Notes et Ressources [Tree Mothers]

Extrait du livre de Mut Danu, The Tree Mothers. Traduction & adaptation : Fleur de Sureau.

Notes & Ressources

Cette section présente, chapitre par chapitre, les thèmes des sites tels qu’ils sont abordés et leurs liens, où il est possible de les étudier plus en détail, en dehors de ce livre. (Pour des références complètes, se référer à la bibliographie qui suit cette section.) De nombreux ouvrages cités ici ont été mentionnés au fil de ce livre. Cette section comprend de nombreux sites web qui ont servi de ressources ; toutefois, il arrive souvent que les sites en ligne aujourd’hui ne le soient plus le lendemain. Si les sites web énumérés ici ne sont plus disponibles, vous pourrez probablement trouver une source similaire en cherchant quelques mots-clefs choisis dans votre moteur de recherches de prédilection. Bien sûr, il existe une autre méthode gratuite ouverte à tous, et j’espère sincèrement qu’il en sera toujours ainsi : votre bibliothèque municipale !

Chapitres 1 à 3

Chapitre 4 : Ailm

Chapitre 5 : Beth

Chapitre 6 : Luis

Chapitre 7 : Oir

Chapitre 8 : Nion

  • En raison de la mondialisation, peu importe où vous vivez, vous devriez rester vigilant à propos de l’argile du frêne. Ce coléoptère exotique originaire d’Asie représente une sérieuse menace d’extinction du frêne en Amérique du Nord. Depuis sa découverte en 2002, l’argile du frêne a tué des dizaines de millions de frênes rien que dans le sud-est du Michigan, ainsi que d’autres dizaines de millions en Ohio, dans l’Illinois, l’Indiana, en Pennsylvanie, en Virginie-Occidentale, dans le Missouri, le Wisconsin, en Virginie, Ontario et au Québec. L’argile du frêne (Agrilus planipennis) est un insecte parasite de l’arbre. L’adulte mange les feuilles du frêne causant des dommages mineurs. La majorité de la destruction se produit à l’état larvaire. La larve se nourrit de la paroi interne de l’écorce et coupe ainsi la circulation de l’eau et des nutriments arbre de l’arbre. Ces coléoptères sont probablement arrivés dans le bois des caisses de cargaisons de navires et avions.  Depuis 2002, l’argile du frêne s’est rapidement propagée à travers le Nord-Est et la partie supérieure du Midwest : à Windsor, en Ontario, au Michigan, en Ohio en 2003, en Indiana en 2004, en Illinois et au Maryland en 2006, en Pennsylvanie et Virginie-Occidentale en 2007, et dans le Wisconsin, le Missouri et la Virginie en 2008 :
  • Citation de William Somerset Maugham  : “Life is change. Growth is optional. Choose wisely.” (ndlt : il semblerait que cette citation soit de Karen Kaiser Clark : « La vie, c’est le changement. La croissance est optionnelle. Choisissez avec sagesse. »)
  • The Poetic Edda. Volume 1. Lays of the Gods: Voluspo, “The Wise-Womans Prophesy.” (Strophes 19 et 20) Traduite par Henry Adams Bellows : http://www.sacred-texts.com/neu/poe/poe03.htm (Les Eddas poétiques sont la tradition littéraire orale de l’Islande qui ont été consignées par écrits entre 1000 et 1300 de notre ère.) (Ndlt : voir ressources sur notre blog : http://ignis.le-sidh.org/ressources-histoire-religion-mythologie-nordique-et-germanique/)
  • Les Méliades étaient les nymphes Oréades des montagnes et des frênes, engendrées par Gaïa après avoir été fécondée par le sang d’Ouranos :
  • Une analyse approfondie sur les Nornes d’un point de vue féministe : Summoning the Fates: A Woman’s Guide to Destiny by Zsuzsanna Budapest.
  • Un texte sur la divination par les oghams : Ogham : the Celtic Oracle of the Trees, de Paul Rhys Mountfort.
  • Une approche unique des runes : Raido: The Runic Journey de Jennifer Smith chez Tara Hill Designs :
  • Une étude sur les runes nordiques et la divination :

Chapitre 9 : Fearn

  • Guest, Lady Charlotte, traduction (1877). The Mabinogion : A group of Welsh tales from the Red Book of Hergest :
  • Hartland, Edwin Sidney. The Science of Fairy Tales: an Enquiry into Fairy Mythology. New York: Scribner and Welford (1891). Le chapitre 8 comprend des mythes européens concernant des héros endormis et le Roi de la Montagne. En ligne, à cette adresse :
  • Six Degrees : Our Future on a Hotter Planet, de Mark Lynas (2007), décrit en détail à quoi ressemblera le monde à mesure qu’il se réchauffera, degré après degré (lecture effrayante, mais nécessaire). À la fin du livre, l’auteur exhorte le lecteur à dépasser le déni et à commencer à agir rapidement afin de limiter les dommages qui ont déjà été faits.
  • Earth in the Balance, est un classique d’Al Gore, écrit en 1992 avant de devenir vice-président des États-Unis. Malheureusement, son appel passionné à l’action est toujours en attente d’une réponse de la part de la communauté mondiale, ce qui l’a conduit à produire le film et le livre, An Inconvenient Truth: The Planetary Emergency of Global Warming and What We Can Do About It (2006).

