce document alors que je chemine sur cette voie depuis presque quatre ans. Je suis à présent un étudiant du Deuxième Solaire. J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir. Pourtant, je suis chaque jour reconnaissant pour avoir répondu oui à cette question.

1 Au féminin dans le texte bien que la Faerie Faith soit une tradition mixte. L’auteur de la thèse est d’ailleurs un homme.

L’Histoire de la Faerie Faith (par Imré Rainey)

L’Histoire de la Faery Faith, par Imré Rainey. Traduit par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

  • L’histoire telle qu’elle a été enseignée

(Les informations suivantes ont été rédigées à partir de la correspondance échangée entre Mark Roberts et Imré Rainey.)

Mark-and-EponaMark Roberts était en Angleterre en 1961,  pour y poursuivre son hobby, l’archéologie, et étudier avec  Thomas Maughan, Archidruide du Druid Order, lorsqu’il rencontra Margaret Lumely Brown.  Il ne se rappelle pas exactement comment ses relations l’ont conduit à Margaret, cependant, il se souvient qu’ils s’étaient rencontrés à un rassemblement ‘socio-métaphysique’, où ils passèrent leur temps à échanger sur leurs expériences.  Mark se rappelle avoir raconté à Margaret qu’il avait suivi un « séminaire de formation de pasteur avec des Méthodistes, qu’il avait été initié dans un coven de la Nouvelle-Orléans, qu’il suivait une formation personnelle avec l’Archidruide, qu’il avait été marié à un membre d’une tradition Wiccan clef d’Angleterre », et qu’il avait acquis beaucoup d’expérience à voyager à travers le monde et à « participer aux fouilles archéologiques de sites religieux de premier ordre. » Margaret, à son tour, parla à Mark de la Faerie Faith.   Suite à cela, Mark commença à rendre visite à Margaret au Chalice Hill Cottage, qui fut la maison de Margaret et de Dion Fortune.

Mark décrit sa formation comme « quelques réunions mêlant le partage d’expériences/d’instructions/de croyances. » En 1963, lui « furent donnés les Mystères et les trois leçons fondamentales de la Faerie Faith. »  « Les leçons étaient écrites, mot pour mot, par Margaret. » « Lorsque la météo était correcte » un rituel avait lieu avec Margaret et « quelques personnes de ses amies/de son coven. » Les 17 rituels restants lui furent « transmis de vive voix, avec les grandes lignes par écrit. » Ils continuèrent « à tenir des réunions dans le même cottage. »

Margaret choisit Mark « avec l’intention que la Faerie Faith soit importée en Amérique, » ce qu’il fit. Il retourna aux USA et rencontra une femme, qui, finalement, vint à être connue sous le nom de Morgan McFarland.  Mark initia Morgan à une part de son background, mais garda la Faerie Faith secrète jusqu’à ce que tout deux se séparent. La raison qu’il invoque : « Gwen, une Grande Prêtresse Galloise de la Faerie Faith » désapprouvait que soient transmis les Mystères de la Faerie Faith à Morgan. Finalement, en 1977, Mark initia Rhea en tant que première Faerie Queen aux U.S.A.

(Toutes les informations ci-dessus proviennent des courriels que Mark Roberts a envoyé à Imré. La seule exception est la date d’initiation de Rhea qui a été fournie par les Dianiques McFarland.)

  • L’histoire d’après recherches

Fin 1998, Imré Rainey commença des recherches sur l’histoire de la  Faerie Faith.  Son objectif principal était de recueillir des données sur la tradition pour les générations futures. Il démarra son projet en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il lui avait été dit, quant à l’histoire de la tradition, était globalement véridique.

Les informations suivantes sont présentées d’une manière aussi simple que possible. Nous n’exprimons pas une opinion, mais relayons des faits et observations.  Nous n’avons pas l’intention de calomnier qui que ce soit.  Nous proposons simplement ces informations de façon à ce que le lecteur puisse se forger une opinion personnelle éclairée sur le sujet. De plus, nous ne prétendons pas que ces informations soient exhaustives.

Margaret Lumely Brown (MLB)

(Les informations suivantes ont été rendues disponibles grâce à la générosité de Gareth Knight, la Society of the Inner Light, les amis intimes de MLB et les responsables de publication des travaux, journaux intimes, journaux magiques et communications avec les plans intérieurs de MLB.)

magaret l brownEn janvier 1913, Margaret Lumely Brown, sa sœur et une amie vivaient dans le voisinage de Marble Arch.  Elle avait « un intérêt profond pour ce qui se résumerait à la Théosophie, à la Nouvelle Pensées et au Spiritisme, mais sans avoir d’expérience pratique sur ces sujets ni les avoir étudié, » (MLB, Both Sides of the Door).  Dans son livre, Both Sides of the Door – un Sketch Psychologique, elle décrit son tempérament psychique de l’époque, comme suit :  « bien que plus ou moins douée de seconde vue au cours des rêves, [je n’étais] pas psychiquement développée d’une autre façon à cette époque. »

Peu de temps après avoir emménagé dans une petite maison, les trois femmes commencèrent à avoir des rêves étonnamment similaires. Curieuses du sens de leurs rêves, elles décidèrent de pratiquer diverses expérimentations psychiques. Immédiatement, les expériences donnèrent d’excellents résultats, qui, elles l’apprirent, étaient provoqués par le lieu où elles résidaient. Il s’est avéré que leur petite maison avait été construite sur le site d’une « maison de mauvaise réputation ». Avec une longue histoire de prostitution, de jeux d’argent, et d’opium, en gros, c’était le chaos sous leurs pieds. Il devint évident que le passé obscur du lieu avait laissé derrière lui une énergie malveillante. Dans un très court laps de temps, les expérimentations échappèrent à tout contrôle et MLB commença à vivre, ce qui se révèlera être, un éveil psychique très effrayant.

« Nous étions totalement perdues, nous ne savions pas quelles mesures prendre ni à qui demander conseil, jusqu’à ce que les pires moments soient bel et bien passés, » écrivit MLB de nombreuses années plus tard. « L’obsession », comme elle l’appelait, dura le temps de trois semaines exténuantes. Vers la fin de l’expérience, sa sœur demanda l’aide d’éminents théosophes de l’époque. Une fois que la maison fut débarrassée de toute activité poltergeist, Robert King, un théosophe/médium qui les aida, conseilla MLB de « ne jamais plus s’impliquer dans un travail médiumnique. »  MLB ne prit pas cet avertissement à cœur, mais permit aux événements de janvier 1913 de paver la route de son avenir en tant que « meilleure médium et extralucide de ce Siècle. »

Par la suite, MLB s’intéressa énormément  à l’Atlantis.  Elle suivit de près les aventures et les travaux du Colonel P. H. Fawcett.  En 1923, elle reçut une lettre décourageante de la part du Colonel Fawcett en réponse à une requête qu’elle avait faite à propos des sociétés ésotériques. Apparemment, elle cherchait à rejoindre un groupe. Dans sa lettre, il expliqua qu’il n’existait « aucune ‘Loge’ en Angleterre du type que vous recherchez… Il y a cependant de nombreux Messagers et Membres de Communautés Occultes que vous pouvez rencontrer si vous parvenez à les reconnaître ! » Sans se laisser démonter par sa lettre, MLB lui écrivit à nouveau. Fin 1924, il lui répondit, décourageant à nouveau ses recherches, en expliquant les difficultés à trouver une véritable « Communauté Occulte. »

En 1942, après la mort de sa sœur et durant une période financière difficile, MLB rencontra Dion Fortune.  Qu’il s’agisse « d’un acte de pure bonté altruiste de la part de Dion Fortune, ou qu’elle ait eue des vues sur ses dons potentiels, » Dion Fortune offrit à MLB « un hébergement au siège de Queensborough Terrace. »

Au sein de la Society of the Inner Light, MLB fut formée en tant que  médium.  Lorsque Dion Fortune mourut en 1946, la formation de MLB la mena à « développer ses dons psychiques afin qu’elle puisse prendre la suite de [Dion Fortune]. » « Les travaux en cours de la Society of the Inner Light furent largement inspirés et nourris par ses capacités remarquables.  Elle était, en titre et fonction, sa Pythie Principale (Arch Pythoness). Autrement dit, la réceptrice principale des communications du plan intérieur, qu’il s’agisse des conseils privés et instructions destinés aux responsables pour faire fonctionner la Société, ou plus publiquement aux membres lors de diverses réunions. » Elle resta résidente au siège de Londres jusqu’aux années 1970.

