Notes et Ressources [Tree Mothers]

Extrait du livre de Mut Danu, The Tree Mothers. Traduction & adaptation : Fleur de Sureau.

Notes & Ressources

Cette section présente, chapitre par chapitre, les thèmes des sites tels qu’ils sont abordés et leurs liens, où il est possible de les étudier plus en détail, en dehors de ce livre. (Pour des références complètes, se référer à la bibliographie qui suit cette section.) De nombreux ouvrages cités ici ont été mentionnés au fil de ce livre. Cette section comprend de nombreux sites web qui ont servi de ressources ; toutefois, il arrive souvent que les sites en ligne aujourd’hui ne le soient plus le lendemain. Si les sites web énumérés ici ne sont plus disponibles, vous pourrez probablement trouver une source similaire en cherchant quelques mots-clefs choisis dans votre moteur de recherches de prédilection. Bien sûr, il existe une autre méthode gratuite ouverte à tous, et j’espère sincèrement qu’il en sera toujours ainsi : votre bibliothèque municipale !

Chapitres 1 à 3

Chapitre 4 : Ailm

Chapitre 5 : Beth

Chapitre 6 : Luis

Chapitre 7 : Oir

Chapitre 8 : Nion

  • En raison de la mondialisation, peu importe où vous vivez, vous devriez rester vigilant à propos de l’argile du frêne. Ce coléoptère exotique originaire d’Asie représente une sérieuse menace d’extinction du frêne en Amérique du Nord. Depuis sa découverte en 2002, l’argile du frêne a tué des dizaines de millions de frênes rien que dans le sud-est du Michigan, ainsi que d’autres dizaines de millions en Ohio, dans l’Illinois, l’Indiana, en Pennsylvanie, en Virginie-Occidentale, dans le Missouri, le Wisconsin, en Virginie, Ontario et au Québec. L’argile du frêne (Agrilus planipennis) est un insecte parasite de l’arbre. L’adulte mange les feuilles du frêne causant des dommages mineurs. La majorité de la destruction se produit à l’état larvaire. La larve se nourrit de la paroi interne de l’écorce et coupe ainsi la circulation de l’eau et des nutriments arbre de l’arbre. Ces coléoptères sont probablement arrivés dans le bois des caisses de cargaisons de navires et avions.  Depuis 2002, l’argile du frêne s’est rapidement propagée à travers le Nord-Est et la partie supérieure du Midwest : à Windsor, en Ontario, au Michigan, en Ohio en 2003, en Indiana en 2004, en Illinois et au Maryland en 2006, en Pennsylvanie et Virginie-Occidentale en 2007, et dans le Wisconsin, le Missouri et la Virginie en 2008 :
  • Citation de William Somerset Maugham  : “Life is change. Growth is optional. Choose wisely.” (ndlt : il semblerait que cette citation soit de Karen Kaiser Clark : « La vie, c’est le changement. La croissance est optionnelle. Choisissez avec sagesse. »)
  • The Poetic Edda. Volume 1. Lays of the Gods: Voluspo, “The Wise-Womans Prophesy.” (Strophes 19 et 20) Traduite par Henry Adams Bellows : http://www.sacred-texts.com/neu/poe/poe03.htm (Les Eddas poétiques sont la tradition littéraire orale de l’Islande qui ont été consignées par écrits entre 1000 et 1300 de notre ère.) (Ndlt : voir ressources sur notre blog : http://ignis.le-sidh.org/ressources-histoire-religion-mythologie-nordique-et-germanique/)
  • Les Méliades étaient les nymphes Oréades des montagnes et des frênes, engendrées par Gaïa après avoir été fécondée par le sang d’Ouranos :
  • Une analyse approfondie sur les Nornes d’un point de vue féministe : Summoning the Fates: A Woman’s Guide to Destiny by Zsuzsanna Budapest.
  • Un texte sur la divination par les oghams : Ogham : the Celtic Oracle of the Trees, de Paul Rhys Mountfort.
  • Une approche unique des runes : Raido: The Runic Journey de Jennifer Smith chez Tara Hill Designs :
  • Une étude sur les runes nordiques et la divination :

