Reiki & Ogham

Reiki & Ogham. Par Ash. Extrait du site « Tribe of the Sun ». Traduction par Fleur de Sureau.

Tous les symboles reiki donnent une intention à l’énergie universelle de vie. Cho Ku Rei met en route l’énergie, Sei Hei Ki est pour la guérison des émotions et le mental, Zonar est utilisé pour les vies passées et les questions karmiques, et Raku pour l’ancrage.

Semblable aux runes, l’Ogham, prononcé ogam ou Om, est un ancien alphabet irlandais utilisé de nos jours comme système divinatoire. Ses lettres, connues sous le nom de feda, peuvent être écrites soit verticalement, soit horizontalement. Pour éviter toute confusion, j’utiliserai le sens vertical puisque c’est la façon la plus proche de tracer les symboles reiki. Les feda sont lues et tracées du haut vers le bas ou de la gauche vers la droite.

Beith, prononcé Bayth (ndlt : j’ai laissé les prononciations à l’anglaise, copiez-collez-les dans Google traduction pour les écouter), est utilisé pour la purification ou le nettoyage qui peut être appliqué aux chakras, blessures ou de manière holistique contre les infections virales ou bactériennes. Cela fonctionne bien avec toute autre feda, notamment nGetal, Fern et Coll, mais sans s’y limiter non plus.

Lus, prononcé loosh, fonctionne bien lorsqu’on utilise des herbes ou plantes comme éléments du processus de guérison. Lorsque vous préparez une tasse de tisane médicinale, dessinez Lus au-dessus de celle-ci et faites infuser les herbes médicinales avec l’énergie reiki. Buvez la tisane. Cela favorisera l’énergie de guérison des herbes utilisées.

Fern, prononcé fairn, est l’ogham de protection. À des fins reiki, j’utiliserais uniquement Fern en association avec une autre feda, notamment Gort, nGetal ou Dair. Dans le contexte de séances de guérison reiki, Fern fonctionne comme un bouclier ou une carapace protectrice sur une blessure pendant que celle-ci guérit.

Sail, prononcé sahl, peut être utilisé si le patient a des problèmes de circulation [sanguine]. L’ogham aidera à favoriser le flux sanguin et il fonctionne bien en association avec le saule. (Voir la page sur le Reiki et la Nature pour plus d’informations sur l’usage des arbres en reiki.)

Dair, prononcé dar, a une énergie similaire à la rune Uruz car elle représente le très solide chêne. Utilisez cet ogham lorsque le patient a besoin de courage ou de force physique supplémentaire. Dair fonctionne bien avec nGetal pour la force durant le processus de guérison.

Coll, prononcé coal, peut être utilisé par le praticien reiki avant la séance de guérison sur lui-même afin de favoriser sagesse et inspiration à travers les sentiments. Il est incroyablement important, en tant que praticien reiki, de faire confiance à vos ressentis et obtenir des informations par leur biais. Utilisez en dessinant le symbole sur vos mains, votre cœur ou votre troisième œil. Pour plus de concentration, utilisez Beith avant Coll, afin de favoriser la clarification de l’esprit.

Muin, prononcé mwin, est très similaire à la rune Ansuz. Muin peut être utilisé si une personne a des blocages au niveau du chakra de la gorge afin de l’aider à développer la communication. Dessinez cet ogham en bleu clair sur les cordes vocales. Ne pas l’utiliser si la personne a le chakra de la gorge surdéveloppé.

Gort, signifie croissance, est un ogham parfait pour ressouder les os, cicatriser ou mettre en route une nouvelle vie. Combinez Gort avec nGetal pour la guérison, ou combinez Gort avec Ailm pour tomber enceinte.

Straif, est très similaire à la rune Kenaz car c’est l’ogham de la transformation. Utilisez cet ogham lorsque le patient veut surmonter des addictions, atténuer ses peurs, guérir des traumatismes du passé ou des problèmes de vies antérieures, et aider à ouvrir des chakras bloqués. Straif peut aussi être utilisé si des changements majeurs en général sont souhaités par le patient. Utilisez cet ogham seulement si vous connaissez les intentions du patient avec la séance.

Ailm, prononcé all-um, peut être utilisé seul ou en association avec Gort pour favoriser la fécondité chez quelqu’un qui souhaite avoir un enfant. Dessinez le symbole sur les chakras racines ou sacré.

Edad, prononcé ay-dad, peut être utilisé dans une multitude de buts, notamment dans le cas des traumatismes oculaires (c’est-à-dire chirurgie), pour être guidé durant une séance reiki et pour l’ouverture du chakra bloqué du troisième œil. Il fonctionne bien en association avec nGetal ou Straif.

