Energies lunaires et Mystères : le Noisetier

Par Epona & Imré. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

Ces derniers mois ont été un test de patience, de force intérieure et d’engagement. Depuis les méditations préparatoires de l’Aubépine jusqu’aux épreuves du Houx, nous voici parvenus à la neuvième lune de l’année – le Noisetier ou Coll. Autrefois, elle était appelée lune des Muses, le cycle de l’Ermite (voir la neuvième carte du Tarot), et lunaire de l’artiste. Le flux d’émotions gonfle le cœur des Muses et fissure le barrage. L’artiste prend du recul et regarde sa toile, épuisée par les émotions et anticipant la folie de la lune à venir. Ces deux figures fuient ceux qui les entourent – confuses, en colère, désappointées, en mal de silence – de façon à réunir leurs morceaux épars, tout comme l’Ermite se retire pour rassembler ses pensées et permettre aux leçons de sa vie d’allumer la chandelle de la sagesse dans sa sombre grotte.

Le Noisetier amène avec elle (ndlt : oui elle, her dans le texte) les tribulations du passé, de la souffrance et de l’expérience qui modèlent leur porteur. Tirez ces leçons, le fruit de votre labeur, car elles invitent la sagesse de votre Soi Supérieur à sauter dans les eaux de votre conscience, tout comme les noisettes tombent dans l’étang où nage le saumon que Fionn consomma (voir les Mabinogion, le livre de la mythologie galloise).

La baguette de Noisetier a longtemps été utilisée pour trouver des trésors cachés, pour protéger son porteur, et pour révéler la sagesse de l’âme. Avec cette sagesse, vient la prise de conscience de nos véritables barrières personnelles. Le Houx a manifesté des émotions et douleurs non réglées. Si, à la fin de son cycle, vous n’avez pas été capable de vous réconcilier pleinement avec le passé, le Noisetier vous fournira la sagesse de renoncer jusqu’à un meilleur moment. Si toutefois, vous vous êtes réconcilié avec le passé, le Noisetier est le moment d’achever la séparation d’avec ce fardeau ; la fin est venue. Pourtant, soyez prudent – l’épuisement causé par les émotions et sentiments de déception et la souffrance libérée durant cette lune peut brouiller votre vision. La hâte peut sembler être la réponse, mais une prudente réflexion permettra d’éviter de rompre les mauvais liens. C’est la lune de la décision et prévoyance, non pas de l’initiative inconsidérée.

Le Noisetier attend neuf années avant de porter ses fruits. Tournez-vous vers Elle et prenez conscience que même si les fardeaux passés ont glissé vers les ombres, c’est seulement temporaires, car c’est avec le temps que la vie guérit les blessures, et c’est à travers la douleur et la guérison que le Soi Supérieur partage sa sagesse.

Noisetier. Eté 2014

Energies des Arbres Lunaires : le Noisetier

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Noisetier

Neuvième Lune

  • Glyphe – « Je suis un saumon dans un étang »
  • Oiseau – Grue
  • Couleur – Marron
  • Jour – Mercredi
  • Guérison –
  • Mystères – Radiesthésie-Divinatoire, Sagesse-Savoir, Nourriture pour l’Esprit/la Question dans une Coquille de Noix, Inspiration, Réalisation par la Souffrance, La valeur du temps et de la patience

Le noisetier est connu comme étant la lune de l’ermite. Après les turbulences du Chêne et du Houx, et les méditations préparatoires de l’Aubépine, s’en vient le temps du calme et de la réflexion. Nous nous tournons à présent vers l’intérieur pour nous retrouver et laisser les leçons des dernières lunes se combiner. Le Houx a pu faire renaître des émotions et douleurs non résolues. Si nous ne sommes pas parvenus à pleinement dénouer ces sentiments, le Noisetier nous donne la sagesse d’attendre un meilleur moment. Si, cependant, vous avez réussi à harmoniser sentiments et passé, le Noisetier est le moment de finir de vous débarrasser de vos fardeaux.

noisetier-feuille

C’est également une période durant laquelle la prudence est de mise, car l’épuisement causé par des émotions et sentiments intenses de déception et de douleur libérées pendant cette lune troublera notre vision. C’est la lune de décision et prévoyance, non pas d’initiative inconsidérée. La douleur de nos expériences passées nous modèle et nous façonne, et nous permet de nous ouvrir à l’inspiration et à la sagesse d’en haut, de notre Soi Supérieur. Cette inspiration ne peut venir que lorsque nous nous sommes apaisés, lorsque nous avons surmontés nos problèmes passés et lorsque nous cessons de trop en faire.

Une légende celtique parle d’un bosquet de Noisetiers sous lequel se trouvait un puits, un étang, où un saumon nageait. Ces arbres contenaient toute connaissance, et leurs fruits contenaient ce savoir et cette sagesse sous leur coquille. Au fur et à mesure que les noisettes mûrissaient, elles tombaient dans le puits où elles étaient mangées par le saumon. A chaque noisette mangée, le saumon pouvait gagner un nouvel endroit. De façon à acquérir la sagesse issue du Noisetier, les Druides l’attrapèrent et le cuisinèrent. Mais Fionn, le jeune homme qui touillait la marmite dans laquelle le saumon était en train de mijoter, se brûla accidentellement le pouce avec le ragoût. Par réflexe, il porta son pouce à la bouche et ainsi ingéra l’essence du festin sacré ; il acquit instantanément la sagesse de l’univers.

Fionn acquiert également la sagesse par la douleur de la brûlure sur son pouce. De cette histoire, nous tirons la leçon de sagesse par la douleur et l’expérience. La véritable sagesse vient seulement après des années d’essais et d’erreurs, après des années de gain et de perte, après de nombreuses expériences de joie et de peines. On dit que le Noisetier donne des fruits au bout de neuf ans après qu’il a été planté ; neuf ans d’expérience avant qu’il n’imprègne ses fruits de son essence (ou qu’il fasse des petits). Un enseignement hindou dit : « garde pour toi-même ce qu’il t’a été enseigné jusqu’à ce que cela soit à ton tour de partager, » car alors, seulement, il pourra vraiment être enseigné à nouveau. Le noisetier nous demande d’apprendre la valeur du temps, de la patience et de l’expérience, et nous permet de nous exprimer à travers l’art, la poésie et la musique.

  • Énergies négatives du Noisetier : se sentir séparé du monde, se sentir peu sociable. Épuisement, douleur émotionnelle. Échouer à apprendre de l’expérience, répéter les mêmes erreurs, encore et encore.
  • Surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Fleurs de Bach possible pour le Noisetier : Bourgeon de Marronnier / Chestnut Bud.
Recettes :

Hazelnut Recipes – Courtesy of Northwest Hazelnut Company

Dundee Hazelnuts – Our Favorite Recipes

Chef Specialty Recipes from The Hazelnut Council

The Hazelnut Growers Of Oregon

Duir : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

  • Je suis la Reine de toute ruche
  • Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction
  • Je tourne sans mouvement
  • Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée

Couleurs

Noir

Lettre

duir, D

Animaux

Roitelet, colombe noire

Symboles

Baguette de chêne, nid d’abeille, miel, café de gland

Archétypes féminins

Rhéa, Vesta, Cardéa, le Dagda, Fenja, Menja, Artémis, Dana

Archétypes masculins

Zeus, Jupiter, Hercules, le Dagda, Thor, Yahvé sous son aspect « El », Allah, Janus, tout Dieu du Tonnerre.

Guérisons

Nettoyage et force, problèmes de saignement

Mystères

Extase de la Victoire/Changement, Divination, besoin de s’enraciner, volonté de changer

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Chêne

Le chêne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le septième arbre de l’année est le Chêne. Son nom gaélique est Duir (prononcé « Diour »). Le glyphe pour le Chêne est « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce de chêne est très astringente, fortement antiseptique et légèrement tonique.  C’était un remède contre les frissons, les hémorragies et les fièvres intermittentes. L’écorce est également utile contre la dysenterie chronique ou diarrhée, ainsi que les maux de gorge, le saignement des gencives, les hémorroïdes et leucorrhées (Grieve 596).

Pommes de chêne (galle)
Pommes de chêne (galle)

Le 29 mai est la journée de célébration du chêne (Oak Apple day), durant lequel le Roi Charles II restaura la monarchie en 1660. Il échappa à une capture en se cachant dans un chêne après la bataille de Worchester, et revint le 29 mai. En ce jour, le peuple porte des feuilles de chêne, des brins de chêne ou des pommes de chêne pour la chance. Ces pommes de chêne sont les galles créées par des guêpes parasites. Ces galles contiennent une grande quantité de tanins et on les utilisait pour teindre le tissu. La Journée du Chêne (Oak Apple Day) est célébrée dans les églises locales aussi bien qu’au Royal Hospital fondé par Charles II en 1682 (Vickery 261-2).