Chapitre 9 : Fearn

  • Guest, Lady Charlotte, traduction (1877). The Mabinogion : A group of Welsh tales from the Red Book of Hergest :
  • Hartland, Edwin Sidney. The Science of Fairy Tales: an Enquiry into Fairy Mythology. New York: Scribner and Welford (1891). Le chapitre 8 comprend des mythes européens concernant des héros endormis et le Roi de la Montagne. En ligne, à cette adresse :
  • Six Degrees : Our Future on a Hotter Planet, de Mark Lynas (2007), décrit en détail à quoi ressemblera le monde à mesure qu’il se réchauffera, degré après degré (lecture effrayante, mais nécessaire). À la fin du livre, l’auteur exhorte le lecteur à dépasser le déni et à commencer à agir rapidement afin de limiter les dommages qui ont déjà été faits.
  • Earth in the Balance, est un classique d’Al Gore, écrit en 1992 avant de devenir vice-président des États-Unis. Malheureusement, son appel passionné à l’action est toujours en attente d’une réponse de la part de la communauté mondiale, ce qui l’a conduit à produire le film et le livre, An Inconvenient Truth: The Planetary Emergency of Global Warming and What We Can Do About It (2006).

Chapitre 10 : Onn

  • (Citation d’introduction) Chrétien de Troyes. Perceval, The Story of the Grail. (1180 de notre ère) Lignes 69 à 73 d’un texte en ancien français. La traduction utilisée est celle de Kirk McElhearn (consultable sur son site web) :
  • Perceval, Les Armes de la Quête : “Ce fut au temps qu’arbres fleurissent, bocages ont feuilles et prés verdissent, que les oiseaux, en leur latin, doucement chantent au matin et que tout s’enflamme de joie…” :

Chapitre 11 : Saille

Chapitre 12 : Uilleand

Chapitre 13 : Huath

  • Chaucer, Geoffrey. The Canterbury Tales, The Knight’s Tale, Ch. 2 (lignes 651 à 656), version en anglais moderne . “…to maken hym a gerland of the greves, were it of wodebynde or hawethorn-leves, and loude he song ayeyn the sonne shene, May will alle thy floures and thy grene, Welcome be thou, faire fresshe May, In hope that I som grene gete may.” (Original version, Middle English)  :
  • Guest, Lady Charlotte (traductrice). The Mabinogion: Kilhwch and Olwen, The Red Book of Hergest. (Wales, 1382-1410) :
  • Hamilton, Claire. Celtic Myths and Legends : Storytelling and Music. Coles Press. Claire Hamilton a enregistré les contes “The Three Noble Strains,” “The Lady of Llyn y Fan Fach” et “Sir Gawain and the Lady Ragnell.” accompagnés à la harpe  :

Chapitre 14 : Duir

Chapitre 15 : Ura

  • La citation d’introduction est de Walther von der Vogelweide (1170 à 1230 de notre ère), le poète allemand lyrique et amoureux. “Under the Linden” (Sous le tilleul) traduit en anglais du moyen haut allemand : “Under der linden an der heide, dâ unser zweier bette was, dâ muget ir vinden schône beide gebrochen bluomen unde gras. Vor dem walde in einem tal, tandaradei, schône sanc diu nahtegal.”
  • Hathor : Symbol of Attraction and Power, de Katherine Griffis-Greenberg, 1re partie de : The Guiding Feminine : Goddesses of Ancient Egypt, In Scription: A Journal of Ancient Egypt, Issue 1, January 1998.
  • The Fifth Sacred Thing de Starhawk (New York: Bantam Books, 1993) est un récit fictionnel épique qui se passe en 2048. Plus qu’une simple lecture d’été qui se déroule  dans un avenir proche de fin de civilisation, ce livre évoque les conflits et la révolution entre deux types de sociétés : celle d’aujourd’hui, l’ultime culture patriarcale, face à une communauté non violente qui est écologique, spirituelle et durable.
  • Taylor, Edgar. Lais des minnesingers ou troubadours allemands du XIIe et XIIIes siècles. London. (1825). Disponibles en ligne :

