Energies des Arbres Lunaires : le Sureau

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Sureau

Treizième Lune

  • Glyphe – Je suis une vague de la mer
  • Oiseau – Freux
  • Couleur – Rouge sang
  • Guérison – Purification du corps intérieur et extérieur, Maux liés au froid
  • Mystères – Transition entre l’Ancien et Nourrir le nouveau, Sacrifice de notre Nature inférieure, Renouveau du Soi Spirituel, Préparation par le Sacrifice

sureau-dépouille-par-les-oiseauxLe Sureau est la Lune de la Mort. La vague retourne à la mer. C’est une période d’énergie frénétique, pourtant nous nous sentons comme à la dérive et seuls. Bientôt, les choses vont se délier, apportant un sentiment de soulagement. Le Sureau apporte une nouvelle croissance, à partir de l’ancienne coquille. La musique (qui peut provenir d’une flûte en bois de sureau : on peut retirer la moelle d’une branche), la joie et la camaraderie sont de bons antidotes aux sentiments intenses liés à cette lune.

  • Les énergies négatives de la lune du Sureau sont : la peur, l’anxiété, la dépression, les sentiments d’abandon et d’isolement. Nous pouvons éprouver un sentiment d’abandon, d’isolement ; la mer qui s’en va sans nous. De nombreuses personnes se sentent déprimées à cause du manque d’ensoleillement et des jours plus courts.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Quintessences florales de Bach pour la lune du Sureau : Red Chestnut, Walnut et Star of Bethlehem.

Energies des Arbres Lunaires : le Roseau

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Roseau

Douzième Lune

  • Glyphe – Je suis un bruit menaçant venu de la mer
  • Oiseau – Chouette/Hibou et Oie Sauvage
  • Couleur – le vert
  • Guérison – Associé au genêt à balai (planta genista) pour l’indulgence excessive
  • Mystères – Discipline, Protection de la maison contre le climat, Sécurité, Joie de la Musique, Préparation à la protection.

roseau

Le Roseau annonce la mort prochaine de l’année, lorsque nous entendons le râle de l’agonie  ; le vent qui souffle sur les lits de roseaux secs. Nous entendons le cri perçant de la chouette : c’est la messagère d’Hécate. La peur, la terreur et l’anticipation font partie de nos émotions, parce que nous retournons à l’inconscient. La lune du Roseau est un temps de changement. Durant cette lune, nous devons nous protéger nous-mêmes ainsi que nos maisons ; cela se faisait traditionnellement par une toiture constituée de roseaux (ndlt : toit de chaume), et les flèches étaient réalisées à partir de roseaux. La peur que nous ressentons à présent peut être tempérée par la compagnie des autres, et la musique qui provient du roseau, comme les flûtes et autres flûtes de Pan.

  • Énergies négatives du Roseau : Peur, terreur, panique, pensées anxieuses/anticiper/s’imaginer que quelque chose de terrible va se produire, peur du changement. Si vous n’avez pas dominé votre Soi Inférieur durant la lune du Lierre, vos basses émotions peuvent prendre le dessus à présent, ou vous voudrez les réprimer, ce qui peut avoir de sérieuses conséquences.
  • Surmonter ces émotions négatives : prendre une baguette de ce végétal.  Possibles Quintessences de Bach pour la lune du Roseau : Rock Rose, Cherry Plum et Sweet Chestnut.

Energies des Arbres Lunaires : le Lierre

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Lierre

Onzième Lune

  • Glyphe – « Je suis un sanglier cruel »
  • Oiseau – Cygne tuberculé
  • Couleur – Bleu
  • Propriétés médicinales – Sédatif, régulateur du système nerveux
  • Mystères – Maitriser ses Peurs, Basses Emotions, Rechercher la Modération, Contraindre sa Nature Inférieure (Force)

lierreLe lierre symbolise la renaissance et la résurrection. C’est l’une des deux plantes sacrées qui poussent en spirale. L’autre étant la vigne. La spirale symbolise la réincarnation, d’une vie à une autre, et d’une minute à une autre, d’un jour à un autre. La Vigne était une lune d’enseignements ; une lune de difficultés pour beaucoup. Durant la lune du Lierre, nous apprenons que toutes ces leçons et difficultés sont simplement des phases transitoires, tout comme la mort est une transition entre une vie et une autre. Le désespoir et la frustration qui mènent au Lierre deviennent l’espoir renouvelé une fois que nous voyons qu’il y a une lumière au bout du tunnel. La vie ne débouchait pas sur une impasse ; nous avions tout simplement affaire à des leçons nécessaires, et à présent la vie continue.

Le lierre est aussi une période de relâchement, émotionnellement. Les plus fortes bières étaient confectionnées à partir de lierre (une autre raison pour laquelle le lierre symbolisait la résurrection réside dans le fait que son essence se trouve dans son vin). Les bières sont un bon moyen de consommer les énergies du Lierre et de se relaxer pendant un moment. Si vous vous retrouvez trop ivre, portez une couronne de lierre sur votre tête.

Durant le Lierre, le voile entre les mondes est le plus fin. Nous nous débattons entre la clarté et la confusion. Alors que vous errez à la recherche de clarté, vous vous retrouverez bombardés de messages confus et d’idées obscures. Vous découvrirez peut-être que si vous êtes clair sur une question, il y a toujours une partie de vous-même qui n’en n’est pas aussi convaincue.

C’est aussi durant cette période de l’année que les énergies féminines sont à leur paroxysme. La façon dont vous vivrez cette lune sera déterminée par la façon dont vos énergies masculines et féminines sont équilibrées. Les énergies féminines sont à présent proches de leur apogée ; et les femmes commencent à se sentir plus fortes et plus en harmonie avec ceux qui les entourent. D’un autre côté, les hommes semblent avoir franchi la ligne du chaos absolu. C’est pourquoi certaines femmes semblent largement prédominées dans le quotidien, par rapport aux hommes, aux environs de cette période de l’année.

Cette lutte acharnée entre clarté et confusion, et yin & yang, est parfaitement symbolisée par la légende de la Chasse Sauvage. D’après une version, elle est décrite comme un chevreuil fuyant à travers un bosquet, poursuivi par un chasseur qui espère piéger la créature dans son filet. Psychologiquement parlant, le chevreuil représente les énergies yang hors-de-contrôle et le Soi Inférieur. Le Soi Inférieur est notre inconscient primaire qui guide nos bas instincts et émotions. Le chasseur et le filet symbolisent les énergies yin et le Soi Intermédiaire ; qui sont notre soi conscient, rationnel. La capture du chevreuil dans le filet représente le Soi Inférieur/yang régi et intégré au Soi Intermédiaire/Yin.

  • Energies négatives du Lierre : Confusion, indécision, furieux/violent, émotions immodérées, ivresse, ébriété.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de ce végétal. Possibles Fleurs de Bach pour le Lierre : Vine, Wild Oat et Scleranthus.

Energies lunaires et Mystères : le Noisetier

Par Epona & Imré. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

Ces derniers mois ont été un test de patience, de force intérieure et d’engagement. Depuis les méditations préparatoires de l’Aubépine jusqu’aux épreuves du Houx, nous voici parvenus à la neuvième lune de l’année – le Noisetier ou Coll. Autrefois, elle était appelée lune des Muses, le cycle de l’Ermite (voir la neuvième carte du Tarot), et lunaire de l’artiste. Le flux d’émotions gonfle le cœur des Muses et fissure le barrage. L’artiste prend du recul et regarde sa toile, épuisée par les émotions et anticipant la folie de la lune à venir. Ces deux figures fuient ceux qui les entourent – confuses, en colère, désappointées, en mal de silence – de façon à réunir leurs morceaux épars, tout comme l’Ermite se retire pour rassembler ses pensées et permettre aux leçons de sa vie d’allumer la chandelle de la sagesse dans sa sombre grotte.

Le Noisetier amène avec elle (ndlt : oui elle, her dans le texte) les tribulations du passé, de la souffrance et de l’expérience qui modèlent leur porteur. Tirez ces leçons, le fruit de votre labeur, car elles invitent la sagesse de votre Soi Supérieur à sauter dans les eaux de votre conscience, tout comme les noisettes tombent dans l’étang où nage le saumon que Fionn consomma (voir les Mabinogion, le livre de la mythologie galloise).

La baguette de Noisetier a longtemps été utilisée pour trouver des trésors cachés, pour protéger son porteur, et pour révéler la sagesse de l’âme. Avec cette sagesse, vient la prise de conscience de nos véritables barrières personnelles. Le Houx a manifesté des émotions et douleurs non réglées. Si, à la fin de son cycle, vous n’avez pas été capable de vous réconcilier pleinement avec le passé, le Noisetier vous fournira la sagesse de renoncer jusqu’à un meilleur moment. Si toutefois, vous vous êtes réconcilié avec le passé, le Noisetier est le moment d’achever la séparation d’avec ce fardeau ; la fin est venue. Pourtant, soyez prudent – l’épuisement causé par les émotions et sentiments de déception et la souffrance libérée durant cette lune peut brouiller votre vision. La hâte peut sembler être la réponse, mais une prudente réflexion permettra d’éviter de rompre les mauvais liens. C’est la lune de la décision et prévoyance, non pas de l’initiative inconsidérée.

Le Noisetier attend neuf années avant de porter ses fruits. Tournez-vous vers Elle et prenez conscience que même si les fardeaux passés ont glissé vers les ombres, c’est seulement temporaires, car c’est avec le temps que la vie guérit les blessures, et c’est à travers la douleur et la guérison que le Soi Supérieur partage sa sagesse.

Noisetier. Eté 2014

Energies des Arbres Lunaires : le Noisetier

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Noisetier

Neuvième Lune

  • Glyphe – « Je suis un saumon dans un étang »
  • Oiseau – Grue
  • Couleur – Marron
  • Jour – Mercredi
  • Guérison –
  • Mystères – Radiesthésie-Divinatoire, Sagesse-Savoir, Nourriture pour l’Esprit/la Question dans une Coquille de Noix, Inspiration, Réalisation par la Souffrance, La valeur du temps et de la patience

Le noisetier est connu comme étant la lune de l’ermite. Après les turbulences du Chêne et du Houx, et les méditations préparatoires de l’Aubépine, s’en vient le temps du calme et de la réflexion. Nous nous tournons à présent vers l’intérieur pour nous retrouver et laisser les leçons des dernières lunes se combiner. Le Houx a pu faire renaître des émotions et douleurs non résolues. Si nous ne sommes pas parvenus à pleinement dénouer ces sentiments, le Noisetier nous donne la sagesse d’attendre un meilleur moment. Si, cependant, vous avez réussi à harmoniser sentiments et passé, le Noisetier est le moment de finir de vous débarrasser de vos fardeaux.

noisetier-feuille

C’est également une période durant laquelle la prudence est de mise, car l’épuisement causé par des émotions et sentiments intenses de déception et de douleur libérées pendant cette lune troublera notre vision. C’est la lune de décision et prévoyance, non pas d’initiative inconsidérée. La douleur de nos expériences passées nous modèle et nous façonne, et nous permet de nous ouvrir à l’inspiration et à la sagesse d’en haut, de notre Soi Supérieur. Cette inspiration ne peut venir que lorsque nous nous sommes apaisés, lorsque nous avons surmontés nos problèmes passés et lorsque nous cessons de trop en faire.