  • Mythologie et Symboles

Le nom vieil irlandais pour chêne est Duir, prononcé »Dour, » en roulant le « r. » Très semblable au mot anglais moderne « door » (en français, porte.) Le chêne est la porte qui se situe entre les deux moitiés de l’année. Le chêne fut associé aux déités des portes. Janus, le dieu romain des portes, Cardéa, la déesse romaine des gonds, et Sheila-na-Gig, la déesse celtique des portails et de la renaissance : chacun d’eux a un rapport avec le chêne.

En plus d’être une porte entre les deux moitiés de l’année, le Chêne est aussi le moyeu sur lequel la Roue de l’Année tourne.  C’est cette roue que Fenja et Menja tournent — deux géantes nordiques — lorsqu’elles font tourner les meules de Grótti, à la fois pour la création et la destruction. D’où les glyphes : « Je tourne sans mouvement » et, « Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction » (Graves 178).

Le chêne a également pour glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Nous trouvons ici un lien entre le chêne et les dieux du tonnerre et des éclairs :  Zeus, Jupiter, Hercule, le Dagda, Thor, Yavéh, Allah, etc.

Robert Graves établit le lien entre le chêne et la foudre dans La Déesse Blanche :

Le chêne est l’arbre de l’endurance et du triomphe, et comme le frêne, on dit qu’il « courtise les éclairs. » On croyait que ses racines s’enfonçaient aussi profondément que ses branches s’élevaient dans les airs – Virgile mentionne cela – ce qui le rend emblématique d’un dieu dont la loi s’applique aussi bien dans les Cieux qu’aux Enfers.

Seuls les chênes pourraient soi-disant survivre à la foudre parce que leurs racines s’enfoncent aussi profondément que leurs branches s’élèvent dans le ciel – remettant l’électricité en terre. La lune du Chêne tombe durant le Solstice d’été, lorsque la lumière fait place à l’obscurité, pour remonter seulement au Solstice d’Hiver.

  • Energies

Le mois du chêne tombe durant le Solstice d’Eté – le moment où les énergies Yang commencent à décroitre et les énergies Yin à croître. La vie commence à ralentir, passant des étapes extraverties de croissance et de mouvement à celles des préparatifs pour la calme réflexion de l’hiver. C’est la dernière chance d’utiliser pour chacun les énergies actives de la première moitié de l’année, afin de mener à bien le plus gros du travail avant qu’elles ne commencent à se dissiper. C’est également une période de « victoire grâce au changement ». A ce stade, Janus regarde aussi bien dans le passé que le futur, et chacun doit prendre soin de faire de même (Kerr, « Lunar »).

(Note : je n’ai pas utilisé la traduction française du livre de R. Graves, impossible de remettre la main dessus, à réviser quand je le retrouverai…)

Energies lunaires et Mystères : le Chêne

Par Epona et Imré. Traduit du site The Hazel Nut par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

feuilles de chêne

Le calendrier lunaire celtique se compose de 13 lunaisons ; du Bouleau jusqu’au Sureau. L’année lunaire est divisée en deux moitiés : Bouleau-Chêne et Houx-Sureau. Duir est le mot gaélique pour Chêne, qui désigne une « porte ». Le Chêne, c’est aussi les gonds sur lesquels la porte de l’année pivote. Par conséquent, nous nous tenons à la porte de l’autre moitié de l’année (d’un côté se trouve le passé et de l’autre s’étend l’avenir.) Êtes-vous satisfait de ce que vous avez accompli depuis le mois du Bouleau ? Il est temps à présent de faire amende honorable, car une fois que vous aurez traversé la porte, et nous la traverserons tous, il vous sera demandé de vous évaluer avec honnêteté, tout comme le Karma le fera.

Le Chêne peut également être une période d’incertitude. Il est possible que vous ne soyez pas sûr de gagner ou de perdre si vous franchissez cette étape. En vérité, les deux à la fois probablement ; on ne retire aucun profit de quelque chose qui n’est pas perdu. Cependant, ce que vous en tirerez dépend de la qualité et de la force de votre ancrage.

Le Chêne est connu pour sa force et sa capacité à attirer le feu sous la forme de foudre (le Solstice d’Eté se produit habituellement durant le mois du Chêne. Il existe un dicton pour cette lune : « Si tes racines sont aussi profondes que tes branches sont élevées, tente la foudre. » Ceci évoque l’épreuve par le feu qui peut, soit vous détruire, soit rendre plus fort.

Le passé sera purifié par les énergies abondantes afin que nous puissions tous poursuivre la spirale sans fin de croissance. Utilisez la force du Chêne ; son pouvoir d’endurance est la raison pour laquelle les anciens lui ont donné cette lunaison à régir.

Pliez-vous à l’épreuve par le feu ; car, avec l’aide du Chêne, vous danserez sous l’euphorie du succès. Cependant, rappelez-vous que seul(e) celui ou celle dont « les racines sont aussi profondes que sont élevées les branches » (1) passera indemne au mois du Houx.

Points à examiner :

  • Cardéa,
  • Janus,
  • Jupiter,
  • le chariot (tarot),
  • chiffre sept.

Glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Aussi : « Je suis à la fois le chêne et l’éclair qui le foudroie. »

(1) Ceci est une allégorie décrivant le Chêne. Cela ne sous-entend pas l’ignorance de nos ancêtres quant à la physiologie du chêne, il s’agit d’un avertissement selon lequel seul(e) celui ou celle qui est bien ancré(e) peut éventuellement survivre au test qu’est celui du feu – et qui se propage durant le mois lunaire du Chêne. [Notez qu’à chaque fois qu’une déformation évidente de la réalité survient dans un mythe, c’est là que se trouvent les mystères les plus profonds.]

Aubépine : son Folklore & ses usages pratiques

Par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr). Traduction : Fleur de Sureau. Extrait du site The Hazel Nut.

Crataegus oxyacantha – Aubépine à deux styles. On la trouve en Angleterre et en Europe continentale.

ariel-john-anster-fitzgeraldL’aubépine est facilement identifiable à ses branches, couvertes de longues épines pointues. Ses petites fleurs blanches s’épanouissent généralement au mois de mai, ce qui lui vaut d’être également appelée Mai ou Fleur de Mai, bien que dans le sud des Etats-Unis elle fleurisse en Avril (le navire Mayflower doit son nom à l’aubépine). Son nom générique, Crataegus oxyacantha, provient du mot grec kratos, qui signifie dureté (du bois), oxus, qui veut dire pointu, et akantha, qui désigne une épine. Le nom vieil allemand pour l’arbre, Hagedorn, signifie Hedgethorn (ndlt : une haie d’épines) ; le mot haw (ndlt : en anglais aubépine s’écrit hawthorn) est un mot ancien pour hedge (ndlt : haie) (1).

Le fruit rouge, ou cenelle, qui apparaît à la fin de l’été, ressemble à une petit pomme dure. Le bois est un excellent combustible, faisant le plus chaud des feux de bois connu, et dans le passé on le préférait au chêne pour le four à bois (2).

Pour les anciens Grecs et Romains, l’aubépine était un symbole d’espoir et de joie, et était liée aux mariages et aux bébés. L’aubépine était dédiée à Hymen, dieu des mariages. Les torches portées lors de la procession d’un mariage étaient en bois d’aubépine. Les gens plaçaient un brin d’aubépine dans les petits bouquets qu’ils portaient, tandis que la mariée portait un rameau entier (3). Cela aidait à apaiser la déesse Cardéa, qui n’aimaient pas les mariages en particulier au mois de mai. En Angleterre, mai était considéré comme un mois chanceux pour les fiançailles mais pas pour les engagements.

Plus tard, dans l’Europe médiévale, l’aubépine passait pour être un arbre mauvais et malchanceux, et qui annonçait la mort si l’on en rentrait dans les maisons. On considérait l’aubépine comme l’un des arbres favoris des sorcières et lors de la nuit de Walpurgis (Beltane), les sorcières se transformaient en aubépines. « Avec un peu d’imagination superstitieuse, les branches tordues et épineuses de l’aubépine la nuit doivent suffisamment ressembler à une sorcière pour avoir instillé la peur chez les gens du moyen-âge (4). »

En Irlande, les aubépines solitaires appartiennent aux fées, qui s’y réunissent et vivent à l’intérieur. De nombreuses choses terribles étaient prédites, notamment la maladie et la mort, si l’on dérangeait de quelque façon que ce soit une aubépine solitaire. Les Irlandais croyaient que les fées étendaient leurs lessives sur les épines afin de les y faire sécher. L’Irlande a également de saintes aubépines près de ses puits sacrés, sur lesquelles des offrandes de chiffons sont laissées (5). Selon Geoffrey Grigson, les « haws » sont également appelées ‘hags (6)’ (ndlt : vieille sorcière) et une connexion pourrait exister avec le mot vieil irlandais might Hag-Mother (ndlt : Mère-Sorcière), à qui, dit-on, l’on destinait chiffons et vêtements.

