Lieux, fantômes et esprits de la nature

Je partage un peu de mes lectures du mois dernier qui illustre l’article de Linda Kerr sur les esprits de la nature et en particulier les lieux où sont restés inscrits des événements du passé.

Extrait du livre L’univers d’Edgar Cayce, tome III Les esprits de la Nature… par Dorothée de Kœuchlin de Bizemont.

Expériences dans un domaine enchanté

galipote
La galipote s’apparente par certains aspects au loup-garou (Weird Tales, novembre 1941, vol. 36, no 2, page 38).

Le domaine de Boisset-les-Prévenches est un très bel endroit entouré d’horizons bleus et de grandes forêts. Il y règne un silence bucolique — où l’on peut enfin entendre le chant des oiseaux, le vent, le vol des insectes.

Le vieux château du XVIe siècle s’intègre dans le mystère du lieu. Nos ateliers avaient toujours lieu au printemps : les fleurs exhalaient une allégresse, une joie de vivre, que nos participants ressentaient profondément. J’avais la sensation de voir, au-dessus du champ de colza, dans cette lumière jaune doré, des dizaines de petits êtres voletant de fleur en fleur.

Le maître-arbre de la forêt était un chêne à cinq troncs, qui formait un ensemble puissant — et, pour tout dire, une présence. Autour de lui régnait un profond silence. Il était lui-même entouré d’une sorte de clairière : les autres arbres semblaient s’en écarter avec respect. Nous retournâmes tous méditer devant ce chêne ; sensibles à la magie qu’il dégageait, nous avions l’impression d’être en présence de très grands mystères.

Les grands arbres tricentenaires de l’allée étaient vraiment des individus : chacun avait une forme personnelle, différente des autres, qui exprimait son âme.

Il y avait dans toute cette Nature une joie, mais aussi une réserve, un repli méfiant — une hostilité, lorsqu’on pénétrait dans les sous-bois : l’Homme était l’ennemi — et nous ne cessions de demander pardon aux Esprits de la Forét pour les violences et le mépris dont elle était l’objet.

Plusieurs d’entre nous reçurent des messages — et les exprimèrent, à l’émotion de tous.

Devant le château, sur une grande pelouse, il y avait un groupe de trois arbres qui exprimaient le chagrin : bossus, contrefaits, déplumés, avec un petit feuillage tout à fait miteux.

Il régnait dans cette zone une impression de tristesse désespérée, donnant envie de s’asseoir autour d’eux, en silence, pour les écouter. Je demandai à l’Ange de ces arbres de me décliner leur identité : je n’arrivais pas à définir leur espèce. « Bald Cypress me répondit-il. Et nous nous ennuyons ici à périr, dans ce climat normand froid et humide ; nous ne sommes pas appréciés. » Je demandai à Hugo ce qu’il savait sur ces arbres : « Ce sont bien des “cyprès chauves » qui ont été ramenés par  mon grand-père des États-Unis. Mais, en effet, ils végètent et je ne sais pas ce qu’il faut faire. »

Or j’avais vu des cyprès chauves à Virginia Beach : ce sont de très grands arbres, qui poussent dans l’eau des marais tropicaux, avec des troncs très droits et très hauts. Pour respirer, les racines sortent de l’eau en faisant une sorte de fausse souche que l’on appelle là-bas des genoux, en français (puisque le Sud fut jadis une terre française). En Normandie, privés de soleil et (là où ils étaient plantés) privés aussi d’eau, il y avait en effet de quoi être malheureux.

Mais ce n’est pas tout : ces arbres exprimaient un tel désespoir qu’il suggérait autre chose. Ce n’était pas seulement le torturant mal du pays… Je leur posai la question. « On nous a plantés sur un lieu de souffrance », me répondirent-ils.

Or le château avait été, au temps d’Henri IV, au centre d’une grande bataille entre les troupes protestantes, du futur roi de France, et les troupes catholiques, qui n’en voulaient pas pour roi. C’était la guerre civile et la guerre de religion. Henri IV avait demandé aux princes allemands de lui envoyer des soldats pour le soutenir : pourquoi étaient morts là, loin de chez eux, dans un abandon total des lansquenets suisses protestants : pour les gens du pays, c’étaient des  étrangers et des hérétiques ; des ennemis deux fois plus ennemis ! Personne ne leur avait témoigné de compassion, personne n’avait soigné leurs blessures, personne n’avait donné à boire a ces « chiens d’hérétiques » qui perdaient leur sang. Et personne ne s’était soucié de les ensevelir avec une vraie prière du cœur. Ils étaient morts dans un immense brouillard de haine. Et, ainsi alourdis,  ils étaient rivés à la terre qui les avait vus mourir, par les basses vibrations de haine, de peur, de désespoir ; l’un de nos participants, Roger-Paul Torti, était Suisse – Valaisan même ! –, guérisseur et voyant : il capta très clairement tous leurs messages, qu’il nous transmit longuement. Nous pleurions tous. J’inscrivis sur ma liste de prière « Ne pas oublier de prier pour libérer les lansquenets de Boisset-les-Prévenches » ! À Paris, la semaine qui suivit, ils vinrent me hanter toutes les nuits pour me réclamer des prières !

Quant à Roger-Paul Torti, à son retour il s’arrêta à la frontière suisse, ouvrit toute grande sa caravane et dit aux lansquenets : « Vous êtes enfin chez vous ! Maintenant, fichez-moi le camp ! »

Pour en revenir aux esprits de la Nature, cet atelier provoqua après notre départ des réactions extraordinaires à Boisset-les-Prévenches. Hugo me raconta qu’il survint une série de faits étranges.

Certains animaux, avaient disparu depuis longtemps du domaine, s’y festèrent à nouveau — à la surprise générale : on vit un sanglier traverser le champ sous les fenêtres du château (on n’en avait pas vu depuis des années). On vit réapparaître un aigle (on croyait qu’il n’y en avait plus).

Hugo, dans sa tournée d’inspection quotidienne, remarqua quelque chose d’extraordinaire : toutes les fleurs sauvages, à l’intérieur des limites du domaine, étaient plus grandes, avec des couleurs plus brillantes. Hors des limites de Boisset, les fleurs étaient plus petites et ternes. Et cela pour toute une série d’espèces : l’anémone, la violette, le coucou, l’églantine, la jonquille, la véronique, la primevère… Hugo était de plus en plus étonné — et moi aussi, lorsque je venais constater ces phénomènes troublants qui avaient suivi les ateliers.

Mais le choc… ce fut la rencontre du Galipote ! J’ai donné plus haut le récit d’Anne Vernon, avec la description de cette rencontre. « Le soir, après le départ des participants de l’atelier, me raconta Hugo, j’ai fait comme d’habitude un petit tour en forêt. J’ ai vu arriver sur le chemin une… comment dire ?… Une « chose » allongée, comme si c’était un chat ou un renard. Et j’ai senti qu’elle me frôlait les jambes. Mais, en « la » regardant à la verticale quand elle passait, j’ai vu qu’elle était… transparente ! J’étais avec deux amis, qui la virent eux aussi.

Le lendemain, je suis retourné au même endroit, avec Antoine d’O…, promoteur immobilier spécialisé dans la création de terrains de golf. Le même phénomène se reproduisit : la « chose » translucide s’enroula autour des jambes d’Antoine d’O… qui criait effaré : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? »

La Galipote défendait sa forêt : il ne voulait pas qu’on abatte les arbres pour construire un golf à la place. Le promoteur, dégoûté par cette étrange aventure, n’a pas insisté.