Une légende celtique parle d’un bosquet de Noisetiers sous lequel se trouvait un puits, un étang, où un saumon nageait. Ces arbres contenaient toute connaissance, et leurs fruits contenaient ce savoir et cette sagesse sous leur coquille. Au fur et à mesure que les noisettes mûrissaient, elles tombaient dans le puits où elles étaient mangées par le saumon. A chaque noisette mangée, le saumon pouvait gagner un nouvel endroit. De façon à acquérir la sagesse issue du Noisetier, les Druides l’attrapèrent et le cuisinèrent. Mais Fionn, le jeune homme qui touillait la marmite dans laquelle le saumon était en train de mijoter, se brûla accidentellement le pouce avec le ragoût. Par réflexe, il porta son pouce à la bouche et ainsi ingéra l’essence du festin sacré ; il acquit instantanément la sagesse de l’univers.

Fionn acquiert également la sagesse par la douleur de la brûlure sur son pouce. De cette histoire, nous tirons la leçon de sagesse par la douleur et l’expérience. La véritable sagesse vient seulement après des années d’essais et d’erreurs, après des années de gain et de perte, après de nombreuses expériences de joie et de peines. On dit que le Noisetier donne des fruits au bout de neuf ans après qu’il a été planté ; neuf ans d’expérience avant qu’il n’imprègne ses fruits de son essence (ou qu’il fasse des petits). Un enseignement hindou dit : « garde pour toi-même ce qu’il t’a été enseigné jusqu’à ce que cela soit à ton tour de partager, » car alors, seulement, il pourra vraiment être enseigné à nouveau. Le noisetier nous demande d’apprendre la valeur du temps, de la patience et de l’expérience, et nous permet de nous exprimer à travers l’art, la poésie et la musique.

  • Énergies négatives du Noisetier : se sentir séparé du monde, se sentir peu sociable. Épuisement, douleur émotionnelle. Échouer à apprendre de l’expérience, répéter les mêmes erreurs, encore et encore.
  • Surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Fleurs de Bach possible pour le Noisetier : Bourgeon de Marronnier / Chestnut Bud.
Recettes :

Hazelnut Recipes – Courtesy of Northwest Hazelnut Company

Dundee Hazelnuts – Our Favorite Recipes

Chef Specialty Recipes from The Hazelnut Council

The Hazelnut Growers Of Oregon

Filer le houx sous la lune ronde

S’il y a bien une chose que j’apprécie tout particulièrement dans notre tradition, c’est l’accent qu’elle met sur la créativité. Nous sommes vivement encouragés à écrire, danser, sculpter, peindre… au fil des lunaisons, saisons, etc.

Il m’est déjà arrivé de filer pendant la pleine lune avec une intention précise mais ce mois-ci j’ai eu l’idée de me lancer dans un travail magique un peu particulier : réaliser un fil lors de chaque pleine lune sur une année entière. Après un tour de roue de l’année complet, je pourrais fabriquer, au choix, un ou plusieurs objets magiques à l’aide des fils chargés à la lumière des 13 lunes de notre tradition. Chaque fil aura été réalisé avec une intention magique, liée aux énergies et tendances de ces lunes. Cela fait des années que j’ai envie de confectionner une couverture de guérison, dédiée aux voyages entre les mondes. Le temps est venu de m’y mettre.

J’ai donc teint, mélangé, cardé et filé mon premier fil en cette lune du Houx. Je suis heureuse du résultat. Il faudra tout de même que je veille à réaliser suffisamment de longueur si je souhaite tisser une couverture pas trop petite.

Les mots-clefs pour ce filage en ce mois de Tinne ont été pour moi : amour et compassion.

FdS

Tinne, le houx [Alphabet magique]

Extrait du livre Magical Alphabets par Nigel Pennick. Traduction Fleur de Sureau.

La 8ème lettre ogham, Tinne, a pour valeur phonétique ‘T’. Elle est généralement associée au houx (flex aquifolium) bien que le Livre de Ballymote lui donne des attributions alternatives. Il mentionne le Cyprès (Cupressus sp.) ou le Sorbier (Sorbus acuparia). Mais le sorbier est identifié à Luis (caorthann) et la plupart des utilisateurs de l’ogham préfèrent employer le houx. Or le mot irlandais moderne pour houx est cuileann, apparenté au gallois, celyn. Pourtant, à l’inverse, le nom de la lettre magique est apparenté aux termes irlandais tine, qui veut dire feu, et teann, solide ou fort. Son équivalent dans l’alphabet gaélique écossais, Teinne, la 16ème lettre, signifie enflammé. Magiquement, le caractère Tinne apporte force et pouvoir, mais de façon équilibrée. Il dispose d’un fort élément masculin, plus spécifiquement relié à la paternité et à la capacité qui en découle, permettant aux âmes de renaître. C’est l’ogham de l’unification. L’oiseau de l’ogham Tinne est truith, l’étourneau, un oiseau qui forme d’énormes groupes. Le houx est le cinquième arbre-rustre, dont la couleur est lemen, un mot à qui l’on attribue le sens de gris-vert ou gris sombre. Son nombre consonantique ésotérique est le 11.

Code d’éthique de la Tradition « the Apple Branch »

Notre code d’éthique
Code d’étique de la tradition « the Apple Branch » traduit par Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Note de la traductrice : j’ai tenté de rester aussi proche du texte original que possible, mais parfois j’ai remplacé le mot femme par personne/membre puisque notre tradition est mixte. Le texte en anglais se trouve sur le site The Apple Branch.

Préambule
Ayant accepté l’Appel de la Déesse et reconnaissant mon service envers Elle et Sa manifestation immanente à travers ceux que je sers et en toute chose, de mon plein gré je choisis et m’engage à suivre ces actes et principes :

Principes
Je m’engage envers moi-même, envers la Déesse et envers tout ceux que je sers à agir de façon à manifester :

  • Ma gratitude : je serai toujours conscient de la gratitude que j’éprouve et je la manifesterai souvent et de nombreuses manières. Je mettrai tout en œuvre pour ne jamais prendre quiconque pour acquis et pour faire preuve d’une saine fierté et humilité.
  • Défenseur : je serai un défenseur de l’équité et de la justice, ainsi que leur exemple ;
  • Service : je reconnais que mon travail est au service de la Déesse et qu’il a pour but d’aider les autres ; à cette tâche je serai toujours pleinement conscient de mes pensées et actions, et de leurs effets sur la toile de la vie. Je veillerai à être toujours conscient de ne causer de tord ni aux autres, ni à moi-même.
  • Pleine conscience : je reconnais que le passé est le passé. Je sais également que l’avenir peut souvent réserver des événements inattendus ou se présenter comme la conséquence de mes propres intentions, mais en réalité, le présent est tout ce que je possède et ainsi j’aurai conscience dans le moment présent de mes pensées, de mes gestes, de mes actes et de me concentrer sur ce qui se passe dans l’ici-et-maintenant ;
  • Inter-connectivité : Je reconnais, j’accepte et j’approuve de rester conscient du tout, de l’interconnectivité et d’être éco-conscient ;
    Immanence : j’accepte de toujours honorer le divin en toute créature vivante et en dehors ;
  • Autonomie : j’accepte de valoriser et soutenir les droits des autres à choisir leur propre voie.
Actions
  • Je respecterai les principes éthiques de ma tradition ;
  • Je cultiverai ma dévotion à travers la prière quotidienne, des rituels personnels et la méditation ;
  • J’honorerai Celle qui est en moi, comme J’honorerai Celle qui m’entoure en m’engageant à interagir avec tous, car les autres sont aussi la Déesse ;
  • Je travaillerai avec les autres dans mon Cercle et Bosquet d’égal à égal. Nous sommes tous à une étape différente sur la spirale de l’apprentissage ; aucune étape sur cette spirale ne procure plus de pouvoir à l’intérieur du Cercle/Bosquet, sauf en ce qui concerne l’admission des étudiants et leur perpétuation, ou encore les changements des Lois du Coven ;
  • Je continuerai à lire et faire des recherches dans une perspective de formation continue afin d’affiner mes savoirs et compétences en tant que prêtre/prêtresse.
Dans mes relations avec ceux que je sers :
  • Je m’engagerai envers ceux que je sers, à les soutenir, les encourager et les respecter ;
  • Je serai volontiers disponible pour répondre aux questions, pour conseiller et seconder ceux qui étudient avec moi, de façon à les aider à atteindre leurs objectifs ;
  • Je les écouterai quand ils auront besoin d’une oreille attentive et je ferai de mon mieux pour leur donner « les sages conseils » qu’ils demandent ;
  • Je créerai le temps et l’espace pour les rituels requis et les besoins de ceux que je sers ;
  • Je ferai, en tout temps, tous les efforts nécessaires pour être un exemple au sein de ma communauté. Je suis humain et ainsi c’est un fait que je commettrai des erreurs. J’assumerai mes actes et ferai tout ce qui est nécessaire pour les corriger. Je m’efforcerai de vivre selon ce code d’éthique personnelle mais sans juger ceux qui ont une éthique différente de la mienne ;
  • J’honorerai et servirai la Déesse en chaque personne ;
  • Je ferai entendre ma voix si j’assiste à des attaques personnelles, des injustices, des trahisons ou de l’intimidation de toute sorte, quel que soit l’endroit où je les rencontrer. Je ne resterai jamais silencieux lorsqu’une voix forte a besoin de se faire entendre ;
  • Je serai direct dans mes échanges et ferai de mon mieux pour communiquer, ce qui comprend d’écouter et de répondre aux autres personnes de mon Cercle, Coven et Bosquet. Dans des situations où je sens que la communication ou les échanges avec un autre membre du coven ne sont pas clairs, je considérerai que ses intentions sont honnêtes et aimables, et je nouerai un dialogue avec la personne afin que nous puissions clarifier les choses ensemble ;
  • La confidentialité est importante. Je ne divulguerai jamais d’information personnelle que vous aurez partagée avec moi sans votre permission, sauf si la loi l’exige ;
  • Je reconnais et m’engage à ce que rien de spécifique à notre Tradition, comme nos rituels, ne puissent être jamais publiés ;
    Je ne m’impliquerai pas dans de multiples relations avec ceux que je sers en tant qu’enseignant/e ou prêtre/sse, à moins que cela soit dans le meilleur intérêt du groupe ou de l’individu ;
  • Je ne me livrerai à aucune forme de harcèlement sexuel envers les membres de ma communauté, ce qui comprend les attouchements déplacés et inopportuns, les caresses ou les commentaires à caractère sexuel, et autres comportements qui pourraient être interprétés comme du harcèlement ;
  • Je ne ferai subir à aucun membre des rapports sexuels forcés et je ne profiterai pas de ma position d’autorité pour instaurer de telles relations ; Je reconnais qu’en tant que Grande Prêtresse / Grand Prêtre, que je le veuille ou non, j’ai une position de « pouvoir sur » vis à vis de mes étudiants. Pour cette raison, l’intimité sexuelle avec un élève est fortement déconseillée. Si cette intimité est recherchée par l’enseignant et l’étudiant, il est alors préférable de mettre fin à la relation prof/élève ;
  • Je signalerai tout cas présumé de maltraitance infantile comme exigée par la loi.
Ce code éthique a été révisé et mis en vigueur par les Aînés de « the Apple Branch ». Ce code s’applique à tout ceux qui s’associent à the Apple Branch, en tant qu’étudiants et qui ont été ordonnés Grande Prêtresse / Grand Prêtre ou Druide. Ce document sera révisé régulièrement dans un but de clarté et d’équité. C’est un document vivant et tout ceux qui servent au sein de the Apple Branch ont leur mot à dire à l’égard de son contenu.