MLB s’intéressait à beaucoup de choses. Elle était fascinée par l’histoire de Thomas le Rimeur. Elle rêvait de l’Atlantis. Elle écrivait de la poésie et publia articles et livres. Elle communiquait avec les esprits, le petit peuple et divers êtres qui traversaient le Plan Astral. Tout au long de sa vie, elle tint des journaux intimes et magiques, ainsi qu’un carnet de croquis dans lequel elle représentait les êtres qu’elle voyait et avec lesquels elle était entrée en communication dès le début. Pourtant, elle n’a jamais écrit d’article, pas même dans son journal, ni dessiné quoi que ce soit que l’on pourrait considérer, même de loin, lié à la Faerie Faith.  Ses journaux intimes, dont il existe environ un millier de pages, couvrent de nombreux sujets et le large éventails de ses domaines de prédilection, mais jamais aucun ne mentionne la Faerie Faith ou l’Ogham, qui est la base de la Faerie Faith.  Elle parle du Petit Peuple, comme le faisaient la plupart des Britanniques, Ecossais, Irlandais, etc. (se référer au livre The Faery Faith in Celtic Countries par Evans-Wentz) mais, cela, ne fait pas de quelqu’un un pratiquant de la Faerie Faith, qui est un paradigme religieux centré sur l’Ogham et ses mystères tels que révélés à travers les passages des 13 lunaires et des 5 solaires.

Suite à une lettre envoyée à la Society of the Inner Light demandant des informations à propos de MLB et son possible intérêt pour la Faerie Faith, la Société pria à Gareth Knight, son biographe et ami, de répondre. Après une première réponse de la part de M. Knight, de nombreux mois de correspondance s’ensuivirent. Dans l’une de ses premières lettres,  M. Knight écrit, « MLB et Dion Fortune n’étaient pas très proches dans la vie puisqu’elles se sont rencontrées en 1944 et Dion Fortune est décédée en 1946.  Cependant MLB poursuivit son travail. » En réponse aux questions à propos d’un possible coven, M. Knight écrit, « Ce serait une erreur de penser en termes de ‘covens’. Elles ont travaillé sur le front plus large de la Tradition des Mystères Occidentaux, avec pour approche le triple axe du mysticisme chrétien, de la magie hermétique et des contacts avec la Nature/les élémentaux. » De plus, en réponse à une lettre s’interrogeant sur la possibilité que MLB ait été associée à un coven, une pratique, une religion, etc. extérieurs à la Société, M. Knight écrit, « Elle fut membre sénior de la Society of the Inner Light pendant près de 20 ans, tenant un journal intime quotidiennement, de tout ce que j’ai pu constater cela aurait été à l’encontre des règles de la SIL pour elle que de participer activement à un autre groupe, ou d’effectuer toute activité magique privée, de son côté, » et dans une autre lettre, « elle menait une vie très cloitrée au sein de la SIL du fait de ses activités ésotériques là-bas. »

Vers la fin de sa vie, MLB quitta le siège de la SIL pour emménager chez sa nièce.  Malheureusement, la fille de sa nièce souffrait du cancer et MLB sentit « qu’elle était une charge supplémentaire. » Après un court séjour, elle emménagea avec une amie proche, Margaret W. Toutes deux avaient été camarades de sciences occultes et Magaret W. était heureuse d’offrir à MLB un lieu de paix et de calme où elle « pourrait se consacrer uniquement à ses propres pensées ». M. Knight fut assez aimable pour écrire à Margaret W.  et lui demander s’il existait un lien possible, bien que peu probable, avec la Faerie Faith qui aurait pu nous échapper.  Margaret W. répondit à M. Knight qu’elle ne connaissait rien qui permettrait d’établir cette connexion. Elle poursuivit en expliquant que  MLB continua à assister aux réunions du siège de la SIL, mais que cela était du à l’ampleur de son implication.

(Gareth Knight a écrit un livre au sujet de la vie et du travail de MLB. « Pythoness » explore la vie, les écrits, la poésie de MLB, ainsi que son travail au sein de la Society of the Inner Light. Le livre devrait être disponible à l’automne 2000.)

Les leçons de la Faerie Faith

Selon la tradition, MLB donna à Mark Roberts les trois « premières leçons de la Faerie Faith » en 1963.  Les leçons étaient copiées « mot à mot » à partir des manuscrits de MLB et plus tard tapées à la machine. L’entête des trois premières leçons déclarent : « Une leçon de la Vision Féérique et conscience des Esprits de la Nature telle que partagée en  1963 par Margret Lumely-Brown, en Angleterre. »  Des copies des leçons furent envoyées à Gareth Knight, qui répondit : « Copie de FF1 reçue ce matin, merci bien.  Cependant, j’éprouve un certain sentiment de déjà vu… »

En 1962, Gareth Knight demanda à MLB de lui écrire quelques articles pour un nouveau magazine, appelé « New Dimensions », qu’il allait publier. Fin 1962, MLB lui donna le premier article qui fut intitulé « The Urwelt – the Elemental Other World » (L’Urwelt, l’Autre Monde Élémental).  L’article apparut dans le premier numéro d’avril/mai 1963.  La première leçon Faerie Faith, semble-t-il, était une version très abrégée du même article.

L’article ne fait pas mention du terme ‘Faerie Faith’ qui apparaît à plusieurs reprises dans la leçon. Par exemple, l’article précise « au voyant, la Surâme apparaît… » et la phrase correspondante à la leçon dit : « à celui de la Faerie Faith, la Surâme apparaît… » On trouve une autre différence entre les deux textes, l’article décrit un certain nombre d’expériences personnelles interminables qui n’ont pas été rapportées dans la leçon. De plus, le style de l’article est plus formel et expressif que celui de la leçon. Cela clarifie un certain nombre de passages obscurs et incomplets dans la leçon (passages qui se terminent ou qui contiennent des « … »).

Les leçons deux et trois ont également des similitudes avec « New Dimensions », néanmoins elles n’ont pas été écrites par MLB mais par un homme du nom de David Williams, auteur de The Road to Herod’s Hill.  M. Knight explique qu’il avait prié David Williams d’écrire des articles pour le magazine.  S’ensuivirent une série de quatre articles intitulée « Hidden Truths and Fairy Tales » (Vérités cachées et Contes de Fée).  Les articles s’étalent de 1963 à 1964.  Ceux qui présentent un intérêt particulier sont issus du premier numéro d’avril/mai 1963, et du troisième, août/septembre 1963.  M. Knight écrit « J’ai trouvé que les FF2 et FF3 sont en partie repris, mot pour mot, de ces articles, notamment la citation de Maimonide qui a été librement adaptée en suivant la ligne directrice des articles, et qui est en partie une oeuvre originale. Je ne sais pas qui peut être responsable d’avoir à moitié plagié et à moitié adapté le travail d’un autre… » Curieux de toute l’affaire, M. Knight s’est rapproché « de la personne [en Angleterre] susceptible d’en savoir davantage sur ce qui se passe dans les cercles païens et faery. » « J’ai eu Marian Green, au téléphone ce matin, » écrit-il, « elle a mentionné le fait qu’il n’était pas rare, en particulier dans le mouvement païen, de trouver des documents en Amérique qui ont été volés et qui ont pour source le Royaume-Uni, sans en citer les auteurs. »  Plus tard, M. Knight écrit, « A propos du fait que Mark fut invité à participer aux rituels, elle [Marian Green] est quelque peu sceptique car, à cette époque particulière du début des années 60, lorsque les gens commençaient tout juste à faire leur « coming out », il est extrêmement peu probable que quiconque, de tout calibre ou d’autorité, ait invité un étranger à une activité rituelle de quelque importance. »