Idad, prononcé ih-dad, est l’ogham pour la mémoire. Idad peut être utilisé avant d’étudier pour des examens afin d’augmenter la mémoire, ou il peut être employé pour aider le traitement des Alzheimer. Je n’utiliserais pas Beith en association avec cet ogham si le patient souffre déjà de perte de mémoire.

L'alphabet irlandais primitif et le dieu Ogmios
cf. D’Arbois de Jubainville, L’alphabet irlandais primitif et le dieu Ogmios, 1881

[Muin] L’ogham de la vigne par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : récolte. Réalisation d’un projet. Célébrations.

Renversé : se laisser aller à l’excès, intoxication.

Il n’est pas clair si Muin fait référence à la vigne, introduite sur les Îles Britanniques pendant l’Âge de Bronze, ou, comme certains spécialistes modernes l’avancent, au mûrier. Le Livre de Ballymote nous dit que Muin était utilisé pour préparer de l’hydromel, qui peut être distillé en utilisant des mûres. Quelque soit le vin auquel il est fait référence ici, la vigne est reliée à l’idée de récolte et à la fabrication de brevages alcoolisés. Le processus de fermentation des grappes/baies au vin est un symbole de la transformation de l’âme.

Usages magiques : magie pour attirer la prospérité, pour rendre un projet fructueux.

Le Saumon de la Sagesse

Traduit depuis le site The Dance At Alder Cove

celtic_fishLe saumon de la sagesse (en Irlandais : bradan feasa) est une créature présente dans le cycle de Fenian dans la mythologie Irlandaise. Ce saumon était parfois appelé Fintan (ou Finntan) autrefois. (Il est parfois confondu avec Fintan mac Bochra, qui était aussi nommé « le sage » et fut transformé une fois en saumon.) Les récits diffèrent sur le fait que Fintan soit un poisson commun ou un Immortel, qui pouvait être mangé et cependant continuer à vivre.

Le saumon est l’une des figures principales dans l’histoire de Fionn, qui raconte les premières aventures de Fionn mac Cumhaill. D’après ce mythe, un saumon ordinaire mangea neuf noisettes tombées depuis neuf noisetiers dans le Puits de Sagesse (Tobar Segais). Ce faisant, le saumon reçut toute la sagesse du monde. De plus, la première personne qui mangerait de sa chair recevrait également cette connaissance.

Le poète Finn Eces passa sept années entières à trouver et pêcher ce poisson. Un jour, il réussit à accomplir cet exploit, et demanda à Fionn, son serviteur et fils de Cumhaill, de le cuisiner avec la recommandation de ne pas le manger. Fionn prépara l’animal, le tournant encore et encore sur sa broche au dessus du feu, mais lorsqu’il toucha de son pouce le saumon pour voir s’il était cuit, il se brûla avec la graisse suintant du poisson. Fionn mis instinctivement son pouce à sa bouche pour soulager la douleur, sans savoir que toute la sagesse de Fintan était concentrée dans cette petite goutte de gras. Lorsqu’il apporta le plat à Finn Eces, celui-ci se rendit compte que les yeux du jeune homme brillaient d’une nouvelle lueur. Il demanda alors à son serviteur s’il avait goûté au met. Niant avoir mangé le poisson, le garçon expliqua ce qui s’était passé. Finn Eces réalisa que Fionn avait reçu la sagesse du saumon, et lui donna le plat à manger. Ainsi, Fionn reçut toute la connaissance du monde. Sa vie durant, Fionn put faire appel à cette sagesse en mordant son pouce. Le pouvoir obtenu de Fintan permit à Fionn de devenir le chef des Fianna, les héros réputés des mythes Irlandais.

Les symboles du poisson :

Fertilité, Eternité, Créativité, Féminité, Chance, Bonheur, Sagesse, Transformation

 Le saumon est sacré dans la mythologie gréco-romaine, puisqu’il y porte le symbole du changement et de la transformation, comme dans le mythe d’Aphrodite et Eros qui se changent en poissons pour échapper au féroce Typhon.

Dans la chrétienté, le poisson est un symbole d’abondance et de foi, par exemple dans l’histoire biblique des poissons et des pains. Il y a également plusieurs références bibliques où le Christ et ses disciples sont considérés comme des pêcheurs d’hommes. Ici, l’Homme est représenté comme le poisson transformé et l’océan est le symbole de l’abysse des péchés dans lequel l’homme se trouve.

Dans la tradition païenne, le poisson est considéré comme un symbole féminin de fertilité et comme un attribut de la Déesse. L’eau est un emblème naturel des flots émanant de la Déesse Mère primordiale, et donc toutes les créatures aquatiques (y compris le poisson) sont des aspects de la fertilité et du pouvoir de la déesse.

Dans les anciens mythes indiens, le poisson est un symbole de transformation et de création. On peut remarquer cela par exemple dans le mythe qui voit Vishnu se changer en poisson (Matsya) afin de sauver le monde d’une inondation. Sous cette forme, il guida le bateau du roi Manus (qui transporte les quelques survivants sélectionnés et les graines de la vie pour recréer le monde après l’inondation) vers la sécurité.