Chapitre 16 : Tinne

Chapitre 17 : Iphin

Chapitre 18 : Coll

Chapitre 19 : Quert

  • Citation d’introduction extraite du Voyage de Bran (traduit par Kuno Meyer, 1895). Cette sage Irlandaise fut tout d’abord écrite aux environs de 700 de notre ère, bien qu’elle ait été présente dans la tradition orale avant cette date :
  • Black Book of Carmarthen . “Yr Affalen” est poème qui relie Merlin au pommier :
  • Hemenway, Toby. Gaia’s Garden : A Guide to Home-Scale Permaculture. Ce livre a constitué mon initiation au jardinage écologique urbain. Avec son aide, j’ai lentement rempli mon jardin de plantes qui sont à la fois belles, qui favorisent la diversité des insectes et des végétaux, et qui sont comestibles. L’auteur utilise l’exemple du pommier comme centre d’un groupe de plantes qui créent des liens utiles entre elles.
  • De Monmouth, Geoffrey. The Vita Merlini, traduit par John Jay Parry, 1925. Les partisans de la permaculture ne seraient pas surpris que fait Geoffrey de Monmouth de « l’Île Fortunée », une île où les gens vivent entièrement de ce que la nature leur offre. Les leaders du mouvement permaculture ont écrit à propos de ce genre de paradigme depuis les prémices de la permaculture et il serait possible, bien que peu probable dans un avenir proche, de remplacer la production céréalière à large consommation d’énergies fossiles par différentes variétés de fruits oléagineux, et de manger ce que la nature donne. Ce qui doit changer, ce n’est pas la terre ou la capacité des plantes à donner, mais nous-mêmes :
  • Dianic Ogham Tradition : The Apple Branch :

Chapitre 20 : Muin

  • Monica Sjöö et Barbara Mor. « The Great Cosmic Mother : Rediscovering the Religion of the Earth ». (HarperOne, New York). Chapitre : The Gynandrous Great Mother, pp. 66 – 70.

Chapitre 21 : Eadha

Chapitre 22 : Gort

Chapitre 23 : Emancholl

Chapitre 24 : Ngetal

Chapitre 25 : Straif

Chapitre 26 : Ruis

  • Echtra mac nEchach Muigmedóin (“The Adventures of the Sons of Eochaid Mugmedon”), traduction moderne de l’Irlandais du XIe siècle :
  • Weed, Susun. Wise Woman Herbal: Healing Wise. Ash Tree Publishing, Woodstock, NY. 1989.
  • MacKenzie, Donald A. Myths of Crete and Pre-Hellenic Europe. Chapitre 3 “Ancient Peoples of the Goddess Cult,” pp. 51 – 72. London : Gresham Publishing Co., 1917 :

Chapitre 27 : Idho

Chapitre 28 : Koad

Chapter 29 : Réflexions sur la Féerie

Le grand Homme Vert

The Green Man a été longtemps, pour moi, le nom d’un pub à Londres où les retrouvailles comme les fins de soirées étaient toujours chaleureuses. L’enseigne de l’établissement, un homme en habit feuillu tenant une pinte aurait dû éveiller mes soupçons, mais je crois qu’il n’appartenait pas à mes préoccupations du moment.

Vous connaissez forcément son visage sous l’un de ses trois aspects. C’est tantôt un homme portant un masque de feuilles où la bouche et les yeux sont visibles. C’est parfois une figure humaine cerclée de feuilles qui sortent également de sa bouche comme un souffle. Et sur certaines représentations, les feuilles jaillissent de sa bouche, mais également de ses narines et de ses yeux.

