FAERIE FAITH 101: le Partage de l’Eau

FAERIE FAITH 101: le Partage de l’Eau
Par Linda Kerr, traduction et adaptation Fleur de Sureau

[Vers le menu des autres articles Faerie Faith 101 traduits ]

hubbletimeriverfinal2
Light From the Beginning of Time par KENNETH CALLICUTT

Parfois, dans la tradition Faerie Faith, nous avons tendance à faire les choses un peu différemment. Le partage de l’eau au lieu du vin au cours des rituels en est un exemple. L’eau, pour nous, est symbolique du lien commun à toute vie et nous rappelle que les puits sacrés, les sources et les rivières étaient des sites qui ont renforcé le partage entre les humains et le Royaume de Féerie. (1)

Nous savons tous que l’eau est intimement liée au cosmos, comme on peut le voir dans le flux et le reflux des marées. L’eau couvre la plupart de la surface de la terre, et elle est constamment en mouvement. Il y a un tel mouvement infini dans cette enveloppe d’eau, qu’en fait, à l’échelle planétaire, l’eau peut être considérée comme un organe médiateur entre la terre et le cosmos, intégrant la terre dans la course d’événements cosmiques. (2)

Dans le système Huna, l’eau est le symbole du mana, ou force vitale produite par le corps. L’eau a été représentée de différentes manières par les Kahunas ; où le mana était la force vitale générée par le moi inférieur à partir de la nourriture consommée et de l’air respiré, le symbole de l’eau plate était utilisé. L’eau jaillissante et débordante, comme dans une fontaine, était le symbole du mana accumulé en trop-plein par le moi inférieur. Le mana du moi supérieur, originellement pris du moi inférieur par l’intermédiaire de la « corde aka » qui relie, était symbolisé par les nuages et le brouillard, qui sont constitués de fines gouttelettes d’eau. Et lorsqu’elle tombait sous forme de fine pluie, elle symbolisait le retour du mana qui avait été transformé pour apporter la bénédiction du moi supérieur tandis qu’elle tombait sur le moi moyen et le moi supérieur afin d’aider et guérir. (3)

Presque toutes les traditions confirment le rôle de l’eau dans la genèse de la vie. Dans l’ancienne épopée finlandaise, le Kalevala, la Vierge de l’Air descendit du ciel sur la mer écumante, sans limites ; « puis la mer et le vent insufflèrent la vie en elle (4). » Elle devint alors Ilmatar, la Mère des Eaux, et après avoir nagé sept siècles dans les océans, elle donna naissance au premier humain, le barde Väinämöinen. La croyance en la mer comme mère de toute vie a survécu jusqu’aux temps modernes.

Et finalement, Theodor Schwenk, dans son magnifique livre Sensitive Chaos, nous donne quelques connaissances spirituelles à propos de la signification de l’eau.

« Partout où il y a de l’eau, la vie devient active dans le monde matériel ; où il n’y a pas d’eau, cette possibilité cesse d’exister. L’eau est essentiellement l’élément de la vie, dans la mesure du possible elle arrache la vie à la mort. C’est la grande guérisseuse de tout ce qui est malade et qui a perdu son équilibre de vie ; car l’eau aspire toujours à l’équilibre, un équilibre vivant, jamais statique qui éteindrait la vie. Elle est partout un arbitre entre les contrastes, qui deviennent plus intenses lorsqu’elle est absente. Ainsi, elle unit les éléments hostiles en un autre, créant constamment quelque chose de nouveau à partir d’eux. Elle dissout ce qui est solide, le restituant à la vie (5). »

« Dans une large mesure, hors force de gravité, elle maintient une position centrale entre la terre et le cosmos, ne se perdant jamais elle-même dans l’un ou l’autre et restant pourtant intimement liée aux deux, les reliant dans une circulation éternelle. L’eau maintient un équilibre entre les extrêmes de la solidification et de l’évaporation, conservant toujours ses possibilités de transformation. Comme un écho des événements célestes en constante évolution, la richesse des formes dans le monde vient de l’eau (6). »

Alors, à présent, avec une meilleure compréhension de l’eau, voici le Rituel de Partage de l’Eau qui rapproche les gens de la Faerie Faith les uns des autres et du cosmos.