Chalice Hill Cottage

chalice orchardSelon la tradition, MLB et Dion Fortune vécurent dans le Chalice Hill Cottage et, de nombreuses années après la mort de Dione Fortune, ce fut l’endroit où Mark reçut sa formation à la Faerie Faith.  A propos du cottage, Gareth Knight écrit, « vous mentionnez qu’il l’a rencontrée en un lieu nommé Chalice Hill Cottage.  J’ai présumé jusqu’à présent qu’il s’agissait d’une erreur naturelle pour Chalice Orchard, au pied de Tor.  » J’ai mis en lumière le fait que la Society of the Inner Light avait vendu le site et les chalets de Chalice Orchard en 1958… »  Il se trouve que Chalice Orchard – et non pas Chalice Hill Cottage – appartenait à  Dion Fortune de 1922/23 jusqu’à sa mort en 1946.  A cette époque, la propriété du chalet passa aux mains de la Society of the Inner Light.  La Society conserva le chalet jusqu’en 1958, lorsqu’elle le vendit à Mary Gilchrist.  MLB n’a jamais vécu là. Elle vivait au siège de la Society of the Inner Light à Londres de 1944 jusqu’en 1970 et quelques, date à laquelle elle emménagea chez une nièce et, plus tard, chez une amie.

Thomas Maughan

maughanMark a toujours prétendu avoir été un étudiant de Thomas Maughan.  Dans une série ce courriels qu’il m’a envoyé en 1999, il affirmait que Thomas Maughan lui avait donné le titre « Merlin ». Il commença à parler de lui-même et signer ses lettres en tant que Merlin lorsque se forma son nouveau groupe à Dallas, au Texas. Au vu des informations que j’avais trouvées à propos des revendications de Mark, j’ai décidé, à l’automne 1999, de me pencher davantage sur ses relations avec Maughan.

Thomas Maughan était le Chef du Druid Order de 1964 à 1976.  Si Mark avez étudié avec lui, ceci se serait passé certainement durant cette période. J’ai envoyé un courrier au Druid Order et j’ai demandé s’ils avaient des informations à propos de Mark. Au bout de quelques semaines, j’ai reçu une réponse de la part de Jennifer Maughan. Elle m’a dit qu’il n’existait aucune information qui corroborait les déclarations de Mark selon lesquelles il aurait étudié avec le Dr. Maughan, certainement pas officiellement. De plus, elle fut très surprise à propos de la revendication du titre Merlin.  Elle m’a expliqué que ce titre était considéré comme extrêmement important et n’aurait pas été traité à la légère. Quiconque ayant reçu ce titre aurait eu un certain nombre de responsabilités importantes à assumer.

Après avoir lu son courrier, je lui ai fait parvenir les propres mots de Mark autant que possible, juste au cas où quelque chose qu’il aurait écrit lui-même l’aiderait à trouver des informations. En réponse, elle réitéra sa réponse, ni le Druid Order ni elle n’avaient de renseignement à propos de Mark, ni de la formation qu’il déclarait avoir reçu. Cependant, elle m’écrivit se souvenir que Mark et une compagne avaient rendu visite à son père en une occasion.

Peu de temps après nos échanges, j’ai reçu une lettre de Morgan McFarland. Dans sa lettre, Morgan me disait que Mark et elle avaient rendu visite à Thomas Maughan lors de leur voyage au Royaume-Uni, essayant d’organiser ensemble une excursion mythique en Angleterre. Ils voulaient que le Dr Maughan, ou un autre membre de l’Ordre, leur fasse un exposé sur les croyances Druidiques. Dans une lettre récente, Morgan clarifia les choses, « Thomas lui avait parlé d’une autre rencontre avec Mark quelques temps plus tôt. »  Il lui sembla que Mark avait en effet rencontré le Dr Maughan lors d’une visite précédente, mais que leurs relations n’avaient pas été plus loin que quelques heures de conversation, certainement pas les années de formation que Mark prétend souvent avoir reçu.

Méditation de la lune du Chêne

par Brighid MoonFire. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

C’est une imagerie guidée dans laquelle vous ferez l’expérience du chêne et certaines de ses caractéristiques. Elle a été écrite originellement lors de la Lune du Chêne de 1992 et a été utilisée lors notre cercle de cette lune. Elle peut être lue à voix haute pour un groupe ou par quelqu’un d’autre, ou bien vous pouvez l’enregistrer et la jouer pour vous-même. Les « … » sont des pauses. Il est recommandé de l’essayer un peu pour trouver les temps de pause qui vous conviennent.

Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Commencez par inspirer profondément puis expirer complètement, plusieurs fois…
Imaginez un grand et magnifique chêne dressé, fort et haut…
Visualisez la beauté de l’arbre…
Observez son écorce rugueuse…
Visualisez ses racines massives qui s’enfoncent profondément dans le sol…
Levez les yeux et regardez sa large et abondante voûte de feuilles au-dessus de vous…
Touchez l’arbre et sentez sa force…
A présent, imaginez-vous debout près du chêne…
Vos pieds pénètrent profondément la terre riche et accueillante…
Ressentez la fraîcheur de la terre tandis qu’elle vous enveloppe…
Maintenant éprouvez la sensation que vos bras s’élèvent dans le ciel…
Plus haut que vous ne l’avez jamais cru possible…
Et plus haut encore que possible…
Ressentez vos doigts s’étendre pour devenir des feuilles et se multiplier…
Sentez vos mains et vrilles s’étiraient jusqu’à atteindre les cieux…
Détendez-vous et profitez de la sensation d’être connecté aux cieux et à la terre en même temps…
Sentez le pouvoir et la force des cieux et de la terre et sachez que vous êtes une part de ce pouvoir et de cette force…
A présent, regardez en vous-même en tant que chêne…
Observez la force et l’endurance que vous possédez…
Vous avez le pouvoir de résister aux tragédies, à l’adversité et aux déceptions sans plier ni casser…
Vous avez la possibilité de répandre vos graines sur le monde, et les regarder pousser en sachant qu’elles seront fortes et vigoureuses… Qu’il s’agisse des graines de générations futures, ou des graines de compassion, de bienveillance ou de guidance. Elles prospéreront et deviendront robustes, et vous gagnerez plus de force de cette connaissance…
A présent, imaginez-vous à nouveau en tant que personne et ressentez de la puissance et de la fierté puisque vous savez maintenant qu’en vous réside le chêne…
A présent, voyez-vous tel que vous êtes là…
Ressentez votre puissance et votre connexion avec les cieux et la terre…
Souvenez-vous de ces sensations et puisez-y…
Lorsque vous vous sentirez prêt, rouvrez les yeux.

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Qu’est-ce que la Faerie Faith ?

Article tiré du site the Faerie Faith Druid, par Seamus. Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Qu’est-ce que la Faerie Faith ?

Introduction

Hêtre
Hêtre

La tradition Faerie Faith est par définition, éclectique, et réunit Wicca Dianique, (ndlt : néo-) druidisme, Huna, médecines alternatives orientales et occidentales, traditions amérindiennes et un large éventail de pratiques énergétiques.

Tout au long de l’enseignement, l’accent est mis sur le développement personnel et le profond respect pour la Nature et la Déesse.

Les éléments rituels proviennent de la Wicca Dianique MacFarland tandis que le profond respect envers la Terre et ses mystères témoignent de l’influence druidique. Non seulement la Faerie Faith porte sur cette spiritualité, mais c’est également une tradition à Mystère qui se focalise sur le développement personnel par le biais d’une étude étendue des Mystères des Arbres Celtiques.

Ces principes définissent notre pratique, renforcent notre spiritualité et guident nos croyances

Les Principes de la Faerie Faith

• Une sensibilité pour la réalité spirituelle, une croyance en la réalité spirituelle qui se tient derrière ce que nous appelons la « Nature » devraient exister.
• Un amour sincère envers la Terre Elle-même et un désir de communiquer avec Ses « autres » enfants devraient être éprouvés.
• Une foi en la vie individuelle de cette planète et la certitude qu’elle imprègne le monde entier devraient être éprouvées.