Les anciens mythes africains parlent de Mangala, le créateur, qui planta des graines dans le ventre cosmique. De ces graines deux poissons sortirent, et s’installèrent dans le cosmos, au dessus des eaux de la création. Nous pouvons voir dans cette légende que le symbole du poisson concerne encore la fertilité et la créativité, en incarnant une nouvelle phase de vie.

En Chine, le poisson est le symbole de l’unité et de la fidélité et on dit que le poisson (particulièrement les carpes koi) nage souvent par paire. Avec ceci en tête, les poissons sont des cadeaux de mariage réguliers, sous forme de talismans ou de figurines représentant les jeunes mariés et augurant d’une union fidèle et parfaite. Ils représentent également la fertilité et l’abondance grâce à leur capacité à se reproduire rapidement.

De plus, dans le bouddhisme, le poisson représente la joie et la liberté. L’animal fait aussi partie des huit symboles sacrés du Bouddha : la Conque, le lotus, l’ombrelle, la roue, le nœud, deux poissons dorés, la bannière de la victoire, le vase.

Dans les cultures nordiques et européennes, le poisson est synonyme d’adaptabilité, de détermination, et le flot de la vie. Ils ont souvent observé que le poisson présente de grandes capacités d’adaptation dans la nature, et ils ont adopté ces caractéristiques. Les saumons sont souvent vénérés pour leur détermination à accomplir leur voyage annuel vers les lieux de fraie, luttant contre le courant tout le trajet.

Le saumon des amérindiens est électrique, concentré, intuitif, et complètement dans la créativité. Son énergie est palpable. De nature motivé, l’assurance et l’enthousiasme du saumon est communicatif. Rapidement, tout son entourage le suit, même si les idées semblent tirées par les cheveux. Généreux, intelligent, intuitif, le saumon n’est jamais à court d’amis. Cet animal représente un besoin de buts et de raisons d’être, et n’a pas de soucis à trouver des volontaires pour le suivre dans ses croisades. Soutenu par ses pairs, le saumon est stable, calme, sensuel, et généreux. Laissé à ses propres pensées, celui qui porte en lui ce symbole animal peut devenir égoïste, commun, et intolérant aux autres.

Grottes de Zugarramurdi

La grotte des Sorcières se trouve près du centre de Zugarramurdi, a l’ouest sur la route qui menait a Sare.

La cavité principale de ce complexe carstique superficiel est née d’Infernuko Erreka- La Rivière de l’Enfer, toujours active aujourd’hui. Cela a crée un site long de 120 mètres et large de 10-12 mètres,  du nord vers le sud Ouest. Au dessus de la grotte se trouvent deux galeries dans la même direction que la cavité principale.

On y trouve des vestiges archéologiques. par exemple des morceaux de silex magdalénien découverts en 1935 par Joxe Migel Barandiaran, ou quelques céramiques préhistoriques.

Cependant c’est son essence même qui donne son nom a cette grotte, son essence de grotte de sorcières

Qui étaient donc ces sorgin-sorcières?

Il existe deux version quant à l’origine du mot sorgin.  Selon la première version c’est sortze-gin ( naissance-agir) c’est a dire sage femme. L’autre version préfère sorte-gin ( sort-agir), diseuse d’avenir, faiseuse de sorts, oracle. Tout comme la rivière d el’Enfer a usé les rochers, l’utilisation du mot sorgin en a usé le sens. La légende des sorcières nous est parvenue mais pas la vérité intérieure; les histoires de sorcières mais pas l’Histoire.

Au début du XVII ème siècle à Zugarramurdi, la vie était liée a la terre et donc, les connaissances, les usages  et le monde magique de l’époque étaient principalement païens. ces personnes appelées sorgin avaient la connaissance de la nature, des plantes et des plantes médicinales-certains étaient des hommes mais la majorité étaient des femmes. Elles savaient également beaucoup sur la fertilité, la reproduction et la contraception de l’époque. La grotte était le lieux de leurs fêtes, rituels sacrés ou cérémonies, l’intérieur symbolique de la terre-mère.

la société de cette époque détenait la mythologie  et un mode de vie lié a la terre; le propriétaire en revanche était Léon de Aranibar, abbé d’Urdax. Les paysans du village étaient ses métayers et ses locataires . L’église catholique voulait que ces gens qui vivaient tant liés a la terre se mettent a regarder vers le ciel. L’abbé d’Urdax , étant aussi l’émissaire secret de l’inquisition, révéla qui y avait des sorgin à Zugarramurdi et, sur sa demande, Valle Alvarado, représentant de l’inquisition, fut envoyé de Logrono à Zugarramurdi.