Je suis absolument sûre que ces ateliers de communication avec les esprits de la Nature ont été un grand encouragement pour ceux-ci : ils ne cessent maintenant de nous témoigner leur présence, et leur amitié !

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :
Saule, Aubépine & Chêne
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

Chacun des 13 mois lunaires a son propre « glyphe », ou vers, tiré du Chant d’Amorgen, un poème ancien qu’aurait entonné le chef barde des Milesiens, envahisseurs de l’Irlande, tandis qu’il posait le premier pas sur l’île en 1268 avant JC. Ce poème a été reconstitué par Robert Graves dans La Déesse Blanche et rattaché à l’alphabet Beth-Luis-Nion, comme suit :

Je suis un Cerf aux sept dents de fer Ou un bœuf aux sept combats, Bouleau Beth
Je suis une vaste étendue d’eau sur une plaine, Sorbier Luis
Je suis un vent sur les eaux profondes, Frêne Nion
Je suis une larme étincelante du soleil, Aulne Fearn
Je suis un faucon sur la falaise, Saule Saille
Je suis beau parmi les fleurs, Aubépine Uath
Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée, Chêne Duir
Je suis une flèche décochée pour la bataille, Houx Tinne
Je suis un saumon dans l’étang, Noisetier Coll
Je suis une colline de poésie, Vigne Muin
Je suis un sanglier cruel, Lierre Gort
Je suis un bruit menaçant venu de la mer, Roseau Ngetal
Je suis une vague de la mer, Sureau Ruis
Qui, si ce n’est moi, connait les secrets du dolmen en pierre brute ? Solstice d’Hiver

Chacun de ces vers parle d’une essence particulière des énergies lunaires, et lorsqu’ils sont étudiés en profondeur, ils peuvent nous aider à nous orienter vers une plus grande compréhension du mois de l’arbre. Cette série d’articles tentera d’explorer ces glyphes, et au moins vous poussera à développer votre propre compréhension du sujet.

  • Saule/Saille : Je suis un faucon sur la falaise – pour l’agilité

Saule tortueux, mois du saule 2015

C’est un glyphe approprié pour le Saule, selon Graves, parce que Saille est le mois durant lequel les oiseaux font leur nid (Graves, 209).

Le faucon qui est sur la falaise est, mythologiquement, le même oiseau que le milan, qui est l’oiseau sacré de Borée, le Vent du Nord. Dans la légende grecque, ses fils thraces, Calaïs et Zétès portaient des plumes de milan en son honneur et pouvaient se transformer en milans. L’hiéroglyphe égyptien pour Vent du Nord est un faucon, reliant ainsi le faucon et le milan. Le mot gallois pour faucon est gwalch, semblable au latin falco, ou faucon (dans le texte : falcon), qui est un type de faucon (dans le texte : hawk). Le Gwalchmai mystique (‘faucon de Mai’) ; Gwalchaved (‘faucon de l’été’), ou Sir Galahad ; et Gwalchgwyn (‘faucon blanc’), ou Sir Gawain, sont tous reliés au faucon du Saule (Graves, 209).

Le Saule est une période de mouvement, et le faucon sur la falaise représente ce mouvement. Il est perché sur la falaise, prêt à s’envoler mais pas encore prêt à voler. Le faucon, un symbole de l’air, nous dit aussi que nous avons pleinement quitté les profondeurs aquatiques des quatre dernières lunes.

Le Saule est sacré pour Hécate, Minerve, Héra et Perséphone ; tous les aspects de la Déesse liés à la Mort. Cela peut sembler étrange au moment du printemps, mais rappelez-vous le faucon, en tant qu’oiseau de proie, est porteur de mort lui-même. L’histoire de Gwion illustre cela symboliquement.

Dans l’histoire de Gwion – le garçon qui est mangé par la sorcière sauvage Cerridwen et qui renaît comme l’enfant miraculeux Taliesin – Gwion passe par un certain nombre de transformations pour échapper à la fureur de la Déesse. Ces transformations se succèdent dans l’ordre strict des saisons, tout comme les formes correspondantes que la Déesse prend pour le poursuivre et enfin l’attraper. Tout d’abord, Gwion est un lièvre en automne, saison de la chasse ; Elle devient un lévrier femelle ; puis il se transforme en poisson durant les pluies de l’hiver et, elle, se transforme en loutre ; ensuite il devient un oiseau au printemps lorsque les migrateurs reviennent et, elle, devient un faucon ; et enfin il se transforme en un grain de blé durant l’été, la saison des récoltes et Elle le mange en prenant la forme d’une poule noire à grande crête – la coiffure rouge et les plumes noires la désignent comme la Déesse de la Mort (Graves, 400).

Une dernière chose à mentionner, Hécate, la Déesse de la Mort, a pour messager la Chouette, qui nous conduit à la prochaine lune, l’Aubépine.

  • Aubépine / Huath : Je suis beau parmi les fleurs

aubépine-ciel-bleuHuath est la saison des fleurs et elle est régie par l’Aubépine ou l’Arbre de Mai. Olwen est la Reine de Mai et la fille de l’Aubépin ou du « Géant Aubépin ».  Le nom Olwen signifie « Celle à la Trace Blanche », à cause des trèfles blancs qui poussent dans les traces de ses pas. (Graves, 209-210)

Olwen est un autre nom pour Blodeuwedd (‘aspect de Fleurs’), elle a été créée par le magicien Gwydion à partir de bourgeons et de fleurs (Graves, 41) pour être la fiancée de Llew Llaw Gyffes (Graves, 85). Dans le mythe de Blodeuwedd et Llew Llaw, Blodeuwedd rencontre Gronw et en tombe amoureuse. Elle complote avec lui pour tuer son époux, Llew Llaw. Par ruse, Llew est conduit sur le lieu de mort : Gronw se lève et le tue d’un coup de lance dans le flanc. L’âme de Llew s’élève ensuite sous la forme d’un aigle. (Graves, 310)

Lorsque le père de Llew, Gwydion, part à sa recherche, Blodeuwedd lui dit qu’il a quitté la maison pour aller à la chasse. Gwydion, cependant, en sait plus et voyage à travers tous les pays à la recherche de Llew. Enfin, il créé le Caer Gwydion, ou la Voie Lactée, comme une trace, une voie, par laquelle il recherche l’âme de Llew dans les cieux, et où il la trouve. Pour la punir de sa traîtrise envers son époux, Gwydion la transforme en oiseau, après quoi elle s’enfuit de son beau-père. (Graves, 315)

L’oiseau que Blodeuwedd est devenue est une chouette et elle est appelée Twyll Huan (‘le trompeuse de Huan’) pour avoir causé la mort de Llew, Huan étant l’autre nom de Llew, et tylluan étant le mot Gallois pour chouette. (Graves, 85)

Dans l’histoire, Blodeuwedd est transformée en une Chouette par Gwydion. En réalité, elle a été une Chouette pendant des milliers d’années avant que Gwydion ne naisse – la même Chouette qui est représentée sur les pièces d’Athènes comme symbole d’Athéna, la Déesse de la Sagesse. Sous ses deux aspects de Déesse de l’Amour et Déesse de la Sagesse, Blodeuwedd fait partie d’une pentade, elle-même représentant le Printemps et l’Été, respectivement. Les cinq déesses sont Arianrhod la Déesse-Naissance ; Arianrhod la Déesse de l’Initiation ; Blodeuwedd la Déesse-Amour ; Blodeuwedd la Chouette, Déesse de la Sagesse ; et Cerridwen la Déesse Truie ; qui ensemble représentent les cinq saisons de l’année ou les cinq voyelles du Calendrier Celtique des Arbres (Graves, 315).