Les Arbres et la divination

Les Arbres
Par Nancy Vedder-Shults, Ph.D. Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis. L’article original provient du site Matrifocus.

Hêtre
Hêtre

De nombreux peuples du monde entier considèrent les arbres comme sacrés. En Orient, les yakshas (anciennes divinités de la terre associées aux arbres) constituaient un symbolisme important au sein de l’Hindouisme et du Bouddhisme. Les Mésopotamiens dans l’antiquité associaient l’arbre sacré à la Déesse Inanna et celle qui lui succéda Ishtar, et ce symbole nous est finalement parvenu à travers la Bible, sous le nom d’arbre de vie. Les anciens Hébreux vénéraient la Déesse Ashérah, sous la forme d’un arbre sacré. Et dans la tradition germanique, nous trouvons l’arbre du monde Yggdrasil, tandis que les Celtes considéraient tous les arbres comme sacrés. En fait, la superstition de « toucher du bois » nous vient probablement des Celtes, puisqu’ils touchaient les arbres avec révérence pour qu’ils leur apportent sagesse, protection et la chance que nous attendons en touchant la table la plus proche.

Dans ce contexte, il ne devrait pas être surprenant de découvrir que les arbres offrent une merveilleuse source d’oracles. En fait, la dendromancie était une ancienne forme de divination utilisant soit un chêne, soit du gui. A Dodone, dans le nord-ouest de la Grèce, un Grand Chêne devint célèbre pour chuchoter les réponses  aux anciens requérants qui l’approchaient,  en quête de divination. Et la Bible raconte que David écouta un bosquet de mûriers pour connaître le signal afin d’attaquer les Philistins (Samuel 5: 20 – 25).

Tree Hugging (Serrer un arbre dans nos bras)

Prenez dans vos bras votre arbre préféré ou communiez avec lui, discernez la réponse à votre question.

Près d’un arbre • En tout temps • Debout • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Un arbre

Ma divination préférée par les arbres débute en me liant d’amitié avec un arbre qui pousse près de ma maison. Bien que la plupart des arbres fassent bon accueil à nos questions, une relation suivie rendra l’arbre plus enclin à répondre à nos besoins de divination. Un jour, j’ai découvert que lorsque j’avais serré dans mes bras mes arbres préférés un certain nombre de fois, ils me saluaient dès lors comme une vieille amie. Pour cultiver une telle amitié, je laisse également une offrande de feuilles de tabac, quelque chose que l’arbre semble apprécier.

Puisque les peuples ont attribué à diverses essences d’arbre, différentes associations, j’ai toujours choisi un arbre divinatoire en fonction du type de problème lié à ma question. A la fin de cet article, vous trouverez une liste des « Associations Communes des Essences d’Arbre » qui vous donneront quelques idées sur comment choisir l’arbre approprié à votre oracle.

Lorsque je pratique une divination en enlaçant un arbre, je commence habituellement par chanter pour l’arbre. Ma chanson favorite dans ce but s’intitule « Green God» (Dieu Vert) et a été composée par Donald Engstrom. C’est ce que j’appelle « une chanson zip » parce que vous pouvez zipper l’arbre que vous invoquez et la ou les qualités qu’il représente. Je l’ai enregistrée sur mon CD Singing the Promise [1] si vous désirez l’écouter. En voici les paroles :

“Green God, oak (or maple, etc.) God,
Sacred God of (insert quality associated with the tree),
Hey ho, hey ho,
Come unto me,
I beseech thee.”

« Dieu Vert, Dieu chêne (ou érable, etc.),
Dieu Sacré de (insérez la qualité associée à l’arbre),
Hey ho, hey ho,
Viens à moi,
Je t’en prie. »

Vous pouvez également commencer par le fameux couplet de Joyce Kilmer, « I think that I might never see / A poem lovely as a tree » (Je crois que jamais je ne pourrais voir / Un poème charmant comme un arbre.)

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez votre arbre divinatoire.
  3. Ancrez et centrez-vous près de l’arbre.
  4. Saluez l’arbre par une chanson, un poème ou simplement en disant, « Salut. »
  5. Étreignez l’arbre. Pressez votre front contre son écorce puis posez-lui votre question en esprit.
  6. Écoutez attentivement pour recevoir une réponse, pendant 10 minutes au plus.
  7. Interprétez le résultat, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Mon expérience

L’expérience avec mes arbres favoris du voisinage a été très positive. J’associe les érables à la pratique magique et presque à chaque fois que je me promène sous le vieil érable argenté près de la maison, je lui pose une question pour laquelle il a une réponse immédiate. Lorsque j’étais malade, j’ai souvent visité le cèdre à proximité et quand j’avais besoin de conseil spirituel, un vieux frêne m’y aidait. Mais mon arbre préféré est un grand sycomore à proximité du parc, sous lequel je m’asseyais souvent pour écrire. A plusieurs reprises, j’y ai vécu des synchronicités. Ce n’était pas juste l’ombre de sa canopée qui m’avait attirée sous cet arbre, mais également le fait que les sycomores sont associés à la réceptivité et à la communication, deux des éléments les plus importants du travail d’écriture.

Lorsque j’avais une question divinatoire, j’écoutais habituellement la réponse de l’arbre en moi avec ma propre voix, mais parfois elle venait comme un fruit qui tombe, une brindille ou une feuille. Et d’autres fois, pendant que j’attendais, quelque chose attirait mon attention alors que je serrais dans mes bras l’arbre oraculaire. J’ai découvert que, lorsque je m’ouvrais à l’univers, celui-ci répondait.

Les Qualités des Arbres

Promenez-vous dans les bois ou dans un parc jusqu’à ce que vous vous sentiez attiré par un arbre en particulier ; puis identifiez son essence et laissez ses qualités symboliques répondre à votre question.

Un parc ou une forêt • En journée • Promenade • Mouvement & Symboles

Outils et Ingrédients :

• Un espace naturel avec des arbres ;

• « Tree Finder : A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves » (un manuel pour identifier les arbres par leurs feuilles) [2] ou un livre similaire, si vous ne parvenez pas à différencier plusieurs types d’arbres.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez l’espace naturel où vous voulez vous promener.
  3. Ancrez et centrez-vous dans cet espace naturel.
  4. Focalisez votre esprit sur votre question tandis que vous vous promenez.
  5. Laissez-vous attirer par un arbre particulier.
  6. Identifiez l’arbre.
  7. Si vous ne pouvez faire aucune association directe avec l’arbre, cherchez les qualités qu’il incarne typiquement dans la liste des Associations Communes des Arbres.
  8. Interprétez votre oracle, peut-être avec l’aide de la libre association d’idées.

Mon expérience :

Je sais reconnaître de nombreuses essences d’arbre. Ce qui fait que je dois prendre soin de suivre mon intuition sans tenter d’identifier les arbres qui m’entourent quand je me promène. Sans quoi je fausserais le résultat de ce type d’oracle.

Toucher les brindilles

Méditez sur la texture d’une brindille ramassée par terre, jusqu’à ce qu’une réponse vous vienne.

N’importe où • En tout temps • Assis • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Une brindille

Si les oracles sensoriels fonctionnent pour vous, cette troisième divination par les arbres peut vous offrir une clairvoyance particulière. La texture rugueuse ou douce de la brindille que vous tenez, vous évoquera certaines qualités. En fait, si cette méthode oraculaire vous parle, vous pouvez créer des baguettes ou bâtons d’une ou plusieurs essences d’arbres afin d’éveiller certaines énergies ou capacités que vous souhaitez cultiver. De nombreuses générations de mystiques et chamanes ont utilisé de tels bâtons à des fins magiques. Bien sûr, si vous ne trouvez pas de brindille, vous pouvez également toucher une porte en bois ou vous asseoir sur une chaise en bois.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Choisissez une brindille, une baguette ou un bâton avec lequel communier.
  3. Ancrez et centrez-vous tandis que vous tenez la brindille, la baguette ou le bâton.
  4. Communiquez votre question mentalement à votre brindille.
  5. Méditez sur la texture de la brindille pendant 10 minutes.
  6. Interprétez votre oracle, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Les Arbres : leurs Associations Communes [3]

Associations communes qui s’appliquent seulement à une culture spécifique et librement. Si cela ne résonne pas en vous, utilisez vos propres symboliques.

Aubépine. Arbre sacré pour les fées, fertilité, créativité, nettoyage, patience

Bouleau. Arbre sacrée de la Déesse, nouveaux commencements, besoin d’équilibre, nettoyage.

Caryer. Persistance, endurance, force, flexibilité

Cèdre. Nettoyage, guérison, purification, protection

Cerisier. Vie, naissance, nouveaux éveils, renaissance, l’arbre du Phénix

Chêne. Force, endurance, énergie yang, une porte sur les mystères

Citronnier. Nettoyage, équilibrer l’aura, clarté de pensée, invitation aux esprits-guides protecteurs et maîtres

Cyprès. Arbre du monde-d’en-bas, faire face à ses peurs, énergies féminines primales, exploration du sacrifice

Épicéa. Yule, détoxifiant, guérison, faire confiance à son intuition, stimulation des rêves, calme

Érable. Expression concrète de la voyance, équilibre du yin et yang, éveil de l’intuition

Eucalyptus. Guérison, protection, apaisant, exploration des rêves

Figuier. Arbre sacré du Bouddha (arbre Bodhi), illumination, perception intuitive, abondance

Frêne. Sacrifice pour une sagesse plus grande, sensibilité, force, protection, connexion aux mondes intérieur et extérieur

Hêtre. Connaissance du passé, pouvoir des mots, expression de soi, tolérance.