L’inquisition voyait d’un très mauvais œil ces communautés  aux coutumes différentes, aux croyances et connaissances différentes et qui plus est, qui parlaient une autre langue. L’incompréhension et la volonté de soumettre transformèrent ces rites et fêtes en akellare (sabbat), les chants en conjuration, les mots en injures et les croyances païennes en magie noire.

Le pouvoir répandit la peur, la peur la suspicion, la suspicion le silence et le silence rendait les puissants encore plus puissants. On commença a montrer du doigt les gens au mauvais sort . Cette peur diffuse était un terrain efficace pour propager la méfiance en ces temps d’épidémie, de famine et de sécheresse. N’importe qui était suspect, n’importe qui pouvait être sorgin. Les voisins devenaient espions et délateurs.

L’inquisition arrêta 300 personnes a Zugarramurdi et aux alentours, jeunes et vieux, femmes et hommes. En 1610 ils emmenèrent 53 d’entre eux au Procès de Logrono pour les juger. On les accusa, entre autres, de renier la chrétienté, d’orgies sexuelles, d’avoir le diable pour dieu, d’empoisonnement et de provoquer des tempêtes maritimes.

On brula 11 des accusés. Six en chaire et en os et on brula le portrait de 5 autres morts de faim dans les geôles. 18 des accusés avouèrent et furent blanchis , les autres subirent des peines de prisons et des expropriations.

la chasse aux sorcières au delà de Zugarramurdi fut une croisade menée dans toute l’Europe avec comme objectif d’ancrer une savoir et une religion hégémoniques.

Le mot sorgin recèle bien des choses encore: malgré toutes les embuches de l’histoire officielle et au delà de tous les balais volants des contes pour enfants, ce mot parle du harcèlement brutal subi par les habitants du village.

Ce sont les sorgin qui se retrouvaient  dans cette grotte qui ont fait connaitre Zugarramurdi. Vous allez commencer un voyage vers ce passé. Si vous prêtez attention , vous entendrez l’histoire conservée par l’écho des pierres.

plan grotte

 

 

 

La Poule

poule-noire

Les Mythes Celtes, la Déesse Blanche par Robert Graves. Extrait page 347.

Q – querq, poule ; quiarc, couleur de souris.

Pourquoi la poule est-elle associée à la grue ?

Facile : quand la moisson a été charriée et que les glaneuses sont parties, la poule est lâchée dans les champs de blé pour qu’elle puisse  avaler ce qu’elle peut trouver. Et un petit concurrent couleur de souris s’y faufile avec elle.

Les Mythes Celtes, la Déesse Blanche par Robert Graves. Extrait page 467.

Les transformations de Gwion se présentent en ordre saisonnier strict : lièvre en automne, saison de la chasse, poisson pendant les pluies de l’hiver, oiseau au printemps lorsque les migrateurs s’en reviennent, et finalement grain de blé en été saison de la moisson. La Furie se rue à sa poursuite d’abord sous la forme d’une levrette, puis d’une loutre, puis d’un faucon et elle l’attrape finalement en prenant la forme d’une poule noire à haute crête (la coiffure rouge et les plumes noires la désignent comme la déesse de la mort). Dans ce récit, l’année solaire se termine avec la saison des vendanges, au début de l’automne, ce qui fait penser que l’origine de l’histoire dut se situer en Méditerranée orientale. A l’époque classique, l’année crétoise, cypriote et delphique, comme celle de l’Asie Mineure et de la Palestine, finissait en septembre.

Les Mythes Celtes, la Déesse Blanche par Robert Graves. Extrait page 154.

[…] Pour le Dr MacColloch, Taliésin serait aussi un nom divin et le fait que la poule noire avala le grain de blé dans le Roman de Taliésin prouverait que Taliésin avait été un dieu de l’orge. […]

Extrait du site « l’Arbre Celtique »

Oie : Dans la tradition celtique continentale et insulaire, l’oie  est un équivalent du cygne, dont la lexicographie ne la distingue pas toujours  nettement. Considérée comme une messagère de l’Autre Monde, les Celtes lui attribuent  des pouvoirs divinatoires. Elle fait alors l’objet chez les Bretons d’un interdit  alimentaire, en même temps que le lièvre et la poule. César, qui rapporte le  fait dans le de Bello Gallico (5, 12), ajoute que ces animaux étaient élevés pour le plaisir (voluptatis causa) mais il n’a pas compris pourquoi. Elle est aussi associée à la guerre et garde une place importante dans  le folklore. Voir le symbolisme du cygne.

Poème [la Déesse Blanche]

Extrait de La Déesse Blanche par Robert Graves (avant l’avant-propos)

whitegoddess

Les saints l’insultent tous et tous les gens sensés
Que gouverne Apollon et ses canons dorés.
Pourtant, pour la trouver, moi j’ai fait le voyage
Jusqu’aux pays lointains qu’elle aurait habités,
Elle dont je voulais scruter plus que l’image,
Sœur de l’écho et du mirage.