Ainsi, nous pouvons le voir dans cette histoire, Blodeuwedd, sous son aspect de Déesse-Amour (Printemps), est le pouvoir de transformation derrière Llew Llaw, qui après sa mort, de la main de Gronw, prend la forme d’un aigle. Son père le trouve et lui redonne sa forme humaine, suite à quoi Llew tue Gronw, l’amant de Blodeuwedd, de la même façon qu’il a été tué, par une lance dans le flanc. Et donc Llew règne à nouveau à la place de Grown. Blodeuwedd est elle-même transformée sous son second aspect, la Déesse de la Sagesse (Eté), qui est la prochaine lune qui conduira l’âme d’Hercule, sous la forme d’un aigle, aux Cieux, et en compagnie des Immortels. (Graves, 126).

[Traduction à suivre]

  • Chêne / Duir : Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée – c’est-à-dire, qui donne l’inspiration

Bibliographie :

  • Graves, Robert. The White Goddess. 1948. The Noonday Press, New York, NY.

 

FAERIE FAITH 101 : Ce n’est pas un simple nom

FAERIE FAITH 101 : Ce n’est pas juste un nom
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

[Vers le menu des autres articles Faerie Faith 101 traduits]

Saule tortueux, mois du saule 2015Dans mon dernier article, j’ai parlé de la façon dont on calcule le début de la première lune du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques. Bien, je me suis rendu compte que le concept pouvait encore rester peu clair pour certains, et d’autres peuvent penser que ce n’est pas vraiment important, et que le noms des lunes : Bouleau, Sorbier, Frêne, Aulne, etc., sont simplement des noms de rechange pour les mois laïques de notre calendrier grégorien moderne. Ce n’est pas plus précis que de dire qu’il n’existe aucune différence pour quelqu’un de naitre sous le signe du Scorpion ou de la Balance, que ce sont juste des noms pour un moment particulier de l’année, et qu’ils n’ont aucune incidence sur la personne en question.

Le Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques, tel que mis en pratique par la Faerie Faith, est plus qu’un simple système de noms de rechange pour les 12-13 cycles de la lune qui se produisent en une année solaire de 364 jours. Chacune des 13 lunes dans le calendrier est nommée d’après un arbre ; dans cet ordre : Bouleau, Sorbier, Frêne, Aulne, Saule, Aubépine, Chêne, Houx, Noisetier, Vigne, Lierre, Roseau et Sureau. La lune du Bouleau est toujours la première, et elles se succèdent dans l’ordre cité ci-dessus, avec le Sureau qui tombe toujours en dernier. Le calendrier commence durant les quelques jours après le Solstice d’Hiver, et se termine toujours au Solstice d’Hiver, et ne dépasse jamais cette date. C’est une date solaire fixe : par fixe, je veux dire que c’est le jour où la nuit est la plus longue et le jour le plus court. Après ce jour, habituellement le 21 ou 22 décembre, les journées commencent à s’allonger et nous entrons dans un nouveau cycle solaire. Ce fait est reconnu par notre calendrier grégorien, qui commence le 1er janvier, 8-9 jours après le Solstice d’Hiver. Une partie de la raison de ce bref délai dans le calendrier grégorien réside dans les 10 jours perdus lorsque nous sommes passés du calendrier julien au calendrier grégorien, en 1582 dans certaines parties d’Europe, en 1700 pour les États allemands protestants et en 1750 en Amérique et en Grande-Bretagne. Pour une explication complète de ce basculement, voir mon article « Origins of our Modern Calendar » dans le numéro 4, septembre 1993.

La date du Solstice d’Hiver est à peu près le seul point fixe dans le Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques, mais nous pouvons situer approximativement quelques dates tout au long du calendrier. Parlons de la longueur des lunaisons : le folklore nous dit qu’un cycle lunaire fait 28 jours, comme le cycle mensuel d’une femme. Si vous multipliez 28 jours par 13 lunaisons, et ajoutez un jour supplémentaire, vous obtiendrez idéalement une année de 365 jours, qui est une année standard du calendrier grégorien (la véritable longueur d’une année solaire est de 365,2422 jours – Irwin, pg. 95). Mais la nature ne fonctionne pas en conformité avec un ensemble d’années de 365 jours. En réalité, un cycle lunaire peut varier de 28 à 30 jours. Si vous avez 13 lunes de 29 jours chacune, sans même y ajouter aucune des lunes renégates de 30 jours, vous obtiendrez une année de 377 jours (en réalité, il y a 12.368 mois lunaires dans une année solaire – Irwin, pg. 80). Évidemment, si vous essayez de faire correspondre ce système de calendrier lunaire aux limites du calendrier solaire balisé par le Solstice d’Hiver, cela ne fonctionnera pas tout bonnement.

Alors que fait-on ? Au lieu d’essayer de commencer avec le Bouleau après le Solstice d’Hiver et continuer fidèlement jusqu’à la fin du mois du Sureau avant de clore l’année, et ainsi d’avoir un mois du Sureau qui se poursuit jusqu’au mois de Janvier suivant, et d’avoir toutes sortes de problèmes avec le calendrier de l’année suivante, nous terminons l’année au Solstice d’Hiver, peu importe où nous en sommes arrivés dans le cycle lunaire. Non, ça ne donne pas un beau calendrier tout propre avec exactement 13 lunes de 28 jours chacune, mais nous essayons de travailler avec le système naturel des choses, plutôt qu’avec un dispositif artificiel. Même le calendrier grégorien prévoit la variation des jours sur une période de temps comprenant sa journée intercalaire.

Ça, c’était la partie facile. Maintenant, la partie difficile – quand commençons-nous la prochaine année lunaire ? Eh bien, évidemment, peu de temps après le Solstice d’Hiver. Pour une explication complète, voir dans le dernier numéro (#24), l’article Faerie Faith 101. Je vais vous donner un indice, néanmoins c’est surtout basé sur des conjectures. Le 2 février, ou Imbolc, tombe toujours durant la lune du Sorbier, la 2e lunaison. Alors, trouvez le 2 février et remontez le cycle lunaire jusqu’à la nouvelle lune. C’est le début de la lune du Sorbier. Et le jour avant celui de la nouvelle lune était le dernier jour du Bouleau. Maintenant, remontez cette lunaison. Si vous arrivez jusqu’à la nouvelle lune précédente avant d’atteindre le 21 décembre (ndlt : dans le calendrier grégorien, le solstice d´hiver peut tomber le 20, 21, 22 ou 23 décembre, mais il tombe généralement le 21 ou le 22 décembre), alors vous aurez la lunaison entière du Bouleau et les jours entre le Solstice d’Hiver et cette nouvelle lune seront les Jours Intermédiaires. Si vous atteignez le 21 décembre avant de parvenir à la nouvelle lune (on remonte en arrière, souvenez-vous), alors vous aurez simplement une lunaison courte pour le Bouleau, qui commence le jour après le Solstice d’Hiver. Vous devrez probablement trouver un calendrier qui liste les phases lunaires pour cela pour bien comprendre, ce qui est une bonne raison d’acheter Lunar Calendar : Dedicated to the Goddess in Her Many Guises © ! […]

Maintenant que nous avons établi quand l’année lunaire commence et se termine, parlons des lunes elles-mêmes. Pourquoi sont-elles nommées ainsi ? Quelle signification ont-elles pour vous, personnellement ? C’est un très vaste sujet et qui demanderait d’être traité dans de très très nombreux articles pour l’expliciter pleinement. Je vais essayer de le faire succinctement.