Lilas. Beauté, équilibre entre l’intellect et l’âme, lien fort avec les esprits de la nature, guérison

Noisetier. Stimulation des énergies créatrices, magie exceptionnelle, transformation, sagesse cachée, radiesthésie

Noyer. Aide aux transitions, pouvoir de renaissance, initiation, liberté d’esprit, sagesse cachée

Olivier. Arbre de la paix, force intérieure, rajeunissement

Oranger. Douceur, sensibilité, développer la projection astrale, nettoyage, calme dans un contexte tendu

Orme. Arbre de l’intuition, arbre du conseil, majesté, magie elfique, force

Palmier. Calme, protection, célébration, le passé comme part du présent

Pêcher. Sensualité, réactivation des forces de vie, longévité, stimulation des énergies artistiques

Peuplier. Manifestation de rêves personnels, surmonter des peurs personnelles, endurance face aux épreuves

Pin. Protection émotionnelle, apaisant, mysticisme de Mithra & Dionysos, sensibilité médiumnique, soulagement de la douleur

Pommier. Bonheur, un choix à faire, magie (spécialement celle du royaume de Féerie), jeunesse, beauté, Jardin d’Eden

Saule. Flexibilité, chagrin, magie de la lune et de l’eau, rêves, liens avec des Dieux et Déesses, en particulier Brigid et Orphée, clairaudience, éveil des énergies féminines, intuition, radiesthésie

Séquoia. Percevoir le sacré, vieille âme, perspective sur la vie, activation des chakras du 3ème œil et couronne, protection

Sorbier. Maîtrise sensorielle, protection, nettoyage, renforcer l’aura, radiesthésie, développement de notre jugement, lien fort avec le royaume de Féerie

Sureau. L’arbre de la religion Celtique, fin d’un cycle, régénération, renaissance du royaume de Féerie.

Sycomore. Arbre sacré de l’Égypte Antique, arbre d’Hathor, amour, communication, réceptivité, nourriture, connexion avec la Nature, abondance, fantômes

Tilleul. Esprit mystique, poursuite des rêves personnels, beauté, joie

Tremble. Chuchotement, surmonter des doutes, des peurs, malentendus, résurrection

Notes :

[1] Disponible sur mon site web Mama’s Minstrel ou chez the Covenant of Unitarian Universalist Pagans.

[2] May Theilgaard Watts, Tree Finder: A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves (Rochester, NY: Nature Study Guild, 1991). Vous pouvez acheter ce petit livret pour $3.95 auprès de Nature Study Guild, Box 10489, Rochester, NY 14610.

[3] Cette liste a été compilée à partir de ma propre expérience ainsi que d’un certain nombre de livres, en particulier celui de Ted Andrews, Nature-Speak: Signs, Omens and Messages in Nature (Jackson, TN: Dragonhawk Publishing, 2004). J’ai également consulté le livre de D.J. Conway, By Oak, Ash, and Thorn: Modern Celtic Shamanism (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996) et Ted Andrews, Animal-Speak: The Spiritual and Magical Powers of Creatures Great and Small (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996)

L’Histoire de la Faerie Faith (par Imré Rainey)

L’Histoire de la Faery Faith, par Imré Rainey. Traduit par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

  • L’histoire telle qu’elle a été enseignée

(Les informations suivantes ont été rédigées à partir de la correspondance échangée entre Mark Roberts et Imré Rainey.)

Mark-and-EponaMark Roberts était en Angleterre en 1961,  pour y poursuivre son hobby, l’archéologie, et étudier avec  Thomas Maughan, Archidruide du Druid Order, lorsqu’il rencontra Margaret Lumely Brown.  Il ne se rappelle pas exactement comment ses relations l’ont conduit à Margaret, cependant, il se souvient qu’ils s’étaient rencontrés à un rassemblement ‘socio-métaphysique’, où ils passèrent leur temps à échanger sur leurs expériences.  Mark se rappelle avoir raconté à Margaret qu’il avait suivi un « séminaire de formation de pasteur avec des Méthodistes, qu’il avait été initié dans un coven de la Nouvelle-Orléans, qu’il suivait une formation personnelle avec l’Archidruide, qu’il avait été marié à un membre d’une tradition Wiccan clef d’Angleterre », et qu’il avait acquis beaucoup d’expérience à voyager à travers le monde et à « participer aux fouilles archéologiques de sites religieux de premier ordre. » Margaret, à son tour, parla à Mark de la Faerie Faith.   Suite à cela, Mark commença à rendre visite à Margaret au Chalice Hill Cottage, qui fut la maison de Margaret et de Dion Fortune.

Mark décrit sa formation comme « quelques réunions mêlant le partage d’expériences/d’instructions/de croyances. » En 1963, lui « furent donnés les Mystères et les trois leçons fondamentales de la Faerie Faith. »  « Les leçons étaient écrites, mot pour mot, par Margaret. » « Lorsque la météo était correcte » un rituel avait lieu avec Margaret et « quelques personnes de ses amies/de son coven. » Les 17 rituels restants lui furent « transmis de vive voix, avec les grandes lignes par écrit. » Ils continuèrent « à tenir des réunions dans le même cottage. »

Margaret choisit Mark « avec l’intention que la Faerie Faith soit importée en Amérique, » ce qu’il fit. Il retourna aux USA et rencontra une femme, qui, finalement, vint à être connue sous le nom de Morgan McFarland.  Mark initia Morgan à une part de son background, mais garda la Faerie Faith secrète jusqu’à ce que tout deux se séparent. La raison qu’il invoque : « Gwen, une Grande Prêtresse Galloise de la Faerie Faith » désapprouvait que soient transmis les Mystères de la Faerie Faith à Morgan. Finalement, en 1977, Mark initia Rhea en tant que première Faerie Queen aux U.S.A.

(Toutes les informations ci-dessus proviennent des courriels que Mark Roberts a envoyé à Imré. La seule exception est la date d’initiation de Rhea qui a été fournie par les Dianiques McFarland.)

  • L’histoire d’après recherches

Fin 1998, Imré Rainey commença des recherches sur l’histoire de la  Faerie Faith.  Son objectif principal était de recueillir des données sur la tradition pour les générations futures. Il démarra son projet en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il lui avait été dit, quant à l’histoire de la tradition, était globalement véridique.

Les informations suivantes sont présentées d’une manière aussi simple que possible. Nous n’exprimons pas une opinion, mais relayons des faits et observations.  Nous n’avons pas l’intention de calomnier qui que ce soit.  Nous proposons simplement ces informations de façon à ce que le lecteur puisse se forger une opinion personnelle éclairée sur le sujet. De plus, nous ne prétendons pas que ces informations soient exhaustives.

Margaret Lumely Brown (MLB)

(Les informations suivantes ont été rendues disponibles grâce à la générosité de Gareth Knight, la Society of the Inner Light, les amis intimes de MLB et les responsables de publication des travaux, journaux intimes, journaux magiques et communications avec les plans intérieurs de MLB.)

magaret l brownEn janvier 1913, Margaret Lumely Brown, sa sœur et une amie vivaient dans le voisinage de Marble Arch.  Elle avait « un intérêt profond pour ce qui se résumerait à la Théosophie, à la Nouvelle Pensées et au Spiritisme, mais sans avoir d’expérience pratique sur ces sujets ni les avoir étudié, » (MLB, Both Sides of the Door).  Dans son livre, Both Sides of the Door – un Sketch Psychologique, elle décrit son tempérament psychique de l’époque, comme suit :  « bien que plus ou moins douée de seconde vue au cours des rêves, [je n’étais] pas psychiquement développée d’une autre façon à cette époque. »

Peu de temps après avoir emménagé dans une petite maison, les trois femmes commencèrent à avoir des rêves étonnamment similaires. Curieuses du sens de leurs rêves, elles décidèrent de pratiquer diverses expérimentations psychiques. Immédiatement, les expériences donnèrent d’excellents résultats, qui, elles l’apprirent, étaient provoqués par le lieu où elles résidaient. Il s’est avéré que leur petite maison avait été construite sur le site d’une « maison de mauvaise réputation ». Avec une longue histoire de prostitution, de jeux d’argent, et d’opium, en gros, c’était le chaos sous leurs pieds. Il devint évident que le passé obscur du lieu avait laissé derrière lui une énergie malveillante. Dans un très court laps de temps, les expérimentations échappèrent à tout contrôle et MLB commença à vivre, ce qui se révèlera être, un éveil psychique très effrayant.

« Nous étions totalement perdues, nous ne savions pas quelles mesures prendre ni à qui demander conseil, jusqu’à ce que les pires moments soient bel et bien passés, » écrivit MLB de nombreuses années plus tard. « L’obsession », comme elle l’appelait, dura le temps de trois semaines exténuantes. Vers la fin de l’expérience, sa sœur demanda l’aide d’éminents théosophes de l’époque. Une fois que la maison fut débarrassée de toute activité poltergeist, Robert King, un théosophe/médium qui les aida, conseilla MLB de « ne jamais plus s’impliquer dans un travail médiumnique. »  MLB ne prit pas cet avertissement à cœur, mais permit aux événements de janvier 1913 de paver la route de son avenir en tant que « meilleure médium et extralucide de ce Siècle. »

Par la suite, MLB s’intéressa énormément  à l’Atlantis.  Elle suivit de près les aventures et les travaux du Colonel P. H. Fawcett.  En 1923, elle reçut une lettre décourageante de la part du Colonel Fawcett en réponse à une requête qu’elle avait faite à propos des sociétés ésotériques. Apparemment, elle cherchait à rejoindre un groupe. Dans sa lettre, il expliqua qu’il n’existait « aucune ‘Loge’ en Angleterre du type que vous recherchez… Il y a cependant de nombreux Messagers et Membres de Communautés Occultes que vous pouvez rencontrer si vous parvenez à les reconnaître ! » Sans se laisser démonter par sa lettre, MLB lui écrivit à nouveau. Fin 1924, il lui répondit, décourageant à nouveau ses recherches, en expliquant les difficultés à trouver une véritable « Communauté Occulte. »

En 1942, après la mort de sa sœur et durant une période financière difficile, MLB rencontra Dion Fortune.  Qu’il s’agisse « d’un acte de pure bonté altruiste de la part de Dion Fortune, ou qu’elle ait eue des vues sur ses dons potentiels, » Dion Fortune offrit à MLB « un hébergement au siège de Queensborough Terrace. »

Au sein de la Society of the Inner Light, MLB fut formée en tant que  médium.  Lorsque Dion Fortune mourut en 1946, la formation de MLB la mena à « développer ses dons psychiques afin qu’elle puisse prendre la suite de [Dion Fortune]. » « Les travaux en cours de la Society of the Inner Light furent largement inspirés et nourris par ses capacités remarquables.  Elle était, en titre et fonction, sa Pythie Principale (Arch Pythoness). Autrement dit, la réceptrice principale des communications du plan intérieur, qu’il s’agisse des conseils privés et instructions destinés aux responsables pour faire fonctionner la Société, ou plus publiquement aux membres lors de diverses réunions. » Elle resta résidente au siège de Londres jusqu’aux années 1970.

MLB s’intéressait à beaucoup de choses. Elle était fascinée par l’histoire de Thomas le Rimeur. Elle rêvait de l’Atlantis. Elle écrivait de la poésie et publia articles et livres. Elle communiquait avec les esprits, le petit peuple et divers êtres qui traversaient le Plan Astral. Tout au long de sa vie, elle tint des journaux intimes et magiques, ainsi qu’un carnet de croquis dans lequel elle représentait les êtres qu’elle voyait et avec lesquels elle était entrée en communication dès le début. Pourtant, elle n’a jamais écrit d’article, pas même dans son journal, ni dessiné quoi que ce soit que l’on pourrait considérer, même de loin, lié à la Faerie Faith.  Ses journaux intimes, dont il existe environ un millier de pages, couvrent de nombreux sujets et le large éventails de ses domaines de prédilection, mais jamais aucun ne mentionne la Faerie Faith ou l’Ogham, qui est la base de la Faerie Faith.  Elle parle du Petit Peuple, comme le faisaient la plupart des Britanniques, Ecossais, Irlandais, etc. (se référer au livre The Faery Faith in Celtic Countries par Evans-Wentz) mais, cela, ne fait pas de quelqu’un un pratiquant de la Faerie Faith, qui est un paradigme religieux centré sur l’Ogham et ses mystères tels que révélés à travers les passages des 13 lunaires et des 5 solaires.