Chapitre 10 : Onn

  • (Citation d’introduction) Chrétien de Troyes. Perceval, The Story of the Grail. (1180 de notre ère) Lignes 69 à 73 d’un texte en ancien français. La traduction utilisée est celle de Kirk McElhearn (consultable sur son site web) :
  • Perceval, Les Armes de la Quête : “Ce fut au temps qu’arbres fleurissent, bocages ont feuilles et prés verdissent, que les oiseaux, en leur latin, doucement chantent au matin et que tout s’enflamme de joie…” :

Chapitre 11 : Saille

Chapitre 12 : Uilleand

Chapitre 13 : Huath

  • Chaucer, Geoffrey. The Canterbury Tales, The Knight’s Tale, Ch. 2 (lignes 651 à 656), version en anglais moderne . “…to maken hym a gerland of the greves, were it of wodebynde or hawethorn-leves, and loude he song ayeyn the sonne shene, May will alle thy floures and thy grene, Welcome be thou, faire fresshe May, In hope that I som grene gete may.” (Original version, Middle English)  :
  • Guest, Lady Charlotte (traductrice). The Mabinogion: Kilhwch and Olwen, The Red Book of Hergest. (Wales, 1382-1410) :
  • Hamilton, Claire. Celtic Myths and Legends : Storytelling and Music. Coles Press. Claire Hamilton a enregistré les contes “The Three Noble Strains,” “The Lady of Llyn y Fan Fach” et “Sir Gawain and the Lady Ragnell.” accompagnés à la harpe  :

Chapitre 14 : Duir

Chapitre 15 : Ura

  • La citation d’introduction est de Walther von der Vogelweide (1170 à 1230 de notre ère), le poète allemand lyrique et amoureux. “Under the Linden” (Sous le tilleul) traduit en anglais du moyen haut allemand : “Under der linden an der heide, dâ unser zweier bette was, dâ muget ir vinden schône beide gebrochen bluomen unde gras. Vor dem walde in einem tal, tandaradei, schône sanc diu nahtegal.”
  • Hathor : Symbol of Attraction and Power, de Katherine Griffis-Greenberg, 1re partie de : The Guiding Feminine : Goddesses of Ancient Egypt, In Scription: A Journal of Ancient Egypt, Issue 1, January 1998.
  • The Fifth Sacred Thing de Starhawk (New York: Bantam Books, 1993) est un récit fictionnel épique qui se passe en 2048. Plus qu’une simple lecture d’été qui se déroule  dans un avenir proche de fin de civilisation, ce livre évoque les conflits et la révolution entre deux types de sociétés : celle d’aujourd’hui, l’ultime culture patriarcale, face à une communauté non violente qui est écologique, spirituelle et durable.
  • Taylor, Edgar. Lais des minnesingers ou troubadours allemands du XIIe et XIIIes siècles. London. (1825). Disponibles en ligne :

Chapitre 16 : Tinne

Chapitre 17 : Iphin

Chapitre 18 : Coll

Chapitre 19 : Quert

  • Citation d’introduction extraite du Voyage de Bran (traduit par Kuno Meyer, 1895). Cette sage Irlandaise fut tout d’abord écrite aux environs de 700 de notre ère, bien qu’elle ait été présente dans la tradition orale avant cette date :
  • Black Book of Carmarthen . “Yr Affalen” est poème qui relie Merlin au pommier :
  • Hemenway, Toby. Gaia’s Garden : A Guide to Home-Scale Permaculture. Ce livre a constitué mon initiation au jardinage écologique urbain. Avec son aide, j’ai lentement rempli mon jardin de plantes qui sont à la fois belles, qui favorisent la diversité des insectes et des végétaux, et qui sont comestibles. L’auteur utilise l’exemple du pommier comme centre d’un groupe de plantes qui créent des liens utiles entre elles.
  • De Monmouth, Geoffrey. The Vita Merlini, traduit par John Jay Parry, 1925. Les partisans de la permaculture ne seraient pas surpris que fait Geoffrey de Monmouth de « l’Île Fortunée », une île où les gens vivent entièrement de ce que la nature leur offre. Les leaders du mouvement permaculture ont écrit à propos de ce genre de paradigme depuis les prémices de la permaculture et il serait possible, bien que peu probable dans un avenir proche, de remplacer la production céréalière à large consommation d’énergies fossiles par différentes variétés de fruits oléagineux, et de manger ce que la nature donne. Ce qui doit changer, ce n’est pas la terre ou la capacité des plantes à donner, mais nous-mêmes :
  • Dianic Ogham Tradition : The Apple Branch :

Chapitre 20 : Muin

  • Monica Sjöö et Barbara Mor. « The Great Cosmic Mother : Rediscovering the Religion of the Earth ». (HarperOne, New York). Chapitre : The Gynandrous Great Mother, pp. 66 – 70.