Si vous regardez dans le Lunar Calendar : Dedicated to the Goddess in Her Many Guises ©, au centre de chaque spirale de phases lunaires qui constituent une lunaison, vous verrez un court texte de présentation à propos de l’arbre qui donne son nom à la lune. Par exemple, le Houx (mon préféré) : « Protège des émotions négatives de haine, d’envie, de suspicion et de cupidité en décuplant amour, positivité et chance. Encourage la guérison par la protection de l’amour au sein de la communauté. » On dirait le charme, ou « majick », associé à cet arbre, et en partie, c’est ce dont il s’agit. Mais qu’est-ce que ce charme nous raconte durant la lune du Houx, qui tombe habituellement aux environs de Juillet ou Août, les gens, et pas seulement les Wiccans, mais tout le monde, vivent des émotions fortes de haine, d’envie, de suspicion et de cupidité. C’est spécifique à cette époque particulière de l’année, qui est aussi connue sous le nom de « Dog Days » de l’été (ndlt : les jours de canicule). Ça vous semble familier ? N’avez-vous jamais eu envie de tabasser quelqu’un qui vous a gonflé lorsque la chaleur était si intense que vous ne parveniez plus à réfléchir correctement ? N’avez-vous jamais eu l’impression que tout le monde en avez après vous à cette période ?Dans le système de guérison appelé Remèdes des Fleurs de Bach, développé par le Dr Edward Bach dans les années 1930, le remède Holly est pris contre « la haine, l’envie, la jalousie et la suspicion » (Chancellor, pg. 107). Ces essences florales, dont le Holly(ndlt : houx), sont fabriquées à partir des feuilles et des fleurs des arbres eux-mêmes, qui sont des plantes d’un ordre supérieur. Chacun incarne une certaine qualité de l’âme, ou possède des ondes énergétiques particulières. Chacune de ces qualités d’âmes d’origine végétale est en harmonie avec une certaine qualité d’âme dans une personne ; c’est-à-dire, avec une certaine fréquence dans le champ d’énergie humain. L’âme humaine contient toutes les qualités d’âme des Fleurs de Bach, et je crois, de tous les arbres du Calendrier Lunaire, comme les potentiels d’énergie, les vertus ou les étincelles divines. C’est pourquoi, ces remèdes floraux du Dr Bach contiennent l’essence, ou l’esprit, des arbres et guérissent certains états émotionnels.

Le Dr Bach a découvert ces remèdes en écoutant les arbres. Sa sensibilité était si fortement développée qu’il a simplement eu besoin de placer un pétale d’une plante concernée sur sa langue pour être conscient de ses effets sur le corps, l’âme et l’esprit (Scheffer, pg 16-17). Il n’a pas juste décidé que le Houx guérirait l’envie, et le pommier sauvage, les sentiments d’impureté, et le Saule, les ressentiments. Il n’a pas attribué arbitrairement des émotions aux arbres. Il s’agit des véritables essences des arbres. Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi. Personne ne le sait. Mais ça fonctionne. Ça fonctionne pour moi, pour vous et pour tous les autres. Ces essences fonctionnent aussi sur les enfants, les animaux domestiques, les poissons et les plantes vertes. Je ne pense pas vraiment que le pouvoir de suggestion soit la question quand vous touchez à ces domaines !

Alors, si nous acceptons la théorie selon laquelle les arbres possèdent chacun une certaine essence, ou personnalité, et que la baguette d’un arbre ou l’essence fabriquée à partir d’un arbre peuvent guérir les émotions négatives qui y sont associées, nous voulons ensuite savoir pourquoi les arbres, et leurs personnalités, se succèdent ainsi durant l’année. Eh bien, je vais être un puits de science, je ne sais pas vraiment. Mais ce que je sais, de ma propre expérience et de l’expérience des autres avec qui j’ai discuté, c’est qu’aux environs de Mars, nous avons tendance à nous sentir impatient ; vers Mai, nous éprouvons du ressentiment (Saule) ; à la fin de l’été, nous avons juste envie de tirer sur tout le monde pour les mettre hors état de nuire (Houx) ; et à la fin de l’année, nous pouvons ressentir du désespoir, de l’inquiétude et de la peur (Sureau). Tout le monde ne ressent pas les mêmes exactes émotions (heureusement!), ni ne ressent ces choses au même degré. Les gens qui sont plus équilibrés intérieurement ressentent les aspects plus positifs de ces périodes-là, alors que ceux qui manquent d’équilibre ou sont émotionnellement instables, ou qui ont simplement une faiblesse dans leur personnalité dans un domaine particulier (assez bien équilibrés, mais sujets à une jalousie irrationnelle), sentiront ces émotions négatives beaucoup plus fortement.

De plus, il est important de noter que ces énergies, comme je les appelle, ne se limitent pas à la lunaison à laquelle elles sont connectées. Par exemple, nous pouvons commencer par éprouver du ressentiment envers nos camarades avant que nous entrions réellement dans la lune du Saule, tandis que nous sommes en lune de l’Aulne, ou nous pouvons éprouver du ressentiment qui persiste après la lune du Saule. Ces énergies ne s’arrêtent pas totalement lorsque la lune est noire dans le ciel. Mais elles ont tendance à culminer en intensité aux environs de la pleine lune et à s’estomper avant ou après celle-ci. Et vous pouvez être sûr que sur la population dans son ensemble, vous observerez moins de ressentiment ou de pétage de plombs en Janvier ou Février qu’en Mai ou en Août. Souvenez-vous, c’est avec la Nature que nous traitons. Elle ne nous donnera rien d’absolu, et essayer d’en faire des affirmations absolues et de conformer ces énergies au calendrier laïque est insensé.

En espérant que ce texte aura répondu à la question : pourquoi les mois des arbres sont ainsi nommés ? Autrement dit : ils sont appelés Bouleau, Sorbier, etc., parce qu’il s’agit des énergies et des arbres associés à ces périodes de l’année. Les énergies de l’arbre du bouleau – autorité, autodiscipline, commencement – sont plus fortes au tout début de l’année et ce sont les mêmes énergies que le bouleau lui-même guérit (énergies négatives) ou met en valeur (énergies positives). Maintenant, je suppose que vous pourriez appeler le bouleau, peuplier, mais ça ne le fera pas entrer dans l’espèce Populus, et cela ne changera pas les énergies de cette époque de l’année. Ainsi nous pouvons tout aussi bien appeler les arbres et les lunes par leurs noms appropriés.

Voici une autre réflexion : envisagez l’année comme un biorythme cosmique. La partie la plus basse de cette onde sinusoïdale se situerait au Solstice d’Hiver, lorsque la lumière commence tout juste à grandir en force. La partie la plus haute se situerait au Solstice d’Été, lorsque la puissance du soleil est à son zénith. Et les périodes intermédiaires se situeraient, lorsque tout est égal, aux Équinoxes de Printemps et d’Automne. C’est pourquoi « l’humeur » de l’année changerait constamment du Solstice d’Hiver au Solstice d’Eté et inversement.