Orientation Spirituelle

La tradition Faerie Faith repose sur trois domaines égaux d’étude et de développement:

  • Le Petit Peuple

Avec notre plus grand respect et toute notre humilité, nous révérons et cherchons la communion avec le Petit Peuple. Nous croyons aux Esprits de la Nature et ce qu’ils ont à nous enseigner. Nous voyons le Royaume de Féerie comme notre version des Royaumes Imaginaux, et nous nous efforçons de travailler au sein de cette sphère.

Nous voyons également le développement personnel comme l’un de nos objectifs primordiaux et travaillons à mieux nous comprendre nous-mêmes et les autres à travers les enseignements des Bons Voisins (Contes de Fée.) Nous utilisons des concepts Jungiens et notre expérience personnelle comme méthodes pour mieux appréhender ces enseignements.

  • Les Mystères de l’Arbre Celtique

Les mystères de l’Arbre Celtique constituent le pivot central de notre enseignement et des cycles pendant l’année sacrée. Nous sommes guidés à travers chaque événement et fête lunaire et solaire, en intégrant les cycles de l’année, le mouvement des énergies de la Terre et comment mieux anticiper les changements ésotériques qui surviennent autour de nous et en nous au fil de l’année.

Les Mystères des Arbres nous renseignent également sur nous-mêmes et notre environnement. Lorsque effectivement intégrés, les Mystères de l’Arbre Celtique apportent également un changement personnel profond et un renforcement de notre noyau spirituel.

La Science Secrète

De façon à mieux nous comprendre nous-mêmes et le monde qui nous entoure, nous utilisons la méthodologie de base et le vocabulaire commun issu du Système Huna, ou Science Secrète. Ce système nous donne les concepts la terminologie pour mieux comprendre et travailler avec le monde magique qui nous entoure.

La Science Secrète touche la plupart des grandes traditions spirituelles, si ce n’est toutes. Tandis qu’elle est construite sur des thèmes communs (ou peut-être est-ce la base pour ces thèmes communs), elle nous donne une compréhension de la spiritualité humaine basique.

Nous utilisons également la Science Secrète comme clef pour comprendre les Enseignements de Féerie, des Mystères de l’Arbre et autres mythes et traditions liés à nos croyances.

Orientation de nos pratiques

En tant que part du travail spirituel de la Faerie Faith, nous avons une orientation pratique supplémentaire.

  • Guérison

Nos études portent sur différentes méthodes de guérison, dont la guérison par les plantes, les remèdes des fleurs de Bach et autres traitements homéopathiques, aussi bien que différentes formes de travaux énergétiques. Nous apprenons également quelques points d’acupressure de base et les techniques de premier secours.

  • Survie

En tant que part du travail, nous faisons en sorte que les étudiants acquièrent de meilleures connaissances à propos de leur propre survie au sein de divers environnements. Nous constatons qu’on peut se trouver dans certaines situations, à la fois dans la nature sauvage ou à côté de chez nous, et une compréhension profonde de la terre et de ses autres enfants peut avoir un impact direct sur notre survie.

  • Préservation

Lorsque nous constatons que cette planète, et nous, toutes ses créatures qui nous trouvons sur elle, travaillons à former une grande communauté, nous travaillons à mieux préserver la planète. Lorsque nous percevons notre environnement comme Notre Grande Mère, il est normal que nous utilisions nos ressources avec discernement et retenue.

Conclusion

La Faerie Faith est un Système Transformationnel de croyance et de discernement qui est très personnel, et qui englobe à la fois l’apprentissage et le développement intellectuel et expérientiel.

Dessin par T. H. Thomas, 1880. Courtesy Fortean Picture Library.

Faerie Faith : Introduction et organisation de la thèse de J. C. Landis

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

  • Introduction de la thèse sur la Faerie Faith et le système BLN.

aulneLa Faerie Faith est une tradition Païenne complexe, avec son propre système mystique, celui du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques Beth-Luis-Nion. Cette tradition ne peut être appréhender par morceau mais en étudiant les différents éléments qui la constituent dans leur globalité. Je tenterai d’introduire certains concepts que l’on doit garder à l’esprit en lisant cet article.

Tout d’abord, la Faerie Faith est une tradition Dianique et, en tant que telle, elle met l’accent sur le féminin dans l’humanité, la nature et en Dieu. Pour faciliter la lecture, tous les pronoms seront mis au féminin, en accord avec cette tradition. Par exemple, « le Grand Prêtre ou la Grande Prêtresse » seront simplement dénommés par « Grande Prêtresse », sauf mention contraire. De la même façon, les pronoms tels que « il ou elle » seront simplement désignés par « elle ». Il convient de noter que les personnes des deux sexes peuvent suivre la formation de la Faerie Faith.

Le Beth-Luis-Nion est un système mystique et c’est la raison pour laquelle il est difficile à appréhender de façon purement intellectuelle. A bien des égards, il est comparable à la Qabalah. Israel Regardie décrit la Qabalah comme « un guide digne de confiance, conduisant à une compréhension à la fois de l’Univers et de son propre Soi » (Regardie i). De même, le Beth-Luis-Nion est un système bénéfique qui mène à une compréhension de la Nature et à une transformation personnelle de l’étudiante. C’est à cet objectif de transformation personnelle et d’équilibre que toute étudiante œuvre à travers leur voyage dans les mystères du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques.

Cet article n’a pour but que d’être une simple introduction à la Faerie Faith et au système Beth-Luis-Nion. La Faerie Faith est une tradition vivante, en évolution, et qui peut, par conséquent, changer dans le futur.

Cet article décrit la Faerie Faith telle qu’elle est actuellement pratiquée et tel que le calendrier Beth-Luis-Nion est compris aujourd’hui. En outre, une grande partie des informations que je présente ici pourront paraître enfantines dans le futur, lorsque j’en aurai appris davantage. Cet article ne se veut pas exhaustif. S’il vous plaît, consulter la bibliographie pour en apprendre plus sur les recherches présentées ici.

  • Organisation de la thèse

Introduction

Section I : la Faerie Faith

Histoire de la Faerie Faith

Les pratiques de la Faerie Faith :
Les Mystères :
Section II : Le système Beth Luis Nion du Calendrier des arbres lunaires celtiques
Comprendre les arbres
Les Arbres :
L’Aulne
Le Saule
L’Aubépine
Le Noisetier
La Vigne
Le Lierre
Tableau I : correspondances pour le système BLN du calendrier des arbres lunaires celtiques
Aulne/Fearn
Saule/Saille
Aubépine/Huath
Noisetier/Coll
Vigne/Muin
Lierre/Gort
Roseau/Ngetal
Sureau/Ruis
Travaux cités :
  • Adler, Margot. Drawing Down the Moon: Witches, Druids, Goddess-Worshippers, and Other Pagans in America Today, Revised and Expanded Edition. Arkana: Penguin, 1997. [Ndlt : des extraits concernant la tradition ont été traduits sur notre blog]
  • Bombardi, Ron. « Spinoza’s Ethics / Elwes Translation. » Studia Spinoza.  http://frank.mtsu.edu/~rbombard/RB/spinoza.new.html (1 Nov. 2001).
  • Culpepper, Nicholas. Culpepper’s Complete Herbal. W. Foulsham & Co., Ltd., London (originally written in 17th century).
  • Graves, Robert. The White Goddess: A Historical Grammar of Poetic Myth. New York: Farrar, Straus and Giroux, 1948.
  • Greive, M. A Modern Herbal. New York: Dover, 1971.
  • Jones, Gwyn and Thomas, trans. The Mabinogion. New York: Alfred A. Knopf, Inc., 2000.
  • Kerr, Linda. “Lunar Tree Energies.” Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 1999. http://www.auburn.edu/~kerrlin/tree_energies.html (1 Nov. 2001). [Vous trouverez une traduction de cet article sur notre blog]
    —. « Studying the Faerie Faith. » Linda Kerr’s Faerie Faith Page.
    http://www.duc.auburn.edu/~kerrlin/studying.old.html (1 Nov. 2001).
    —. « What is the Faerie Faith? » Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 21 April 2000.
    http://www.auburn.edu/~kerrlin/WhatisFF.html (1 Nov. 2001).
  • « The McFarland Dianics – A Chronology. » The McFarland Dianic Homepage. 2000.
    http://www.geocities.com/mcfdianic/chronol.html (1 Nov. 2001). [L’article a été traduit sur notre blog]
  • Novack, Penny and Michael. « Mysteries and Secrets. » The McFarland Dianic Homepage. http://www.geocities.com/mcfdianic/mystsec.html (1 Nov. 2001). [Vous trouverez une traduction du texte sur notre blog]
  • O’Brien, Elmer. The Essential Plotinus. Second ed. Indianapolis, IN: Hackett Publishing Co., 1964.
  • Paterson, Helena. The Celtic Lunar Zodiac. Boston: Charles E. Tuttle Co., 1992.
  • Rainey, Imré K. « The History of the Faerie Faith. » The Hazel Nut. 1998. [ndlt : une traduction du texte a été réalisée sur ce blog]
    http://home.earthlink.net/~irainey/history.html (1 Nov. 2001).
  • Regardie, Israel. Garden of Pomegranates. St. Paul, MN : Llewellyn, 1970.
  • Vickery, Roy, comp. Oxford Dictionary of Plant-Lore. Oxford: Oxford UP, 1995.