Élément d’architecture religieuse médiévale, il est pourtant difficile de le réduire à une simple décoration artistique. Présent sous forme de sculpture (bois et pierre) dans les églises ou monuments mortuaires, il témoigne plutôt que les concepts païens et chrétiens ont longtemps cohabité (si vous êtes intéressé par ce concept vous trouverez de quoi satisfaire votre curiosité dans l’ouvrage The Green Man in Britain de Fran & Geoff Doel). Malgré tous les efforts engagés pour la diaboliser, cette figure a tenu bon en se rangeant discrètement du côté des éléments décoratifs.

Les partisans de la représentation artistique évoquent les masques de théâtre grec antique portés lors des bacchanales. Ils avancent que la représentation de l’homme vert s’en inspire. Les coutumes et le folklore nous offrent d’autres pistes de réflexion.

Sir James Frazer, dans son ouvrage The Golden Bough, évoque le culte des arbres. Il indique comment un culte animiste qui offrait à chaque arbre sa personnalité et conscience propre a évolué. Au cours de cette évolution vers un culte polythéiste, c’est un esprit surnaturel passant d’arbre en arbre qui anima la forêt en jetant les prémices d’une figure divine aux traits plus humains.

L’approche animiste se retrouve dans le mât de mai vénéré par les populations celtiques et germaniques en Europe. Ce mât faisant figure d’idole a fortement déplu aux autorités religieuses. Celui de l’église Saint Andrew Undershaft est un exemple. Le curieux nom de l’église provient du mât de mai (undershaft) qui était traditionnellement installé chaque année en face de l’église. La coutume a continué chaque printemps jusqu’en 1517. Le mât a perduré jusqu’en 1547 où il fut enlevé par la foule et détruit comme une « idole païenne ».

L’approche polythéiste se retrouve peut-être sous les traits de Jack in the Green. Cette figure du printemps est endossée par une personne portant un cadre pyramidal ou conique en osier ou en bois décoré de feuillage. Il se rencontre dans le cadre d’une procession, souvent accompagné de musiciens. The Garland King perpétue également cette tradition. À cheval et dissimulé jusqu’à la taille par une lourde guirlande florale en forme de cloche, il mène une procession à travers la ville traditionnellement le 29 mai.

Le symbolisme de l’homme vert se rapporte à la nature. Le flot de végétation sortant de ses orifices rappelle la capacité de la nature à renaître. Il incarne les cycles et le rythme immuable de la nature passant au fil des saisons de vie à trépas. Sa couleur verte se rapporte à la fertilité et par conséquent à la sexualité. Elle évoque également l’enchantement et le royaume des fées. L’homme vert porte la couleur de la nature sauvage et de toutes les créatures qu’elle recèle. Sous cet éclairage, on comprend mieux le dégoût de la religion pour la couleur verte. Ce rejet s’accompagne d’une défiance à l’égard de la nature et de la nécessité de la soumettre pour asseoir la suprématie humaine.

Pourtant le Green man n’a rien perdu de sa souveraineté. Son masque souvent constitué de rameaux de chêne indique sa force et son sens inhérent de la justice. Celle de la nature n’étant pas celle des hommes. Les concepts de pardon et de récompense n’ont pas de réalité dans ce cadre. La loi de causalité s’exerce dans l’idée que l’on récolte ce qu’on a semé. Le gaspillage, la pollution, la cupidité dont nous faisons preuve à l’égard de la nature donnent au Green Man un visage grave. Il est intéressant de remarquer que certaines figures apparaissent dans votre vie à des moments bien précis pour attirer l’attention sur des déséquilibres ou des impasses. Lors de ma première moitié de vie, il s’est fait discret et je l’ai même trouvé parfois ridicule à l’instar d’un masque vénitien de pizzeria ! Il s’est étoffé dans ma vie d’étudiante comme s’étoffe un buisson au printemps. C’est un expert dans l’art du camouflage, mais le poète ou l’initié le trouvera dans le contour d’un bosquet, l’ombre d’une frondaison ou le bruissement du feuillage.