Suite à une lettre envoyée à la Society of the Inner Light demandant des informations à propos de MLB et son possible intérêt pour la Faerie Faith, la Société pria à Gareth Knight, son biographe et ami, de répondre. Après une première réponse de la part de M. Knight, de nombreux mois de correspondance s’ensuivirent. Dans l’une de ses premières lettres,  M. Knight écrit, « MLB et Dion Fortune n’étaient pas très proches dans la vie puisqu’elles se sont rencontrées en 1944 et Dion Fortune est décédée en 1946.  Cependant MLB poursuivit son travail. » En réponse aux questions à propos d’un possible coven, M. Knight écrit, « Ce serait une erreur de penser en termes de ‘covens’. Elles ont travaillé sur le front plus large de la Tradition des Mystères Occidentaux, avec pour approche le triple axe du mysticisme chrétien, de la magie hermétique et des contacts avec la Nature/les élémentaux. » De plus, en réponse à une lettre s’interrogeant sur la possibilité que MLB ait été associée à un coven, une pratique, une religion, etc. extérieurs à la Société, M. Knight écrit, « Elle fut membre sénior de la Society of the Inner Light pendant près de 20 ans, tenant un journal intime quotidiennement, de tout ce que j’ai pu constater cela aurait été à l’encontre des règles de la SIL pour elle que de participer activement à un autre groupe, ou d’effectuer toute activité magique privée, de son côté, » et dans une autre lettre, « elle menait une vie très cloitrée au sein de la SIL du fait de ses activités ésotériques là-bas. »

Vers la fin de sa vie, MLB quitta le siège de la SIL pour emménager chez sa nièce.  Malheureusement, la fille de sa nièce souffrait du cancer et MLB sentit « qu’elle était une charge supplémentaire. » Après un court séjour, elle emménagea avec une amie proche, Margaret W. Toutes deux avaient été camarades de sciences occultes et Magaret W. était heureuse d’offrir à MLB un lieu de paix et de calme où elle « pourrait se consacrer uniquement à ses propres pensées ». M. Knight fut assez aimable pour écrire à Margaret W.  et lui demander s’il existait un lien possible, bien que peu probable, avec la Faerie Faith qui aurait pu nous échapper.  Margaret W. répondit à M. Knight qu’elle ne connaissait rien qui permettrait d’établir cette connexion. Elle poursuivit en expliquant que  MLB continua à assister aux réunions du siège de la SIL, mais que cela était du à l’ampleur de son implication.

(Gareth Knight a écrit un livre au sujet de la vie et du travail de MLB. « Pythoness » explore la vie, les écrits, la poésie de MLB, ainsi que son travail au sein de la Society of the Inner Light. Le livre devrait être disponible à l’automne 2000.)

Les leçons de la Faerie Faith

Selon la tradition, MLB donna à Mark Roberts les trois « premières leçons de la Faerie Faith » en 1963.  Les leçons étaient copiées « mot à mot » à partir des manuscrits de MLB et plus tard tapées à la machine. L’entête des trois premières leçons déclarent : « Une leçon de la Vision Féérique et conscience des Esprits de la Nature telle que partagée en  1963 par Margret Lumely-Brown, en Angleterre. »  Des copies des leçons furent envoyées à Gareth Knight, qui répondit : « Copie de FF1 reçue ce matin, merci bien.  Cependant, j’éprouve un certain sentiment de déjà vu… »

En 1962, Gareth Knight demanda à MLB de lui écrire quelques articles pour un nouveau magazine, appelé « New Dimensions », qu’il allait publier. Fin 1962, MLB lui donna le premier article qui fut intitulé « The Urwelt – the Elemental Other World » (L’Urwelt, l’Autre Monde Élémental).  L’article apparut dans le premier numéro d’avril/mai 1963.  La première leçon Faerie Faith, semble-t-il, était une version très abrégée du même article.

L’article ne fait pas mention du terme ‘Faerie Faith’ qui apparaît à plusieurs reprises dans la leçon. Par exemple, l’article précise « au voyant, la Surâme apparaît… » et la phrase correspondante à la leçon dit : « à celui de la Faerie Faith, la Surâme apparaît… » On trouve une autre différence entre les deux textes, l’article décrit un certain nombre d’expériences personnelles interminables qui n’ont pas été rapportées dans la leçon. De plus, le style de l’article est plus formel et expressif que celui de la leçon. Cela clarifie un certain nombre de passages obscurs et incomplets dans la leçon (passages qui se terminent ou qui contiennent des « … »).

Les leçons deux et trois ont également des similitudes avec « New Dimensions », néanmoins elles n’ont pas été écrites par MLB mais par un homme du nom de David Williams, auteur de The Road to Herod’s Hill.  M. Knight explique qu’il avait prié David Williams d’écrire des articles pour le magazine.  S’ensuivirent une série de quatre articles intitulée « Hidden Truths and Fairy Tales » (Vérités cachées et Contes de Fée).  Les articles s’étalent de 1963 à 1964.  Ceux qui présentent un intérêt particulier sont issus du premier numéro d’avril/mai 1963, et du troisième, août/septembre 1963.  M. Knight écrit « J’ai trouvé que les FF2 et FF3 sont en partie repris, mot pour mot, de ces articles, notamment la citation de Maimonide qui a été librement adaptée en suivant la ligne directrice des articles, et qui est en partie une oeuvre originale. Je ne sais pas qui peut être responsable d’avoir à moitié plagié et à moitié adapté le travail d’un autre… » Curieux de toute l’affaire, M. Knight s’est rapproché « de la personne [en Angleterre] susceptible d’en savoir davantage sur ce qui se passe dans les cercles païens et faery. » « J’ai eu Marian Green, au téléphone ce matin, » écrit-il, « elle a mentionné le fait qu’il n’était pas rare, en particulier dans le mouvement païen, de trouver des documents en Amérique qui ont été volés et qui ont pour source le Royaume-Uni, sans en citer les auteurs. »  Plus tard, M. Knight écrit, « A propos du fait que Mark fut invité à participer aux rituels, elle [Marian Green] est quelque peu sceptique car, à cette époque particulière du début des années 60, lorsque les gens commençaient tout juste à faire leur « coming out », il est extrêmement peu probable que quiconque, de tout calibre ou d’autorité, ait invité un étranger à une activité rituelle de quelque importance. »

Chalice Hill Cottage

chalice orchardSelon la tradition, MLB et Dion Fortune vécurent dans le Chalice Hill Cottage et, de nombreuses années après la mort de Dione Fortune, ce fut l’endroit où Mark reçut sa formation à la Faerie Faith.  A propos du cottage, Gareth Knight écrit, « vous mentionnez qu’il l’a rencontrée en un lieu nommé Chalice Hill Cottage.  J’ai présumé jusqu’à présent qu’il s’agissait d’une erreur naturelle pour Chalice Orchard, au pied de Tor.  » J’ai mis en lumière le fait que la Society of the Inner Light avait vendu le site et les chalets de Chalice Orchard en 1958… »  Il se trouve que Chalice Orchard – et non pas Chalice Hill Cottage – appartenait à  Dion Fortune de 1922/23 jusqu’à sa mort en 1946.  A cette époque, la propriété du chalet passa aux mains de la Society of the Inner Light.  La Society conserva le chalet jusqu’en 1958, lorsqu’elle le vendit à Mary Gilchrist.  MLB n’a jamais vécu là. Elle vivait au siège de la Society of the Inner Light à Londres de 1944 jusqu’en 1970 et quelques, date à laquelle elle emménagea chez une nièce et, plus tard, chez une amie.

Thomas Maughan

maughanMark a toujours prétendu avoir été un étudiant de Thomas Maughan.  Dans une série ce courriels qu’il m’a envoyé en 1999, il affirmait que Thomas Maughan lui avait donné le titre « Merlin ». Il commença à parler de lui-même et signer ses lettres en tant que Merlin lorsque se forma son nouveau groupe à Dallas, au Texas. Au vu des informations que j’avais trouvées à propos des revendications de Mark, j’ai décidé, à l’automne 1999, de me pencher davantage sur ses relations avec Maughan.

Thomas Maughan était le Chef du Druid Order de 1964 à 1976.  Si Mark avez étudié avec lui, ceci se serait passé certainement durant cette période. J’ai envoyé un courrier au Druid Order et j’ai demandé s’ils avaient des informations à propos de Mark. Au bout de quelques semaines, j’ai reçu une réponse de la part de Jennifer Maughan. Elle m’a dit qu’il n’existait aucune information qui corroborait les déclarations de Mark selon lesquelles il aurait étudié avec le Dr. Maughan, certainement pas officiellement. De plus, elle fut très surprise à propos de la revendication du titre Merlin.  Elle m’a expliqué que ce titre était considéré comme extrêmement important et n’aurait pas été traité à la légère. Quiconque ayant reçu ce titre aurait eu un certain nombre de responsabilités importantes à assumer.

Après avoir lu son courrier, je lui ai fait parvenir les propres mots de Mark autant que possible, juste au cas où quelque chose qu’il aurait écrit lui-même l’aiderait à trouver des informations. En réponse, elle réitéra sa réponse, ni le Druid Order ni elle n’avaient de renseignement à propos de Mark, ni de la formation qu’il déclarait avoir reçu. Cependant, elle m’écrivit se souvenir que Mark et une compagne avaient rendu visite à son père en une occasion.

Peu de temps après nos échanges, j’ai reçu une lettre de Morgan McFarland. Dans sa lettre, Morgan me disait que Mark et elle avaient rendu visite à Thomas Maughan lors de leur voyage au Royaume-Uni, essayant d’organiser ensemble une excursion mythique en Angleterre. Ils voulaient que le Dr Maughan, ou un autre membre de l’Ordre, leur fasse un exposé sur les croyances Druidiques. Dans une lettre récente, Morgan clarifia les choses, « Thomas lui avait parlé d’une autre rencontre avec Mark quelques temps plus tôt. »  Il lui sembla que Mark avait en effet rencontré le Dr Maughan lors d’une visite précédente, mais que leurs relations n’avaient pas été plus loin que quelques heures de conversation, certainement pas les années de formation que Mark prétend souvent avoir reçu.

Duir : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

  • Je suis la Reine de toute ruche
  • Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction
  • Je tourne sans mouvement
  • Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée

Couleurs

Noir

Lettre

duir, D

Animaux

Roitelet, colombe noire

Symboles

Baguette de chêne, nid d’abeille, miel, café de gland

Archétypes féminins

Rhéa, Vesta, Cardéa, le Dagda, Fenja, Menja, Artémis, Dana

Archétypes masculins

Zeus, Jupiter, Hercules, le Dagda, Thor, Yahvé sous son aspect « El », Allah, Janus, tout Dieu du Tonnerre.