Vous pouvez également voir chacune des lunaisons comme un bio rythme, la partie la plus basse étant la nouvelle lune et la plus haute, la pleine lune. Chaque lunaison aurait donc ses propres changements « d’humeur » ou d’intensité de sentiments et d’énergie.

La meilleure façon de comprendre ces énergies est de les vivre : essayez de vous harmoniser avec le monde qui vous entoure à travers le cycle de l’année. Prêtez attention à vos sentiments, à ceux des autres. Trouvez chacun des arbres et communiquez avec eux, en particulier durant leurs lunes spécifiques. Et par-dessus tout, laissez les arbres être vos professeurs.

Sources :

  • Chancellor, Dr. Philip M. Handbook of the Bach Flower Remedies. 1971. C.W. Daniel Co., Ltd., London.
  • Irwin, Keith G. The 365 Days – The Story of Our Calendar. 1964. Thomas Y. Crowell Co., New York, NY.
  • Scheffer, Mechthild. Bach Flower Therapy: Theory and Practice. 1988. Healing Arts Press, Rochester, VT.

FAERIE FAITH 101 : Calculer le Début de l’Année Lunaire

FAERIE FAITH 101 : Calculer le Début de l’Année Lunaire
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

(Voir aussi l’article « Calculer le début de la Première Lune »)

sorbier baum tarot
Le Sorbier tiré du Baum-Tarot

Je sais que nous sommes au milieu de l’année, mais suite à quelque confusion récente à propos du Calendrier Lunaire publié dans notre page centrale, j’ai pensé que je devais réviser cet article, publié à l’origine dans le numéro 6, décembre 1993. Si vous avez bien remarqué, le calendrier imprimé est décalé d’une lune, selon le système du calendrier des arbres que nous utilisons dans la Faerie Faith ; par conséquent, voici une note pour le bas de cette page.

Note : Nancy Passmore, qui a créé le Lunar Calendar : Dedicated to the Goddess in Her Many Guises © depuis ces 20 dernières années, a réellement fait du bon boulot pour la Déesse ! Il ne s’agit pas de dénigrer son travail, simplement de clarifier, pour ceux qui pourraient trouver le sujet complet, la fin ou le début d’une année lunaire, terriblement confus (ce peut être plutôt complexe). Nancy, nous t’aimons ! Et nous en serions moins consolés si vous vous étiez montrée absolument parfaite en tout temps.

Le Calendrier Celtique des Arbres Lunaires consiste en 13 [mois]lunaires, mais si vous faites un peu de maths, vous remarquerez que 13 lunaisons de 28,5 – 29 jours chacune ne peuvent pas être contenues dans une année solaire de 364 jours. Sans mentionner le fait que la nouvelle lune ne se produit pas idéalement lors du Solstice. Si nous continuons à faire succéder les mois lunaires sans nous préoccuper de l’année normale, nous nous retrouverions finalement avec la Lune du Bouleau débutant en Avril, et nous ne nous en tirerions pas mieux que les Romains en 63 avant JC. Pour éviter d’accumuler de telles erreurs, la 13ème lune (Sureau) se termine au Solstice d’Hiver, et le premier [mois] lunaire (Bouleau) commence après le Solstice d’Hiver. C’est plutôt simple, non ? Poursuivons…

Possibilités (parmi beaucoup d’autres) :

Notez que « lunaire » signifie un mois dans le Calendrier Celtique des Arbres et une « lunaison » est le cycle lunaire physique, d’une nouvelle lune à une nouvelle lune.

A) Début de la lune croissante durant le 13ème [mois] lunaire, alors le Solstice d’Hiver termine l’année. C’est à présent le Jour Intermédiaire. Ce qui commence ensuite, c’est le 1er [mois] lunaire, alors que la lune continue à croître, ensuite devient pleine, puis décroit.

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B) La lune croît durant le 13ème [mois] lunaire, puis la pleine lune se produit durant le Solstice d’Hiver qui termine l’année, et c’est également le Jour Intermédiaire. Ensuite, le 1er [mois] lunaire commence avec la lune décroissante. Ainsi les 13ème et 1er [mois] lunaires chacun atteignent approximativement un  ½ cycle, ou 2 semaines.

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Les choses se compliquent lorsque le Solstice d’Hiver interrompt la 13ème lune entre le dernier quartier et la nouvelle lune. Les quelques derniers jours de la lunaison après le Solstice d’Hiver peuvent faire partie de la 1ère lune, ou des  « jours intermédiaires » (jours restants). Si la lune du Bouleau (1er [mois] lunaire) commence au bon moment, Imbolc de la nouvelle année devrait tomber pendant le Sorbier (Luis), l’équinoxe d’automne devrait tomber pendant la Vigne (Muin) et le13ème [mois] lunaire devrait commencer avant le Solstice d’Hiver.

Voici deux autres possibilités :

C) Sans les Jours Intermédiaires (où le Solstice d’Hiver est le Jour Intermédiaire) :

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D) Ou avec les Jours Intermédiaires :

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Choses à se rappeler :

  • L’année lunaire se termine avec le Solstice d’Hiver.
  • Le 13ème mois lunaire précède le Solstice d’Hiver, et le 1er mois lunaire le suit. Le 13ème mois lunaire ne dépassera JAMAIS le Solstice d’Hiver !
  • Le 13ème mois lunaire et/ou le 1er mois lunaire peut ou ne peut pas avoir le nombre complet de jours d’une lunaison, et l’un d’eux peut manquer une pleine lune.
  • Le Solstice d’Hiver n’est pas compté dans une lune, il s’agit d’un jour à part entière, et parfois c’est le Jour Intermédiaire (Day Apart).
  • Les variables qui déterminent le début d’une nouvelle année lunaire (premier mois lunaire) dépendent du nombre de jours « restants » du 13ème mois lunaire après le Solstice d’Hiver qui l’interrompt.
  • [Si une des « lunes » n’a pas de pleine lune, vous pouvez célébrer le mois lunaire le jour le plus proche du Solstice d’hiver.]
  • Si vous vous êtes trompés sur toute la ligne, rappelez-vous qu’Imbolc, le 2 février, tombe toujours durant la lune du Sorbier (la 2ème lune)
  • Vous pouvez jeter un œil en arrière à partir de cette date pour voir exactement quand la lune du Bouleau aurait commencé ou au moins en quelle lune vous êtes à ce moment.
    Par ailleurs, cette année [NdlT : l’article date de 1997] nous avons la Possibilité (D) : La pleine lune du Sureau se produira le 13 décembre, ensuite la lunaison se terminera pour le Solstice d’Hiver, le 21 décembre, lorsque la lune sera dans son 3ème quart, et puis nous aurons 7 Jours Intermédiaires. La première lune de l’année suivante, le Bouleau, commencera le 29 décembre, la nouvelle lune suivante, et passera par un cycle complet. Par conséquent, nous aurons cette fois une pleine lune à la fois pour le mois du Sureau et pour le Bouleau, plus quelques Jours Intermédiaires.

FAERIE FAITH 101 : Qu’est-ce que la Faerie Faith ?

FAERIE FAITH 101 : Qu’Est-ce que la Faerie Faith ?
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

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Beaucoup de gens ont exprimé leur curiosité à propos de la Faerie Faith : qu’est-ce que c’est ? Est-ce la même chose que la tradition Fairy de Starhawk ?

Est-ce similaire aux enseignements de Victor Anderson et Francesca Dubie ?Est-ce ce que nous avons lu dans les livres à la mode sur la Fairy Wicca ?