Mina.

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », l’Aubépine

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction et adaptation : Fleur de Sureau.

L’aubépine

L’aubépine est le sixième arbre de l’année. Son nom gaélique est huath (prononcé « Hoh’ uh »).

Le glyphe pour l’aubépine est : « Je suis belle parmi les fleurs. « 

  • Utilisations de la plante et folklore

Margaret Grieve décrit l’aubépine comme un « cardiaque, diurétique, astringent [et] un tonique. Principalement utilisée comme un tonique cardiaque pour les troubles cardiaques organiques et fonctionnels. » (385).

L’aubépine est entourée de mythes. Dans de nombreuses régions, elle est considérée comme l’une des plantes qui portent le plus malchance, capable de provoquer la mort et de graves maladies si on la cueille ou on en ramène à la maison. Certains disent que cette plante porte malchance parce qu’elle a été utilisée pour fabriquer la couronne d’épines du Christ. D’autres croient que cette superstition tire son origine « du malchanceux mois de mai » (la période pendant laquelle les aubépines sont en fleur). D’autres encore supposent que la superstition vient de la célébration préchrétienne de la fête de Mai durant laquelle la Reine de Mai était couronnée avec la plante avant d’être rituellement sacrifiée. (Vickery 166-68).

À Chiswick, la plante était même connue sous le nom de « mother-die » (ndlt : mother = mère, die = mourir… « morte-mère ») du fait qu’elle porte malchance. On estime que ses fleurs sentent la mort. Ceci est dû au fait que « la triméthylamine, un des premiers composés organiques à se former lorsque les tissus animaux commencent à se décomposer, est présente dans les fleurs d’aubépine » (Vickery 169).

L’aubépine et le 1er mai sont également liés à l’amour charnel. La fête de mai était la célébration de Beltane, la période pendant laquelle le Dieu soleil païen fait l’amour à la Déesse Lune. « C’est une plante que l’on ne fait pas entrer à la maison, associée à l’amour libre dans les champs, plutôt qu’à l’amour dans le lit conjugal » (Vickery 168).

  • Mythologie et symboles

Dans la Rome Antique, mai était l’époque pendant laquelle le temple de Vesta (la Déesse du Mariage) était balayé et nettoyé. Pour cette raison, aucun mariage ne pouvait avoir lieu pendant ce mois. Foyers et maisons du peuple n’étaient pas des lieux sûrs lorsque la maison de la Déesse était en effervescence. Le peuple ne pouvait porter de vêtements neufs et la chasteté était de rigueur parmi les couples (Graves 174).

Les Mabinogion, un recueil de récits gallois anciens, narrent l’histoire de « Culhwch et Olwen. » Dans ce récit, l’aubépine apparaît sous l’aspect du Chef des Géants, Yspaddaden Penkawr, le père d’Olwen. Le jeune Culhwch a juré de prendre pour épouse Olwen, mais le chef des géants exige une dot de 13 trésors, chacun représentant un défi de taille (Jones 85-121). L’aubépine ne veut apparemment pas que le mariage ait lieu de son temps. Pourtant, il existe un autre aspect au mois de mai, plus obscur. « La référence à l’épine blanche en matière d’ascèse […] doit cependant être distinguée de son usage orgiaque plus récent correspondant au culte de la déesse Flora » (Graves 176).

Nous connaissons cela à travers les célébrations du jour de mai, au cours desquelles les fleurs d’aubépine étaient cueillies et les gens dansaient autour du mât de mai. Ces festivités débordaient souvent d’érotisme, comme l’explique Robert Graves,  » Pour beaucoup d’hommes, la fleur d’aubépin exhale un fort parfum de sexe féminin, ce pour quoi les Turcs utilisent les branches d’aubépines en fleurs comme symboles érotiques. » (176).

  • Energies

L’aubépine est une période de nettoyage et de purification (si utilisée correctement). Les puissantes énergies sexuelles de la lune de l’aubépine peuvent être dangereuses utiliser de manière indécente.