Rituel du Partage de l’Eau

A la fin du rituel, avant de révoquer les Eléments, la Grande Prêtresse ou Reine Faerie prend une gorgée d’eau du calice sur l’autel. Le calice est ensuite passé autour du cercle pour que tous le partagent, et enfin le redonnent à la Grande Prêtresse. La Grande Prêtresse dit, pendant que le calice fait le tour du cercle :

Partagez mon eau et sachez que, comme la Pluie, elle est la Source de Vie.
Partagez mon eau et sachez que, comme les Océans et les Mers, elle est la Matrice de Vie.
Partagez mon eau et sachez que, comme les Nuages, elle est la Chercheuse ; la Voyageuse avec une Mission.
Je partage l’eau, et que tous puissent savoir que, comme les Ruisseaux et les Rivières, elle est la Change-Forme ; la Destructrice de l’Ancien, et en même temps, à travers le changement, la Créatrice du Nouveau.
Sachant bien que l’eau est l’essence de Vie, nous l’avons partagée et nous sommes devenus Un, et à présent, Unis, nous offrons nos vies, en service et en amour, à Celle qui est la Mère de Toute Vie.

« Ainsi, l’eau devient une image du flux du temps lui-même, imprégné des rythmes du monde étoilé. Toutes les créatures de la terre vivent dans ce flux du temps, il s’écoule en eux, et, aussi longtemps qu’il s’écoulera, il les nourrira dans le flux de la vie. (7) »

Notes :

  1. Epona, The Faerie Faith.
  2. Schwenk, Theodor. Sensitive Chaos. (Publié au milieu des années 60.) Schocken Books, New York, NY, pg. 68.
  3. Long, Max Freedom. The Secret Science at Work. 1953. DeVorss& Co., Publishers, Marina del Rey, CA, pg. 11.
  4. Markale, Jean. Women of the Celts (en français : La Femme Celte, édité au format poche). 1972. Inner Traditions International, Ltd., Rochester, VT, pg. 43-44.
  5. Schwenk, pg. 98.
  6. Ibid, pg. 99.
  7. Ibid, pg. 68.

FAERIE FAITH 101: les Esprits de la Nature

FAERIE FAITH 101: les Esprits de la Nature
Par Linda Kerr, traduction & adaptation Fleur de Sureau

[Vers le menu des autres articles Faerie Faith 101 traduits ]

BRIAN FROUD
Dessin par Brian Froud

En apprenant à « toucher la terre » dans nos deux précédentes leçons, et si vous avez pratiqué par vous-même, vous avez appris à avoir une sensibilité aux énergies, aux ressentis, etc. Vous utiliserez cette sensibilité pour mieux comprendre notre sujet suivant : les esprits de la nature. Il y a de nombreuses années, en 1963, Margaret Lumely Brown a partagé sa vision de la Faerie Faith qui fut plus tard couchée par écrit par son étudiant, Mark Roberts, et transmis à Epona et ainsi qu’au Coven « The  Garden Club ». Le reste de cet article paraphrasera essentiellement le partage de Brown car elle l’a très bien fait.

De nombreuses cultures sont conscientes des esprits de la nature et des choses au-delà du plan physique, que les Anglais appellent Royaumes des Élémentaux et les Hindous les Royaumes des Dévas. En Allemagne, le mot « urwelt » est utilisé pour désigner une sphère primitive ou première qui inclut les fées, les esprits de la nature et les projections des énergies de la Terre, qui apparaissent aux gens sous certaines conditions.

Pour répondre à ces « bonnes » conditions, il faut d’abord un fort désir de la part des esprits de la nature d’être perçus par les humains. Les conditions restantes sont en notre pouvoir. Nous utilisons les Principes de la Faerie Faith pour les résumer :

  • On devrait avoir une sensibilité pour, avoir foi en, une  réalité spirituelle qui réside derrière ce que nous appelons la « Nature ».
  • On devrait éprouver un amour sincère envers la Terre Elle-même et un désir de communiquer avec Ses « autres » enfants.
  • On devrait avoir foi en la vie individuelle de cette planète et éprouvé la certitude qu’elle imprègne le monde entier.

Cette imprégnation de la vie de la planète et sa conscience s’étend jusqu’aux villes, elles ne se limitent pas à l’environnement rural. Bien sûr, il y a plusieurs décennies ou siècles, les gens vivaient beaucoup plus proches de la terre que nous aujourd’hui et ils étaient fortement en contact avec les esprits de la nature. Mais le béton de la jungle urbaine n’étouffe pas la conscience de la terre ; il la rend tout simplement plus difficile à trouver et d’autant plus spéciale lorsqu’elle se révèle.