Guérisons

Nettoyage et force, problèmes de saignement

Mystères

Extase de la Victoire/Changement, Divination, besoin de s’enraciner, volonté de changer

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Chêne

Le chêne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le septième arbre de l’année est le Chêne. Son nom gaélique est Duir (prononcé « Diour »). Le glyphe pour le Chêne est « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce de chêne est très astringente, fortement antiseptique et légèrement tonique.  C’était un remède contre les frissons, les hémorragies et les fièvres intermittentes. L’écorce est également utile contre la dysenterie chronique ou diarrhée, ainsi que les maux de gorge, le saignement des gencives, les hémorroïdes et leucorrhées (Grieve 596).

Pommes de chêne (galle)
Pommes de chêne (galle)

Le 29 mai est la journée de célébration du chêne (Oak Apple day), durant lequel le Roi Charles II restaura la monarchie en 1660. Il échappa à une capture en se cachant dans un chêne après la bataille de Worchester, et revint le 29 mai. En ce jour, le peuple porte des feuilles de chêne, des brins de chêne ou des pommes de chêne pour la chance. Ces pommes de chêne sont les galles créées par des guêpes parasites. Ces galles contiennent une grande quantité de tanins et on les utilisait pour teindre le tissu. La Journée du Chêne (Oak Apple Day) est célébrée dans les églises locales aussi bien qu’au Royal Hospital fondé par Charles II en 1682 (Vickery 261-2).

  • Mythologie et Symboles

Le nom vieil irlandais pour chêne est Duir, prononcé »Dour, » en roulant le « r. » Très semblable au mot anglais moderne « door » (en français, porte.) Le chêne est la porte qui se situe entre les deux moitiés de l’année. Le chêne fut associé aux déités des portes. Janus, le dieu romain des portes, Cardéa, la déesse romaine des gonds, et Sheila-na-Gig, la déesse celtique des portails et de la renaissance : chacun d’eux a un rapport avec le chêne.

En plus d’être une porte entre les deux moitiés de l’année, le Chêne est aussi le moyeu sur lequel la Roue de l’Année tourne.  C’est cette roue que Fenja et Menja tournent — deux géantes nordiques — lorsqu’elles font tourner les meules de Grótti, à la fois pour la création et la destruction. D’où les glyphes : « Je tourne sans mouvement » et, « Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction » (Graves 178).

Le chêne a également pour glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Nous trouvons ici un lien entre le chêne et les dieux du tonnerre et des éclairs :  Zeus, Jupiter, Hercule, le Dagda, Thor, Yavéh, Allah, etc.

Robert Graves établit le lien entre le chêne et la foudre dans La Déesse Blanche :

Le chêne est l’arbre de l’endurance et du triomphe, et comme le frêne, on dit qu’il « courtise les éclairs. » On croyait que ses racines s’enfonçaient aussi profondément que ses branches s’élevaient dans les airs – Virgile mentionne cela – ce qui le rend emblématique d’un dieu dont la loi s’applique aussi bien dans les Cieux qu’aux Enfers.

Seuls les chênes pourraient soi-disant survivre à la foudre parce que leurs racines s’enfoncent aussi profondément que leurs branches s’élèvent dans le ciel – remettant l’électricité en terre. La lune du Chêne tombe durant le Solstice d’été, lorsque la lumière fait place à l’obscurité, pour remonter seulement au Solstice d’Hiver.

  • Energies

Le mois du chêne tombe durant le Solstice d’Eté – le moment où les énergies Yang commencent à décroitre et les énergies Yin à croître. La vie commence à ralentir, passant des étapes extraverties de croissance et de mouvement à celles des préparatifs pour la calme réflexion de l’hiver. C’est la dernière chance d’utiliser pour chacun les énergies actives de la première moitié de l’année, afin de mener à bien le plus gros du travail avant qu’elles ne commencent à se dissiper. C’est également une période de « victoire grâce au changement ». A ce stade, Janus regarde aussi bien dans le passé que le futur, et chacun doit prendre soin de faire de même (Kerr, « Lunar »).

(Note : je n’ai pas utilisé la traduction française du livre de R. Graves, impossible de remettre la main dessus, à réviser quand je le retrouverai…)

Cornaline blanche

Dans son livre From the Branch, Bendis propose de travailler avec la cornaline blanche durant le mois du chêne, période charnière de l’année pendant laquelle nous devons faire le point sur nos projets pensés et enclenchés au début de l’année Beth-Luis-Nion, afin de les mener à bien ou y apporter les changements nécessaires en cas de stagnation.

 » La cornaline est en phase avec les énergies de la Terre. Sa forte connexion à la Terre fait d’elle une bonne pierre pour vous aider à rester ancré et être à l’aise avec votre environnement. Son pouvoir de connexion à la terre vous permet de vous sentir stable et plus en sécurité. Les énergies stimulantes de la cornaline influent sur les organes reproducteurs. Cette pierre a longtemps été utilisé comme symbole de fertilité pour cette raison. La cornaline peut également aider à stimuler la créativité. Elle semble posséder un effet purifiant, qui dissipe les énergies négatives tout en les remplaçant par des positives. Cela peut faciliter la recherche d’une direction/orientation, et son effet de relier à la terre peuvent vous permettre de vous sentir maître de votre vie. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les personnes qui éprouvent le sentiment de tourner en rond. La cornaline peuvent favoriser la motivation, en vous permettant de trouver l’énergie pour tirer le meilleur de la vie. On dit aussi qu’elle aide à purifier le sang et le foie, en vous donnant davantage d’énergie physique. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les gens qui envisagent de nouveaux projets ou de nouvelles directions/orientations. « 

Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Energies lunaires et Mystères : le Chêne par Imré K. Rainey

Par Imré K. Rainey. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Chêne en fleur, mai 2015.
La septième lune du calendrier Beth-Luis-Nion est celle de Duir (Chêne). Dans les temps anciens, des couronnes de Chêne étaient placées sur la tête des athlètes qui avaient prouvé leur supériorité. Le bois de chêne alimentait les feux du solstice d’été tout comme ceux qui brûlaient dans les temples de Vesta. Les bosquets de Chêne étaient connus pour être sacrés et oraculaires pour ceux qui se trouvaient en état d’extase spirituelle.
La moitié de l’année a passé. Les graines d’espoir et de désir ont été semées vers la fin des mois d’hiver. Elles ont germé au printemps et sont maintenant prêtes pour l’évaluation de l’été. Si les cultures ont bien été entretenues et ont reçu toute l’attention et la nourriture qu’il fallait, la fermière dansera et chantera de joie et de victoire. La sage fermière savait que pour garantir une belle récolte, ses graines devaient être plantées profondément dans la terre et recevoir tous les stimuli requis pour faire croître de robustes racines ; après tout, une plante avec des racines profondes et fortes ne sera pas détruite par son environnement.
Malheureusement, une autre fermière n’avait pas accordé autant d’attention à ses cultures qu’elle l’aurait due. Elle avait semé ses graines quand il fallait, mais oublia à plusieurs reprises de les fertiliser. Lorsque les grosses pluies printanières ont commencé à tomber, une partie des graines qui avaient germé ont été emportées. Les plantes restantes n’étaient que les fantômes de ce qu’elles auraient du devenir. Et maintenant, le temps de la récolte venu, la fermière examine sa bien moins généreuse cueillette et accuse son environnement et ses amis.
Les « graines » plantées durant le mois du Sorbier sont nos buts/projets d’avenir. A travers les métaphores des fermières, il devient évident que pour réussir vos projets, vous devez vous assurer que les bases pour qu’ils se développent, là où vos objectifs et vous-même êtes concernés, ont été fermement mises en place et que leur entretien nécessaire est constant. Si vos fondations ont des points faibles ou failles, alors les mois à venir seront assurément difficiles. En revanche, si elles sont solides, alors il est certain que vos objectifs seront atteints avec succès durant le mois du Chêne (d’où le couronnement des victoires athlétiques avec le chêne.)
Le succès qui suit un dur travail apporte un puissant sentiment d’accomplissement. Ces sensations intenses ont souvent un effet enivrant (elles apportent un sentiment d’extase.) C’est l’extase de la victoire. Cette extase peut être éprouvée pour des réalisations matériels et/ou des progrès spirituels. Dans tous les cas, c’est la raison pour laquelle le Chêne était employé pour alimenter les feux symboliques.
  • NOTE : La victoire est seulement l’un des très nombreux aspects du Chêne. Pour plus d’infos, faites des recherches à propos de Zeus, Jupiter, des abeilles, Cardéa, Janus, Rhéa, Fenja/Menja, etc.

Méditation de la lune du Chêne

par Brighid MoonFire. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

C’est une imagerie guidée dans laquelle vous ferez l’expérience du chêne et certaines de ses caractéristiques. Elle a été écrite originellement lors de la Lune du Chêne de 1992 et a été utilisée lors notre cercle de cette lune. Elle peut être lue à voix haute pour un groupe ou par quelqu’un d’autre, ou bien vous pouvez l’enregistrer et la jouer pour vous-même. Les « … » sont des pauses. Il est recommandé de l’essayer un peu pour trouver les temps de pause qui vous conviennent.

Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Commencez par inspirer profondément puis expirer complètement, plusieurs fois…
Imaginez un grand et magnifique chêne dressé, fort et haut…
Visualisez la beauté de l’arbre…
Observez son écorce rugueuse…
Visualisez ses racines massives qui s’enfoncent profondément dans le sol…
Levez les yeux et regardez sa large et abondante voûte de feuilles au-dessus de vous…
Touchez l’arbre et sentez sa force…
A présent, imaginez-vous debout près du chêne…
Vos pieds pénètrent profondément la terre riche et accueillante…
Ressentez la fraîcheur de la terre tandis qu’elle vous enveloppe…
Maintenant éprouvez la sensation que vos bras s’élèvent dans le ciel…
Plus haut que vous ne l’avez jamais cru possible…
Et plus haut encore que possible…
Ressentez vos doigts s’étendre pour devenir des feuilles et se multiplier…
Sentez vos mains et vrilles s’étiraient jusqu’à atteindre les cieux…
Détendez-vous et profitez de la sensation d’être connecté aux cieux et à la terre en même temps…
Sentez le pouvoir et la force des cieux et de la terre et sachez que vous êtes une part de ce pouvoir et de cette force…
A présent, regardez en vous-même en tant que chêne…
Observez la force et l’endurance que vous possédez…
Vous avez le pouvoir de résister aux tragédies, à l’adversité et aux déceptions sans plier ni casser…
Vous avez la possibilité de répandre vos graines sur le monde, et les regarder pousser en sachant qu’elles seront fortes et vigoureuses… Qu’il s’agisse des graines de générations futures, ou des graines de compassion, de bienveillance ou de guidance. Elles prospéreront et deviendront robustes, et vous gagnerez plus de force de cette connaissance…
A présent, imaginez-vous à nouveau en tant que personne et ressentez de la puissance et de la fierté puisque vous savez maintenant qu’en vous réside le chêne…
A présent, voyez-vous tel que vous êtes là…
Ressentez votre puissance et votre connexion avec les cieux et la terre…
Souvenez-vous de ces sensations et puisez-y…
Lorsque vous vous sentirez prêt, rouvrez les yeux.