La plus célèbre de toutes les aubépines est celle de Glastonbury (ndlt : « Glastonbury thorn », hélas victime de vandalisme au cours du holythorntree2temps et il y a encore quelques années). C’est un Crataegus monogyna var. praecox, à double floraison, une fois en hiver et une seconde en mai. Selon la légende de Glastonbury, la Couronne d’Epines était en aubépine. Plus tard, il y fut ajouté que Joseph d’Arimathie planta son sec bâton d’aubépine dans la colline qui se mit alors à pousser et qui, depuis, fleurit chaque Noël (7).

L’aubépine est associée au Jour de Mai plus que toute autre plante. La plupart du temps, les aubépines étaient déjà en fleur le Jour de Mai avant que les Britanniques ne changent de calendrier en 1752 et adoptent le Nouveau Style. Le Jour de Mai survient désormais 13 jours plus tôt (8).

L’aubépine était récoltée le matin du Jour de Mai, tressée et placée sur les portes et fenêtres. L’acte était important car le pouvoir des plantes magiques a toujours été accru par ces tressages sous différentes formes. La magie de l’aubépine était déjà accrue durant la nuit grace à la rosée, que les gens des campagnes ont toujours considérée comme un fluide magique, en particulier le matin du Jour de Mai (9).

Lors du Jour de Mai, les fées et les sorcières étaient de sortie, et tout aussi excitées que les humaines par le début de l’été. Lait et beurre étaient susceptibles d’être volés ou ensorcelés. En Irlande, le sorbier était le protecteur le plus sûr contre cela, tandis qu’en Angleterre et en France, la plante protectrice était l’aubépine (10).

Sexe et fertilité faisaient partie intégrante des célébrations du Jour de Mai d’autrefois, et étaient symbolisés par l’aubépine. Le doux parfum rance des fleurs les rendent évocatrices de celle du sexe. Cette même odeur a conduit à la croyance que les fleurs d’aubépine avaient conservé la puanteur de la peste. Les fleurs contiennent de la triméthylamine, qui est un composant de l’odeur de putréfaction (11).

Aujourd’hui, l’aubépine est à l’origine d’un puissant médicament pour le cœur. La recherche scientifique a démontré que l’aubépine dilate les vaisseaux sanguins, ce qui permet au sang de circuler plus librement, en abaissant la pression sanguine. Elle régule également l’action du cœur, en agissant directement sur le muscle cardiaque pour aider un cœur défaillant a travaillé plus efficacement. Elle agit lentement et semble être toxique seulement à très grandes doses, faisant d’elle un tonique assez sûr (12). Lorsqu’elle est administrée correctement, l’aubépine est bonne pour un muscle cardiaque affaibli par l’âge, en cas d’inflammation du muscle cardiaque, en cas d’artériosclérose et de problèmes cardiaques nerveux.

A la maison, les fleurs et les baies d’aubépines peuvent être employées en décoction (bouillies), et celle-ci bue dans le cas des maux de gorge. Elles peuvent également être utiles dans le cas de troubles rénaux, en agissant comme un diurétique. Les baies peuvent être utilisées sous forme de tisane qui est bonne en cas de troubles nerveux et d’insomnie (13).

On peut faire une excellente liqueur à partir des baies et des fleurs. Cette recette employant les fleurs remonte aux environs de 1775.

Liqueur de Fleurs de Mai :

Essayez de récolter les fleurs de mai lors d’une journée calme et sèche lorsqu’il n’y a aucune poussière dans l’air. Cueillez-en autant que peut en contenir votre jarre (1 litre). Remplissez-la de brandy ou de vodka. Fermez la jarre et secouez-la 3 fois par semaine pendant 3 mois. Filtrez et si nécessaire ajoutez du sucre selon le goût. La liqueur obtenue est excellent dans les crèmes et les sauces (14).

Sources :

  1. Grieve, Mrs. M. A Modern Herbal (2 volumes). 1931. Dover Publications, Inc., New York, NY, pg. 385
  2. Ibid, pg. 385.
  3. Lust, John. The Herb Book. 1973. Bantam Books, New York, NY.
  4. Ibid.
  5. Grigson, Geoffrey. The Englishman’s Flora. 1955. Phoenix House LTD, London, England, pg. 169.
  6. Ibid, pg. 166.
  7. Ibid, pg. 170.
  8. Ibid, pg. 168.
  9. Ibid, pg. 168.
  10. Ibid, pg. 167.
  11. Ibid, pg. 168.
  12. Rodale’s Illustrated Encyclopedia of Herbs. Edited by Claire Kowalchik and William H. Hylton. 1987. Rodale Press, Emmaus, PA, pg. 275.
  13. J. Lust.
  14. van Doorn, Joyce. Making Your Own Liqeuers. 1980. Prism Press, San Leandro, CA, pg. 72.

Aubépine, Huath : énergies lunaires et Mystères par Muirghein uí Dhún Aonghasa & Brighid MoonFire

L’aubépine, le 6ème mois lunaire, présente un paradoxe évident : bien que fortement connectée au Jour de Mai, fête de fertilité et de licence sexuelle, l’aubépine est une lune d’abstinence et de purification physique.
aubépineOn appelait l’aubépine, l’arbre de la chasteté imposée. Connue pour être une période de modération, un temps pour se débarrasser des branches mortes spirituelles et matérielles, ainsi que des vieilles habitudes. C’est une période de clarté dans laquelle vous pouvez renforcer ce à quoi vous vous êtes dédié et ce sur quoi vous vous concentrez. Pour les Romains et les Grecs, il s’agissait d’une période pour nettoyer et purifier leurs temples en vue des célébrations du milieu de l’été. Les Britanniques observaient également ce temps de purification. Le nettoyage des cheminées faisait partie de leur tradition et les ramoneurs tenaient une place particulière dans les festivités du Jour de Mai.
On considère Mai comme un mois malchanceux pour les mariages, mais parfait pour les fiançailles. Il est possible que l’on réservait ce charmant mois aux dieux, laissant le mois suivant, Juin, le mois traditionnel des mariages, aux mortels ordinaires.
Les enfants conçus en Mai naissent en principe en Février. Des statistiques révèlent que les enfants nés à cette période ont beaucoup plus de handicaps ou de difficultés mentales ; ou bien accusent un écart de la norme de la courbe en cloche (note de la traductrice : je suppose qu’il s’agit d’une référence au livre « the bell curve »). Donc, à moins de désirer un enfant déficient ou un génie, il pourrait être préférable d’éviter cette possibilité.
Avec toutes ces preuves et le folklore, on peut penser évidente la nécessité d’abstinence durant le mois de l’Aubépine. Mais il reste certaines choses à prendre en compte.
Le Jour de Mai est une période de liberté sexuelle durant laquelle on considère les obligations maritales dissoutes pour la journée, et des mariages temporaires étaient contractés puis défaits. La déesse Maia est associée à l’Aubépine, pourtant elle est une déesse de fertilité et liée à la fête du Jour de Mai. L’aubépine elle-même est appelée arbre de Mai, en partie du fait de son rôle le Jour de Mai. Les fleurs de l’aubépine ont une odeur unique, qui à une époque était considérée comme étant le doux parfum de la sexualité féminine. Une couronne d’aubépine en fleur étaient placée au sommet du mât de Mai, pour représenter l’union des énergies féminines et masculines. Et sur un plan plus personnel, peu d’entre nous peuvent dire ne pas ressentir le vent de désir lors d’une fête du Jour de Mai sauvage.
Alors oui, il semble exister un paradoxe lors de cette lune. Comment pouvons-nous le résoudre ? Les symboles du Jour de Mai, la couronne et le mât, peuvent nous donner un indice. Les énergies masculines et féminines, ou le yin et le yang, doivent être combinés et équilibrés. Vous ne pouvez avoir l’un sans l’autre. Tout comme la procréation nécessite les deux sexes, il en est ainsi pour un soi intérieur harmonieux. Dans la psychologie Jungienne, lorsque les énergies masculines et féminines s’équilibrent, les deux «  moitiés » peuvent s’unir et créer un « enfant psychique », le fruit des deux ; une conscience plus élevée, plus évoluée.
Peut-être ces indices nous disent également que nous ne devrions pas oublier le spirituel en faveur du purement physique, ou vice versa, car c’est en soi une forme de déséquilibre. Nous savons d’expérience que si les femmes se livrent à trop de sexe en Mai, cela peut les conduire à une « tuyauterie obstruée » à la fin Juin ; peut-être peut-on constater cela dans le nettoyage des temples en préparation des fêtes du milieu de l’été.
Il n’existe aucune réponse claire et juste ; vous devez interpréter cela vous-même et faire ce que vous pensez être le mieux. Et si vous restés perplexe ou dans le doute, souvenez-vous de demander à l’arbre Aubépine – c’est pour cela qu’il est là.
  • Traduit par Fleur de Sureau :
http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue8.html#EnergiesHawthorn

Aupébine, Huath : énergies lunaires et Mystère

Énergies lunaires et Mystère : aubépine

Tels que dictés par Epona à Imré

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Huath – Aubépine – est le sixième arbre lunaire/mois de l’année. Le Yin ou les énergies féminines se sont apaisées et le yang ou les énergies masculines se lèvent. C’est le moment parfait de l’année durant lequel les gens commencent à utiliser et collecter le Yang dont ils ont besoin, parce que l’énergie n’est pas encore assez forte pour nous submerger, mais suffisamment pour que nous commencions à l’employer.