La connexion aux Royaumes des Élémentaux et des esprits de la nature a toujours été très forte dans les cultures comme celles des Celtes, des Scandinaves et des Natifs Américains, dont les peuples ont été étroitement liés à la Terre pendant des siècles. De plus, lorsqu’une famille ou une tribu a habité un lopin de terre pendant de nombreuses générations (un minimum de 7 générations, selon le folklore des Indiens d’Amérique), une forte connexion aux esprits de la nature est inévitable. En fait, il semble qu’une longue période d’habitation créée une entité liée au groupe sur le plan astral. Cette entité, au cours du temps, se lie elle-même avec les âmes des animaux et des plantes, aussi bien qu’avec les Élémentaux du lieu. Peut-être que ce lien peut produire certaines des apparitions qui prophétisent un malheur à la famille ; habituellement la même apparition est vue à plusieurs reprises, il peut s’agir d’un oiseau ou d’une fée, ou avant quelque événement, d’un mort. (La bean sidhe, ou Banshee, est le type le plus commun d’apparition reliée à la mort. Bean signifie femme, et sidhe, prononcé « shii » signifie fée, celle qui brille, ou de la colline »).

Il existe de nombreux types d’Élémentaux, le « Petit Peuple » n’en qu’un seul. Au pays de Galles et en Cornouailles, il y a les « Knockers » (cogneurs ou frappeurs) qui habitent les mines et sont amis avec les mineurs. Les Piskies en Cornouailles sont réputés guider les voyageurs égarés dans les landes. En Écosse, on trouve les Brownies parmi les rochers et les fougères. L’Irlande, bien sûr, regorge d’une multitude de tribus de fées. Les Leprechauns sont les plus célèbres parmi « le Petit Peuple », mais les plus renommés sont les Tuatha De Danaan (les enfants de la déesse Dana) ; un peuple d’une exceptionnelle beauté et de haute stature que l’on voit parfois émerger de leurs lieux secrets dans les collines. (Pour en apprendre davantage sur ces élémentaux, lisez l’article d’Adrian Loaghrian, paru dans le numéro suivant : The Three Worlds Of The Oide: A View through The Eyes of a Celtic Shaman.)

Ces Élémentaux ne sont pas nécessairement toujours « vus » ; ils sont tout aussi souvent « entendus » et « ressentis », selon le niveau de conscience de la personne qui vit l’expérience. Le même Élémental peut également apparaître à plusieurs personnes à la fois, mais produire des réactions différentes chez chacune. Cependant, la personne concernée sera tout à fait consciente de la présence de l’Élémental.

brianfroudIl existe beaucoup trop d’esprits de la nature pour rentrer dans les détails ici ; mais brièvement, ce sont les esprits des quatre éléments, incluant ce que nous appelons Surâmes (Oversouls dans le texte). La puissance vivante générée par une force naturelle tels qu’un lac, une rivière, une montagne, une forêt, etc., est composée de plusieurs unités qui sont contenues en un « tout collectif ». Cette unité collective est ce que nous appelons Surâme (Oversoul). La Surâme peut apparaître comme une forme personnalisée et les unités plus petites comme des figures mineures de la même forme.

Ces esprits de la nature ont été connues dans tous les pays sous forme de folklore et de mythes. Ils pourraient être considérés comme les manifestations des souvenirs inconscients de la Terre dans lesquels nous pouvons puiser à l’occasion. Par exemple, des événements passés peuvent s’être inscrits photographiquement dans les énergies de la terre et ces impressions sont connus sous le nom d’Archives Akashiques. Ainsi, quelqu’un visitant le site d’une ancienne bataille, ou tout autre lieu contenant de fortes émotions ou énergies, peut soudainement « voir » une scène de cet événement passé, comme si les énergies de la terre rejouaient la scène vécue il y a si longtemps. Cette même personne, avec la bonne sensibilité et au bon endroit, peut également entrer en contact de la même façon avec les événements d’un passé très lointain, comme les formes primaires des humains et des animaux – formes qui peuvent être indéterminées ou hybrides.