L’histoire de la Faerie Faith

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

La Faerie Faith est une tradition qui découle de la tradition dianique McFarland.

Ce sont Mr. Mark Roberts et la Grande Prêtresse, connue sous le nom d’Epona, qui ont transmis la Faerie Faith au fil des années. Ce qui suit est un résumé du développement historique de la Faerie Faith.

L’histoire de la Faerie Faith commence avec la tradition dianique McFarland, fondée par Morgan McFarland à Dallas/Ft. Worth, au Texas. McFarland fut formée au sein de sa tradition familiale et, en 1971, elle rejoint Mark Roberts, un autre (sic) Sorcier solitaire.

Ensemble, ils fondèrent le Covenstead of Morrigana. Selon le site web de la McFarland Dianic, “Ce fut Mark qui fit remarqué à Morgan la référence aux « cultes dianiques » dans le livre de Margaret Murray, The Witch Cult in Western Europe. Cela parla aux croyances et pratiques de Morgan et elle adopta l’appellation « Dianique » pour sa tradition.” Plus tard, au cours de cette même année, Morgan commença à coucher sur papier les rituels transmis oralement au sein de sa tradition. Morgan continua à initier quelques Grandes Prêtresses qui partirent (ndlt : hive off, essaimer, quitter la ruche, se séparer) pour fonder d’autres covens.

En 1977, Mark quitta le Covenstead de Morrigana pour débuter une nouvelle voie appelée Hyperborea. En 1979, Morgan se retire en tant que Grande Prêtresse de ses covens, et sert alors en tant que matriarche et conseillère auprès du Concile des Grandes Prêtresses de la Tradition Dianique McFarland (McFarland).

Mark quitta le Texas et déménagea à Atlanta, en Georgie, en 1979 où il rencontra Epona. Mark lui enseigna les leçons qu’il avait apprises avec Morgan, et elle devint la fondatrice de la branche Eponienne des Dianiques McFarland, ce que l’on connaît maintenant sous le nom de Faerie Faith. Mark Roberts fut le premier à utiliser le terme de “Faerie Faith.” Le nom est probablement emprunté au livre The Fairy-Faith in Celtic Countries, de W.Y. Evans Wentz (1911). Ce livre décrit un grand nombre de croyances populaires et pratiques du passé. Sous l’enseignement de Mark, Epona fut formée comme une Grande Prêtresse des mystères de la Faerie Faith, le système Beth Luis Nion. Seulement après dix-huit mois, Mark partit pour fonder une nouvelle voie appelée Hyperborea à Dallas en 1981. Epona, cependant, s’avéra être un terrain fertile pour les enseignements du système BLN. Elle améliora ce qu’elle avait appris de ce système, et enseigna une nouvelle forme des mystères de la Dianique McFarland, qui devint la Faerie Faith.

Epona continua à enseigner les mystères de la Faerie Faith qui se développa et se propagea sous ses enseignements, et aujourd’hui il y a des membres répartis dans tout le sud-est des USA. Cependant, du fait de la difficulté de cette voie, très peu d’étudiantes atteignent le niveau de Grande Prêtresse. Au moment où j’écris ces lignes, il n’y a qu’un seul coven Faerie Faith en activité, situé à Auburn, en Alabama, sous l’enseignement de Linda Kerr, l’une des étudiantes d’Epona. Kerr est parvenue à créer une église légalement constituée – the Church of the Spiral Tree – une église Païenne œcuménique.

Mark-and-Epona
Epona et Mark Roberts. Photo trouvée sur deux sites anglophones différents : faeriefaithdruid.blogspot.fr et prueitt.wordpress

Faerie Faith origins

freaking wiccans or fond memories of the 70’s

 

Tradition Faerie Faith : les Mystères

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Les Mystères

La Faerie Faith est une voie mystique. En tant que telle, elle possède ses propres mystères connectés au système Beth-Luis-Nion, ainsi que les mystères chamaniques qui sont une part de toute voie mystique. Comme Penny et Michael Novack l’ont écrit dans un court article, « Mysteries and Secrets » :

« Ce qui est réellement frustrant à propos des mystères, c’est qu’ils ne peuvent être enseignés, ils doivent être vécus. »

Plus loin dans le même article, ils ont écrit :

« Il est pénible pour quiconque ayant atteint le plus élémentaire des « mystères » de savoir qu’il sera toujours impossible d’en parler ou même de le montrer facilement à quelqu’un, tandis qu’un « secret » peut être partagé à peu près avec tout le monde, ces gens pourront le raconter à d’autres et cela restera toujours le même secret. Et pourtant, il semble y avoir un nombre incroyable de personnes qui croient que les deux termes sont synonymes. »

Les étudiantes bataillent souvent avec le fait qu’elles ne peuvent « atteindre » les mystères. Pourtant les mystères surviennent d’eux-mêmes, résultant d’un apprentissage et d’une transformation personnelle. Au cours d’une intense méditation, une étudiante vivra souvent une expérience mystique – une préhension du mystère à portée de main – qui consolidera tout ce qu’elle a appris intellectuellement.

  • Les Mystères Chamaniques

La validité de la mystique réside dans ses nombreuses voies disparates. Qabalah, Soufisme, Christianisme Mystique, Yoga, Méditation et le système Beth-Luis-Nion, chacune s’accompagne de récits similaires de certaines expériences mystiques. Et en même temps, chacune s’accompagne de mystères qui sont uniques dans sa propre tradition.

Les mystères chamaniques sont ceux que l’on retrouve dans toute expérience mystique. Ils laissent souvent l’étudiante dans un état d’effroi, de joie et de confusion, car elle saisit une nouvelle dichotomie au sein du cosmos.

L’expérience chamanique la plus largement reconnue est appelée « Mystère de l’Union ». Au cours de cette expérience, l’étudiante fait un avec le Divin. Nous trouvons l’une des premières transcriptions de cette expérience dans les Ennéades de Plotin :

Souvent, m’éveillant du sommeil du corps pour revenir à moi, et détournant mon attention des choses extérieures pour la concentrer en moi-même, j’y aperçois une admirable beauté, et je reconnais que j’ai une noble condition : car je vis alors d’une vie excellente, je m’identifie avec Dieu, et, édifié en lui, j’arrive à cet acte qui m’élève au-dessus de tout intelligible.

Ici l’étudiante fait un avec le Divin, l’Un, la Source ou Dieu. Elle réalise simplement combien elle est petite et insignifiante, mais en même temps combien sa vie est précieuse et unique.