Les femmes trouveront alors que les hommes de leur entourage deviennent irritables et dirigés par leur testostérone – soyez prévenues mesdames, c’est votre dernière chance d’établir l’équilibre à la maison avant le retour du cycle du Yin. C’est aussi le bon moment pour pratiquer l’abstinence ; car l’Aubépine est la lune de la purification et des utilisations créatives (autres que liées à la fertilité) des énergies sexuelles. Nous avons constaté que les femmes qui donnaient libre cours à leurs appétits sexuels accrus, subissaient les répercussions de leurs actions au cours de l’été (autour du Solstice d’Eté en particulier) sous forme de « problèmes féminins ».

Employez cette énergie sexuelle accrue pour créer un lien plus fort avec la Nature. Vous trouverez plus aisé de contacter des guides spirituels, ou des « Maîtres ». Tout comme vos énergies sont facilement libérées à cette période, celles de la Nature le sont aussi.

Le folklore nous dit qu’en cette période de l’année, les prêtres sortiraient dans la cour de leur église et battraient les pierres environnantes de façon à former une frontière et éloigner les mauvais esprits.

Cependant, selon des mythes dont l’origine remonterait à l’époque où les pierres levées créaient communément les frontières physiques des cercles magiques, ces pierres étaient frappées afin de les « réveiller » ou de les charger (voir Needles of Stone Revisited, par Tom Graves). Ceci créerait des frontières astrales.

Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, il est maintenant temps de comprendre qui vous êtes et comment vous développer. Cela commencera à se produire lorsque vous irez à la Nature, mais, en même que votre pèlerinage vient la nécessité de prendre conscience de vos limitations physiques de base, induites par cette incarnation. Vous devez les transcender par implosion, ou en voyageant à l’intérieur de votre être et en découvrant combien vous êtes illimité intérieurement. Découvrez les mystères de Vous-même. C’est la saison.

Pour de plus amples recherches, tournez-vous vers ces points :

•Les Vierges Vestales
•Cardea (déesse)
•Lady Godiva

(Ceci est ce que nous avons appris à connaître et à comprendre. Nous aimerions entendre ceux qui ont vécu cela différemment ou qui aimeraient ajouter quelque chose à notre témoignage. Nous ne cessons jamais d’apprendre ! – Epona, Grande Prêtresse de la Faerie Faith)

Traduit du site, par Fleur de Sureau   : http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue1.html#Energies

Beth : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis.  Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis un cerf aux sept dents de fer – (pour la force)

Couleurs

Blanc

Lettre

beth, B

Animaux

Faisan, Cerf

Symboles

Baguette de Bouleau, cierge blanc, les fasces

Archétypes féminins

Britomartis, Sadb, Artémis, Dana

Archétypes masculins

_

Guérisons

Panacée pour tous les problèmes de peau et des articulations.

Mystères

Contemplation, Flexibilité, Renaissance, Résilience, Magie liée à la Forêt, Autorité de la Reine, Autorité intérieure/Auto-discipline, Discipline.

Luis : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis.  Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis une inondation sur une plaine – (pour l’étendue)

Couleurs

Rouge, Gris

Lettre

luis, L

Animal

Canard

Symboles

Baguette de Sorbier, graines.

Archétypes féminins

Bridget, Cerridwen, Kore, Demeter, Dana, Artemis.

Archétypes masculins

_

Guérisons

Vie soutenue, prolongée, problèmes de peau.

Mystères

Premiers mouvements Intérieurs (ndlt : quickening, premiers mouvements fœtaux), Graines d’Espoir, Semer pour le Renouveau, Divination des Mystères de la Vie, Divination pour détecter du Métal, Premiers mouvements ou Avortement.

 

Faerie Faith : Introduction et organisation de la thèse de J. C. Landis

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

  • Introduction de la thèse sur la Faerie Faith et le système BLN.

aulneLa Faerie Faith est une tradition Païenne complexe, avec son propre système mystique, celui du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques Beth-Luis-Nion. Cette tradition ne peut être appréhender par morceau mais en étudiant les différents éléments qui la constituent dans leur globalité. Je tenterai d’introduire certains concepts que l’on doit garder à l’esprit en lisant cet article.

Tout d’abord, la Faerie Faith est une tradition Dianique et, en tant que telle, elle met l’accent sur le féminin dans l’humanité, la nature et en Dieu. Pour faciliter la lecture, tous les pronoms seront mis au féminin, en accord avec cette tradition. Par exemple, « le Grand Prêtre ou la Grande Prêtresse » seront simplement dénommés par « Grande Prêtresse », sauf mention contraire. De la même façon, les pronoms tels que « il ou elle » seront simplement désignés par « elle ». Il convient de noter que les personnes des deux sexes peuvent suivre la formation de la Faerie Faith.

Le Beth-Luis-Nion est un système mystique et c’est la raison pour laquelle il est difficile à appréhender de façon purement intellectuelle. A bien des égards, il est comparable à la Qabalah. Israel Regardie décrit la Qabalah comme « un guide digne de confiance, conduisant à une compréhension à la fois de l’Univers et de son propre Soi » (Regardie i). De même, le Beth-Luis-Nion est un système bénéfique qui mène à une compréhension de la Nature et à une transformation personnelle de l’étudiante. C’est à cet objectif de transformation personnelle et d’équilibre que toute étudiante œuvre à travers leur voyage dans les mystères du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques.

Cet article n’a pour but que d’être une simple introduction à la Faerie Faith et au système Beth-Luis-Nion. La Faerie Faith est une tradition vivante, en évolution, et qui peut, par conséquent, changer dans le futur.

Cet article décrit la Faerie Faith telle qu’elle est actuellement pratiquée et tel que le calendrier Beth-Luis-Nion est compris aujourd’hui. En outre, une grande partie des informations que je présente ici pourront paraître enfantines dans le futur, lorsque j’en aurai appris davantage. Cet article ne se veut pas exhaustif. S’il vous plaît, consulter la bibliographie pour en apprendre plus sur les recherches présentées ici.

  • Organisation de la thèse

Introduction

Section I : la Faerie Faith

Histoire de la Faerie Faith

Les pratiques de la Faerie Faith :
Les Mystères :
Section II : Le système Beth Luis Nion du Calendrier des arbres lunaires celtiques
Comprendre les arbres
Les Arbres :
L’Aulne
Le Saule
L’Aubépine
Le Noisetier
La Vigne
Le Lierre
Tableau I : correspondances pour le système BLN du calendrier des arbres lunaires celtiques
Roseau/Ngetal
Sureau/Ruis
Travaux cités :
  • Adler, Margot. Drawing Down the Moon: Witches, Druids, Goddess-Worshippers, and Other Pagans in America Today, Revised and Expanded Edition. Arkana: Penguin, 1997. [Ndlt : des extraits concernant la tradition ont été traduits sur notre blog]
  • Bombardi, Ron. « Spinoza’s Ethics / Elwes Translation. » Studia Spinoza.  http://frank.mtsu.edu/~rbombard/RB/spinoza.new.html (1 Nov. 2001).
  • Culpepper, Nicholas. Culpepper’s Complete Herbal. W. Foulsham & Co., Ltd., London (originally written in 17th century).
  • Graves, Robert. The White Goddess: A Historical Grammar of Poetic Myth. New York: Farrar, Straus and Giroux, 1948.
  • Greive, M. A Modern Herbal. New York: Dover, 1971.
  • Jones, Gwyn and Thomas, trans. The Mabinogion. New York: Alfred A. Knopf, Inc., 2000.
  • Kerr, Linda. “Lunar Tree Energies.” Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 1999. http://www.auburn.edu/~kerrlin/tree_energies.html (1 Nov. 2001). [Vous trouverez une traduction de cet article sur notre blog]
    —. « Studying the Faerie Faith. » Linda Kerr’s Faerie Faith Page.
    http://www.duc.auburn.edu/~kerrlin/studying.old.html (1 Nov. 2001).
    —. « What is the Faerie Faith? » Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 21 April 2000.
    http://www.auburn.edu/~kerrlin/WhatisFF.html (1 Nov. 2001).
  • « The McFarland Dianics – A Chronology. » The McFarland Dianic Homepage. 2000.
    http://www.geocities.com/mcfdianic/chronol.html (1 Nov. 2001). [L’article a été traduit sur notre blog]
  • Novack, Penny and Michael. « Mysteries and Secrets. » The McFarland Dianic Homepage. http://www.geocities.com/mcfdianic/mystsec.html (1 Nov. 2001). [Vous trouverez une traduction du texte sur notre blog]
  • O’Brien, Elmer. The Essential Plotinus. Second ed. Indianapolis, IN: Hackett Publishing Co., 1964.
  • Paterson, Helena. The Celtic Lunar Zodiac. Boston: Charles E. Tuttle Co., 1992.
  • Rainey, Imré K. « The History of the Faerie Faith. » The Hazel Nut. 1998. [ndlt : une traduction du texte a été réalisée sur ce blog]
    http://home.earthlink.net/~irainey/history.html (1 Nov. 2001).
  • Regardie, Israel. Garden of Pomegranates. St. Paul, MN : Llewellyn, 1970.
  • Vickery, Roy, comp. Oxford Dictionary of Plant-Lore. Oxford: Oxford UP, 1995.