De la même manière, les objets naturels ne sont pas inanimés, mais montrent une forte vie individuelle. Ce fait constitue la base des contes de fée et des mythes : « l’Ondine de l’Étang » des frères Grimm et « la Fée du Sureau » de Hans Christian Anderson en sont deux exemples. Une ondine est la Surâme d’un étang ou d’une mare, et la Vieille Mère Sureau est l’esprit féminin du Sureau, qui peut apparaître sous les traits d’une vieille femme.

Les arbres ont leur propres énergies et personnalités, et sont très profondément enracinés dans leur coin de forêt, ressentant tout empiétement de la part d’autrui, qu’ils soient humains ou tout autre. Certaines personnes peuvent remarquer que les arbres semblent devenir hostiles la nuit, au point même de drainer l’énergie de celles-ci ou en les éloignant de force. Mais de jour, ces mêmes arbres peuvent être très amicaux. Lorsqu’on se sent épuisé ou malheureux, il est réconfortant de toucher un arbre avec ses mains, ainsi l’arbre absorbe la négativité qui se trouve dans l’aura humaine et la remplace par les puissantes énergies magnétiques de la Terre. Et si l’on devient ami avec un arbre en particulier, un lien de sympathie se créé alors avec son espèce entière.

Tout type de végétation possède sa propre Surâme, qui affichera son goût ou son dégoût pour les humains. Par exemple, les gens à « la main verte » sont capables d’entrer intuitivement en contact avec la Surâme d’une plante. Les fleurs bougeront parfois tangiblement pour atteindre une personne, comme si elles demandaient à communiquer, tout en exhalant un parfum pour la personne privilégiée.

Les Grecs et les Romains avaient une grande liste d’esprits de la nature, qui peut être divisée grossièrement en deux sections :

  1. Les esprits de la Nature Elle-même, et
  2. les entités de la nature instinctive chez l’homme.

Dans la première catégorie, nombre d’entre eux étaient des personnifications féminines et incluaient des Surâmes et des esprits inférieurs des bois, des grottes, des rivières, des plantes, etc. Ces esprits féminins avaient reçu le nom général de « nymphe » ; ainsi les Néréides étaient les nymphes des mers, les Naïades étaient les nymphes des rivières et des ruisseaux et les Dryades étaient les nymphes des arbres.

Dans la seconde catégorie se trouvent les faunes, les satyres et les centaures. Les faunes et les satyres étaient personnifiés par des dieux tels que Pan, Silène et Dionysos. Dans une certaine mesure, ils étaient également considérés comme des esprits des bois, car les forêts en ces temps-là étaient associés à la peur et au secret. Dans les rites à mystères grecs, les hommes portaient des masques de satyre pour représenter la terreur, les orgies et l’extase. Les faunes et les satyres sont des variantes de la forme de Pan, soit mi-homme mi-chèvre, ou totalement homme avec des oreilles et des cornes de bouc.

Les puits, les fontaines et les sources sont sacrés et dédiés aux esprits guérisseurs dans de nombreuses régions du monde. Le malade visitait la fontaine de Bethesda, mentionnée dans la Bible, où à certains moments « un ange troublait les eaux. » Cet « ange » était peut-être la Surâme de la fontaine. Naturellement, les Celtes de Grande-Bretagne et du nord de l’Europe reconnaissaient les sources et les puits comme des sources de guérison, d’aide et des lieux de contact avec les esprits de la nature. Nombre de ces anciens sanctuaires sont immortalisés par l’industrie du tourisme comme des puits à souhait, et beaucoup sont désormais sous le contrôle de l’Église, et sont passés sous le patronage d’un saint. Par exemple, le fameux puits de Sainte Winifred au Pays de Galles était autrefois un centre de guérison Celtique.

Pour mieux vous guider dans la compréhension de ces esprits de la nature, lisez Les Jardins de Findhorn (un excellent livre qui explique comment un jardinier entre en contact avec les esprits de la nature de manière très pratique), et Devas, Angels and Fairies par William Bloom (un livre très basique, terre-à-terre, qui détaille les différents types d’esprits de la nature et comment entrer en contact avec eux.) Lisez également, si vous ne l’avez pas déjà fait, Needles of Stone Revisited par Tom Graves ; il mentionne spécifiquement les « souvenirs » rejoués par les énergies de la terre et parle également des fantômes et autres esprits. Ces trois livres ensemble vous informeront bien plus que je ne pourrais jamais espérer le faire sur ce sujet, mais si vous avez des questions, SVP, faites-le savoir et je verrai si je peux y répondre.