Chapitre 21 : Eadha

Chapitre 22 : Gort

Chapitre 23 : Emancholl

Chapitre 24 : Ngetal

Chapitre 25 : Straif

Chapitre 26 : Ruis

  • Echtra mac nEchach Muigmedóin (“The Adventures of the Sons of Eochaid Mugmedon”), traduction moderne de l’Irlandais du XIe siècle :
  • Weed, Susun. Wise Woman Herbal: Healing Wise. Ash Tree Publishing, Woodstock, NY. 1989.
  • MacKenzie, Donald A. Myths of Crete and Pre-Hellenic Europe. Chapitre 3 “Ancient Peoples of the Goddess Cult,” pp. 51 – 72. London : Gresham Publishing Co., 1917 :

Chapitre 27 : Idho

Chapitre 28 : Koad

Chapter 29 : Réflexions sur la Féerie

Chapitre 29 : Quelques réfléxions sur la Féerie [Tree Mothers]

Chapitre 29 : Quelques réfléxions sur la Féerie

Voici deux articles déjà parus en français dans le magazine Lune Bleue, solstice d’hiver 2008. Ici, je m’appelle Mut Danu, qui est mon nom de prêtresse.

Les Portes de la Faery, par Mut Danu.

Bien loin d’être de vieilles et ennuyeuses histoires tout juste bonnes à être lues à l’heure du coucher, très éloignées des histoires modelées pour les enfants dont ils ont pourtant l’image, «les Contes de Fées» cachent en eux une mine féconde d’informations sur le monde de Faery et ses coutumes. Dans les pays celtiques, la croyance populaire, source de renseignements et d’enseignements inépuisable, était partagée entre tous, jeunes, vieux, hommes, femmes, au moyen des histoires que l’on raconte le soir au coin de l’âtre, ou bien, moins solennellement, autour d’une pinte de bière dans les soirées enfumées de la taverne locale. Mais plus qu’une invitation indiquant l’emplacement des portes de Faery, les Contes servaient aussi d’avertissements, de réels panneaux signalétiques indiquant «Ne pas entrer», protégeant celles et ceux qui souhaiteraient vivre une vie «normale», loin de l’agitation et du tumulte de Faery, d’entrer dans ce monde lointain et pourtant si proche du notre.

Ainsi, nous apprenons comment de pauvres âmes sont entrées en Faery par accident… Que ce soit en tombant malencontreusement d’un cheval, en passant par un chemin humide et encombré, en tombant très malade un jour ou en s’endormant, las, au pied d’un arbre, en étant dérouté par le brouillard ou le mauvais temps, en voulant répondre à une supplique entendue dans la forêt la nuit ou en découvrant une porte fermée qui s’ouvre magiquement à leur approche. Les Contes transportent alors les auditeurs dans une histoire où ils apprennent ce qui arrive en Faery… Ils ne doivent ni manger ni boire et encore moins accepter les cadeaux qui les condamneraient à devenir débiteurs de leur «gentil» donateur, ou à servir la Reine de Faery pour les sept années à suivre. Les frusques et la poussière peuvent parfois prendre l’aspect de riches vêtements ou d’or étincelant pour celles et ceux qui ne savent pas voir au-delà des apparences, et accomplir l’aller-retour entre les mondes laisse toujours des traces chez le voyageur, très souvent pour le pire… Parfois le visiteur de Faery repart avec, entre les mains, de l’or réel ou des cadeaux, comme la capacité de guérison ou un don musical. Cependant, il existe systématiquement un élément de danger inhérent à ce monde, dont parlent aussi bien les contes traditionnels que les livres modernes traitant du sujet.

Alors pourquoi quelqu’un voudrait-il ouvrir la Porte, de sa propre volonté, et ainsi courir un risque ? La raison profonde dépend de chaque individu. La plus probable et commune est le désir ardent d’éprouver quelque chose, un sentiment, un ressenti, qui va bien au-delà d’une vie considérée comme «normale». D’autant plus dans nos sociétés modernes aseptisées et conditionnées. Une autre raison pourrait être le fait qu’un individu se soit déjà aventuré en Faery en tant que «voyageur accidentel», et cherche à s’y rendre de nouveau, mais cette fois, en tant qu’explorateur volontaire, à la recherche de la connaissance et avec l’espoir d’acquérir la sagesse qui doit aller avec. Il est aussi possible qu’une personne soit tombée sur un livre ou un texte décrivant une visualisation, une méditation guidée qui ouvrent les portes de Faery et soit curieuse de tenter l’aventure par elle-même. Une chose est cependant certaine, les Contes de Fées nous préviennent de nous tenir à l’écart de ce monde superposé au nôtre et aucun d’eux n’explique réellement comment y entrer délibérément.