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Sorbier

Le Sorbier

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Souvent connu sous le nom de Mountain Ash ou Quickbeam, le sorbier est la seconde lune de l’année. Son nom gaélique est Luis (prononcé « Loo-ish »).

Le glyphe pour le sorbier est « Je suis un lac sur la plaine. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

La décoction d’écorce de sorbier traite diarrhée et leucorrhée. Les sorbes mûres ont de nombreux usages. Une infusion astringente faite à partir des baies peut être employée pour traiter les maux de gorge, l’inflammation des amygdales, le scorbut, les hémorroïdes et la strangurie. De plus, les baies peuvent être utilisées pour fabriquer confiture, cidre, farine, bière ou spiritueux (Greive 70).

Les feuilles sont censées être utiles contre l’asthme lorsque séchées et brûlées, et « les baies qui avaient pris une gelée (le gel en retire leur amertume) étaient mises à infuser dans de la vodka et après 6 mois ou plus, cette boisson était employée comme médicament contre les maux d’estomac. » De plus, on donnait aux enfants malades des gâteaux confectionnés à partir de farine de sorbes sèches (Vickery 322).

Le sorbier était employé dans les îles Britanniques comme protection. Ils étaient souvent plantés près d’une nouvelle maison pour la protéger contre la sorcellerie, les fées maléfiques et le mauvais œil. Selon Milton Keynes de Buckinghamshire, « Sur l’Ile de Man, nous avions coutume de fabriquer de petites croix de sorbier des oiseleurs à placer au-dessus de la porte pour la protection » (Vickery 320).

La couleur rouge des baies étaient souvent considérée comme étant source de ses propriétés protectrices, car le rouge est la couleur primaire de protection contre le mal. « A la Veille de Mai, le fermier taille du sorbier en forme d’anneau et l’attache à la queue de la vache à l’aide d’une ficelle rouge » (Vickery 321).

  • Mythologie et Symboles

Le sorbier est le quickbeam – l’Arbre de Vie. C’est le moment du quickening (ndlt : littéralement les premiers mouvements fœtaux dans le ventre de la mère), lorsque la vie commence à sortir du sommeil hivernal.

La fête païenne de la Chandeleur tombe durant la Lune du Sorbier, le 1er février. Bougies et feux étaient allumés à cette période pour encourager le Roi Soleil à revenir dans le monde. Plus tard, cette fête devint le jour de la Sainte Brigitte, la version chrétienne de la Déesse Celtique Bridget – une déesse du soleil (Graves p. 193 de l’édition française).

Le sorbier fut très largement utilisé à des fins magiques. Les druides utilisaient la fumée des feux de sorbiers pour conjurer les esprits.

Ses baguettes étaient employées pour détecter le métal par divination. Un pal de sorbier fiché au travers d’un cadavre empêcherait son fantôme d’errer (Graves 167).

  • Énergies

Alors que le Bouleau a été le moment de la conception, ainsi le Sorbier est le moment du quickening (cf. note plus haut).

La Lune du Sorbier est le moment de planter des graines, et pour cette raison, la graine est l’un des symboles du Sorbier. C’est à cette période que la terre commence à bouger, mais ce n’est pourtant pas encore le moment pour la vie de jaillir.

L’étudiante plante les graines des projets qu’elle a élaboré durant la lune du Bouleau. Si les projets ne convenaient pas, elle peut y mettre un terme et en recommencer de nouveaux. Il est important pour l’étudiante d’avoir saisi les leçons du Bouleau, car cette lune sera à nouveau centrée sur elles, combinées à la leçon de la communication. C’est seulement avec une bonne communication – autant avec les autres qu’avec soi-même – que l’étudiante peut espérer voir ses projets porter leurs fruits (Kerr, « Lunaire »).

Energies des Arbres Lunaires : le Sorbier

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Le Sorbier, Luis

Seconde Lune

  • Glyphe – « Je suis un lac dans la plaine. »
  • Oiseau – Canard
  • Couleur – Rouge
  • Guérison – Vie soutenue, prolongée, problèmes de peau
    Mystères – Premiers mouvements Intérieurs (ndlt : quickening, premiers mouvements fœtaux), Graines d’Espoir, Semer pour le Renouveau, Divination des Mystères de la Vie, Divination pour détecter du Métal, Premiers mouvements ou Avortement

sorbier baum tarotDurant le Sorbier, nous nous appuyons sur ce que nous avons appris pendant le mois du Bouleau ; compassion, conscience, sensibilité et communication. La leçon de la communication est mise en avant durant cette lune ; être capable de communiquer clairement avec nous-mêmes et notre soi inférieur, de façon à favoriser la réalisation de nos prières et souhaits, et aussi communiquer avec ceux qui nous entourent.

La lune du Sorbier est le moment pendant lequel les projets imaginés lors du Bouleau prennent forme. A présent, nos idées et nos efforts prendront racine ou non. C’est une bonne période pour semer idées et prières afin de les faire germer et, plus tard, pour qu’elles apparaissent. C’est une bonne période pour les nouveaux départs, et pour mettre fin à de vieilles relations ou de vieilles idées. L’autre nom pour le Sorbier est « Quickbeam », ou « arbre vivant, animé ». Quick est un autre mot pour vie. En anglais, on appelle les premiers mouvements d’un bébé : the Quickening.

Le Mystère de la Graine : « dans le début réside la fin. »

A partir des graines que l’on sème, viennent les réponses futures. Théoriquement, une personne avec une grande conscience et sensibilité peut être capable de prédire le futur. Les graines peuvent être vues comme des formes-pensées, envoyées par le Soi Inférieur au Soi Supérieur, c’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’apprendre communication, conscience et sensibilité, afin que nous puissions nous débarrasser des blocages vers le Soi Supérieur.

Le sorbier est protecteur et magique. Sorbier et Sureau bloquent et dissipent, tout deux, les mauvaises énergies, ils protègent du mal. Le bois de sorbier était utilisé sous forme de croix équilatérales afin de chasser le mal – ce type de croix symbolise l’équilibre, en opposition au Tau, ou croix de type traditionnel, qui symbolise l’enracinement dans le matériel, et un blocage vers le Soi Supérieur.

  • Les énergies négatives du Sorbier : avec la montée de l’énergie surgit davantage d’émotions, qui peuvent troubler vos pensées. Vous pourriez vous sentir très émotif et expansif, pas concentré. Vous pourriez vous sentir comme si vous retourniez dans votre trou, comme la Marmotte (2 février*). Ou il pourrait s’agir d’un faux sentiment de sécurité ou de stabilité, encore une fois comme avec la Marmotte pour qui a l’impression qu’il est sûr de sortir quand en réalité ça ne l’est pas. Les pressions du monde réel peuvent sembler insurmontables, et une personne qui est normalement forte peut commencer à se sentir épuisée, en particulier lorsqu’elle tente d’en faire trop.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Quintessences florales de Bach possibles : Clematis et Elm.

* Ndlt : Pour une meilleure compréhension du texte, je copie-colle l’explication de Wikipédia au sujet du :  » jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais) est un événement célébré en Amérique du Nord le jour de la Chandeleur, soit le 2 février. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l’entrée du terrier d’une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l’hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l’hiver continuera pendant six semaines supplémentaires ».

Energies des Arbres Lunaires : le Bouleau

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Bouleau

Première Lune

  • Glyphe – Je suis un cerf aux sept dents de fer
  • Oiseau – faisan
  • Couleur – Blanc
  • Jour – Dimanche
  • Guérison – Panacée pour tous les problèmes de peau et des articulations.
  • Mystères – Magie liée à la Forêt, Autorité de la Reine, Autorité intérieure/Auto-discipline, Discipline.

Le bouleau est la première lune, et elle s’accompagne des leçons les plus importantes et les plus essentielles, celles qui vous soutiendront tout au long de l’année, celles qui constitueront les bases sur lesquelles nous nous appuierons. Ces leçons sont la sensibilité, la compassion, la conscience, la communication, l’autorité sur soi-même et l’auto-discipline.

C’est un nouveau départ, ainsi qu’une re-naissance. Nous avons réussi à passer au travers de l’ancienne année. C’est le moment de nous re-connecter, à nous-mêmes ainsi qu’au monde qui nous entoure. L’initiation du soi.

Le glyphe, « Je suis un cerf aux sept dents de fer, » parle de la conscience du Soi Supérieur, des rois et de la nativité – l’origine ou la naissance du Dieu Soleil.