Joyeuses recherches !

Faerie Faith 101

Voici une série d’articles conçus par Muirghein uí Dhún Aonghasa (Linda Kerr) et qui a pour but d’enseigner les principes de base de la Faerie Faith sous forme de méthode accessible. Ils ont été écrits pour le fanzine The Hazel Nut.

  1. Faerie Faith 101: Qu’est-ce que le Calendrier Celtique des Arbres ? ( The Hazel Nut  #14)
  2. Faerie Faith 101: Les Baguettes. (The Hazel Nut  #15)
  3. Faerie Faith 101: Toucher la Terre 1. (The Hazel Nut  #16)
  4. Faerie Faith 101: Toucher la Terre 2. (The Hazel Nut  #17)
  5. Faerie Faith 101: les Esprits de la Nature. (The Hazel Nut  #18)
  6. Faerie Faith 101: le Partage de l’Eau. (The Hazel Nut  #19)
  7. Faerie Faith 101: Les Contes de Fée. (The Hazel Nut  #20)
  8. Faerie Faith 101: Les Pas sur le Chemin. (The Hazel Nut  #21)
  9. Faerie Faith 101: Qu’Est-ce que la Faerie Faith ? (The Hazel Nut  #23)
  10. Faerie Faith 101: Calculer le début de l’Année Lunaire. (The Hazel Nut  #24)
  11. Faerie Faith 101: Ce n’est pas un simple nom. (The Hazel Nut  #25)

FAERIE FAITH 101: Qu’est-ce que le Calendrier Celtique des Arbres ?

FAERIE FAITH 101: Qu’est-ce que le Calendrier Celtique des Arbres ?
Par Muirghein uí Dhún Aonghasa (Linda Kerr), traduction Fleur de Sureau

bandeau-arbres

[Vers le menu des autres articles Faerie Faith 101 traduits ]

Le calendrier celtique des arbres est basé sur l’année lunaire par opposition à l’année solaire et commence après le Solstice d’Hiver. Il y a environ 13 mois lunaires qui débutent et finissent avec la nouvelle lune ; chaque mois est représenté par un arbre (ndlt : un végétal). Dans cet ordre :

1. Bouleau
2. Sorbier
3. Frêne
4. Aulne
5. Saule,
6. Aubépine,
7. Chêne,
8. Houx,
9. Noisetier,
10. Vigne
11. Lierre
12. Roseau
13. Sureau

Dans l’alphabet Druidique, chaque arbre représente également une lettre. La première lettre des noms Gaéliques des arbres est une consonne. Dans cet ordre à nouveau :

  1. Beth, qui donne B,
  2. Luis, L,
  3. Nion, N,
  4. Fearn, F,
  5. Saille, S,
  6. Huath, H,
  7. Duir, D,
  8. Tinne, T,
  9. Coll, C,
  10. Muir, M,
  11. Gort, G,
  12. Ngetal, N,
  13. Ruis, R.

Il y a également 5 voyelles, comme dans tout bon alphabet : Ailim, Ohn, Ur, Eadha, et Ioho (A, 0, U, E, et I). Ces cinq voyelles sont représentées par les arbres solaires, qui sont, respectivement, le Sapin, l’Ajonc, la Bruyère, le Tremble et l’If. Les cinq arbres solaires sont comme des arbres « parapluies » ; ils couvrent une plus large portion de l’année que les arbres lunaires ; habituellement environ 2-3 mois chacun. Si vous vous référez au numéro de Décembre de The Hazel Nut, #12, à l’article « A Quick Look at the Lunar Year, » vous verrez un tableau montrant les périodes que les arbres solaires couvrent, et celles des arbres lunaires. Cet alphabet, lorsqu’il est écrit, est couché sous forme de signes appelés « ogham ». C’est un ancien système d’écriture, et il y a presque autant d’alphabets oghamiques qu’il y a de systèmes runiques. Une fois encore, jetez un œil au même article du numéro #12 pour voir les oghams de chaque arbre lunaire et solaire.