Je faillis très souvent m’arrêter en chemin,
Abandonnant ma quête héroïque et têtue.
Dans les feux du volcan je crus bien l’avoir vue,
Sur la banquise, en dehors des pistes, plus loin
Que la grotte des septs dormeurs, et primordiale
La déesse au front blanc tels celui d’un lépreux
Aux yeux glauques, à la bouche rouge, aux cheveux
Jaune miel ondulant jusqu’à son ventre pâle.

Dans le jeune bois vert, la sève du printemps
Célèbre la Montagne-Mère en bouillonnant.
Et chaque chant d’oiseau s’élève alors plus tendre.
Mais moi je peux la voir même en l’âpre Novembre
Dans la magnificence de sa nudité.
Or je sais son passé de trahison. N’empêche :
Je prétends oublier sa froide cruauté
Sans me soucier du point où peut tomber sa flèche.

Celtic Tree Mysteries : Practical Druid Magic & Divination par Steve Blamires

celticTraduction de la quatrième de couverture : Les arbres, et la magie qui leur est associée, manifestent les aspects spirituels du Monde Vert. « Celtic Tree Mysteries » renoue avec l’ancien savoir et les traditions des arbres avec un système pratique de rituel magique et divinatoire. Au fil des pages de ce guide de référence et de confiance, vous trouverez un enseignement complet sur la pratique et la théorie  des mystères des Arbres Celtiques, dont des principes peu connus et souvent mal compris. Apprenez à différencier l’écriture Oghamique et l’Alphabet des Arbres (et comment les utiliser conjointement à des fins magiques). Déchiffrez les leçons matérielles, mentales et spirituelles des 20 arbres de l’Ogham, et comment intégrer leur sagesse dans votre vie.  Découvrez comment créer votre propre jeu d’Ogham… Accomplir des voyages dans l’Autremonde… Et découvrez les significations cachées plus profondes, que recèlent les magnifiques et anciennes légendes Celtiques et les traditions du Monde Vert.

Extrait traduit par Aislin :

Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess : Invoking the Morrigan par Stephanie Woodfield

invoking the morrigan

Traduction de la 4ème de couverture : Invoquez la  Morrigane (l’incarnation celtique de la victoire, de la force et du pouvoir du Divin Féminin) et soyez transformé par sa fantastique et féroce  énergie.

Dans ce guide complet et pratique de Sorcellerie Celtique (Celtic Witchcraft), Stephanie Woodfield vous invite à explorer la riche histoire de la Morrigane et ses origines, sa mythologie, sa magie. Découvrez les leçons cachées et les mystères spirituels de la Sombre Déesse en accomplissant des méditations guidées, rituels et sortilèges, compatibles avec toute voie magique. Faites appel aux énergies uniques de la Morrigane sous ses nombreuses expressions : son triple aspect, Macha, Anu et Badb ; la légendaire Morgane Le Fay ; et ses autres puissantes formes.

Du shapeshifting à la faery magic pour convoquer un amant et créer un oracle Ogham, la Sombre Déesse dynamique multiforme apportera à votre vie et à votre pratique spirituelle sagesse et magie.

Extraits traduits par Siduri :

[Fearn] L’ogham de l’aulne par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : bon conseil et guidance. Recevoir de la guidance spirituelle. Intuition. Sagesse des autres mondes, inspiration.

Renversé : ignorer les bons conseils, ne pas écouter son intuition.

Un arbre qui aime l’eau. On trouve souvent l’aulne au bord des rivières. Lorsque les feuilles sont tombées, ses cônes noirs restent sur les branches. Ces cônes ou « têtes » sont peut-être ce qui lie l’aulne à Bran le Béni, dont la tête continua à parler et à encourager ses compagnons après qu’il ait été décapité au cours d’une bataille. Le bois de l’aulne était également utilisé pour construire des ponts et des maisons, et pour fabriquer des boucliers. Dans la bataille des arbres, les compagnons de Bran portaient des branches d’aulne en signe de leur allégeance.

Usages magiques : chercher la sagesse dans les Autres Mondes.

[Ngetal] L’ogham du genêt à balais par Stephanie Woodfield

ndlt : dans notre tradition, Ngetal correspond au roseau. J’ai néanmoins choisi de publier la correspondance avec le genêt à balais proposée par Stephanie Woodfield (certainement partagée par d’autres auteurs) car sa présentation a, à mon sens, des points communs avec celle qu’on peut faire de l’ogham lorsqu’il est associé au roseau. A chacun de se faire son opinion :)

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : guérison, repousser les énergies négatives.

Renversé : maladie et mal-être, besoin de guérison.