Les Fasces sont l’un des symboles pour le Bouleau – une hache à double tranchant avec du bouleau entourant le manche, attaché à l’aide d’un cordon rouge. C’est un symbole d’autorité ; et la hache à double tranchant est un symbole d’équilibre : fonction mentale, masculin/féminin, externe/interne, croissant/décroissant, autorité/compassion. Le fagot de branches est pour la force. Ce symbole parle d’intégration de la force qui réside en soi, la base pour l’autorité, compassion/empathie, conscience/responsabilité, respect/capacité à voir. Les fasces étaient un symbole d’autorité dans l’antiquité romaine ; cependant le terme a évolué pour donner le mot fasciste, avec toutes ses connotations négatives.

  • Energies Négatives du Bouleau : il est possible que vous ayez envie de vous rebeller un peu – en vous amusant, en faisant la fête, en n’étudiant pas, etc. Ou il est possible que vous tombiez dans l’extrême inverse, et de vous comporter comme les fascistes  – en étant dominateur, inflexible, en voulant tout contrôler, en usant d’autorité qui est basée sur la peur, et non sur le respect ou l’amour.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Quintessences de Bach possibles pour le Bouleau : Vine, Rock Water, Beech.

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Bouleau

Le Bouleau

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le Bouleau est le premier arbre de l’année. Son nom gaélique est Beth (prononcé « Beh » ndlt : à l’anglaise).

Son glyphe est : « Je suis un cerf aux sept dents de fer. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

290px-Illustration_Betula_pendula0Les jeunes pousses et feuilles du bouleau peuvent être utilisées pour fabriquer un laxatif tonique. Les feuilles étaient réputées pour leur utilisation sous forme de tisane afin de soigner la goutte, les rhumatismes et calculs rénaux. De plus, on peut employer soit une infusion des feuilles soit une décoction de l’écorce pour traiter l’hydropisie (accumulation de sérosité dans le tissu cellulaire.) Cette même décoction d’écorce était utilisée pour soigner les problèmes cutanées (Grieve 104.)

A Dictionary of Plant-Lore décrit l’usage des branches de bouleau dans les églises anglaises lors du  Whit Sunday (Pentecôte.) Les branches étaient attachées aux piliers de la nef ou placées aux extrémités des bancs.

« [B]eing young growths, they represent the renewal of life » (Vickery 32).
« Étant de jeunes pousses, elles représentent le renouveau de la vie. »

Ceci établit la connexion du Bouleau avec la renaissance de la Nouvelle Année.

  • Mythologie et Symboles.

Le glyphe du Bouleau est : « Je suis un cerf aux sept dents de fer. »

En examinant les dieux associés au cerf, nous commençons à discerner quelque chose. Sadb est la déesse-cerf mère d’Oisin, et le culte de Britomartis incluait le Minelaphos, le « Cerf de Minos » de la Crète minoenne (Graves p 250, édition française). Artémis (dont l’homologue romain est Diane) est célèbre pour sa chasse sacrée du cerf blanc. Cette chasse sacrée survient plusieurs fois durant l’année, et à ce moment dans le temps, elle est le symbole de la création d’une vie nouvelle par la destruction d’une ancienne – la renaissance.

Le nombre sept est une énigme dans le glyphe du Bouleau. « B est l’Héraclès-cerf (ou taureau sauvage) qui commence l’année. Les sept combats, ou les sept marques de croissance de ses merrains, sont les mois en perspective et en rétrospective : en effet, B est bien le septième mois après Duir, le mois du chêne, et le septième mois à partir de Beth est de nouveau Duir (241). Le Solstice d’Hiver, qui termine l’année le Jour Intermédiaire, est juste avant le début de Beth. Par conséquent, c’est à ce moment que les énergies masculines/actives commencent à émerger, et les énergies féminines/passives à décliner. Duir est le mois durant lequel a lieu le Solstice d’Été, et manifestera une inversion dans les énergies (commençant la seconde moitié de l’année.) Ceci montre l’importance du Bouleau comme un temps de nouveaux commencements et de renaissance.

Les Fasces (ndlt : les faisceaux, en latin « fasces lictoriae ») sont un autre symbole du Bouleau. Dans son article, « Lunar Tree Energies », Linda Kerr explique la signification de ce symbole : « les Fasces sont un symbole pour le Bouleau, une hache à double tranchant avec du bouleau enroulé autour du manche, attaché à l’aide d’un cordon rouge. C’est un symbole d’autorité ; et la hache à double tranchant est un symbole d’équilibre : fonction mentale, masculin/féminin, externe/interne, croissant/décroissant, autorité/compassion. Le fagot de branches est pour la force. Ce symbole parle d’intégration de la force en nous, base pour l’autorité, compassion/empathie, conscience/responsabilité, respect/capacité à voir. Les fasces étaient un symbole d’autorité durant l’antiquité romaine ; cependant, l’évolution du terme a donné le mot fasciste, avec toutes ses connotations péjoratives. »

Pour une compréhension supplémentaire de cet usage du bouleau en tant que symbole d’autorité, les branches étaient employées pour « battre les bornes, » afin de rétablir les frontières, aussi bien que pour fouetter les criminels (Paterson 29-30).

  • Énergies

Le Bouleau est un temps de nouveaux commencements – de création. C’est la première des trois lunes « d’accouchement aquatique » de l’année. Durant cette lune, l’individu doit faire des projets pour l’année qui va suivre – les résolutions du Nouvel An. L’étudiant doit laisser le passé derrière lui et passer à l’avenir.

Les mystères doivent être appris à cette période pour faciliter ces nouveaux projets : auto-discipline, autorité sur soi, compassion et conscience de soi.

Ce sont les premières leçons les plus importantes à assimiler tout au long de l’année, et l’accent sera mis sur celles-ci encore et encore au cours des mois à venir. Si elles ne sont pas comprises maintenant, l’étudiant aura à gérer des moments difficiles avec les énergies du reste de l’année (Kerr, « Lunar »).

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Roseau

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

La douzième lune est celle du Roseau. Son nom gaélique est Ngetal (prononcé à l’anglaise « Nyettle »).

Le glyphe pour Roseau est : « Je suis un bruit menaçant venu de la mer. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

typhalatifoliaParce que le roseau (Phragmites communis) n’a lui-même que peu de qualités médicinales et nutritives, le genêt est utilisé comme substitut. Les jeunes rameaux sont récoltés en mai, et utilisés soit frais soit séchés pour leurs alcaloïdes spécifiques. Il sert de diurétique et cathartique, pour traiter l’hydropisie et les troubles de la vessie, des reins. Le genêt a une action particulière sur le cœur, tout d’abord il ralentit les battements cardiaques, puis les accroît et renforce le pouls.

Contrairement à la digitale, il n’a pas d’effets cardiaques sur le long terme (Grieve 127).

On associe souvent le genêt à l’aubépine parce que l’on pense qu’ils portent malheur. Un vieil adage dit : « If you sweep the house with broom in May, you’ll sweep the head of that house away. » (Ndlt : nous pourrions le traduire en l’adaptant : “Si tu balaies la maison avec du genêt (ndlt : broom en anglais désigne à la fois genêt et balai) en Mai / C’est la tête de cette maison que tu feras tomber.”) (Vickery 51)

Le genêt fleurit durant le mois de Mai, comme l’aubépine, et comme cette dernière, il a fini par être associé à la mort.

Fleur de genêt
Fleur de genêt

Les Plantagenêts tirent leur nom de la présence d’un rameau de genêt sur leurs armoiries, en latin Planta Genista. Geoffrey, Comte d’Anjou, père d’Henry II, passa sur un sentier rocailleux, vit la plante de genêt et, selon la légende, dit : « Et ainsi, puisse cette plante d’or être pour toujours de ma connaissance, solidement enracinée parmi les rochers, et pourtant soutenant ce qui est prêt à tomber. Je la porterai sur mon cimier, au milieu des champs de bataille s’il le faut, lors des tournois et lorsque je dispenserai justice » (Vickery 284).

  • Mythologie et Symboles

La connexion du roseau (et du genêt) à la mort n’est pas surprenante. La chouette (l’oiseau de la Lune Rouge) est le messager des déesses de la mort, Hécate, Athéné et Perséphone. En tant que porteuse de prophétie, la chouette vient également à être associée à la sagesse. Le grondement de la mer contre le bord de la falaise est le son de Ngetal (le son de la mort annoncée.) Aucune falaise ne peut résister à la puissance de la mer (source de mort et de renaissance) et sera finalement emportée pour devenir de simples galets (Graves, p, 244).

  • Énergies

Le roseau est jumelé au Sureau, le dernier arbre de l’année. Le roseau est la Lune de la mort annoncée et, en tant que tel, la Lune de la terreur. Le son du vent dans un lit de roseaux secs, le son de l’océan contre une falaise, le cri de la chouette, le hurlement de la Beansidhe (ou Banshee) : tout ces sons sont ceux du Roseau. Et pourtant, le roseau offre en même temps le confort par le son, puisque les roseaux sont employés dans la fabrication des flûtes de pan, avec lesquelles nous jouons de la musique.