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Energies lunaires et Mystères : le Chêne

Par Epona et Imré. Traduit du site The Hazel Nut par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

feuilles de chêne

Le calendrier lunaire celtique se compose de 13 lunaisons ; du Bouleau jusqu’au Sureau. L’année lunaire est divisée en deux moitiés : Bouleau-Chêne et Houx-Sureau. Duir est le mot gaélique pour Chêne, qui désigne une « porte ». Le Chêne, c’est aussi les gonds sur lesquels la porte de l’année pivote. Par conséquent, nous nous tenons à la porte de l’autre moitié de l’année (d’un côté se trouve le passé et de l’autre s’étend l’avenir.) Êtes-vous satisfait de ce que vous avez accompli depuis le mois du Bouleau ? Il est temps à présent de faire amende honorable, car une fois que vous aurez traversé la porte, et nous la traverserons tous, il vous sera demandé de vous évaluer avec honnêteté, tout comme le Karma le fera.

Le Chêne peut également être une période d’incertitude. Il est possible que vous ne soyez pas sûr de gagner ou de perdre si vous franchissez cette étape. En vérité, les deux à la fois probablement ; on ne retire aucun profit de quelque chose qui n’est pas perdu. Cependant, ce que vous en tirerez dépend de la qualité et de la force de votre ancrage.

Le Chêne est connu pour sa force et sa capacité à attirer le feu sous la forme de foudre (le Solstice d’Eté se produit habituellement durant le mois du Chêne. Il existe un dicton pour cette lune : « Si tes racines sont aussi profondes que tes branches sont élevées, tente la foudre. » Ceci évoque l’épreuve par le feu qui peut, soit vous détruire, soit rendre plus fort.

Le passé sera purifié par les énergies abondantes afin que nous puissions tous poursuivre la spirale sans fin de croissance. Utilisez la force du Chêne ; son pouvoir d’endurance est la raison pour laquelle les anciens lui ont donné cette lunaison à régir.

Pliez-vous à l’épreuve par le feu ; car, avec l’aide du Chêne, vous danserez sous l’euphorie du succès. Cependant, rappelez-vous que seul(e) celui ou celle dont « les racines sont aussi profondes que sont élevées les branches » (1) passera indemne au mois du Houx.

Points à examiner :

  • Cardéa,
  • Janus,
  • Jupiter,
  • le chariot (tarot),
  • chiffre sept.

Glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Aussi : « Je suis à la fois le chêne et l’éclair qui le foudroie. »

(1) Ceci est une allégorie décrivant le Chêne. Cela ne sous-entend pas l’ignorance de nos ancêtres quant à la physiologie du chêne, il s’agit d’un avertissement selon lequel seul(e) celui ou celle qui est bien ancré(e) peut éventuellement survivre au test qu’est celui du feu – et qui se propage durant le mois lunaire du Chêne. [Notez qu’à chaque fois qu’une déformation évidente de la réalité survient dans un mythe, c’est là que se trouvent les mystères les plus profonds.]

Aubépine : son Folklore & ses usages pratiques

Par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr). Traduction : Fleur de Sureau. Extrait du site The Hazel Nut.

Crataegus oxyacantha – Aubépine à deux styles. On la trouve en Angleterre et en Europe continentale.

ariel-john-anster-fitzgeraldL’aubépine est facilement identifiable à ses branches, couvertes de longues épines pointues. Ses petites fleurs blanches s’épanouissent généralement au mois de mai, ce qui lui vaut d’être également appelée Mai ou Fleur de Mai, bien que dans le sud des Etats-Unis elle fleurisse en Avril (le navire Mayflower doit son nom à l’aubépine). Son nom générique, Crataegus oxyacantha, provient du mot grec kratos, qui signifie dureté (du bois), oxus, qui veut dire pointu, et akantha, qui désigne une épine. Le nom vieil allemand pour l’arbre, Hagedorn, signifie Hedgethorn (ndlt : une haie d’épines) ; le mot haw (ndlt : en anglais aubépine s’écrit hawthorn) est un mot ancien pour hedge (ndlt : haie) (1).

Le fruit rouge, ou cenelle, qui apparaît à la fin de l’été, ressemble à une petit pomme dure. Le bois est un excellent combustible, faisant le plus chaud des feux de bois connu, et dans le passé on le préférait au chêne pour le four à bois (2).

Pour les anciens Grecs et Romains, l’aubépine était un symbole d’espoir et de joie, et était liée aux mariages et aux bébés. L’aubépine était dédiée à Hymen, dieu des mariages. Les torches portées lors de la procession d’un mariage étaient en bois d’aubépine. Les gens plaçaient un brin d’aubépine dans les petits bouquets qu’ils portaient, tandis que la mariée portait un rameau entier (3). Cela aidait à apaiser la déesse Cardéa, qui n’aimaient pas les mariages en particulier au mois de mai. En Angleterre, mai était considéré comme un mois chanceux pour les fiançailles mais pas pour les engagements.

Plus tard, dans l’Europe médiévale, l’aubépine passait pour être un arbre mauvais et malchanceux, et qui annonçait la mort si l’on en rentrait dans les maisons. On considérait l’aubépine comme l’un des arbres favoris des sorcières et lors de la nuit de Walpurgis (Beltane), les sorcières se transformaient en aubépines. « Avec un peu d’imagination superstitieuse, les branches tordues et épineuses de l’aubépine la nuit doivent suffisamment ressembler à une sorcière pour avoir instillé la peur chez les gens du moyen-âge (4). »

En Irlande, les aubépines solitaires appartiennent aux fées, qui s’y réunissent et vivent à l’intérieur. De nombreuses choses terribles étaient prédites, notamment la maladie et la mort, si l’on dérangeait de quelque façon que ce soit une aubépine solitaire. Les Irlandais croyaient que les fées étendaient leurs lessives sur les épines afin de les y faire sécher. L’Irlande a également de saintes aubépines près de ses puits sacrés, sur lesquelles des offrandes de chiffons sont laissées (5). Selon Geoffrey Grigson, les « haws » sont également appelées ‘hags (6)’ (ndlt : vieille sorcière) et une connexion pourrait exister avec le mot vieil irlandais might Hag-Mother (ndlt : Mère-Sorcière), à qui, dit-on, l’on destinait chiffons et vêtements.

La plus célèbre de toutes les aubépines est celle de Glastonbury (ndlt : « Glastonbury thorn », hélas victime de vandalisme au cours du holythorntree2temps et il y a encore quelques années). C’est un Crataegus monogyna var. praecox, à double floraison, une fois en hiver et une seconde en mai. Selon la légende de Glastonbury, la Couronne d’Epines était en aubépine. Plus tard, il y fut ajouté que Joseph d’Arimathie planta son sec bâton d’aubépine dans la colline qui se mit alors à pousser et qui, depuis, fleurit chaque Noël (7).

L’aubépine est associée au Jour de Mai plus que toute autre plante. La plupart du temps, les aubépines étaient déjà en fleur le Jour de Mai avant que les Britanniques ne changent de calendrier en 1752 et adoptent le Nouveau Style. Le Jour de Mai survient désormais 13 jours plus tôt (8).

L’aubépine était récoltée le matin du Jour de Mai, tressée et placée sur les portes et fenêtres. L’acte était important car le pouvoir des plantes magiques a toujours été accru par ces tressages sous différentes formes. La magie de l’aubépine était déjà accrue durant la nuit grace à la rosée, que les gens des campagnes ont toujours considérée comme un fluide magique, en particulier le matin du Jour de Mai (9).

Lors du Jour de Mai, les fées et les sorcières étaient de sortie, et tout aussi excitées que les humaines par le début de l’été. Lait et beurre étaient susceptibles d’être volés ou ensorcelés. En Irlande, le sorbier était le protecteur le plus sûr contre cela, tandis qu’en Angleterre et en France, la plante protectrice était l’aubépine (10).

Sexe et fertilité faisaient partie intégrante des célébrations du Jour de Mai d’autrefois, et étaient symbolisés par l’aubépine. Le doux parfum rance des fleurs les rendent évocatrices de celle du sexe. Cette même odeur a conduit à la croyance que les fleurs d’aubépine avaient conservé la puanteur de la peste. Les fleurs contiennent de la triméthylamine, qui est un composant de l’odeur de putréfaction (11).

Aujourd’hui, l’aubépine est à l’origine d’un puissant médicament pour le cœur. La recherche scientifique a démontré que l’aubépine dilate les vaisseaux sanguins, ce qui permet au sang de circuler plus librement, en abaissant la pression sanguine. Elle régule également l’action du cœur, en agissant directement sur le muscle cardiaque pour aider un cœur défaillant a travaillé plus efficacement. Elle agit lentement et semble être toxique seulement à très grandes doses, faisant d’elle un tonique assez sûr (12). Lorsqu’elle est administrée correctement, l’aubépine est bonne pour un muscle cardiaque affaibli par l’âge, en cas d’inflammation du muscle cardiaque, en cas d’artériosclérose et de problèmes cardiaques nerveux.

A la maison, les fleurs et les baies d’aubépines peuvent être employées en décoction (bouillies), et celle-ci bue dans le cas des maux de gorge. Elles peuvent également être utiles dans le cas de troubles rénaux, en agissant comme un diurétique. Les baies peuvent être utilisées sous forme de tisane qui est bonne en cas de troubles nerveux et d’insomnie (13).

On peut faire une excellente liqueur à partir des baies et des fleurs. Cette recette employant les fleurs remonte aux environs de 1775.

Liqueur de Fleurs de Mai :

Essayez de récolter les fleurs de mai lors d’une journée calme et sèche lorsqu’il n’y a aucune poussière dans l’air. Cueillez-en autant que peut en contenir votre jarre (1 litre). Remplissez-la de brandy ou de vodka. Fermez la jarre et secouez-la 3 fois par semaine pendant 3 mois. Filtrez et si nécessaire ajoutez du sucre selon le goût. La liqueur obtenue est excellent dans les crèmes et les sauces (14).

Sources :

  1. Grieve, Mrs. M. A Modern Herbal (2 volumes). 1931. Dover Publications, Inc., New York, NY, pg. 385
  2. Ibid, pg. 385.
  3. Lust, John. The Herb Book. 1973. Bantam Books, New York, NY.
  4. Ibid.
  5. Grigson, Geoffrey. The Englishman’s Flora. 1955. Phoenix House LTD, London, England, pg. 169.
  6. Ibid, pg. 166.
  7. Ibid, pg. 170.
  8. Ibid, pg. 168.
  9. Ibid, pg. 168.
  10. Ibid, pg. 167.
  11. Ibid, pg. 168.
  12. Rodale’s Illustrated Encyclopedia of Herbs. Edited by Claire Kowalchik and William H. Hylton. 1987. Rodale Press, Emmaus, PA, pg. 275.
  13. J. Lust.
  14. van Doorn, Joyce. Making Your Own Liqeuers. 1980. Prism Press, San Leandro, CA, pg. 72.