Nous trouvons également le « Mystère de la Nature », dans lequel l’étudiante expérimente la connexité de toutes choses dans l’existence. Le mystère laisse l’étudiante savoir que toutes choses dans la Nature ne sont en définitive qu’ « Une ». C’est de cette expérience qu’est née fort probablement la philosophie panthéiste de Baruch Spinoza. Pour Spinoza, il n’existe dans la nature des choses qu’une seule et unique substance – Dieu – à partir de laquelle différents modes et attributs sont formés (Bombardi).

En outre, il y a d’autres mystères. L’expérience du « Mystère de l’Ignorance » montre à l’étudiante que, peu importe l’ampleur de ses recherches et acquis, elle ne saura jamais tout. Cette expérience laisse souvent l’étudiante abasourdie quand elle réalise combien il reste à s’instruire et combien notre capacité humaine à apprendre est limitée. Pourtant, dans le même temps, l’étudiante a une nouvelle soif de connaissance, parce qu’elle se rend compte de la véritable valeur du savoir.

  • Les Mystères Lunaires

Les Mystères Lunaires sont ceux liés aux arbres du système Beth-Luis-Nion. On rattache à chaque arbre (ainsi que sa lunaison correspondante) plusieurs mystères. Le Bouleau, par exemple, enseigne les leçons de la conscience de soi, de l’auto-discipline et de la compassion. Le Lierre, d’autre part, enseigne les leçons de la modération et de la retenue. Comme les mystères chamaniques, les mystères des arbres ont de nombreux aspects et strates différentes. Les étudiantes passeront toute une vie à les découvrir toutes. Cela fait de la Faerie Faith une voie pour la vie. Tout comme le « Mystère de la Trinité » dans le Christianisme, chaque leçon ne peut être expliquée clairement, seulement vécue. Et chaque fois qu’elle est expérimentée, l’individu gagne un peu plus en compréhension du mystère.

Les Pratiques de la Faerie Faith : les cours & l’apprentissage

Les Pratiques de la Faerie Faith Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

  1. Première partie du texte : Hiérarchie et Apprentissage
  2. Seconde partie du texte : les Rituels
  • Les Cours

La majorité de l’apprentissage d’une étudiante (ndlt : bien que le texte parle explicitement d’étudiante, la Faerie Faith est une tradition mixte) a lieu durant la classe. Là, l’étudiante va écouter et prendre en note une diversité de sujets, accomplir des exercices de base et discuter des différentes parties du matériel didactique.

En outre, la classe joue le rôle d’une sorte de thérapie de groupe. C’est à ces moments que la plus grande part de la transformation personnelle a lieu. L’étudiante parlera souvent des différents problèmes et questions qui ont surgi dans sa vie, pour tenter de recevoir avis et conseils de la part des autres étudiantes et enseignants. Les sujets du quotidien sont traités (problèmes familiaux, troubles sexuels, perte d’un travail, dépression, etc.) tout autant que les sujets plus ésotériques (identité du soi, foi/croyance en une Déité, foi/croyance en la magie, etc.)

  • L’Apprentissage

En plus des rituels et des cours, une variété d’autres apprentissages prennent place sous la forme d’exercices et de tests. Ceci permet à l’étudiante de mettre en pratique toutes les informations acquises en classe. L’étudiante prendra part aux Voyages chamaniques et Quêtes de Vision. Elle prendra part aux promenades dans la nature avec les autres, se familiarisera avec les plantes médicinales locales, les récoltera et les préparera plus tard lors d’un test. Elle devra préparer un repas complet pour son cercle, composé uniquement des plantes qu’elle a ramassé dans la nature. L’étudiante rédigera des dissertations dans lesquelles elle devra relier les nombreux sujets appris en classe et à travers ses lectures. Elle devra accomplir une sorte de service à la communauté pour aider les autres, de façon à développer davantage son sens de la compassion et son humanité, et afin de l’aider à se rendre compte qu’elle n’est pas isolée du monde ordinaire. Elle doit faire de l’exercice physique tout au long de son apprentissage car celui-ci est destiné autant au corps qu’au mental et à l’esprit. Elle doit avoir accompli un service envers la Nature, que cela soit en recyclant, en faisant du jardinage pour la communauté ou en participant au Arbor Day (ndlt : Journée nationale de l’Arbre). On demandera souvent à l’étudiante de suivre des périodes d’auto-discipline rituelle – souvent durant une lunaison complète – de façon à l’aider à méditer sur des combats particuliers auxquels elle peut avoir à faire face à ce moment-là.

Ceci, plus les autres exercices et tests sont donnés à l’étudiante à divers étapes de l’apprentissage, pour aider à développer l’expérience pratique afin de compléter ses travaux d’études.

A suivre : les Mystères.

Mûres. Août 2014. Photo : Fleur de Sureau
Mûres. Août 2014. Photo : Fleur de Sureau

Les Pratiques de la Faerie Faith : les Rituels

Les Pratiques de la Faerie Faith Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Première partie du texte : Hiérarchie et Apprentissage

Les Rituels

Les Rituels de la Faerie Faith peuvent être divistuds en deux catégories : les Rituels Lunaires et les Rituels de Passage.

Faerie RingCes deux types de rituels servent à un but spécifique dans la vie d’une étudiante (ndlt : bien que le texte parle explicitement d’étudiante, la Faerie Faith est une tradition mixte).

Les Rituels sont accomplis en extérieur quand le temps le permet. Ils sont généralement accomplis dans la campagne, en utilisant des cercles de petites pierres disposées sur le sol. Les sites pour ces cercles sont habituellement choisis parce qu’ils produisent l’énergie la plus naturelle. Les cercles de pierre sont spécifiquement utilisés pour les rituels, et sont considérés comme sacrés. Si le rituel est accompli dans un lieu peu familier (telle qu’une plage ou dans un champ), alors le lieu est exploré afin de concentrer plus fortement l’énergie de la terre et le cercle est projeté comme d’ordinaire.

  • Lunaires

Le terme « Lunaire » est employé pour désigner à la fois un rituel lunaire et une lunaison – le passage de la nouvelle lune à la pleine lune et ensuite à la nouvelle lune. C’est pourquoi, la « Lunaire du Bouleau » signifie à la fois le moment de la Lune du Bouleau et le rituel de la Lune du Bouleau. Les rituels lunaires sont les rituels liturgiques réguliers qui prennent place à des moments spécifiques au cours de l’année. Il y a treize Lunaires au cours de l’année, chacune correspondant à l’une des treize lunaisons.

La Structure d’un Rituel Lunaire

Chaque Lunaire a lieu à la date de la pleine lune, ou aussi proche que possible de cette date.

Chaque étudiante est tenue d’y assister sauf circonstances particulières. Le rituel commence par la projection du cercle – un champ d’énergie est levée autour du lieu aussi bien pour être utilisée durant la partie du rituel consacrée à la guérison que pour la protection contre des influences négatives. La Grande Prêtresse lit ensuite les « Principes de la Faerie Faith » :

  • On doit avoir une sensibilité pour, avoir foi en, une réalité spirituelle qui réside derrière ce que nous appelons la « Nature ».

  • On doit avoir un amour sincère envers la Terre Elle-même et un désir de communiquer avec Ses « autres » enfants.

  • On doit avoir foi en la vie individuelle de cette planète et la certitude qu’elle imprègne le monde entier.