Le genêt à balai était traditionnellement utilisé pour former le manche des balais de sorcières ; on l’utilise pour bannir les énergies négatives. Les fleurs jaunes du genêt à balais en font une plante solaire, connectée au soleil et à la régénération. Les qualités guérisseuses du genêt à balais peuvent nous aider à balayer les malaises physiques ou émotionnels. Renversé, Ngetal peut indiquer un déséquilibre émotionnel et une dépression, plutôt qu’une maladie physique.

Usages magiques : équilibre émotionnel, rituels de purification, chasser la négativité.

[Saille] L’ogham du saule par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : intuition, flash psychiques, influences de la lune, secrets révélés.

Renversé : se sentir dépassé, besoin de contrôler ses émotions. Bouleversement émotionnel.

Le nom botanique de cet arbre, salix, pourrait venir du mot celtique sal qui signifie « près » et lis qui signifie « eau », faisant référence à l’amour du saule pour les bordures de rivières et les marais. Les Celtes laissaient des offrandes aux Dieux dans les rivières et autres cours d’eau. Les rivières étaient perçues comme des seuils vers les Autres Mondes, où il était possible de communiquer avec les Dieux. Dans le Word Ogham of Morainn Mac Moin, la phrase « clameur des non vivants » est connectée à cet ogham, faisant référence à la relation de Saille avec le monde des esprits plutôt qu’avec la mort.

Usages magiques : travaux psychiques, développer ses compétences psychiques, rituels lunaires.

[Coll] L’ogham du noisetier par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : sagesse ancestrale, inspiration, état d’illumination.

Renversé : ignorance, désillusion.

Connues pour être « la nourriture des dieux », les noisettes étaient une source d’alimentation pour les Celtes anciens. La source de sagesse de l’Autre Monde était entourée de neuf noisetiers. Leurs fruits tombaient dans la source et étaient mangés par le saumon qui y vivait. On croyait que quiconque mangerait le saumon de sagesse serait doté d’une incroyable connaissance. Cette transmission de la sagesse, de l’arbre au saumon, puis à l’homme, pouvait symboliser une période d’apprentissage.  Quand Coll apparaît dans un tirage, une certaine sagesse pourra être transmise durant un temps d’apprentissage ; il peut aussi représenter une sagesse transmise par les ancêtres. Les baguettes faites à partir de noisetier sont utilisées en magick pour manifester les souhaits et les désirs ; elles sont connues comme « baguettes à souhait » (ndlt : en anglais, wishing rods). En tant que neuvième ogham, il est lié aux énergies créatives à l’énergie de la Déesse.

Usages magiques : manifestation des souhaits et désirs, quête de sagesse.

[Quert] L’ogham du pommier par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : régénération et guérison.

Renversé : besoin de prendre du temps pour se reposer et retrouver sa force.

Les pommes dans le folklore celtique apportaient guérison et immortalité. Avalon, l’île où Morgan Le Fay emmène Arthur afin de soigner ses blessures, faisait partie des Autres Mondes celtiques où les âmes des morts se rendaient avant de renaître. Des pommes étaient offertes aux morts au moment de Samhain. Dans le récit de Oidheadh Clainne Tuireann (le destin des Enfants de Tuireann), le dieu Lugh décrit les « pommes dorées du soleil », qui avaient le goût du miel et avaient le pouvoir de guérir toute maladie ou d’apporter l’immortalité à ceux qui en consommaient.

Usages magiques : guérison, hommage aux ancêtres

[Huath] L’ogham de l’aubépine par Stephanie Woodfield

Extrait de « Celtic lore and spellcraft of the Dark Goddess – Invoking the Morrigan » de Stephanie Woodfield
Traduction et adaptation : Siduri

Signification divinatoire : challenges, obstacles empêchant d’atteindre un but. Complications en amour.

Renversé : trouver l’issue la plus aisée. Les obstacles ne peuvent être ignorés, mais affrontés.

Arbres des fées, les aubépines étaient utilisées en guise de mâts de mai, et les fleurs étaient portées par les mariées pour attirer le bonheur sur leur union. Des torches faites de bois d’aubépine étaient portées lors de processions de mariage, afin d’honorer la déesse romaine Cardea à qui l’arbre était consacré – bien qu’il ait été pensé que cette dernière ne bénirait le mariage qu’à condition que le marié ait effectué les sacrifices appropriés en son honneur.

Olwen, déesse celtique du printemps, était la fille du géant Yspaddadden Pencawr, dont le nom signifie « aubépine géante ». Des fleurs blanches apparaissaient sur son passage, rappelant le fleurissement blanc de l’aubépine. Quand le héros Culhwch tomba amoureux d’elle, il fut confronté à différentes épreuves impossibles à réaliser, qui conditionnaient pourtant leur union. Ce mythe relie l’aubépine à l’amour, à la fertilité, mais aussi aux obstacles à surmonter.