« Beaucoup de gens se sentent en « rut » juste à cette période, mais au lieu de vous ruer dans les bois et d’avoir beaucoup de rapports, vous devriez vous réfréner et recanaliser ces énergies pour développer votre maturité spirituelle et émotionnelle. L’aubépine est la lune de la purification  et des utilisations créatives (plutôt qu’au sens de fertiles) des énergies sexuelles. Ce n’est pas la période de l’activité sexuelle effrénée. Les gens sont beaucoup plus sensibles et vulnérables, et peuvent pâtir de luxure déplacée. Faites l’expérience de l’amour à la place. Résistez maintenant, attendez le solstice d’été. C’est la période de consommation, physiquement et autrement. Utilisez cette période pour nourrir vos sentiments intimes. L’aubépine guérit le cœur, littéralement – il est employé comme médicament pour le cœur. » (Kerr, « Lunar »)

Le glyphe, « Je suis belle parmi les fleurs », parle de Flora. C’est une période de forte pulsion sexuelle. L’étudiante doit veiller à utiliser ces énergies de façon positive et saine.

L’autre glyphe de l’aubépine est « Je suis la gardienne des frontières, la nuit je vole seule. »

Ce glyphe parle de Vesta, la chaste Déesse. Il est conseiller à l’étudiante de s’abstenir non seulement de relations sexuelles, mais aussi de trop de contacts humains. Vesta exhorte l’étudiante à protéger ses frontières lorsque les autres perdent les pédales.

Energies des Arbres Lunaires : le chêne

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net. Traduction & adaptation Fleur de Sureau.

Chêne

La septième lune

  • Glyphe – « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »
  • Oiseau :  roitelet.
  • Couleur : le noir.
  • Jour : jeudi.
  • Guérison : nettoyage et force, problèmes de saignement
  • Mystères : création/destruction, divination, extase de la victoire/du changement, besoin de racines, volonté de changement.

Le calendrier lunaire celtique des arbres se compose de 13 lunaisons, du Bouleau jusqu’au Sureau. L’année lunaire est divisée en deux moitiés : Bouleau-Chêne et Houx-Sureau. Duir est le mot gaélique pour Chêne, qui désigne une « porte ». Le Chêne, c’est aussi les gonds sur lesquels la porte de l’année pivote. Par conséquent, nous nous tenons à la porte de l’autre moitié de l’année (d’un côté se trouve le passé et de l’autre s’étend l’avenir.)

Toutes vos expériences des six dernières lunes vont prendre tout leur sens à présent.

Si vous avez bien appris vos leçons, en commençant par la première et la plus élémentaire, sensibilité, compassion, conscience et communication, et que vous avez trouvé l’équilibre, vous ferez l’expérience de la victoire de cette période de l’année. Si vous avez bien semé vos « graines » durant la lune du Sorbier, que vous les avez arrosées et nourries, vous en récolterez les bénéfices.

Toutefois, si vous n’avez pas prêté attention à ces leçons, vous pourriez vivre une période très difficile maintenant. D’une façon ou d’une autre, vous allez passer à l’autre moitié de l’année, que ce soit avec grâce, victorieusement ou contraint et forcé. C’est votre choix et c’est maintenant votre dernière chance d’utiliser les énergies yang de la saison pour tout remettre en ordre.

Le Chêne est connu comme l’arbre de la force et de l’endurance, ainsi que pour sa capacité à attirer le feu sous la forme de foudre (le Solstice d’Été se produit habituellement durant le mois du Chêne). Il existe un dicton pour cette lune : « Si tes racines sont aussi profondes que tes branches sont élevées, tente la foudre. » Ceci évoque l’épreuve par le feu qui peut, soit vous détruire, soit vous tempérer.