Non, la Faerie Faith n’est pas la même chose que tout cela. Il existe de nombreuses similarités, en particulier avec la tradition de Victor Anderson, mais jusqu’à présent le style du sud de la Faerie Faith semble être unique.

La Faerie Faith a été rapportée aux USA de Grande-Bretagne dans les années 60. C’est prétendument Margaret Lumeley Brown, qui faisait partie du groupe d’études de Dion Fortune, qui donna à Mark Roberts l’essence de la tradition Faerie Faith telle qu’elle l’a comprise. Il est ensuite retourné aux USA avec une vision, celle de démarrer une voie appelée Hyperborea. Epona rencontra Mark Roberts à Atlanta, Géorgie, en 1979. Leurs voies divergèrent sur la vision d’Hyperborea, mais les enseignements de la Faerie Faith étaient tombés sur un sol fertile avec Epona. Roberts quitta Atlanta en 1981 pour finalement retourner à Dallas, Epona continua son exploration de la Faerie Faith, en développant de plus grandes connaissances dans ces mystères.

La chose la plus unique à propos de la Faerie Faith réside dans le fait qu’elle reconnaisse les énergies et les impacts des différentes périodes de l’année. Ces énergies peuvent être mises en corrélation avec les 13 mois lunaires du Calendrier Celtique des Arbres. Nous étudions les différentes propriétés de ces énergies, et avons développé une compréhension vis à vis d’elles et sur la façon dont elles nous affectent dans la vraie vie. Bien que nous ayons glané nos informations et hypothèses de départ dans le Calendrier de la Déesse Blanche de Robert Graves, la grande majorité de notre matériel n’est pas publiée et est basée sur notre compréhension et illumination personnelles, ainsi que sur nos expériences des énergies lunaires. Cette compréhension a été développée à partir de notre vécu des énergies lunaires, et nous avons vu croitre sa validité chaque année.

Il existe d’autres groupes qui travaillent avec le Calendrier des Arbres, mais parmi ceux que nous avons rencontré, aucun ne semble aller au-delà et ils l’utilisent strictement comme un système calendaire. En d’autres termes, le travail avec les énergies lunaires, harmonies, mystères, etc., et comment ils affectent notre humeur et nos vies semblent être une chose unique. Si c’est votre cas également, nous serions ravis de vous entendre !

Parmi les autres facettes de la Faerie Faith, il y a notre interaction avec les esprits de la nature, les devas, les anges, les fées, etc. Nous suivons un ensemble de principes et d’idéaux, qui disent :

Il serait bon d’avoir une sensibilité, une foi dans la réalité spirituelle qui réside derrière ce que nous appelons « Nature ».

Il serait bon d’avoir un amour sincère envers la Terre elle-même et un désir de communiquer avec ses autres enfants.

Il serait bon d’avoir foi en la vie individuelle de cette planète ainsi que la certitude qu’elle imprègne le monde entier.

La philosophie Huna d’Hawaï est un autre point fort de la tradition Faerie Faith. Nous étudions également la psychologie Jungienne, en particulier l’anima et l’animus, et comment nous pouvons les équilibrer en nous-mêmes ; la radiesthésie ; les énergies telluriques et les alignements de sites (ley lines) ; la spiritualité amérindienne ; les mystères et spiritualité féminines. Nous mettons également un gros accent sur la transformation personnelle, aussi bien que (ou particulièrement) sur l’éthique et la morale. La mesquinerie, l’immaturité, l’hypocrisie, les coups de couteau dans le dos et autres perturbations, à la fois au sein du coven et à l’extérieur, ne sont pas tolérés.

Comment devient-on un étudiant de la Faerie Faith ? Nous ne recrutons pas ; mais nous sélectionnons des étudiants potentiels pour s’assurer qu’ils sont engagés autant qu’ils puissent l’être, et qu’ils sont faits pour cette voie. Une fois qu’une enseignante potentielle (Grande Prêtresse) et un étudiant décident qu’ils peuvent « s’accorder » l’un avec l’autre, le nouvel étudiant est tout d’abord « adopté » dans notre « famille ». Il y a une Grande-Prêtresse, et peut-être un Grand-Prêtre. Les étudiants ont une longue liste de livres à lire, beaucoup de documents et une multitude d’autres choses à lire. Ils doivent généralement passer par une formation d’une année minimum et expérimenter chacun des 13 rituels lunaires.

Après une période d’un an, et seulement si ils sont prêts, si ils ont montré qu’ils avait progressé spirituellement, émotionnellement et personnellement, ils peuvent être initiés et devenir prêtre ou prêtresse. C’est similaire au rituel d’initiation au 2nd degré de la plupart des groupes. Notez que cette initiation n’est pas garantie simplement par le fait d’être étudiant depuis au moins un an !

Les initiés commencent ensuite à étudier les 5 arbres solaires, dont les énergies sont beaucoup plus intenses que les énergies lunaires. Après une période de deux ans (ou plus), si ils ont progressé et font preuve de maturité spirituelle et émotionnelle et de responsabilité, ils peuvent passer par leur « Cinquième Solaire » (Fifth Solar), et devenir une Grande Prêtresse ou un Grand Prêtre. Ceci est similaire au rituel d’initiation au 3ème degré. Une fois encore, ce n’est pas une garantie absolue – dans mon groupe d’origine, parmi les 5 autres étudiants principaux, j’ai été la seule à passer par le « Cinquième Solaire ». Et dans mon groupe actuel, où il y a 4 étudiants principaux, probablement un seul, peut-être deux, seront « diplômés », ou recevront leur Cinquième Solaire.

Ce faible taux d’initiation finale n’est pas du à la sévérité des enseignements (même si c’est un parcours difficile !), mais plutôt au manque d’implication et d’efforts, ou une incapacité à changer et à réaliser une transformation personnelle, de la part de l’élève.

Si nous sentons qu’un étudiant n’a pas autant d’éthique qu’il le devrait, cela peut être également un obstacle : concrètement nous donnons à la personne un « permis de pratiquer », et en tant que tel, nous devons être bien sûrs que nous ne formons pas un enseignant indiscipliné et sans éthique lâché dans la communauté païenne. C’est triste pour nous, parce que je sais qu’il y a des personnes, là dehors, qui pourraient et voudraient arpenter tout le chemin de la formation.

Que faire si vous voulez étudier la Faerie Faith mais ne vivez pas en Alabama ou Géorgie ? Malheureusement, actuellement nous ne pouvons prendre que des étudiants locaux, car la majeure partie de notre formation est verbale, ce sont des enseignements et expériences en face à face. Nous travaillons à la réalisation d’un cours par correspondance qui permettrait aux étudiants de faire au moins un bout du chemin par eux-mêmes, et nous l’annoncerons dans The Hazel Nut dès qu’il sera prêt.

Le Jour Intermédiaire

Le Jour Intermédiaire
Par Muirghein & Epona, traduction Fleur de Sureau

(Voir aussi l’article « Calculer le début de la Première Lune »)

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Le Jour Intermédiaire (Day Apart)  est le ou les jours restants qui se situent entre le Solstice d’Hiver et le début de la lune du Bouleau ; parfois c’est le jour du Solstice d’Hiver lui-même. Ce jour restant est l’équivalent du jour intercalaire et permet de réaligner le calendrier lunaire à l’année solaire.