Usages magiques : communication avec le peuple féérique, dépassement d’obstacles.

M pour MUIN [Déesse Blanche]

M pour MUIN

Extrait de l’Alphabet des Arbres, La Déesse Blanche. Robert Graves.

les-mythes-celtes---la-deesse-blanche

Le dixième arbre est la vigne à la saison des vendanges. Quoique non native de Grande-Bretagne, la vigne est un motif important dans l’art de l’âge du bronze britannique. On peut en conclure que les Danéens véhiculèrent vers le nord non seulement le symbole mais la plante elle-même. Elle parvient à donner des fruits convenables sur quelques pentes abritées dans le sud. Mais, comme on ne peut l’y considérer comme une essence sauvage, on dut lui substituer la ronce. La saison de l’apparition des fruits, leur couleur et l’allure de la feuille correspondent, et le vin de mûres est une boisson qui monte à la tête.

Dans tous les pays celtiques, il existe un tabou interdisant de manger la mûre bien qu’elle soit un fruit sain et nourrissant. En Grande-Bretagne, la raison invoquée est « à cause des fées ». A Majorque, l’explication est différente : la ronce aurait été l’arbuste choisi pour la couronne d’épines  et les mûres seraient le sang du Christ. Dans le Nord du pays de Galles, lorsque j’étais enfant, on prétextait seulement qu’elles étaient vénéneuses. Dans le Devonshire, le tabou ne porte que sur l’ingestion des mûres après le dernier jour de septembre, « lorsque le diable entre en elles », ce qui étaye ma théorie selon laquelle les mûres seraient un substitut populaire de la vigne en Extrême Occident.

La vigne était consacrée au Thrace Dionysos ainsi qu’à Osiris et la principale décoration du temple de Jérusalem consistait en une vigne d’or.

Elle est l’arbre de la joie, de la gaieté, et de l’emportement furieux.

Le mois s’étend du 2 septembre au 29 septembre et inclut l’équinoxe d’automne.

S pour Saile [Déesse Blanche]

S pour SAILE

Extrait de l’Alphabet des Arbres, La Déesse Blanche. Robert Graves.

les-mythes-celtes---la-deesse-blanche

Le cinquième arbre est le saule, ou osier, qui, en Grèce, était consacré à Hécate, Circé, Hèra et Perséphone, toutes aspect de la mort de la triple Déesse-Lune. Il fut très en honneur chez les sorcières. Comme le dit succinctement Culpeper dans son Herbier Complet : « Il est sous la complète dépendance de la Lune. » Sa relation avec les sorcières est si forte dans le nord de l’Europe que les mots « sorcière » et « malfaisant » (witch et wicked) y viennent du même ancien mot pour saule (willow) qui devient parfois osier (wicker). Le « balai de sorcière » dans la campagne anglaise est encore composé d’un manche de frêne et de petites branches de bouleau liées par de l’osier : les branches de bouleau pour qu’à l’expulsion des mauvais esprits il n’y en ait pas à demeurer empêtrées dans le balai et le manche de frêne en guise de protection contre la noyade (les sorcières deviennent inoffensives lorsqu’on les prive de leurs balais et qu’on les jette dans l’eau courante) ; les ligatures sont en osier en l’honneur d’Hécate. Les sacrifices humains druidiques étaient offerts en période de pleine Lune dans des corbeilles d’osier ; quant aux silex trouvés dans les tombes, ils étaient taillés en forme de feuilles de saule. Le saule (helice en grec, salis: en latin) donna son nom à Hélicon, le séjour des neuf Muses, prêtresses orgiaques de la Déesse-Lune. On sait que Poséidon avait précédé Apollon comme chef des Muses à l’époque où c’était lui qui avait été le gardien de l’oracle delphique ; aux temps classiques, en effet, un bosquet lui était encore consacré sur l’Hélicon. Selon Pline, un saule poussa hors de la caverne crétoise où naquit Zeus ; enfin, parmi ses commentaires à propos d’une série de monnaies de Gortyne, en Crête, A. B. Cook, dans son Zeus, suggère qu’Europe, qu’on y voit assise dans un saule, un panier d’osier à la main, tandis qu’un aigle lui fait l’amour, n’est pas seulement Eur-ope (« Celle à la Face Large »), c’est-à-dire la pleine Lune, mais Eu-rope. (« Celle du Saule-Osier bien venant ») alias Hélice sœur d’Amalthée. Porter du saule au chapeau pour se désigner comme un amoureux éconduit semble avoir été d’abord un charme contre la jalousie de la Déesse-Lune. Le saule lui est consacré pour de  nombreuses raisons ; c’est l’arbre qui affectionne le plus l’eau, or la déesse de la Lune passe généralement pour la dispensatrice de la rosée et de l’humidité ; ses feuilles et son tronc, sources de l’acide salicylique, sont souverains contre les crampes rhumatismales que l’on pensait autrefois  être causées par le pouvoir des sorcières. Le premier oiseau orgiaque de la déesse est le torcol*, ou oiseau-serpent, ou épouse du coucou, un migrateur printanier qui siffle comme un serpent, se couche de tout son long sur une branche, dresse la tête lorsqu’il est en colère, tord son cou dans toutes les directions, pond des œufs blancs, mange les fourmis et porte des marques en V sur ses plumes comme celles sur les écailles des serpents oraculaires dans l’ancienne Grèce, enfin niche toujours dans les saules.