Il n’existe que peu d’instructions écrites en ce qui concerne la façon de se rendre en Faery, à cause des limites naturellement imposées par l’écriture et les mots qui ne peuvent rendre la complexité de ce monde. Vous pouvez lire sur la Faery du crépuscule à l’aube sans rien, jamais, y comprendre. La seule façon d’y arriver est d’aller voir par soi-même. Découvrir de ses yeux, ce monde non physique qui existe en parallèle du nôtre. Cet univers devrait être perçu comme un endroit réel, peuplé par des êtres réels et où des événements réels arrivent, bien qu’il existe d’une façon différente de celle que l’on conçoit généralement, en paramètres de matière et de temps. La découverte de la clef qui ouvre la porte vers Faery implique «la suspension de l’incrédulité», c’est-à-dire la mise de côté de la réalité que nous considérons comme «normale» afin d’acquérir une expérience de ce plan non physique. La clef ne peut être trouvée que profondément dans notre imaginaire. La vie quotidienne que nous appelons aussi «la culture moderne» nous force à dévaluer le pouvoir de l’imagination. En fait, c’est notre imagination qui est notre source personnelle de puissance et d’énergie, qui nous anime depuis la plus tendre enfance. Pour les enfants, les portes menant vers d’autres mondes sont grandes ouvertes, tout le temps ! C’est seulement en grandissant que nos esprits ferment ces portes pour ensuite les laisser finalement closes et en jeter les clefs au fond d’un puits vaseux au plus profond de notre conscience. Finalement, la pensée de voyager de notre réalité à un monde non physique devient aussi impossible à appréhender que l’idée que nous pourrions marcher au travers d’un mur ! Quelques adultes utilisent des drogues hallucinogènes comme clef pour ouvrir des portes de la réalité non physique, mais pourquoi endommager notre corps inutilement ? Quand vous comptez sur un raccourci pour apprendre quelque chose de nouveau, vous ne l’apprendrez jamais totalement comme vous le devriez. Rendre vie et corps à notre imaginaire en tant qu’adulte est un travail ardu alors que ce devrait être… un jeu d’enfant. Pensez à cela un moment et vous réintégrerez la voie qui vous mènera à la réouverture des portes par les voies les plus naturelles qui soient. Comme je l’ai déjà mentionné, puisque le royaume de Faery est basé sur l’expérience individuelle, rien de ce que je pourrais vous dire ne vous serait d’une aide quelconque si vous ne l’essayez pas par vous-même. Ce que je peux néanmoins faire, c’est partager un peu de mon expérience personnelle et vous offrir certains conseils. Le reste vous appartient : votre capacité innée à l’imaginaire, votre persistance et peut-être un peu de chance vous mèneront au-delà des mondes…

Mon expérience personnelle inclut des souvenirs d’enfance vagues, de points d’entrée et de visites en Faery qui ont brusquement cessé pendant l’adolescence pour ensuite reprendre à nouveau, une décennie plus tard. Au début de la vingtaine, je méditais consciencieusement, m’attelant à la création d’un refuge silencieux, réceptif et personnel dans mon esprit. Dans le même temps, j’ai commencé à faire des rêves lucides (lorsque le rêveur est actif comme dans la vie éveillée) et spontanément, j’ai retrouvé les sensations qui avaient toutes les caractéristiques de ce que j’appelle aujourd’hui «le voyage». Parfois j’ai volé vers Faery, ou j’ai nagé ou encore, j’ai flotté dans un bateau perdu avant de poser pied sur les rivages familiers de cet autre monde. Parfois, éveillée, j’ai «vu» des images et les événements en surimpression sur le paysage que mon regard percevait vraiment, de la même façon que si vous teniez une image imprimée sur du plastique fin et transparent devant vos yeux. Ces visions étranges étaient aussi inquiétantes qu’excitantes. Tout que j’essayais de faire était une sorte de méditation zen que j’avais lue. Aucune des personnes que je connaissais ne méditait alors, me laissant seule parcourir les paysages de mes rêves afin de converser en compagnie d’une étonnante vieille femme. Quoique j’aie désespérément ressenti le manque de guide réel, j’ai continué au petit bonheur mes expérimentations et j’ai commencé à essayer d’entrer dans l’Autremonde réellement délibérément. Après quelque temps, j’ai remarqué que je retournais systématiquement dans les mêmes endroits, lors de mes songes, lorsque je souhaitais entrer dans l’Autre Monde… Une descente de marches de pierres humides et inégales, une rivière souterraine froide et apaisante ; ou encore la découverte d’un certain arbre dans la forêt ; ou enfin en ouvrant une lourde porte en bois craquante. Cela m’a pris vingt ans de pratique informelle avant que je ne découvre enfin les premiers livres sur la Faery et que je sois, dans le même temps, formée à la voie de la Prêtrise, qui incluait les Arbres Sacrés et les rituels de Faery comme faisant partie de l’étude. Finalement vint une reconnaissance de la part d’autres gens qui avaient voyagé, tout comme moi !Voici un conseil en or pour ce qui est de la découverte de Portes, en vue de voyager : chacun trouve ses portes propres ! Conseil étrange, mais je m’en explique : Puisque notre réalité humaine physique est à peu près la même pour toutes et tous, la forme des Portes est souvent aussi la même… Une caverne, un passage ombragé, un chemin sauvage. Même si la vie moderne et la technologie ont changé radicalement ces cent dernières années, la Faery dépend du monde naturel et l’esprit humain a besoin de trouver des portes qui reflètent cet état. Peut-être la forme «physique» de votre Porte sera inhabituelle, à l’instar de Jack qui à trouvé la sienne en montant grâce aux racines du haricot magique. Je suis parfois partie en grimpant le long d’une échelle de corde. Que vous ayez déjà traîné vos guêtres dans l’Autre Monde ou que ce soit la première fois que vous lisiez un texte traitant de Faery, vous pouvez y arriver. La facilité avec laquelle vous voyagerez dépendra probablement un peu de vos capacités naturelles et certainement aussi de la pratique que vous avez. Utilisez la méditation et apprenez à créer un espace de liberté à l’intérieur de vous même. Vous ne pouvez pas aller n’importe où ni bien loin, avec une tête pleine de désordres quotidiens et d’inquiétudes. Pratiquez la visualisation. Vous pourrez trouver, si cela vous aide, nombre de supports visuels imprimés ou sur internet. Essayez des visualisations différentes et voyez ce qui fonctionne le mieux pour vous. Prenez l’habitude de tenir un «journal de voyage», ça aide. Mais plus que tout, donnez de l’importance à votre pratique spirituelle et croyez en votre expérience propre.