Le système entier ; les mois lunaires, les saisons solaires, les arbres à la fois sous leurs noms Anglais et Gaéliques, et l’ogham, est le Calendrier Celtique des Arbres. Cela semble être deux systèmes majeurs des Arbres Celtiques ; celui que nous, la Faerie Faith, utilisons, est appelé système Beth-Luis-Nion. Son calendrier commence au Solstice d’Hiver, les mois débutent à la nouvelle lune, et les arbres sont : le Bouleau, le Sorbier, le Frêne, etc., comme listés ci-dessus.

L’autre système est appelé Beth-Luis-Fern. Son calendrier commence à Samhain. Le 1er Novembre, les mois vont de la pleine lune à la pleine lune, et l’ordre de ses arbres est légèrement différent :

1. Bouleau,
2. Sorbier,
3. Aulne,
4. Saule,
5. Frêne,
6. Aubépine,
7. Chêne, etc.

Il n’y a pas un système correct ; simplement, les gens utilisent celui avec lequel ils se sentent le plus à l’aise. Nous utilisons le Beth-Luis-Nion parce que cela fonctionne pour nous.

Ok, ça, c’était la partie facile ; maintenant allons un peu plus en profondeur dans le calendrier. Chacune des 13 lunaisons a sa propre mythologie et son propre folklore, mais le plus important, c’est que chacun possède ses propres « énergies » particulières qui affectent notre humeur et notre être physique. Lorsque nous comprenons les énergies qui agissent sur nous, nous pouvons mieux les gérer, et apprendre vraiment d’elles. Par exemple, avez-vous remarqué combien les gens sont désagréables aux alentours des jours de canicule (ndlt : dog days) en juillet et août ? Vrai, vous pouvez mettre cela sur le compte de l’intense chaleur, mais parfois le mois de Juin est incroyablement chaud et les gens n’agissent simplement pas tout à fait de la même façon que pendant ces mois plus tardifs d’été. Dans le système Beth-Luis-Nion, le Houx tombe en Juillet et Août, et apporte avec lui des énergies de haine, de jalousie, de suspicion et de vacheries générales. Le remède pour cela est le houx lui-même ; une branche de houx suspendue dans la maison peut aider à se sentir plus calme, plus ouvert et même plus aimant. Nous avons essayé et ça marche.

Les Remèdes des Fleurs de Bach est un autre système qui apporte du crédit à nos croyances : le remède Holly (Houx), fabriqué à partir du houx, est le remède contre la haine, la jalousie, la suspicion et l’envie. Coïncidence ? Peut-être. Mais lorsque quelque chose se répète sur une période donnée, il ne s’agit plus d’une coïncidence et cela devient presque… Magique. C’est le point où nous en sommes à présent.

Pour pleinement comprendre le calendrier lunaire, et le rendre pertinent dans votre vie, vous devez vous considérez comme étant un étudiant du calendrier. Etudiez-le, faites des recherches dessus, apprenez sur lui. Et plus que tout, faites-en une part active de votre vie. Vous ne comprendrez pas les arbres en lisant simplement cet article, ou l’article du numéro 12, « A Quick Look at the Lunar Year, » ou autre chose.

Étudiez les mystères et les mythes rattachés à chaque arbre. Lisez La Déesse Blanche de Robert Graves et les mythes celtiques et les contes de fés. Lisez toutes les sections  « Lunar Energies and Esoterica, » « Bach Flowers, » et « Folklore and Practical Uses » de The Hazel Nut. Jetez un œil aux rituels de Pattalee, Year of Moons, Season of Trees (voir la critique au dos de ce numéro), et écrivez et célébrez un rituel lunaire pour vous-même basé sur ses rituels (Pattalee) et sur ce que vous avez appris de Robert Graves. Entrez en contact avec arbre ; rencontrez-le, parlez-lui et tout particulièrement écoutez-le.

Chaque lunaison, chaque arbre, lorsque pris séparément peut nous enseigner sur nous-mêmes et nous aider à être plus en harmonie avec les cycles de la nature. Prise dans son ensemble, une étude du système des arbres peut nous aider à intégrer nos personnalités, à élargir nos horizons intellectuels et à nous ouvrir nous-mêmes spirituellement au cosmos, à aller au-delà du monde physique. C’est, après tout, en tout premier lieu le but de marcher sur la voie, n’est-ce pas ?

Soyez bénis et joyeuses recherches !