En outre, le liknos, ou tamis anciennement utilisé pour vanner le blé, était fait en saule. C’était à bord de tels grands tamis, ou cribles, que les sorcières du nord Berwick allaient sur la mer au cours de leurs sabbats, à ce qu’elles confessèrent au roi Jacques 1er. Une célèbre peinture grecque de Polygnote, à Delphes, représente Orphée recevant le don de l’éloquence mystique en touchant des saules dans un bosquet appartenant à Perséphone ; il convient d’y rattacher l’injonction du Chant des Arbres de la Forêt : « Ne brûlez pas le saule, arbre sacré pour les poètes ».

Le mois s’étend du 15 avril au 12 mai et le 1er mai, célèbre pour ses ébats orgiaques et sa rosée magique, tombe au milieu. Il est possible que le fait de porter des branches de marceau (espèce de saule) le dimanche des Rameaux, fête variable tombant le plus souvent au début d’avril, soit une coutume qui concerne en réalité le début du mois du saule.

* Les Athéniens, pourtant, célébraient la fête de Cronos au début de juillet, pendant le mois de Cronion ou Hécatombéïon (« Cent Têtes ») appelé aussi à l’origine Nékusion (« le Mois du Cadavre ») par les Crétois et Hyacinthion par les Siciliens pour rappeler Hyacinthe, le double de Cronos. La récolte de l’orge tombe en juillet, si bien qu’à Athènes, Cronos devenait Sabazios, « Jean-grain d’orge », le premier à apparaître au-dessus du sol à l’Équinoxe de printemps ; on célébrait joyeusement sa multiple mort à la fête des moissons. Il avait longtemps perdu ses relations avec l’aune bien qu’il partageât encore un temple à Athènes avec Rhèa, la Reine de l’Année gardée par un lion, qui était son épouse de la Saint-jean et a qui le chêne était consacré en Grèce.

* On surnommait Dionysos Iyncgies, « du torcol », parce que l’oiseau jouait un rôle dans un ancien charme érotique. Callimaque, le poète du IIIème siècle avant notre ère, dit que le torcol avait servi de messager à Io pour attirer Zeus dans ses bras, et son contemporain Nicandre de Collophon rapporte que neuf filles de Piérie qui rivalisaient avec les Muses furent transformées en oiseaux dont l‘un était le torcol, ce qui signifie que le torcol était consacré à la Déesse-Lune originelle du mont Piérie dans le nord de la Thessalie (voir chapitre XXI). Il était également sacré en Égypte et en Assyrie.

 

P pour PEITH, ou NG pour NGÉTAL [Déesse Blanche]

Extrait de l’Alphabet des Arbres, La Déesse Blanche. Robert Graves.

les-mythes-celtes---la-deesse-blanche

Le douzième mois, dans la liste d’O’Flaherty, est Peith, le tilleul à petites feuilles, ou boule de neige, ou viorne, ou sureau d’eau, introduction logique au dernier mois qui est le véritable sureau. Mais Peith n’est pas la lettre originelle, c’est un substitut botanique pour la lettre d’origine, N G, qui n’était d’aucune utilité littéraire ni pour les Bretons ni pour les Goïdels, mais qui appartenait à la série originelle. L’arbre du NG était le Ngétal, ou roseau, qui devient bon à couper en novembre. Une joncacée poussant à partir d’une stipe épaisse, à l’imitation d’un arbre, était un symbole de royauté sur le pourtour de la Méditerranée orientale. Les pharaons portaient des sceptres en roseau, d’où l’épigramme du prophète Isaïe sur I’Égypte, « roseau écrasé », et c’est un roseau royal qui fut placé entre les mains de Jésus lorsqu’il fut revêtu de la pourpre. C’est « l’arbre » dont la tige servait à faire des flèches et c’est bien pour cette raison qu’on l’avait associé au pharaon, Dieu-Soleil vivant lançant ses flèches dans toutes les directions pour symboliser son pouvoir. Le nom douze évoque donc le pouvoir établi, ce que confirme l’emploi du roseau en guise de chaume en Irlande : une maison n’est pas une maison digne de ce nom tant que le toit n’est pas dessus.

Le mois s’étend du 28 octobre au 24 novembre.