Aubépine, Huath : énergies lunaires et Mystères par Muirghein uí Dhún Aonghasa & Brighid MoonFire

L’aubépine, le 6ème mois lunaire, présente un paradoxe évident : bien que fortement connectée au Jour de Mai, fête de fertilité et de licence sexuelle, l’aubépine est une lune d’abstinence et de purification physique.
aubépineOn appelait l’aubépine, l’arbre de la chasteté imposée. Connue pour être une période de modération, un temps pour se débarrasser des branches mortes spirituelles et matérielles, ainsi que des vieilles habitudes. C’est une période de clarté dans laquelle vous pouvez renforcer ce à quoi vous vous êtes dédié et ce sur quoi vous vous concentrez. Pour les Romains et les Grecs, il s’agissait d’une période pour nettoyer et purifier leurs temples en vue des célébrations du milieu de l’été. Les Britanniques observaient également ce temps de purification. Le nettoyage des cheminées faisait partie de leur tradition et les ramoneurs tenaient une place particulière dans les festivités du Jour de Mai.
On considère Mai comme un mois malchanceux pour les mariages, mais parfait pour les fiançailles. Il est possible que l’on réservait ce charmant mois aux dieux, laissant le mois suivant, Juin, le mois traditionnel des mariages, aux mortels ordinaires.
Les enfants conçus en Mai naissent en principe en Février. Des statistiques révèlent que les enfants nés à cette période ont beaucoup plus de handicaps ou de difficultés mentales ; ou bien accusent un écart de la norme de la courbe en cloche (note de la traductrice : je suppose qu’il s’agit d’une référence au livre « the bell curve »). Donc, à moins de désirer un enfant déficient ou un génie, il pourrait être préférable d’éviter cette possibilité.
Avec toutes ces preuves et le folklore, on peut penser évidente la nécessité d’abstinence durant le mois de l’Aubépine. Mais il reste certaines choses à prendre en compte.
Le Jour de Mai est une période de liberté sexuelle durant laquelle on considère les obligations maritales dissoutes pour la journée, et des mariages temporaires étaient contractés puis défaits. La déesse Maia est associée à l’Aubépine, pourtant elle est une déesse de fertilité et liée à la fête du Jour de Mai. L’aubépine elle-même est appelée arbre de Mai, en partie du fait de son rôle le Jour de Mai. Les fleurs de l’aubépine ont une odeur unique, qui à une époque était considérée comme étant le doux parfum de la sexualité féminine. Une couronne d’aubépine en fleur étaient placée au sommet du mât de Mai, pour représenter l’union des énergies féminines et masculines. Et sur un plan plus personnel, peu d’entre nous peuvent dire ne pas ressentir le vent de désir lors d’une fête du Jour de Mai sauvage.
Alors oui, il semble exister un paradoxe lors de cette lune. Comment pouvons-nous le résoudre ? Les symboles du Jour de Mai, la couronne et le mât, peuvent nous donner un indice. Les énergies masculines et féminines, ou le yin et le yang, doivent être combinés et équilibrés. Vous ne pouvez avoir l’un sans l’autre. Tout comme la procréation nécessite les deux sexes, il en est ainsi pour un soi intérieur harmonieux. Dans la psychologie Jungienne, lorsque les énergies masculines et féminines s’équilibrent, les deux «  moitiés » peuvent s’unir et créer un « enfant psychique », le fruit des deux ; une conscience plus élevée, plus évoluée.
Peut-être ces indices nous disent également que nous ne devrions pas oublier le spirituel en faveur du purement physique, ou vice versa, car c’est en soi une forme de déséquilibre. Nous savons d’expérience que si les femmes se livrent à trop de sexe en Mai, cela peut les conduire à une « tuyauterie obstruée » à la fin Juin ; peut-être peut-on constater cela dans le nettoyage des temples en préparation des fêtes du milieu de l’été.
Il n’existe aucune réponse claire et juste ; vous devez interpréter cela vous-même et faire ce que vous pensez être le mieux. Et si vous restés perplexe ou dans le doute, souvenez-vous de demander à l’arbre Aubépine – c’est pour cela qu’il est là.
  • Traduit par Fleur de Sureau :
http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue8.html#EnergiesHawthorn

Aupébine, Huath : énergies lunaires et Mystère

Énergies lunaires et Mystère : aubépine

Tels que dictés par Epona à Imré

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Huath – Aubépine – est le sixième arbre lunaire/mois de l’année. Le Yin ou les énergies féminines se sont apaisées et le yang ou les énergies masculines se lèvent. C’est le moment parfait de l’année durant lequel les gens commencent à utiliser et collecter le Yang dont ils ont besoin, parce que l’énergie n’est pas encore assez forte pour nous submerger, mais suffisamment pour que nous commencions à l’employer.

Les femmes trouveront alors que les hommes de leur entourage deviennent irritables et dirigés par leur testostérone – soyez prévenues mesdames, c’est votre dernière chance d’établir l’équilibre à la maison avant le retour du cycle du Yin. C’est aussi le bon moment pour pratiquer l’abstinence ; car l’Aubépine est la lune de la purification et des utilisations créatives (autres que liées à la fertilité) des énergies sexuelles. Nous avons constaté que les femmes qui donnaient libre cours à leurs appétits sexuels accrus, subissaient les répercussions de leurs actions au cours de l’été (autour du Solstice d’Eté en particulier) sous forme de « problèmes féminins ».

Employez cette énergie sexuelle accrue pour créer un lien plus fort avec la Nature. Vous trouverez plus aisé de contacter des guides spirituels, ou des « Maîtres ». Tout comme vos énergies sont facilement libérées à cette période, celles de la Nature le sont aussi.

Le folklore nous dit qu’en cette période de l’année, les prêtres sortiraient dans la cour de leur église et battraient les pierres environnantes de façon à former une frontière et éloigner les mauvais esprits.

Cependant, selon des mythes dont l’origine remonterait à l’époque où les pierres levées créaient communément les frontières physiques des cercles magiques, ces pierres étaient frappées afin de les « réveiller » ou de les charger (voir Needles of Stone Revisited, par Tom Graves). Ceci créerait des frontières astrales.

Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, il est maintenant temps de comprendre qui vous êtes et comment vous développer. Cela commencera à se produire lorsque vous irez à la Nature, mais, en même que votre pèlerinage vient la nécessité de prendre conscience de vos limitations physiques de base, induites par cette incarnation. Vous devez les transcender par implosion, ou en voyageant à l’intérieur de votre être et en découvrant combien vous êtes illimité intérieurement. Découvrez les mystères de Vous-même. C’est la saison.

Pour de plus amples recherches, tournez-vous vers ces points :

•Les Vierges Vestales
•Cardea (déesse)
•Lady Godiva

(Ceci est ce que nous avons appris à connaître et à comprendre. Nous aimerions entendre ceux qui ont vécu cela différemment ou qui aimeraient ajouter quelque chose à notre témoignage. Nous ne cessons jamais d’apprendre ! – Epona, Grande Prêtresse de la Faerie Faith)

Traduit du site, par Fleur de Sureau   : http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue1.html#Energies

Comment prier

Article extrait du fanzine « The Hazel Nut », par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr), traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Comment prier

La prière n’est pas un concept spécifique aux chrétiens ; c’est quelque chose que chacun d’entre nous fait tout le temps, mais peut-être sous différents noms. J’y fais référence en terme de « programmation. » Quelle que soit la manière dont vous l’appelez, cela FONCTIONNE, et parfois trop bien, ce qui donne lieu à l’une de nos expressions favorites, « Faites attention à ce que vous demandez ; vous risquez de l’obtenir. » Ces concepts, issus des livres sur la Huna de Max Freedom Long,(1) peuvent vous aider à rendre vos prières plus efficaces.

  • Décidez quelle sera votre prière :  formulez-la avec soin, réfléchissez-y sérieusement ; ce qui implique d’appréhender tous les changements qui peuvent se produire par son biais et d’en accepter la responsabilité. Que cela soit simple mais précis. SOYEZ SPECIFIQUE ! (Une fois, je me suis programmée pour recevoir un miroir double à maquillage avec éclairage intégré. Le jour suivant, je l’ai obtenu, mais en morceaux!) En outre, une fois décidée et envoyée ne changez rien, n’ajoutez rien, ne supprimez rien. Mettez-la par écrit si besoin, afin de la répéter mot à mot.
  • Visualisez l’état désiré. Visualisez-vous en bonne santé, avec un nouveau travail, etc. Ayez CONFIANCE dans le fait que cela va se produire. Ce que vous visualisez (forme-pensée), vous le recevrez. (Une fois encore : soyez spécifique!)
  • Parlez à votre soi inférieur. Expliquez la prière, pourquoi vous voulez / avez besoin d’atteindre l’état désiré, pourquoi cela serait mieux pour vous deux (le soi moyen et le soi inférieur). Votre soi inférieur n’enverra pas de prière s’il ne croit pas en elle. Il « bloquera la voie » pour un certain nombre de raisons – la peur des changements que cela entraînera, la culpabilité d’avoir péché (porter préjudice à quelqu’un ou à vous-même), une fixation (complexe irrationnel), ou de mauvais esprits attachés au soi inférieur. La voie doit être dégagée avant que la prière puisse être envoyée.
  • Mana : répétez la prière trois fois à votre soi inférieur, demandez-lui d’envoyer la forme-pensée (graine) à l’aide du mana au Soi Supérieur. En la répétant trois fois, vous convainquez votre soi inférieur de l’importance de la prière, renforçant ainsi la forme-pensée à envoyer le long de la corde aka. Quotidiennement, envoyez plus de mana au Soi Supérieur pour « arroser » les « graines » prières. (Prière incessante.)
  • Au boulot ! Vous devez faire votre part du travail. Vous ne pouvez pas attendre après votre prière si vous ne répondez pas aux petites annonces et ne cherchez pas de job. Il est vain de prier pour que les chevaux ne s’échappent si vous ne réparez pas leur clôture. Ceci permet également de convaincre votre soi inférieur que vous méritez ce que vous désirez, ainsi cela ouvrira la voie vers le Soi Supérieur et enverra la prière.

Dans le système Huna, le soi inférieur fait référence à votre soi intérieur semblable à un enfant, ou votre inconscient. Le soi moyen est votre soi rationnel, logique, conscient. Le Soi Supérieur est le soi-parent, la supraconscience, le seul qui puisse conduire vos prières à leur réalisation. La prière est décidée par le soi moyen, et envoyée par le soi inférieur au Soi Supérieur. La voie que la prière emprunte est la « corde aka », ou « voie aka », créée par le soi inférieur par divers moyens : l’un d’entre eux est la méditation. Certains de ces termes peuvent vous sembler incongrus, mais dans ce système, vous n’avez pas vraiment besoin de savoir pourquoi cela fonctionne, juste comment. Pour plus d’info, lisez les livres Huna cités ci-dessous.