Dans le même temps, souvenez-vous des précautions inhérentes à la Faery !Premièrement, ne parlez pas de Faery ! Seules les personnes qui sont déjà parties en Faery peuvent entendre votre expérience. Rappelez-vous que la plupart des gens craignent et détestent tout ce qui s’écarte un tant soit peu de la «norme». Parler de voyages dans «l’Autremonde» ne facilitera pas votre intégration dans la vie «réelle».

Deuxièmement, ne prenez pas d’amant en Faery ! Cela pour deux raisons :

  1. Un rapport de ce type en Faerie vous empêcherait d’avoir des relations dans votre vie de tous les jours et
  2. tomber amoureux en Faery risque de vous rendre la vie quotidienne insupportable. Gardez une vie équilibrée et les pieds fermement ancrés dans la terre ferme!

Troisièmement, vous ne devez pas accepter de manger et boire quoi que ce soit dans le monde de Faerie, mais vous devez impérativement manger dans le vôtre ! Un nouvel avertissement qui vous encourage à vous occuper de votre physique et à garder votre équilibre. La Faery donne la nourriture et la connaissance à votre âme, mais votre corps ne peut pas survivre avec les douceurs de ce monde. Les histoires de malheureux partis en Faery et qui ont ensuite perdu pied après leur retour au monde réel, ou des rares gens de Faery qui essayèrent sans succès de vivre entièrement dans le monde physique en sont des exemples évocateurs.

Quatrièmement, ne vous rendez pas en Faery si c’est par cupidité et simple recherche d’or ! Prenez ceci comme un avertissement, au cas où vous projetteriez de faire de l’argent grâce à ce que vous avez appris en Faery. Ainsi si vous deveniez vraiment un expert de Faery et que vous souhaitiez «utiliser» cette connaissance comme le ferait un tour-opérateur, gagnant de l’argent en proposant des ateliers payants dans de luxueux hôtels… Prenez garde ! Les «chercheurs d’or» risquent de se sentir humiliés lorsqu’ils se rendront compte que la «mine d’or» tant espérée n’est en fait que cendre et poussière. Tous les Contes sont d’accord, seul le chercheur gentil, humble, ressort de Faery doté d’un trésor réel. De plus, les cadeaux que font traditionnellement les gens de Faery aux mortels sont le plus souvent aussi intangibles que ce que l’on nomme la «bonne fortune» ou encore la capacité de guérison ou bien un don pour la musique, la compréhension des langages animaux et végétaux ; ou encore la connaissance, en général, ainsi que la sagesse de savoir comment l’utiliser à bon escient…

La liste des traditionnels conseils à suivre est à la fois courte et simple :

  • Partez avec des intentions claires et un cœur pur, soyez polis avec celles et ceux que vous croiserez dans l’Autremonde ;
  • venez en aide aux Vieilles femmes qui vous demandent un petit service, ne faites pas de promesses que vous ne pouvez pas tenir, décidez de votre propre chemin et ne laissez personne vous dicter ce que vous avez à faire en Faery.
  • Si vous vous trouvez dans une situation inconfortable pendant une visualisation ou un voyage, rappelez-vous de ce que les vieux Contes vous enseignent et faites face en faisant quelque chose de complètement mystérieux et incorrect ; en mettant vos vêtements à l’envers par exemple, en parlant charabia et en sautant sur un pied en tapotant le sommet de votre tête afin de détourner l’attention suffisamment longtemps pour vous permettre d’ouvrir une porte et retourner au monde physique. Vous pensez que je plaisante ? Pas du tout, il m’est déjà arrivé de devoir faire cela, bien que rarement.

Redécouvrez vos Contes de Fées préférés, ils seront les meilleurs guides que vous pourrez trouver !