Après la lecture des Principes, la leçon pour cette Lunaire particulière commence. Par exemple, pendant le Bouleau, l’étudiante va écouter la leçon puis méditer sur les mystères de la renaissance, l’autorité sur soi-même, l’auto-discipline. Après la leçon, le cercle effectue des guérisons de Brigit pour ceux qui en ont besoin (Brigit est une déesse Celtique de la guérison). Durant une guérison de Brigit, les membres se réunissent autour de la personne malade (ou qui la représente si la personne n’est pas présente), et le nom de Brigit est chanté comme un mantra, tandis que l’on tire l’énergie du cercle vers la personne au centre. Lorsque la personne malade sent que l’énergie a atteint son pic, elle le signale aux autres membres du cercle qui étendent leurs mains sur celle-ci pour envoyer le reste de l’énergie. Après que toutes les guérisons de Brigit ont eu lieu, les membres accomplissent le Rituel du Partage de l’Eau, dans lequel ils boivent tous l’eau d’un même calice pendant que la Grande Prêtresse lit :

Partagez mon eau et sachez que, comme la Pluie, elle est la Source de Vie.
Partagez mon eau et sachez que, comme les Océans et les Mers, elle est la Matrice de Vie.
Partagez mon eau et sachez que, comme les Nuages, elle est la Chercheuse ; la Voyageuse avec une Mission.
Je partage l’eau, et que tous puissent savoir que, comme les Ruisseaux et les Rivières, elle est la Change-Forme ; la Destructrice de l’Ancien, et en même temps, à travers le changement, la Créatrice du Nouveau.
Sachant bien que l’eau est l’essence de Vie, nous l’avons partagée et nous sommes devenus Un, et à présent, Unis, nous offrons nos vies, en service et en amour, à Celle qui est la Mère de Toute Vie.

Après le Partage de l’Eau, les membres révoqueront le cercle et généralement retourneront en intérieur pour suivre le cours.

  • Les Rituels de Passage

Au sein de la Faerie Faith, il y a cinq rituels de passage qui constituent une hiérarchie pour l’étude. Chaque étudiante apprend et progresse à travers sa transformation personnelle, et lorsque la Grande Prêtresse juge l’étudiante prête, cette dernière prend part au passage suivant.

Chaque rituel de passage est nommé d’après l’un des cinq Arbres Solaires – les périodes primordiales de l’année. Par exemple, une étudiante qui vient juste de traverser le passage du Second Solaire portera le titre de Deuxième Solaire.

Avant le Premier Solaire, une étudiante apprend en tant que Néophyte. C’est l’étape durant laquelle l’étudiante apprend les leçons de base de la Faerie Faith, pour décider si la voie lui convient. Les étudiantes étudieront la Huna, le pendule, le travail basique de l’énergie et assisteront aux rituels Lunaires et aux cours avec toutes les autres étudiantes. Après avoir étudié pendant un temps (habituellement six mois au minimum), la Grande Prêtresse leur offrira leur Premier Solaire.

Le Premier Solaire est le premier rituel de passage. Autrement connu comme l’Adoption, ce passage indique que l’étudiante a un intérêt certain dans l’étude de la Faerie Faith, et c’est à ce moment que l’étudiante se dédie à cette étude. A ce stade, une personne devient étudiant officiel de la Faerie Faith. Une phrase du rituel est dite aux étudiantes longtemps avant qu’elles n’assistent au rituel :

En posant le pied sur ce chemin, reconnais-tu que tu mets en mouvement les courants qui te pousseront vers l’avant ?

Cette question est un avertissement à toutes les étudiantes qui apprennent les mystères et passent par une transformation personnelle, il s’agit d’un long et difficile processus – à ne pas prendre à la légère. Même si l’étudiante choisit de quitter le chemin, comme beaucoup d’autres l’ont fait, il est impossible de désapprendre ces leçons qui lui ont été enseignées. C’est pourquoi, même si elle part, l’étudiante restera toujours consciente des cycles de la nature et des mystères de la vie qui sont centraux dans l’étude de la Faerie Faith. Après ce rituel de passage, l’étudiante doit écrire au moins une Lunaire (ndlt : un rituel lunaire) par elle-même, pour que le cercle l’accomplisse .

Le Deuxième Solaire est un rituel de passage qui marque l’évolution au-delà du Premier Solaire. Ce degré est celui à travers lequel l’étudiante prend davantage de responsabilités (en assistant la Grande Prêtresse, en aidant à enseigner les leçons d’introduction, etc.) Pour devenir une Deuxième Solaire, elle doit avoir lu les livres les plus basiques de la bibliographie. Ce passage suivra souvent la première transformation majeure personnelle, à travers laquelle l’étudiante se confronte à l’une de ses peurs ou l’un de ses vices.

Le Troisième Solaire est également appelé Initiation. C’est le passage à travers lequel l’étudiante une fois encore prend davantage de responsabilités, cette fois en enseignant par elle-même à sa propre étudiante. Sous l’étroite surveillance de la Grande Prêtresse, le Troisième Solaire prendra une Néophyte comme étudiante. La Troisième Solaire agira en qualité de professeur, de mentor et de conseillère pour cette étudiante. Pendant tout ce temps, la Grande Prêtresse veillera à ce que la Troisième Solaire prodigue son enseignement de manière juste et éthique.

Le Quatrième Solaire marque la poursuite de l’évolution de l’étudiante, et finalement c’est la dernière étape avant qu’elle ne devienne une Grande Prêtresse à part entière. A ce stade, elle doit avoir au moins une étudiante Adoptée. L’apprentissage de cette étudiante demeure sous la surveillance de la Grande Prêtresse.

Le Cinquième Solaire est aussi appelé Passage Final. C’est à ce stade que l’étudiante devient une Grande Prêtresse. La personne a désormais ses « papiers de libération », et peut commencer à former son propre cercle. Arrivée à ce stade, la Grande Prêtresse devient autonome et peut changer de route pour démarrer son propre cercle. Cependant, la nouvelle Grande Prêtresse reste en contact avec tous les autres enseignants par le biais du Concile des Aînés.

A suivre : cours et apprentissage

Les Pratiques de la Faerie Faith : hiérarchie & apprentissage

Les Pratiques de la Faerie Faith

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

  • Hiérarchie et Apprentissage

En tant que tradition chamanique et tradition à  mystère, la Faerie Faith possède un système d’apprentissage et une hiérarchie interne.

Ceci distingue la Faerie Faith des nombreuses traditions qui se concentrent sur la pratique religieuse et dont le leadership est habituellement démocratique. La hiérarchie au sein de la Faerie Faith est constituée de personnes nouvelles (néophytes), de personnes qui ont entamé l’apprentissage (étudiantes) et de personnes qui ont terminé l’apprentissage (Grands Prêtres/Grandes Prêtresses.)

L’apprentissage des étudiantes de la Faerie Faith est un processus très complexe et difficile. En tant que tel, il tend à demander un temps très long (4 à 8 ans généralement). De plus, la plupart des étudiantes qui commencent l’apprentissage ne le termineront pas. Dans cette section, je vais tenter d’expliquer la structure basique de l’apprentissage au sein de la Faerie Faith, ainsi que les nombreux événements que l’on y rencontre habituellement.

L’apprentissage débute par la lecture. L’étudiant commence par lire une diversité de livres, concernant une multitude d’informations qui lui sont nécessaires de connaître. Ces sujets comprennent la Huna (un système polynésien de psychologie et de magie), les rituels, les esprits de la nature, la phytothérapie, la mythologie, les « women’s studies« , la psychologie et la philosophie. La lecture de certains livres figurant dans la bibliographie est une condition préalable pour accéder au reste de l’apprentissage, mais la plupart sont lus lors de l’apprentissage de l’étudiante ou lorsque le besoin s’en fait sentir.

Tandis qu’elle lira ces livres, l’étudiante assistera également à des cours avec les autres étudiantes. La majorité de l’apprentissage s’effectue lors de ces cours. Là, l’étudiante étudiera le système Beth-Luis-Nion, ainsi qu’une variété d’autres sujets tels que le chamanisme, la psychologie et la mystique.

A suivre : les rituels.

Le Jour Intermédiaire

Le Jour Intermédiaire
Par Muirghein & Epona, traduction Fleur de Sureau

(Voir aussi l’article « Calculer le début de la Première Lune »)

neige

Le Jour Intermédiaire (Day Apart)  est le ou les jours restants qui se situent entre le Solstice d’Hiver et le début de la lune du Bouleau ; parfois c’est le jour du Solstice d’Hiver lui-même. Ce jour restant est l’équivalent du jour intercalaire et permet de réaligner le calendrier lunaire à l’année solaire.

