Les dianiques McFarland, une chronologie

Extrait du (défunt) site The McFarland Dianic Homepage. Traduction et adaptation : Fleur de Sureau.

Ce que l’on connait aujourd’hui sous le nom des dianiques McFarland est né en 1971. A cette époque, Morgan McFarland, qui réalisait ses propres rituels personnels et solitaires depuis quelques années, rencontra Mark Roberts par le biais d’un ami commun. Mark pratiquait également à cette époque en solitaire, selon ses dires. Il dit à Morgan qu’il avait pratiqué uniquement en coven avec sa première femme dont il était divorcée. Elle l’avait initié au sein de sa tradition familiale, celle de la famille Melhuish d’Angleterre.

Cette rencontre a finalement conduit à une collaboration sorcière (ndlt : Craeft dans le texte original, l’Art sorcier) entre Mark et Morgan, et leur a ouvert des portes durant les quelques années qui ont suivi. Mark présenta Morgan à divers contacts néo-païens et issus de l’Art, et Morgan était disposée à devenir une porte-parole publique de leurs croyances mutuelles à la radio, aux talk-shows à la télé et la presse écrite. Cette réciprocité les introduisit auprès des adeptes/chercheurs spirituels de tous pays. Cela créa également une voie sans danger et une « maison (physique) sûre » pour tout adepte au Texas désireux de suivre une formation au sein des Mystères et, souvent, juste en quête de camaraderie. C’était une alliance de valeur pour Morgan et Mark à ce moment de leur vie et pour l’avenir.

C’est Mark qui indiqua à Morgan la référence aux « cultes Dianiques » dans le livre de Margaret Murray, The Witch Cult in Western Europe. Ceci parla aux croyances et pratiques de Morgan, et elle adopta l’appellation « Dianique » comme celle de sa tradition. Jusque là, ses croyances n’avaient jamais porté de nom. A partir de ce moment, Morgan disait simplement qu’elle était une Sorcière Dianique.

[En raison de l’engagement de Morgan envers le féminisme et son travail au sein de la Libération de la Femme, et parce que sa tradition se concentre sur la Triple Déesse en tant que Créatrice Suprême, le terme « Dianique », lorsqu’adopté par d’autres cercles dédiés, devint synonyme de cercles exclusivement féminins ou féministes politiques radicaux. Bien que les covens Dianiques McFarland épousent le féminisme en tant que concept global, l’exclusion des hommes d’un coven est uniquement le choix de prêtresses singulières. Tous les genres sont  bienvenus et initiés au sein des covens Dianiques McFarland.]

A la fin de l’été 1971, Morgan commença pour la première fois à coucher par écrit ses leçons orales. Les rituels et Mystères que les Dianiques McFarland continuent de copier à partir du livre de chaque Grande Prêtresse sont ceux de Morgan. Bien que Mark ait déclaré en plusieurs occasions auprès de nombreuses personnes qu’il pratiquait des rituels similaires lorsqu’il était marié à une prêtresse de la famille Melhuish, Morgan n’a jamais été mise dans le secret de ces pratiques Melhuish et n’a jamais vu aucun rituel Melhuish écrit (ou autre rituel Dianique). Que Mark ait prêté ou non serment, il ne pouvait et n’a pas initié Morgan dans le cadre d’un coven auquel Mark n’appartenait plus.  Le Covenstead of Morrigana où Mark a été le Grand Prêtre pendant plusieurs années se basait sur, et transmettait uniquement, les Mystères de Morgan McFarland.

Le premier coven « McFarland » se constituait simplement de Morgan, de sa Maiden et de Mark. Au fil des années le covenstead s’agrandit et devint trois cercles actifs distincts. Le coven initial était composé d’hommes et de femmes. Le second  était exclusivement féminin. Le troisième était à l’origine constitué de gens mariés et de leurs enfants, bien que plus tard des parents célibataires l’intégrèrent. Ce troisième coven était plus flexible par rapport aux heures du jour ou de la nuit où il célébrait ses rituels lunaires et aussi quant à la manière dont il les présentait, de façon à ce que les enfants des initiés puissent prendre part au cercle aussi souvent que possible. Les trois covens, néanmoins, étaient unis les uns aux autres par les mêmes Mystères et parfois par des partages mutuels.

Dès ses débuts, le covenstead initial de Morgan avait pour but de former des femmes à devenir Grandes Prêtresses qui iraient essaimer et créer leurs propres covens. Ces nouveaux cercles étaient destinés à regrouper les gens venant du Covenstead of Morrigana et les nouveaux initiés.

Morgan croyait au final que le Covenstead of Morrigana se dissoudrait en des cercles en constante évolution qui conserveraient les Mystères mais néanmoins se diversifieraient de plus en plus dans leurs célébrations.

Mark Roberts a servi en tant que Grand Prêtre auprès de  Morgan McFarland jusqu’au début de l’année 1977. Leur dernier rituel ensemble a été célébré avant l’équinoxe de printemps de cette année-là. A ce moment, Mark annonça son départ du covenstead physique et métaphysique afin de pouvoir se consacrer et avancer sur une autre voie plus personnelle.

Cette decision avait germé un an auparavant ou plus tôt encore quand Mark a commencé à créer une série de leçons par correspondance pour les aspirants, fondée sur des rencontres pré-initiatiques Dianiques appelées leçons du Bosquet et sur des idées plus axées sur la Nature basées sur les concepts de Findhorn. Mark appelé son enseignement « Footsteps on a Dianic Path. » Les partages initiaux, publiés par Mark et édités par quelques prêtresses du Covenstead of Morrigana, dont Morgan McFarland, demeurent parmi les outils de l’apprentissage  néo-païen les plus fondamentaux qui existent encore. Ils ne devraient pourtant pas être considérés comme Dianiques McFarland puisque leur seul auteur est Mark Roberts.

Par conséquent, lorsque Mark décida en 1977 de dédier sa vie à sa nouvelle voie qu’il appelait « Hyperborea, » Morgan et lui mirent fin à leur relation personnelle et Craeft-néo-Païenne. Hyperborea devait être le terrain d’entrainement pour la tradition Faerie Faith. Il prétendit plus tard qu’elle lui avait été transmise par Margaret Lumley-Brown en Angleterre, en 1963. Contrairement à la tradition de la famille Melhuish, il n’avait jamais fait mention de l’existence de cette tradition.

Morgan prit sa retraite au solstice d’été 1979, remettant le dernier Coven of Morrigana existant à l’une des Grandes Prêtresses qu’elle avait initiées. Plus tard, lorsque toutes les femmes de ce coven essaimèrent, Morgan devint une solitaire. Toujours solitaire, elle sert à présent en tant que conseillère auprès du concile McFarland Dianic et en tant que matriarche.

Equinoxe de printemps, 2000.

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