Le monde de Faery n’est pas éloigné du nôtre. Il est entrelacé avec notre monde. Vous en trouverez la clé en vous et vous arriverez à en pousser l’huis à la force de votre imagination. La patience et la Pratique ouvrent les Portes.

Bon Voyage,

Mut Danu, HPS

Traduction par Kamiko

***

Mut Danu est une Grande Prêtresse et aînée de la Tradition Dianique «Apple branch». Elle est active aux États-Unis avec le coven «From the branch» et d’autres groupes de femmes inspirées par la Déesse. Elle a fondé en France La Branche du Pommier et est membre de la Ligue Wiccane Éclectique.

Interview. Table Ronde Faery. Interview pour le magazine Lune Bleue, solstice d’hiver 2008. 

Lune bleue : Pour commencer, et en guise d’introduction afin que tout le monde sache de quoi nous parlons, pouvez vous nous donner votre définition de ce qu’est la «Faery» (Féerie) ?

Mut Danu : Ma définition personnelle de ce qu’est la Faery, c’est qu’il s’agit de «l’image» qu’a la Terre de sa propre existence, une vision idéalisée de sa propre vie. Tout ce qui compose la planète, la roche, l’eau de mer, le magma, l’air, les plantes, les insectes, les animaux (humains inclus)… Nous sommes tous une petite partie de cette «image» particulière. Je crois que chaque particule de terre est d’une façon ou d’une autre connectée au Tout et ce, avec une conscience qui lui est propre… Oui, même les cristaux, la boue et le plancton !Nous sommes des humains, pourvus d’une grande intelligence et d’un esprit critique. Notre propre «image» de la réalité est constituée de diverses couleurs et nous l’appréhendons en trois dimensions, elle est peuplée d’êtres qui peuvent provenir aussi bien d’une conscience humaine collective, visuelle et verbale, que d’un environnement dans lequel nous nous déplaçons «ici bas» qui n’est, somme toute, pas si différent du monde dans lequel nous nous déplaçons «en haut» et qui ressemble à ce que nous voyons dans les rêves et les visions.
Ainsi, pour parfaire la définition, visualisez un miroir : sur un côté réside la réalité telle que nous la vivons chaque jour, dont je doute que la plupart d’entre nous puisse dire qu’elle est «parfaite» ou «idéale». De l’autre côté du miroir, à la place d’un sentiment de stress, de pollution et de désunion, vous pouvez sentir une palpitation de vie qui vous entoure, qui vous traverse. C’est l’énergie, la conscience de la Terre. Une connexion entre Elle et les autres êtres vivants, tissée grâce aux fils de la vie. En ce qui me concerne, c’est comme si la Terre voyait cette image de la Faery comme une sorte de système immunitaire. C’est sa façon à Elle de résister à la saleté, au stress et la lutte qui la blesse de notre côté du miroir. Une autre description, plus claire, pourrait être que la Faery est la lueur perçue par les humains du rêve de Gaia-Terre.

Lune bleue : Pour quelle raison avez vous été attiré(e) par cette tradition plutôt qu’une autre ? Est-ce l’aboutissement d’un chemin spirituel et depuis quand pratiquez-vous ?

Mut Danu : La Faery fait partie intégrante de ma vie depuis 4 ans, ou depuis plus de 40 ans, selon que vous vouliez dire par-là pratiquer consciemment ou par «accident». Lorsque j’étais enfant, je me souviens avoir été convaincue qu’il y avait des «Fées» qui jetaient un coup d’œil vers moi de derrière les arbres, dans les vieilles forêts qui poussaient autour de notre maison familiale. Il y a 25 ans, j’utilisais déjà les mêmes «portes» que j’utilise aujourd’hui, sans les appeler «Faery», parce que je ne connaissais pas encore ce terme. Dans la Tradition de la «Branche de Pommier» (La branche Francophone de la tradition américaine, et Apple Branch USA), les rituels que nous pratiquons avec les Arbres Sacrés sont tirés d’un mélange de «Old Dianic Tradition» (Vieille Tradition Dianique) et Faery Faith (de Foi «Féerique»). J’ai commencé par un amour pour les Arbres au travers de la «Apple Branch» et j’ai découvert ensuite la Faery Faith au fur et à mesure que me venait la connaissance de l’Arbre. Hormis mes recherches personnelles, j’ai beaucoup appris des écrits de RJ Stewart, qui a étudié le sujet en profondeur et a partagé ses expériences en tant que membre de la tradition du Monde d’en Bas, mais aussi dans ses livres. En particulier «The Earth Light» et «The power of the Land». J’ai trouvé une résonnance forte entre son travail et ce que je faisais déjà.

Lune bleue : D’ordinaire, on constate beaucoup de confusion lorsque les gens qui ne connaissent pas cette tradition souhaitent en parler ou s’y intéresser. En étant un peu plus spécifique, la Faery s’apparente-t-elle pour vous à une pratique spirituelle, un folklore, à la fantaisie ou un peu de tout cela ? Pourriez-vous expliquer votre point de vue ?