FAERIE FAITH 101: Toucher la Terre 2/2

FAERIE FAITH 101: Toucher la Terre
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

[Vers le menu des autres articles Faerie Faith 101 traduits ]

hêtre

Ceci est une série d’articles conçus pour enseigner les principes de base de la Faerie Faith sous forme de méthode accessible. Si vous avez des questions ou des suggestions de sujet, faites-le moi savoir et je les aborderai dans un prochain article. Si vous appréciez cette série, et trouvez que les articles font sens pour vous et vous aident, c’est bon de savoir si j’ai pris la bonne approche.

Dans le dernier numéro, j’ai décrit la première étape pour toucher la terre : jouer pieds nus dans une flaque de boue. L’étape suivante consiste à travailler ce que vous avez expérimenté. C’est une activité quotidienne, comme l’article du dernier numéro, issu des leçons d’Hyperborean.

Commencez par vous asseoir ou tenez-vous debout de manière confortable dans l’encadrement d’une porte ouverte. Frottez vigoureusement vos mains l’une contre l’autre puis écartez-les de 3 à 5 centimètres. Ressentez, sans toucher physiquement, la zone entre vos paumes. La sensation peut ressembler à une pression ou à de la chaleur ou, peut-être, aurez-vous l’impression de tenir une balle. Faites cela pendant quelques secondes, puis écartez doucement vos mains, ressentez la différence. Essayez à nouveau, cette fois en fermant les yeux. Au fur et à mesure que vous le referez, la « sensation » devrait être davantage perceptible. Détendez-vous, ne vous concentrez pas trop fort là-dessus.

Ensuite, vous commencerez par faire de même avec vos doigts. Étirez les doigts de votre main droite ou gauche, ou les deux. Tendez chaque tendon et muscle de chaque doigt jusqu’à sa limite (mais ne crispez pas votre main!). Maintenant, avec la paume vers le bas, pointez la main vers l’encadrement de la porte, à une distance d’environ 3 à 5 cm. « Ressentez » le mur, l’encadrement de la porte. A présent, éloignez votre main de celui-ci, vers l’ouverture. Tandis que vous faites cela avec vos deux mains, « ressentez » la différence. Essayez encore avec les yeux clos. Le but n’est pas de savoir à quelle distance vous pouvez étendre ce « toucher », mais plutôt si vous pouvez bien ressentir la différence entre l’encadrement de la porte et son ouverture.

Essayez cet exercice environ tous les jours mais ne sur-pratiquez pas. Essayez-le sur différents objets et à différents endroits, juste pendant quelques minutes à la fois. C’est quelque chose que vous pouvez faire pendant votre pause déjeuner au restaurant ou pendant la réunion du personnel, etc. Quand vous pratiquez, vous pouvez essayer d’éloigner davantage vos mains de l’objet, ou tenter de déterminer la forme d’un objet avec vos yeux clos, en utilisant seulement votre « ressenti ».

Notez que, comme dans l’activité de la flaque de boue, vous « n’apprenez » pas quelque chose activement, mais vous expérimentez beaucoup. Pensez à ce « ressenti », concentrez-vous dessus, ne forcez pas ; sinon, cela rendra le « ressenti » moins perceptible. En d’autres mots, il ne s’agit pas d’une activité du cerveau gauche, mais du droit. Cela implique directement votre moi inférieur, en contournant dans un premier temps votre moi moyen. Mais plus que tout, c’est amusant !

A présent, essayons le pendule. Si vous n’en avez jamais fait auparavant, procurez-vous un objet symétrique un peu lourd, et suspendez-le à une cordelette. Une chevalière, un poids de pêche ou un cristal feront l’affaire. Asseyez-vous confortablement à une table, et posez les coudes sur la table. Tenez la cordelette avec les doigts afin qu’environ une douzaine de centimètres de la cordelette maintienne le pendule juste au-dessus de la surface de la table. La chose essentielle, c’est d’être DETENDU !

Maintenant, prenez des bouts de métal ; des pièces, des bijoux ou juste de la ferraille. Vous n’aurez besoin que de deux morceaux du même métal et un morceau d’un métal différent. Essayez avec une pièce de 5 cents américains et 2 pennies. Ensuite placez les deux métaux semblables proches l’un de l’autre, environ à 5 centimètres de distance. Positionnez votre pendule directement entre les deux pièces. Le pendule ira chercher l’équilibre entre les deux métaux similaires pour se balancer en ligne droite entre les deux pièces. Arrêtez votre pendule et remplacez une des pièces par une pièce au métal différent. Essayez le pendule à nouveau. Il se balancera en dehors de la ligne, probablement en effectuant un mouvement circulaire. Replacez les pièces comme au départ et observez le pendule retrouver son oscillation équilibrée.