C’est le moment où l’étudiant devrait réussir à comprendre/accepter le concept de fins, d’achèvements : la fin de l’année et, éventuellement, celle de la vie elle-même.

Tableau I
Correspondences pour le système BLN System du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques. Tirées de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr et de La Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphe

Je suis un bruit menaçant venu de la mer

Couleur

Vert

Lettre

, NG

Animal

Chouette/Hibou et Oie sauvage

Symboles

Baguette de Roseau, lame, galets et coquillages

Archétypes féminins

Dana, Fand, Hécate, Athéné, Perséphone, Cerridwen, Norne.

Archétypes masculins

/

Guérisons

Associé au genêt à balai (planta genista) pour l’indulgence excessive

Mystères

Discipline, Protection de la maison contre le climat, et Sécurité, Joie de la Musique, Préparation à la protection.

Tradition Faerie Faith : Comprendre les Arbres, le Sureau

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le sureau est la treizième lune. Son nom gaélique est Ruis (prononcé « Roush » ou « Roo-ish »).

Le glyphe pour le sureau est « Je suis une vague de la mer. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce, les feuilles, les fleurs et les baies de sureau ont toutes des propriétés curatives.

L’écorce est purgative et émétique.

Les feuilles sont utilisées pour repousser les insectes, traiter les ecchymoses, les entorses et l’hydropisie.

sureau, sureau communLes fleurs peuvent être préparées de façon à confectionner une huile volatile utilisée dans un mélange d’eau pour traiter les tâches de rousseur, les coups de soleil et les imperfections.

Le vin de sureau peut être fabriqué à partir des baies, pour traiter aussi bien les rhumatismes que l’érésipèle (Grieve 269-73).

Le sureau était considéré comme un arbre à sorcières et donc malchanceux, et en même temps, protecteur. On pensait que prendre toute partie de l’arbre vivant portait malchance, à moins que l’on en demande la permission à l’arbre lui-même en premier lieu. Selon Vickery, « Si vous coupez un sureau ou l’abattez, vous devez vous incliner trois fois et dire : Vielle Femme, Vieille Femme / Donne-moi un peu de ton bois / Et lorsque je mourrai / Je te donnerai du mien. » (120).

Comme l’huile que l’on trouve dans ses feuilles a la propriété d’éloigner les insectes, l’arbre était souvent planté près des toilettes pour en détourner les mouches (122).

  • Mythologie et Symboles

Le Sureau a longtemps été associé à la mort et à ce qui s’achève. Le sureau passait pour avoir été l’arbre sur lequel Jésus fut crucifié, ainsi que celui sur lequel Juda se pendit, explique Graves, « le sureau est l’arbre de la condamnation (d’où la persistance malédiction du nombre treize) » (page 213 des Mythes Celtes.) Plus loin, il poursuit : “R[uis] est le mois où la vague s’en retourne à la mer et l’année finissante à son commencement telle une onde. En poésie irlandaise et galloise, une vague de la mer et un ‘cerf de mer’ : ainsi l’année peut-elle commencer et finir avec le chevreuil blanc » (p. 244).

Le sureau est l’arbre qui apporte la mort de l’année. C’est un moment de sacrifice et d’acceptation de ce qui prend fin.

  • Énergies

Le sureau apporte avec lui de nombreux mystères liés à la mort, à la résurrection et à la renaissance.

Les glyphes pour le sureau sont, “Je suis une vague de la mer,” ou, “Sur une mer sans limites, je m’en suis allé dérivant,” qui parlent de mort et de renaissance.

C’est le moment de l’année où l’étudiant devrait faire la paix avec tout ce qui est arrivé durant l’année.

Imaginez-vous dérivant sur une mer. Vous ne pouvez rien voir d’autre que l’eau et le ciel. Sur cette mer, vos biens, vos proches, votre travail ne signifient rien. Un jour, tout cela prendra fin. La seule chose importante que vous possédez sur cette mer, c’est votre âme. C’est la seule vraie leçon du Sureau : Tout disparaîtra, sauf votre âme qui subsistera. Cela peut être soit une expérience terrifiante soit exaltante, selon ce que vous avez accompli et ce que vous croyez à propos de vous-même. Si les leçons du Bouleau ont été acquises et bien appliquées, l’étudiant n’a rien à craindre. Si elles ne l’ont pas été, alors une nouvelle année entière l’attend juste au tournant.

  • Tableau I

Correspondences pour le système BLN System du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques. Tirées de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr et de La Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis une vague de la mer.

Sur une mer sans limites, je m’en suis allé dérivant.

Couleur

Rouge-Sang

Lettre

, R

Animal

Freux

Symboles

Baguette de Sureau, bol de feuilles mortes, lame de sacrifice, une plante

Archétypes féminins

Artémis, la Morrigane

Archétypes masculins

Cernunnos, The Dagda, Cuchulain, Fionn.

Guérisons

Purification du corps interne et externe, maux liés au temps froid

Mystères

Transition de l’Ancien/Nourrir le Nouveau, Sacrifice de la Nature Inférieure, Renouveau du Soi Spirituel, Préparation par le Sacrifice

Tinne : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis.  Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis une flèche décochée pour la bataille,

Je suis la lance : qui rugit pour du sang.

Je suis une lance qui rugit pour du sang, une épée affilée dans l’exercice de la vengeance.

Je suis un géant à l’épée affilée, abattant une armée dans l’exercice de la vengeance.

Couleur

Vert/Gris

Lettre

T, T

Animal

Etourneau

Symboles

Baguette de Houx, plume noire

Archétypes féminins

Creiddylad (Cornélia), Artémis, Dana.

Archétypes masculins

Cuchulain, Hercule, Sire Gauvain, Le Chevalier Vert, les Rois Chêne et Houx, Jésus et St Jean Baptiste, Tannus, Tina.

Guérisons

Médecine préventive contre la fièvre

Mystères

Invulnérabilité, Protection Préventive, Vigilance, Bon Augure, Voyage

Energies des Arbres Lunaires : le Houx

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Houx

Huitième Lune

  • Glyphe – Je suis une flèche décochée pour la bataille
  • Oiseau – étourneau
  • Couleur – Vert/Gris
  • Jour – Mardi
  • Guérison – médecine préventive de la fièvre
  • Mystères – Invulnérabilité, Protection Préventive, Vigilance, Bon Augure, Voyage

houxLe Houx, comme le Bouleau, est la première lune d’un nouveau cycle. Le Houx est la première lune de la moitié sombre de l’année. Les leçons apprises durant la lune du Bouleau, l’auto-discipline, l’autorité sur soi-même, la sensibilité et la conscience, puis réitérées lors de chacune des lunes suivantes, seront les plus indispensables au cours de cette seconde moitié de l’année.

Le Solstice d’Été est le moment durant lequel, dans la mythologie, le Roi Chêne est tué par son jumeau, ou son taniste, le Roi Houx, qui règne jusqu’au Solstice d’Hiver, lorsqu’il est à son tour tué par son taniste, le Roi Chêne. Taniste est lié au tanin que l’on trouve dans le chêne ; le Chêne et le Houx sont les deux faces d’une même médaille, la fin d’un cycle et le début du suivant.

Cette bataille entre les jumeaux parle d’une bataille qui se passe en nous-mêmes. En chacun de nous se trouvent anima et animus, yin et yang, une part masculine et féminine. Après le Solstice d’Été, les énergies yang commencent à décliner, et les énergies yin occupent le premier rang. Nous entrons dans le temps de l’inconscient, la part sombre, du repli intérieur, de l’introspection. Mais nous avons toujours les énergies yang avec nous à ce moment, également. Si vous n’êtes pas pleinement équilibré intérieurement, si vous continuez d’avoir des complexes ou des blocages, alors votre moitié sombre peut devoir « combattre » votre moitié lumineuse, votre soi yang, pour se révéler, pour qu’elle soit en mesure de s’exprimer. Et bien sûr, si vous êtes vous-même malheureux, mal équilibré et sur les nerfs, vous allez vous défouler sur tout le monde. C’est l’énergie prédominante de cette période de l’année. Colère, haine, jalousie, suspicion. Nous sommes aisément provoqués et marchons sur des braises.

Même si vous êtes assez bien équilibré et heureux, comme votre inconscient commence à émerger, il occasionnera quelques émotions fortes et de l’instabilité, de l’agitation que vous n’aviez pas remarquées jusque là. Mais si vous avez bien appris vos leçons, vous reconnaîtrez ces sentiments pour ce qu’ils sont, vous serez conscient de leur effet sur votre entourage et vous-même, et vous serez sensible et compatissant, tant avec vous-même qu’avec les autres. Le contraire de la haine, c’est l’amour et c’est ce dont nous avons besoin dès lors pour surmonter ces émotions intenses. Et en fin de compte, votre but est de réunir les deux moitiés de vous-même pour former un être complet, équilibré.