Le ou les jours supplémentaires (extra days)  sont également reliés aux noms des jours de la semaine. L’année égyptienne était divisée en 12 mois de 30 jours chacun, avec 5 jours restants à la fin de l’année. Ces jours n’étaient pas considérés comme faisant partie de l’année normale et étaient nommés par rapport à d’importantes déités : Osiris, Horus, Set, Isis et Nephthys. Les Anglo-Saxons avaient un calendrier similaire, et leurs jours supplémentaires étaient appelés Tiw, Woden, Thor, Frig and Seterne. De ces derniers noms, plus deux autres ajoutés plus tard par les missionnaires chrétiens, viennent les noms de nos sept jours de la semaine. (Voir « The Origins of Our Modern Calendar », le numéro #4 de HAZEL NUT.)

On retrouve également le Jour Intermédiaire dans l’expression, « un an et un jour », des mythes Irlandais et Gallois. Ceci découle du calendrier des Iles Britatniques et cela désigne une année lunaire de 13 lunaisons de 28 jours chacune (364 jours), plus un jour supplémentaire pour faire 365 jours. Ce jour supplémentaire est le Jour (de naissance) du Divin Enfant. Ce « fils d’une mère vierge » nait toujours au Solstice d’Hiver (Robert Graves, The White Goddess, 1948, The Noonday Press, New York, NY, pg. 95), et fait référence au Roi Soleil, ou au Roi Chêne ; le jeune soleil qui vaincra l’obscurité de l’hiver et grandira en force jusqu’au Solstice d’Été. Physiquement, bien sûr, ceci symbolise le rallongement des jours qui se produit après le Solstice d’Hiver.

Le Jour Intermédiaire est donc un jour en dehors du temps, en dehors de l’année normal, et lors de tels jours, des choses magiques peuvent survenir.

Le Jour Intermédiaire, également appelé, le Jour des Mystères de la Terre, reste un jour magique, et tout à fait pertinent pour nous. Ceux de la Faerie Faith emploient cette journée en un sens rituel, pour se rendre dans leur lieu spécial de renaissance (meilleur si c’est en extérieur), et communiquer et se reconnecter avec la Terre Mère. Pour bénéficier réellement de cela, vous devrez tout d’abord chercher ce lieu avant cette journée. Cet endroit de renaissance sera celui où vous vous sentirez en paix, à la fois avec vous-même et ce qui vous entoure, et il devra être assez proche de votre maison afin que vous n’ayez aucune excuse pour ne pas y aller. Ce lieu sonne totalement juste pour vous et il peut vous imprégner d’un certain sentiment de pouvoir et d’énergie.

Durant le Jour Intermédiaire, rendez-vous dans votre lieu et asseyez-vous jusqu’à ce que vous soyez dans un état calme et réceptif. Entrez en contact et communiquer avec la Terre-Mère, et donnez-lui une chance de vous parler. Souvenez-vous de vos impressions mais ne tentez pas de les analyser tout de suite. Restez aussi longtemps que vous en ressentirez la nécessité – habituellement une demi heure ou plus. Puis remerciez les éléments et la Terre-Mère, et retournez à la maison. Assurez-vous d’écrire vos sentiments et souvenirs de ce moment.

Le Jour Intermédiaire est le jour que nous choisissons pour ces Mystères de la Terre principalement à cause de la lourde énergie Yin, avec le tout début du yang arrivant juste après le Solstice d’Hiver. Cependant, ce rituel n’est pas destiné à être adopté seulement une fois par an mais à tout moment où vous ressentirez que c’est légitime.

[Saille] Un panier à offrandes

Deux jours avant la pleine lune, je suis partie à la rencontre d’un Saule. Après avoir arpenté un ruisseau un long moment, j’en ai trouvé un qui a bien voulu me donner une baguette et une brassée de branches pour faire un panier à offrandes et refaire mon stock d’herbes à potion ! ;) Tout le temps que j’ai passé avec lui, une petite couleuvre était là dans ses branches à prendre les rayons du soleil… Avant de repartir, je lui ai laissé quelques cadeaux, une pièce de monnaie, des cristaux de quartz et un morceau d’écorce de pin…

Saule par pholiane
Saule par pholiane

Et après un peu de travail voilà un petit panier de forme très spéciale ! La confection de ce panier a resserré les liens entre nous avec une étonnante facilité. Si vous avez l’occasion de croiser la route d’un Saule qui veut bien travailler avec vous, n’hésitez pas! Même si le panier ne ressemble à rien en apparence, il est déjà une véritable offrande !

Panier à offrande par pholiane
Panier à offrandes par pholiane
Panier à offrande par pholiane
Panier à offrandes par pholiane

FAERIE FAITH 101 : Les Pas sur le Chemin

FAERIE FAITH 101 :  Les Pas sur le Chemin
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

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chemin, arbre, lumiere
Crédit photo : Stephen Emerson

Dans la Faerie Faith, bien que cela n’ait jamais été formalisé, la progression d’une élève peut ressembler à peu près aux 13 mois lunaires et à leurs énergies.

Le commencement – Bouleau
L’élève apprend conscience, sensibilité et autodiscipline. Elle apprend à travailler avec qui a autorité sur elle ; c’est-à-dire son enseignante, la Grande Prêtresse. Elle apprend à développer sa propre autorité intérieure. Elle apprend à être consciente de tout ce qui l’entoure ; des plantes, des arbres, des devas, des esprits, etc., tout en commençant à devenir consciente des énergies des différentes lunaisons. Elle apprend à être sensible à ces énergies. Elle apprend la nécessité de l’autodiscipline, car beaucoup de choses lui « tombent dessus » en même temps : articles et livres à lire, arbres à étudier, etc.

Sorbier
L’élève se trouve maintenant à l’étape d’accélération ou d’avortement. Elle doit décider si c’est une voie pour elle ou non. Si ça l’est, c’est le bon moment pour le rituel d’adoption, qui placera ses pieds sur le chemin. A ce moment, elle est grande ouverte à tout ce qui l’entoure, toutes les influences, etc. C’est lorsqu’elle commence à apprendre la compassion et la communication avec l’aide de cet état d’ouverture. Une fois qu’elle est consciente des énergies autour d’elle, elle doit être capable de communiquer avec elles. Elle doit être capable de communiquer également avec ses camarades et son enseignante, et avoir de la compassion pour elles et pour tous les autres.

Frêne
L’élève doit maintenant apprendre la patience. Elle doit réaliser qu’elle en est toujours au début, et qu’espérer tout connaître en même temps n’est que folie. Elle devra être persévérante et patiente, avec elle-même et avec les autres. Elle doit également être attentive à ce qu’elle dit et fait aux autres. C’est là où la compassion acquise lors de la lune précédente entre en jeu. Car l’impatience ressentie à présent peut la pousser à s’en prendre aux autres, à agir dans la précipitation ou à dire plus qu’elle ne devrait. Les eaux sont en effet en mouvement, mais l’enfant reste encore à naître.

Aulne
L’élève se calmera probablement un peu maintenant et en viendra à apprécier l’ordre et les règles. Elle aura appris que ceux qui ont autorité sur elle, comme son enseignante, le font par nécessité et qu’ils l’exercent avec amour, non pas avec l’intention d’avoir du pouvoir. Elle apprendra à savoir simplement à quel point elle ne sait toujours rien, et ainsi, elle gagnera un peu en sagesse. Cela peut-être une période de changements douloureux, à la fois dans sa vie intérieure et ordinaire. Elle a été touchée par le feu d’un nouveau soleil. Elle est en train de naître vraiment.