Le chêne nous parle de tournoiement sans déplacement, de roue qui tourne sur son axe. A ce moment-ci, nous sommes immobiles alors que tout bouge autour de nous. C’est une bonne période pour revenir sur le passé, pour rassembler les choses, car lorsque nous franchissons la porte pour entrer dans la seconde moitié de l’année, nous passerons effectivement par le feu du Solstice d’Été.

  • Énergies négatives du Chêne : Extase, mais incapacité à ralentir et à apprécier les choses. Surmenage, situations très stressantes, ne pas demander l’aide d’autrui, rigidité dans nos points de vue, découragement, désespoir, mais continuer le combat. Effort incessant, grande force, mais possibilité de rester bloqué dans une impasse. Incertitudes à propos du passé et de l’avenir.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Essence de Bach possible pour le chêne : Oak.

H pour Uath [La Déesse Blanche]

Extrait du livre « Les mythes celtes, la Déesse Blanche » par Robert Graves

Le sixième arbre est l’aubépin ou épine blanche de mai qui emprunte une partie de son nom au mois de mai. On le considère en général comme un arbre maléfique et le nom sous lequel il apparaît dans les lois irlandaises de Brehon, sceith, semble appartenir à la même famille que la racine indo-germanique sceath ou scèth signifiant « nuisance » dont provient l’anglais scathe et le grec a-scethe, « sans dommage, sain et sauf ». Dans l’ancienne Grèce, comme en Grande-Bretagne, pendant ce mois- les gens se promenaient en vieux vêtements (coutume à laquelle fait allusion ce proverbe « en avril, ne te découvre par d’un fil » signifiant : « ne porte pas de vêtements nouveaux tant que le mois maléfique n’est pas terminé » ; et il ne faut pas croire que cela fasse référence au climat variable anglais, car le proverbe a cours également dans le Nord de l’Espagne où, généralement, Pâques amène le beau temps. On doit également s’abstenir de rapports sexuels, coutume justifiant que mai passe pour ne pas porter chance aux mariages. En Grèce et à Rome, c’était en mai que l’on nettoyait les temples et qu’on lavait les images des dieux : c’était le mois de préparation à la fête solsticiale. Bien que la poésie anglaise la décrive comme toujours jeune et belle, la déesse grecque Maïa tirait son nom de maia, « grand-mère ». Il s’agissait d’une vieille malfaisante dont le fil Hermès conduisait les âmes aux Enfers. C’était bien la Déesse Blanche qui, sous le nom de Cardéa, comme il a été expliqué, jetait des charmes par le truchement de l’aubépin. Avant que ne commence ce mois malchanceux, les Grecs allumaient cinq torches d’aubépin et de fleurs d’aubépine pour se la rendre propice lors des mariages célébrés à ce moment de l’année, car on pensait qu’ils déplaisaient à la déesse.

Dans ses Questions romaines, Plutarque pose la question : « Pourquoi les Romains ne se marient-ils pas au mois de mai ?  » et il propose la réponse correcte : « La raison n’en serait-elle pas qu’on célèbre en ce mois les plus grandes cérémonies de purification ? » Il explique que c’était le mois au cours duquel on lançait au fleuve des mannequins appelés argeioi, « les hommes blancs » comme s’il s’agissait d’une offrande à Saturne. Dans ses Fastes, Ovide parle d’un oracle que lui avait donné une prêtresse de Jupiter au sujet du mariage de sa fille : « jusqu’aux ides de juin (milieu du mois), il n’y aura pas de chance pour les épousées ni pour leurs maris. Jusqu’à ce que les ordures du temple de Vesta aient été charriées à la mer par le Tibre jaune, je ne dois pas peigner mes boucles, que j’ai d’ailleurs coupées en signe d’affliction, ni tailler mes ongles, ni cohabiter avec mon mari bien qu’il soit le prêtre de Jupiter. Ne sois donc pas pressé. Ta fille rencontrera une meilleure chance en mariage quand le feu de Vesta brûlera dans un foyer purifié ». Les jours malchanceux se terminaient le 15 juin. En Grèce, le mois malheureux commençait et finissait un petit peu plus tôt. D’après Sozomen de Gaza, un historien ecclésiastique du Ve siècle, la fête du térébinthe à Hébron était célébrée à la même époque et avec les mêmes tabous sur les vêtements neufs et la sexualité et dans le même but : le nettoyage et la purification des images saintes.