  • Les énergies négatives du Houx sont : la colère, la haine, la jalousie, la suspicion, l’irritabilité, l’impatience. Possibilité de se sentir comme si tout le monde nous cherchait des crosses, comme si tout le monde en avait après nous. Possibilité de se sentir déchirer en deux. Revirements, hésitations. Également la peur de l’inconscient.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Fleurs de Bach possibles pour le mois du Houx : Holly, Scleranthus.

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :

Les Glyphes du Calendrier des Arbres Lunaires :
Saule, Aubépine & Chêne
Par Linda Kerr, traduction Fleur de Sureau

Chacun des 13 mois lunaires a son propre « glyphe », ou vers, tiré du Chant d’Amorgen, un poème ancien qu’aurait entonné le chef barde des Milesiens, envahisseurs de l’Irlande, tandis qu’il posait le premier pas sur l’île en 1268 avant JC. Ce poème a été reconstitué par Robert Graves dans La Déesse Blanche et rattaché à l’alphabet Beth-Luis-Nion, comme suit :

Je suis un Cerf aux sept dents de fer Ou un bœuf aux sept combats, Bouleau Beth
Je suis une vaste étendue d’eau sur une plaine, Sorbier Luis
Je suis un vent sur les eaux profondes, Frêne Nion
Je suis une larme étincelante du soleil, Aulne Fearn
Je suis un faucon sur la falaise, Saule Saille
Je suis beau parmi les fleurs, Aubépine Uath
Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée, Chêne Duir
Je suis une flèche décochée pour la bataille, Houx Tinne
Je suis un saumon dans l’étang, Noisetier Coll
Je suis une colline de poésie, Vigne Muin
Je suis un sanglier cruel, Lierre Gort
Je suis un bruit menaçant venu de la mer, Roseau Ngetal
Je suis une vague de la mer, Sureau Ruis
Qui, si ce n’est moi, connait les secrets du dolmen en pierre brute ? Solstice d’Hiver

Chacun de ces vers parle d’une essence particulière des énergies lunaires, et lorsqu’ils sont étudiés en profondeur, ils peuvent nous aider à nous orienter vers une plus grande compréhension du mois de l’arbre. Cette série d’articles tentera d’explorer ces glyphes, et au moins vous poussera à développer votre propre compréhension du sujet.

  • Saule/Saille : Je suis un faucon sur la falaise – pour l’agilité

Saule tortueux, mois du saule 2015

C’est un glyphe approprié pour le Saule, selon Graves, parce que Saille est le mois durant lequel les oiseaux font leur nid (Graves, 209).

Le faucon qui est sur la falaise est, mythologiquement, le même oiseau que le milan, qui est l’oiseau sacré de Borée, le Vent du Nord. Dans la légende grecque, ses fils thraces, Calaïs et Zétès portaient des plumes de milan en son honneur et pouvaient se transformer en milans. L’hiéroglyphe égyptien pour Vent du Nord est un faucon, reliant ainsi le faucon et le milan. Le mot gallois pour faucon est gwalch, semblable au latin falco, ou faucon (dans le texte : falcon), qui est un type de faucon (dans le texte : hawk). Le Gwalchmai mystique (‘faucon de Mai’) ; Gwalchaved (‘faucon de l’été’), ou Sir Galahad ; et Gwalchgwyn (‘faucon blanc’), ou Sir Gawain, sont tous reliés au faucon du Saule (Graves, 209).

Le Saule est une période de mouvement, et le faucon sur la falaise représente ce mouvement. Il est perché sur la falaise, prêt à s’envoler mais pas encore prêt à voler. Le faucon, un symbole de l’air, nous dit aussi que nous avons pleinement quitté les profondeurs aquatiques des quatre dernières lunes.

Le Saule est sacré pour Hécate, Minerve, Héra et Perséphone ; tous les aspects de la Déesse liés à la Mort. Cela peut sembler étrange au moment du printemps, mais rappelez-vous le faucon, en tant qu’oiseau de proie, est porteur de mort lui-même. L’histoire de Gwion illustre cela symboliquement.

Dans l’histoire de Gwion – le garçon qui est mangé par la sorcière sauvage Cerridwen et qui renaît comme l’enfant miraculeux Taliesin – Gwion passe par un certain nombre de transformations pour échapper à la fureur de la Déesse. Ces transformations se succèdent dans l’ordre strict des saisons, tout comme les formes correspondantes que la Déesse prend pour le poursuivre et enfin l’attraper. Tout d’abord, Gwion est un lièvre en automne, saison de la chasse ; Elle devient un lévrier femelle ; puis il se transforme en poisson durant les pluies de l’hiver et, elle, se transforme en loutre ; ensuite il devient un oiseau au printemps lorsque les migrateurs reviennent et, elle, devient un faucon ; et enfin il se transforme en un grain de blé durant l’été, la saison des récoltes et Elle le mange en prenant la forme d’une poule noire à grande crête – la coiffure rouge et les plumes noires la désignent comme la Déesse de la Mort (Graves, 400).

Une dernière chose à mentionner, Hécate, la Déesse de la Mort, a pour messager la Chouette, qui nous conduit à la prochaine lune, l’Aubépine.

  • Aubépine / Huath : Je suis beau parmi les fleurs

aubépine-ciel-bleuHuath est la saison des fleurs et elle est régie par l’Aubépine ou l’Arbre de Mai. Olwen est la Reine de Mai et la fille de l’Aubépin ou du « Géant Aubépin ».  Le nom Olwen signifie « Celle à la Trace Blanche », à cause des trèfles blancs qui poussent dans les traces de ses pas. (Graves, 209-210)

Olwen est un autre nom pour Blodeuwedd (‘aspect de Fleurs’), elle a été créée par le magicien Gwydion à partir de bourgeons et de fleurs (Graves, 41) pour être la fiancée de Llew Llaw Gyffes (Graves, 85). Dans le mythe de Blodeuwedd et Llew Llaw, Blodeuwedd rencontre Gronw et en tombe amoureuse. Elle complote avec lui pour tuer son époux, Llew Llaw. Par ruse, Llew est conduit sur le lieu de mort : Gronw se lève et le tue d’un coup de lance dans le flanc. L’âme de Llew s’élève ensuite sous la forme d’un aigle. (Graves, 310)

Lorsque le père de Llew, Gwydion, part à sa recherche, Blodeuwedd lui dit qu’il a quitté la maison pour aller à la chasse. Gwydion, cependant, en sait plus et voyage à travers tous les pays à la recherche de Llew. Enfin, il créé le Caer Gwydion, ou la Voie Lactée, comme une trace, une voie, par laquelle il recherche l’âme de Llew dans les cieux, et où il la trouve. Pour la punir de sa traîtrise envers son époux, Gwydion la transforme en oiseau, après quoi elle s’enfuit de son beau-père. (Graves, 315)

L’oiseau que Blodeuwedd est devenue est une chouette et elle est appelée Twyll Huan (‘le trompeuse de Huan’) pour avoir causé la mort de Llew, Huan étant l’autre nom de Llew, et tylluan étant le mot Gallois pour chouette. (Graves, 85)

Dans l’histoire, Blodeuwedd est transformée en une Chouette par Gwydion. En réalité, elle a été une Chouette pendant des milliers d’années avant que Gwydion ne naisse – la même Chouette qui est représentée sur les pièces d’Athènes comme symbole d’Athéna, la Déesse de la Sagesse. Sous ses deux aspects de Déesse de l’Amour et Déesse de la Sagesse, Blodeuwedd fait partie d’une pentade, elle-même représentant le Printemps et l’Été, respectivement. Les cinq déesses sont Arianrhod la Déesse-Naissance ; Arianrhod la Déesse de l’Initiation ; Blodeuwedd la Déesse-Amour ; Blodeuwedd la Chouette, Déesse de la Sagesse ; et Cerridwen la Déesse Truie ; qui ensemble représentent les cinq saisons de l’année ou les cinq voyelles du Calendrier Celtique des Arbres (Graves, 315).

Ainsi, nous pouvons le voir dans cette histoire, Blodeuwedd, sous son aspect de Déesse-Amour (Printemps), est le pouvoir de transformation derrière Llew Llaw, qui après sa mort, de la main de Gronw, prend la forme d’un aigle. Son père le trouve et lui redonne sa forme humaine, suite à quoi Llew tue Gronw, l’amant de Blodeuwedd, de la même façon qu’il a été tué, par une lance dans le flanc. Et donc Llew règne à nouveau à la place de Grown. Blodeuwedd est elle-même transformée sous son second aspect, la Déesse de la Sagesse (Eté), qui est la prochaine lune qui conduira l’âme d’Hercule, sous la forme d’un aigle, aux Cieux, et en compagnie des Immortels. (Graves, 126).

[Traduction à suivre]

  • Chêne / Duir : Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée – c’est-à-dire, qui donne l’inspiration

Bibliographie :

  • Graves, Robert. The White Goddess. 1948. The Noonday Press, New York, NY.