Saule
L’étudiante commence à mettre en pratique sérieusement ses lectures et ses études ; pour exercer son intelligence et ses instincts. Tout ce qu’elle lit ou fera n’aura pourtant pas forcément de sens, mais elle trouvera bientôt la clarté dans la confusion. Au fur et à mesure de sa progression sur la voie, elle laissera certaines choses derrière elle. Elle pourra en arriver à éprouver du ressentiment pour cela ; ou elle pourra se sentir comme si elle fonçait droit devant de toute façon. Elle est désormais en train de changer et elle est en marche. Elle peut être prête pour la prochaine étape : l’initiation.

Aubépine
L’élève entre dans une période de potentiel illimité ; si elle a été initiée, il se peut qu’elle patauge un peu en essayant de se repérer avant qu’elle ne file en douce vers d’autres projets spirituels. C’est un bon moment pour se reposer un peu, faire un jeûne à la fois physique et spirituel. L’élève peut savoir qu’elle veut continuer mais ne pas être sûre d’où encore. A ce stade, certaines élèves font une brève pause dans leurs études, pour laisser les choses se remettre en place, tout particulièrement après une initiation. Elle doit tester ses limites, définir son chemin.

Chêne
L’élève retrouve sa force de volonté et elle est prête à affronter tout ce qui se trouvera sur sa route. Elle a appris de ses expériences passées et peut maintenant s’en servir. Elle est passée par plusieurs changements et en est revenue entière, si ce n’est indemne. Elle peut à présent devenir consciente d’une double nature en elle, ou peut-être d’une double existence dans le monde ordinaire. La façon dont elle gère cela préparera le terrain de la prochaine phase. Elle s’est vraiment mise en route sur le chemin désormais ; sa vie continuera à changer même si elle s’écarte de la voie. Maintenant, c’est le moment où elle doit regarder en elle-même pour trouver force intérieure et conviction.

Houx
Par certains côtés, c’est le point culminant de tout ce qui s’est passé auparavant. Si l’élève a appris la compassion, la communication, la sensibilité et la conscience, alors elle a de bonnes bases pour son développement. Si elle n’a pas appris cela, ce peut être le moment où elle y sera poussée par le cosmos. Car une étudiante ne peut pas dépasser un certain niveau sans intégrer ces bases. Elle devra trouver l’équilibre en elle-même, et si elle ne le fait pas, le reste du chemin lui sera très difficile. Si tout va bien, elle commencera réellement à se développer maintenant.

Noisetier
Si l’étudiante est passée au travers des tribulations des deux dernières phases, il peut s’agir d’une période apaisante. Elle a accompli une partie du voyage. Ce peut être un bon moment pour la seconde initiation. Elle peut commencer à avoir des révélations intérieures, une fissure dans l’œuf cosmique. Les choses deviendront claires pour elle comme jamais auparavant. Les mystères ne seront plus aussi mystérieux.

Vigne
L’élève a maintenant atteint un nouveau niveau. Elle aura, à présent, compris le but de la seconde initiation. Elle est la somme de ses parties et plus encore. Elle a acquis plus qu’une simple connaissance livresque, mais une véritable compréhension des mystères. Tout sentiment de dualité en elle peut cesser ; elle se sentira complète. Pour partager ce nouveau sentiment, cette quasi exaltation, elle devra prendre une étudiante. Cela l’aidera dans son propre développement ; lui montrera simplement à nouveau combien elle ne sait toujours rien. Mais cette fois, ce ne sera pas aussi frustrant.

Lierre
Désormais, l’élève est davantage en communion avec la nature, les esprits, le cosmos et la Déesse. Elle n’a plus à penser à ne faire qu’un avec l’Autremonde ; elle ne fait qu’un avec lui tout simplement. Il est important à présent pour l’étudiante de se rappeler les leçons passées. Elle doit maintenir une autodiscipline de façon à continuer de fonctionner dans le monde ordinaire, et en même temps à maintenir la connexion avec l’Autremonde. Elle doit rester équilibrée intérieurement, car c’est une période de fragilité, lorsque son Soi Inférieur peut devenir hors de contrôle facilement. Et par-dessus tout, elle doit continuer à avancer.

Roseau
Lorsque l’élève prévoit son degré à venir, la cérémonie finale qui terminera officiellement la fin de ses études sous l’égide de quelqu’un d’autre, elle pourra se sentir inquiète, voire terrifiée. Nul doute qu’elle ait entendu d’horribles histoires à propos de l’initiation finale. Elle pourra également être inquiète à propos d’elle-même ; elle pourra éprouver des doutes sur le fait d’être prête à « être relâchée dans la nature ». Elle sait qu’il y aura des sacrifices à faire et qu’ils ne seront pas tous agréables. Elle devra prendre un peu de temps à présent pour regarder en elle-même, pour s’assurer qu’elle est en effet prête.

Sureau
Une période de transition. L’élève se prépare à aller jusqu’au bout de son Cinquième Solaire, la cérémonie d’initiation finale. Elle deviendra une Grande Prêtresse à part entière. Elle pourra avoir une sensation de vertige et se sentir encore un peu incertaine. Mais la terreur et l’anticipation de la dernière phase sont passées. Elle a surmonté sa peur, elle passera par le rituel et ressortira de l’autre côté. C’est un bon moment pour que ses amies et les autres étudiantes sur la voie l’entourent, indépendamment de leur position actuelle.

Le Jour Intermédiaire
Après le Cinquième Solaire, la désormais Grande Prêtresse devra prendre du temps pour elle-même et pour se reconnecter à la Terre. C’est un moment pour communier avec la Déesse, pour obtenir quelques lumières sur ce que l’avenir réserve. Elle a changé de peau, elle est née à nouveau. Elle est passée par le tombeau et elle est sortie par l’utérus.

[Ogham twigs] Saille, le Saule

Extrait de Ogham Twigs par Deanne Quarrie (Bendis)

Traduction : Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis

saille

Saille

5ème consonne
Saule ~ flux
Teinte de l’absence de vie ~ Activité des Abeilles
Début du miel
Couleur ~ sodath ~ joliment coloré
Arbre ~ saille ~ Saule
Oiseau ~ seg ~ faucon
Note ~ b
Planète ~ Lune

Demandez-vous : Suis-je en train de résister au courant (flux) dans ma vie ? De quelle façon ? Suis-je en train de prêter attention au monde autour de moi ?

Associations : les ancêtres eux-mêmes, messages des ancêtres, la mort, le temps, les marées, impureté, miel et hydromel.

Guérison : contre les fièvres et les maux de tête.

Messages/Utilisations : divination du futur, purification en tant que préparation, chercher de nouveaux horizons.

Chant d’Amergin :  « Je suis un faucon sur une falaise. »

Interprétation : Saille est un symbole d’intuition, d’imagination et parfois de tromperie. Il est le déploiement des pouvoirs psychiques. Le Saule est le don de la ruse, de l’utilisation habile et subtile des pouvoirs mentaux pour atteindre vos objectifs. Saille peut indiquer qu’il y a peut-être des forces invisibles ou un danger qui vous attendent, vous ou ceux que vous aimez. Vous avez quelque chose à apprendre d’une personne invisible ou inconnue, probablement une femme. Cette leçon peut être désagréable mais elle sera d’un grand bénéfice. Vous êtes invité à rechercher les forces cachées dans votre vie. Le défi du Saule réside dans la tendance à ignorer l’inconscient, les aspects cachés de la personnalité. Vous pouvez être ignorant d’un aspect important de vous-même.