Mut Danu : C’est à la fois une pratique spirituelle et un endroit consacré à l’étude. C’est comparable à l’observation d’une pierre ordinaire, lorsque vous la portez à votre regard pour la découvrir, pour étudier ce morceau de nature si étonnant à explorer. Pour moi la Faery n’est pas tirée d’un monde de «Jeu de rôle», quoique je croie vraiment que «les Contes de fées» du folklore sont en fait les restes écrits des traditions orales du monde de Faery.

Lune bleue : Selon vous où est située la Faery ? Comment peut-on y accéder ?

Mut Danu : La question la plus difficile de toutes ! Je pense que l’une des raisons pour lesquelles il y a si peu de textes sur les différentes traditions Faery et tant de demandes insistantes sur le besoin d’initiation dans ces mêmes traditions, est parce qu’il s’agit d’une tradition qui relève entièrement de l’expérimentation ! J’ai constaté que même lorsqu’on pratique de façon régulière la tradition Faery comme c’est mon cas, les résultats ainsi que la possibilité de garder souvenir de ce que l’on y apprend est variable.La Faery est à la fois proche et éloignée. On peut y avoir accès de manière très simple, comme lorsqu’on ouvre une porte, mais parfois, vous pourrez tenter de forcer cette même porte tant que vous le souhaiterez, rien ne se passera. Avec le temps, j’ai appris que lorsque, pour une raison quelconque, je ressens des difficultés répétées à entrer, la meilleure chose à faire est de m’occuper l’esprit à autre chose pendant un moment… Une promenade au grand air par exemple, ou bien me salir les mains à jardiner… Il m’est arrivé de rester des mois sans ressentir le fait que j’étais «entrée» en Faery. Tenter de forcer l’entrée ne fonctionne jamais .Il existe cependant ce que j’appellerais des «portes», des supports de méditation qui m’ont servi de nombreuses fois a arriver à un certain endroit, d’où je peux alors commencer mon voyage…

Lune bleue : A votre connaissance existe t-il des liens entre la Faery et Avalon, Le Sidh ou les Tuatha de Danan ?

Mut Danu : Mut Danu : De ce que j’en sais, les liaisons entre le mythe, la légende, le folklore et la Faery existent car on note une similitude notable entre des noms, des personnages qui sont reconnaissables par les gens vivant en un endroit particulier, faisant partie d’une même communauté. Par exemple : les gens dans les Îles du Pacifique décrivent les habitants de Faery d’une façon particulière, ce que font aussi les Islandais ou les résidents des pays celtiques. Pour répondre à la question, Avalon, le Sidh et Tuatha de Danan appartiennent, de fait, à la culture celtique et sont donc en lien avec celle-ci. D’autres peuples ont des noms différents et des légendes personnelles pour décrire leur rapport avec la Faery.

Lune bleue : En quoi les liens entre votre tradition et le peuple fae sont-ils importants ? Comment sont les relations entre le petit peuple et vous ?

Mut Danu : Apple Branch est une Tradition Dianique qui s’est mélangée avec la pensée Féministe Dianique, la «Old Dianic Tradition» (Vieille Tradition Dianique) ainsi que les rituels de Faery Faith (de Foi «Féerique»). Il ne s’agit pas de tradition Faery pure. Nous travaillons largement avec les Arbres Sacrés de l’Ogham et c’est dans ce contexte que se comprend notre parenté avec la Nature dans sa globalité. Mon travail personnel avec la Faery se concentre sur les rapports avec les esprits des Arbres, quoique je me sois inopinément et spontanément réalisée par le biais de la communication avec d’autres êtres pendant mes voyages en Faerie.

Lune bleue : Pourriez vous citer des êtres, fées ou personnes légendaires, liés selon vous à la Faery ? Pour quels raisons le sont-ils ?

Mut Danu : Un des êtres légendaires dont on rapporte la rencontre régulièrement est un être qui ressemble à Merlin ou du moins, à un druide âgé, de sexe masculin. Je pense que cette personne est un enseignant, mais peut- être n’est ce qu’un des nombreux êtres identiques à lui qui répondent à celles et ceux qui souhaitent apprendre, lorsque ceux-ci font appel à ses services.

Lune bleue : Mut Danu : Mon expérience directe avec des gens de Faery est surtout liée aux esprits qui restent près de leurs Arbres. Quand je vais en «Faery» c’est avec le désir d’apprendre et ainsi la plupart des habitants que je rencontre ressemblent à des enseignants ou des aspects de la Déesse. Je me suis parfois retrouvée en Faery pendant une promenade dans la forêt, ou lors d’une méditation, me trouvant là sans but spécifique. Souvent, durant ces moments, j’ai reçu un message ou ai appris quelque chose d’inattendu qui m’a aidé sur ma voie. Une fois je me suis trouvé dans un paysage qui, je l’ai compris plus tard, ressemblait beaucoup à celui du choix donné à Thomas le Rimeur (nd kamiko : «Legend of Thomas the Rhymer». Selon la légende, Thomas était un poète écossais qui fut enlevé par les fées et revint de l’Autre Monde doté du don de prophétie, un don qui, dans la grande tradition du pays de Faery, peut parfois être source de bien des tourments. Ici, la Légende se confond avec l’Histoire, puisque Thomas le Rimeur a bel et bien existé : né Thomas de Learmouth, ce noble écossais du XIIIème siècle composa de nombreuses prédictions sous forme de poèmes, souvent énigmatiques). J’ai eu une surprise énorme le jour où j’ai lu le passage où trois routes sont proposées à Thomas : le chemin droit, le chemin rocailleux et le chemin de mûres sauvages. J’avais déjà été dans cet endroit ! Je n’ai choisi aucun des trois, mais suis plutôt revenu sur mes pas et j’ai continué le long de la route en direction d’une ville de Faery dans laquelle je retrouvais les mêmes points de repère que dans mon propre village, ici, en France. C’était comme si la ville de Faery et mon village étaient superposés l’un à l’autre, comme des couches transparentes. Expérience très intéressante.