Une note sur les pendules et toute autre forme de radiesthésie : si cela ne semble pas fonctionner, ne forcez pas ! Mettez ça de côté et essayez un autre jour. Si vous essayez trop dur, cela reviendrait à envoyer un signal à votre moi inférieur qui vous dira alors que ce que vous faites n’est pas assez bien. C’est comme si vous disiez à un enfant que ce qu’il fait est nul. Le but ici, c’est de communiquer avec votre moi supérieur, et non pas cogner dessus ni l’embarrasser ! La première fois où j’ai essayé le pendule, ça ne fonctionnait pas, alors je l’ai laissé de côté pendant plusieurs semaines. Lorsque je l’ai repris, cela a fonctionné parfaitement, j’ai appris à utiliser la radiesthésie avec des baguettes de sourcier (ndlt : en forme de L). Mon moi inférieur semblait simplement les préférer. Maintenant je n’ai aucun problème à passer des baguettes de sourcier au pendule ; j’ai simplement du attendre jusqu’à ce que mon moi inférieur soit prêt.

Une autre activité que vous pouvez essayer avec un ami (quelqu’un en qui vous pouvez faire confiance), c’est de remplir trois verres d’eau et ajouter une cuillère à soupe de sel dans chaque verre et de mélanger. Quittez la pièce et demandez à votre ami de placer ces deux mains autour d’un des verres et d’y projeter une émotion. Puis revenez dans la pièce et utiliser le pendule ou simplement vos mains ou encore votre propre réceptivité, voyez si vous pouvez choisir le bon verre.

Vous pouvez également essayer ces activités trois fois de suite, une fois par semaine. Gardez-en une trace de sorte à pouvoir suivre votre évolution dans ce domaine. Souvenez-vous juste de ne pas sur-pratiquer, ni de vous blâmer si ça ne marche pas aussi bien que vous pensez que ça le devrait. Si ce n’est pas amusant, ça ne fonctionnera pas.

Et à part donner à votre moi inférieur quelque chose d’amusant à faire, à quoi bon tout cela ? Eh bien, capter les « vibrations », comme avec l’exercice du verre, est utile dans la vie de tous les jours. Par exemple, lorsque je rentre et que la maison est vide, je « ressens » les « vibrations » du lieu dès mon arrivée en voiture. Quand j’arrive sur le pas de la porte, je les « sens » davantage encore et je peux dire quand tout va bien et qu’on peut entrer en toute sécurité. La seule fois où j’ai eu un mauvais pressentiment, j’ai regardé vers l’entrée et j’ai vu la porte grande ouverte ! J’ai préféré quitter rapidement la maison, mais mon mari a dit par la suite avoir simplement oublié de fermer la porte. La prochaine fois que j’aurais cette impression, je ne descendrai même pas de la voiture !

Vous pouvez utiliser cette capacité pour ressentir l’énergie du cercle magique, ou les émotions de vos amis (ou de votre patron), ou toute autre chose. Certaines personnes nommeront ça « capacité psychique », mais il s’agit simplement d’une extension naturelle de votre étonnant moi inférieur et de ses divers talents. Plus tard, vous apprendrez comment utiliser cette capacité pour discerner les énergies qui habitent la terre elle-même, sous forme « d’alignement de sites » (ley lines), courants telluriques, etc.

En plus de vos exercices quotidiens ou hebdomadaires, vous trouverez utile de lire quelques livres sur le sujet des énergies de la terre. Le premier devrait être Needles of Stone par Tom Graves. Les autres sont Spiritual Dowsing par Sig Lonegren (fortement recommandé), Leylines and Ecology par William Bloom et Marko Pogacnik (court et doux), Dowsing for Everyone par Harvey Howells (basique et facilement abordable), The Diviner’s Handbook par Tom Graves, Earth Magic par Francis Hitching (indispensable !), et The Old Straight Track par Alfred Watkins. Ce dernier livre est probablement le plus premier à explorer pleinement les « alignements de sites » (ley lines) et les énergies de la terre, et devrait être lu par quiconque s’intéresse au sujet, même si son style d’écriture est plutôt sec.

Happy dowsing !