Le ou les jours supplémentaires (extra days)  sont également reliés aux noms des jours de la semaine. L’année égyptienne était divisée en 12 mois de 30 jours chacun, avec 5 jours restants à la fin de l’année. Ces jours n’étaient pas considérés comme faisant partie de l’année normale et étaient nommés par rapport à d’importantes déités : Osiris, Horus, Set, Isis et Nephthys. Les Anglo-Saxons avaient un calendrier similaire, et leurs jours supplémentaires étaient appelés Tiw, Woden, Thor, Frig and Seterne. De ces derniers noms, plus deux autres ajoutés plus tard par les missionnaires chrétiens, viennent les noms de nos sept jours de la semaine. (Voir « The Origins of Our Modern Calendar », le numéro #4 de HAZEL NUT.)

On retrouve également le Jour Intermédiaire dans l’expression, « un an et un jour », des mythes Irlandais et Gallois. Ceci découle du calendrier des Iles Britatniques et cela désigne une année lunaire de 13 lunaisons de 28 jours chacune (364 jours), plus un jour supplémentaire pour faire 365 jours. Ce jour supplémentaire est le Jour (de naissance) du Divin Enfant. Ce « fils d’une mère vierge » nait toujours au Solstice d’Hiver (Robert Graves, The White Goddess, 1948, The Noonday Press, New York, NY, pg. 95), et fait référence au Roi Soleil, ou au Roi Chêne ; le jeune soleil qui vaincra l’obscurité de l’hiver et grandira en force jusqu’au Solstice d’Été. Physiquement, bien sûr, ceci symbolise le rallongement des jours qui se produit après le Solstice d’Hiver.

Le Jour Intermédiaire est donc un jour en dehors du temps, en dehors de l’année normal, et lors de tels jours, des choses magiques peuvent survenir.

Le Jour Intermédiaire, également appelé, le Jour des Mystères de la Terre, reste un jour magique, et tout à fait pertinent pour nous. Ceux de la Faerie Faith emploient cette journée en un sens rituel, pour se rendre dans leur lieu spécial de renaissance (meilleur si c’est en extérieur), et communiquer et se reconnecter avec la Terre Mère. Pour bénéficier réellement de cela, vous devrez tout d’abord chercher ce lieu avant cette journée. Cet endroit de renaissance sera celui où vous vous sentirez en paix, à la fois avec vous-même et ce qui vous entoure, et il devra être assez proche de votre maison afin que vous n’ayez aucune excuse pour ne pas y aller. Ce lieu sonne totalement juste pour vous et il peut vous imprégner d’un certain sentiment de pouvoir et d’énergie.

Durant le Jour Intermédiaire, rendez-vous dans votre lieu et asseyez-vous jusqu’à ce que vous soyez dans un état calme et réceptif. Entrez en contact et communiquer avec la Terre-Mère, et donnez-lui une chance de vous parler. Souvenez-vous de vos impressions mais ne tentez pas de les analyser tout de suite. Restez aussi longtemps que vous en ressentirez la nécessité – habituellement une demi heure ou plus. Puis remerciez les éléments et la Terre-Mère, et retournez à la maison. Assurez-vous d’écrire vos sentiments et souvenirs de ce moment.

Le Jour Intermédiaire est le jour que nous choisissons pour ces Mystères de la Terre principalement à cause de la lourde énergie Yin, avec le tout début du yang arrivant juste après le Solstice d’Hiver. Cependant, ce rituel n’est pas destiné à être adopté seulement une fois par an mais à tout moment où vous ressentirez que c’est légitime.

Calculer le début de la Première Lune

Calculer le début de la Première Lune
Par Epona, traduction Fleur de Sureau

(Voir aussi l’article « Le Jour Intermédiaire»)

Si vous faites un peu de mathématiques, vous remarquerez que 13 lunaisons de 28,5 – 29 jours chacune ne peuvent pas être contenues dans une année solaire de 364 jours. Sans mentionner le fait que la nouvelle lune ne se produit pas idéalement lors du Solstice. Si nous continuons à faire succéder les mois lunaires sans nous préoccuper de l’année normale, nous nous retrouverions finalement avec la Lune du Bouleau débutant en Avril, et nous ne nous en tirerions pas mieux que les Romains en 63 avant JC. Pour éviter d’accumuler de telles erreurs, la 13ème lune (Sureau) se termine au Solstice d’Hiver, et la première lune (Bouleau) commence après le Solstice d’Hiver. C’est plutôt simple, non ? Poursuivons…

Possibilités:

Lune croissante durant le 13ème mois lunaire. Puis durant le 1er mois lunaire, continue à croître, pleine lune et lune décroissante.

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Lune croissante durant la 13ème lune. Pleine lune durant le Solstice d’Hiver, puis lune décroissant durant la 1ère lune.

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Les choses se compliquent lorsque le Solstice d’Hiver interrompt la 13ème lune entre le dernier quartier et la nouvelle lune. Les quelques derniers jours de la lunaison après le Solstice d’Hiver peuvent faire partie de la 1ère lune, ou des « jours intermédiaires » (jours restants). Si la lune du Bouleau commence au bon moment, Imbolc de la nouvelle année devrait tomber pendant le Sorbier (Luis), l’équinoxe d’automne devrait tomber pendant la Vigne (Muin), et la 13ème lune devrait commencer avant le Solstice d’Hiver.

Voici deux autres possibilités :

Sans les Jours Intermédiaires :

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Ou avec les Jours Intermédiaires :

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Choses à se rappeler :

  • L’année lunaire se termine avec le Solstice d’Hiver.
  • Le 13ème mois lunaire précède le Solstice d’Hiver, et le 1er mois lunaire le suit.
  • Le 13ème mois lunaire et/ou le 1er mois lunaire peut ou ne peut pas avoir le nombre complet de jours d’une lunaison, et l’un d’eux peut manquer une pleine lune.
  • Le Solstice d’Hiver n’est pas compté dans une lune, il s’agit d’un jour à part entière, et parfois c’est le Jour Intermédiaire.
  • Les variables qui déterminent le début d’une nouvelle année lunaire (première lune) dépendent du nombre de jours « restants » du 13ème mois lunaire après le Solstice d’Hiver qui l’interrompt.
  • Si une des « lunes » n’a pas de pleine lune, vous pouvez célébrer le mois lunaire le jour le plus proche du Solstice d’hiver.

Défaire le Cercle

Par Linda Kerr, traduit et largement adapté par Fleur de Sureau

Freddie
Freddie

Dans la tradition Faerie Faith, ou au moins au sein de notre groupe […], nous utilisons quelque chose de vraiment unique que personne d’autre ne semble connaitre. C’est un feu de chaudron que nous appelons « Freddie ». Nous préparons Freddie (avec des ingrédients spéciaux!) puis nous l’allumons avant de débuter le cercle et nous le laissons prendre et grandir. Il brûle tout au long de notre rituel et tournoie souvent en fonction de la direction de l’énergie tandis que nous sautons et dansons autour. A la fin du rituel, plutôt que de tout défaire verbalement, nous partageons l’eau autour du cercle, puis un peu avec Freddie. Habituellement, arrivé à ce moment, il devient assez excité et il se produit une grosse, impressionnante boule de feu, alors nous lui remettons son couvercle (mais parfois il crépite simplement!) Cela plonge instantanément notre cercle dans l’obscurité et nous prive de notre source de chaleur (waahh!). Ainsi c’est très efficace pour dissiper les énergies restantes du cercle.

Sur notre photo, regardez la hauteur qu’a pris Freddie après avoir partagé l’eau avec lui. Il se dresse au-dessus de moi et doit atteindre environ 3 à 3,5 mètres de haut et vous pouvez voir son « visage ». Très impressionnant ! La photo a été prise par Dana Finchum et a été publiée dans le « Lunar Calendar – Dedicated to the Goddess in Her Many Guises » par Nancy Passmore de Luna Press, en 1993.