Lune bleue : Quels sont les pratiques spécifiques liées à la Faery ? S’il y en à une qui vous semble importante ou qui vous plait particulièrement, pourriez-vous la détailler plus explicitement ?

Mut Danu : Il y a probablement autant de pratiques particulières qu’il y a de pratiquants. Mes pratiques propres ont été inventées pour m’aider à apprendre. Elles comprennent souvent un élément de «service»… à la communauté humaine, mais aussi à la conscience planétaire. Une autre pratique, que beaucoup d’entre nous utilisent avant un rituel, consiste à nous connecter avec le ciel et la terre. Lorsque nous plongeons dans les mondes inférieurs puis remontons, nous devenons alors un canal de cette conscience planétaire et, en tant que tel, nous avons la possibilité de puiser au cœur d’une grande source d’énergie qui peut être utilisée pour la guérison.

Lune bleue : Mélangez-vous la Faery à d’autres pratiques spirituelles ?

Mut Danu : Oui, comme je l’ai mentionné plus haut, la tradition «Apple Branch» a mélangé la sorcellerie du Féminisme Dianique, la «Old Dianic Tradition» et la Faery Faith.

Lune bleue : A votre avis, y-a-t-il un danger inhérent à la pratique de la Faery ?

Mut Danu : Je pense qu’avec n’importe quelle tradition spirituelle ou méditation il est important de garder un pied dans le monde réel. Le folklore regorge d’histoires concernant des pauvres gens pris au piège en Faery, ou qui deviennent fous à leur contact. C’est une monde merveilleux à visiter mais lorsque vous vous trouvez en Faery, vous êtes coupés de la vie humaine quotidienne et c’est là que ça devient dangereux. Je veux dire par là qu’il est important d’avoir un emploi, de passer du temps avec ses amis et sa famille, d’avoir des passe-temps. Toute connaissance que nous tirons de la Faery est mieux utilisée lorsque nous la ramenons afin de la confronter à notre existence «mondaine». Je pars chaque jour avec mon chien en prenant un sac d’ordures avec moi, ainsi je peux ramasser les bouteilles de bière et les emballages de confiserie qui s’éparpillent sur les chemins que je parcours. La spiritualité n’est qu’une partie de ce que nous sommes et c’est dans la découverte de soi que nous permettons à une petite partie du rêve de Gaïa de prendre corps dans notre monde physique.

The Tree Mothers : Living Wisdom of the Ogham Trees

mut danu« Les Mères-Arbres : vivre la sagesse de l’Ogham des arbres » est un livre pionnier dans l’étude de la Sorcellerie Druidique, unissant les mondes de l’Ogham des Arbres, le Culte de la Nature, la Faerie Faith (ndlt : littéralement la croyance en les fées, c’est aussi une tradition) et la Spiritualité de la Déesse en parfaite harmonie. Pour réadapter l’ancienne et mythique tradition à la vie moderne, « The Tree Mothers » présente la voie qui permet de créer une relation avec les Arbres vivants et leurs Esprits – les dryades, tout en vous offrant les outils spirituels vitaux pour découvrir votre soi authentique dans ce monde-ci et l’Autremonde. « The Tree Mothers » vous emmène dans un voyage qui s’étend sur la roue de l’année et vous conduit au fin fond des Bosquets des Anciens. Vous apprendrez à vivre et faire l’expérience des Arbres Sacrés de l’Ogham Celtique, mais aussi à incarner les énergies des énigmatiques déités solaires et lunaires. Enracinés entre le Ciel et la Terre, les Mères-Arbres sont les messagères désireuses de partager leur savoir intemporel. Puisant leur sagesse dans les mondes du dessus et du dessous, elles sont les piliers centraux de la Vie, et elles ont beaucoup de magie à partager.

The Tree Mothers : Living Wisdom of the Ogham Trees by Mut Danu

  • Chapitre 4 : Ailm, le Sapin
  • Chapitre 10 : Onn, l’Ajonc
  • Chapitre 12 : Uilleand, le Chèvrefeuille
  • Chapitre 15 : Ura, la Bruyère et le Tilleul
  • Chapitre 23 : Emancholl, le Charme