Dans la mythologie galloise, l’aubépin apparaît comme le chef malfaisant des géants. C’est Yspaddaden Penkawr, le père d’Olwen (« Celle à la Trace Blanche »), autre nom de la Déesse Blanche. Dans l’Histoire de Kilhwych et Olwen (Kylhwych avait été ainsi appelé parce qu’il avait été trouvé dans la soue d’un pourceau), le géant Aubépin dispose tous les obstacles possibles à la réalisation du mariage de Kilhwych avec Olwen et exige une dot de treize trésors, tous apparemment impossibles à se procurer. Le géant vivait dans un château gardé par neuf portiers et neuf chiens de garde, preuve de la force du tabou contre le mariage pendant le mois de l’aubépin.

En Irlande, la destruction d’un aubépin vénérable s’accompagnait des plus grands dangers. Deux exemples du XIXe siècle sont cités dans le Folklore des îles Britanniques d’E. M. Hull. L’effet en est la mort du troupeau du coupable, celle de ses enfants et la perte de tout son argent. Dans son étude bien documentée, les Arbres Epineux Historiques des îles Britanniques, M. Vaughan Cornish parle d’aubépins sacrés poussant au-dessus de puits dans les provinces gaéliques. Il cite le cas de « l’aubépin de saint Patrick » à Tin’ahely, dans le comté de Wicklow : « Les fidèles s’assemblèrent le 4 mai, des cercles furent dûment exécutés tout autour du puits et l’on arracha les lambeaux aux vêtements pour les suspendre à l’épineux. » Il ajoute : « ceci se passa le jour de la sainte Monique, mais je ne sais pas s’il faut y voir une relation ». Certainement si : puisque la sainte Monique, nouveau calendrier, correspond au 15 mai, ancien calendrier, et qu’il s’agissait d’une cérémonie en l’honneur du mois de l’aubépin qui venait juste de commencer. Les morceaux étaient arrachés des vêtements en signe de deuil et offerts en gage de propitiation.

L’aubépin est donc l’arbre de la chasteté exagérée. Le mois commence le 13 mai, quand fleurit la première aubépine, et finit le 9 juin. La référence à l’épine blanche en matière d’ascèse, correspondant au culte de la déesse Cardéa, doit cependant être distinguée de son usage orgiaque plus récent correspondant au culte de la déesse Flora et en rapport avec la coutume anglaise médiévale de sortir à cheval au matin du 1er mai pour cueillir des branches d’aubépine en fleurs et pour aller danser autour des arbres de mai. Pour beaucoup d’hommes, la fleur d’aubépin exhale un fort parfum de sexe féminin ce pour quoi les Turcs utilisent les branches d’aubépines en fleurs comme symboles érotiques. Mr Cornish démontre que ce culte de Flora fut introduit dans les îles Britanniques à la fin du Ier siècle av. J.-C. par les seconds envahisseurs belges et, qu’en outre, l’aubépin de Glastonbury, qui fleurissait l’ancien jour de Noël (5 janvier du nouveau calendrier) et qui fut coupé par les Puritains à la Révolution, était un sport d’aubépin commun. Les moines de Glastonbury l’avaient choyé et lui avaient octroyé la sainteté en improvisant un conte sur le bâton de Joseph d’Arimathie et la couronne d’épines en vue de décourager l’usage orgiaque de l’aubépine qui n’apparaît pas normalement avant le 1er mai de l’ancien calendrier.

Il est vraisemblable que l’antique buisson qui avait poussé là où fut élevée ensuite la cathédrale de Saint-David était un aubépin orgiaque, car cela correspondait à la légende de la mystérieuse naissance de saint David.