Les Arbres et la divination

Les Arbres
Par Nancy Vedder-Shults, Ph.D. Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis. L’article original provient du site Matrifocus.

Hêtre
Hêtre

De nombreux peuples du monde entier considèrent les arbres comme sacrés. En Orient, les yakshas (anciennes divinités de la terre associées aux arbres) constituaient un symbolisme important au sein de l’Hindouisme et du Bouddhisme. Les Mésopotamiens dans l’antiquité associaient l’arbre sacré à la Déesse Inanna et celle qui lui succéda Ishtar, et ce symbole nous est finalement parvenu à travers la Bible, sous le nom d’arbre de vie. Les anciens Hébreux vénéraient la Déesse Ashérah, sous la forme d’un arbre sacré. Et dans la tradition germanique, nous trouvons l’arbre du monde Yggdrasil, tandis que les Celtes considéraient tous les arbres comme sacrés. En fait, la superstition de « toucher du bois » nous vient probablement des Celtes, puisqu’ils touchaient les arbres avec révérence pour qu’ils leur apportent sagesse, protection et la chance que nous attendons en touchant la table la plus proche.

Dans ce contexte, il ne devrait pas être surprenant de découvrir que les arbres offrent une merveilleuse source d’oracles. En fait, la dendromancie était une ancienne forme de divination utilisant soit un chêne, soit du gui. A Dodone, dans le nord-ouest de la Grèce, un Grand Chêne devint célèbre pour chuchoter les réponses  aux anciens requérants qui l’approchaient,  en quête de divination. Et la Bible raconte que David écouta un bosquet de mûriers pour connaître le signal afin d’attaquer les Philistins (Samuel 5: 20 – 25).

Tree Hugging (Serrer un arbre dans nos bras)

Prenez dans vos bras votre arbre préféré ou communiez avec lui, discernez la réponse à votre question.

Près d’un arbre • En tout temps • Debout • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Un arbre

Ma divination préférée par les arbres débute en me liant d’amitié avec un arbre qui pousse près de ma maison. Bien que la plupart des arbres fassent bon accueil à nos questions, une relation suivie rendra l’arbre plus enclin à répondre à nos besoins de divination. Un jour, j’ai découvert que lorsque j’avais serré dans mes bras mes arbres préférés un certain nombre de fois, ils me saluaient dès lors comme une vieille amie. Pour cultiver une telle amitié, je laisse également une offrande de feuilles de tabac, quelque chose que l’arbre semble apprécier.

Puisque les peuples ont attribué à diverses essences d’arbre, différentes associations, j’ai toujours choisi un arbre divinatoire en fonction du type de problème lié à ma question. A la fin de cet article, vous trouverez une liste des « Associations Communes des Essences d’Arbre » qui vous donneront quelques idées sur comment choisir l’arbre approprié à votre oracle.

Lorsque je pratique une divination en enlaçant un arbre, je commence habituellement par chanter pour l’arbre. Ma chanson favorite dans ce but s’intitule « Green God» (Dieu Vert) et a été composée par Donald Engstrom. C’est ce que j’appelle « une chanson zip » parce que vous pouvez zipper l’arbre que vous invoquez et la ou les qualités qu’il représente. Je l’ai enregistrée sur mon CD Singing the Promise [1] si vous désirez l’écouter. En voici les paroles :

“Green God, oak (or maple, etc.) God,
Sacred God of (insert quality associated with the tree),
Hey ho, hey ho,
Come unto me,
I beseech thee.”

« Dieu Vert, Dieu chêne (ou érable, etc.),
Dieu Sacré de (insérez la qualité associée à l’arbre),
Hey ho, hey ho,
Viens à moi,
Je t’en prie. »

Vous pouvez également commencer par le fameux couplet de Joyce Kilmer, « I think that I might never see / A poem lovely as a tree » (Je crois que jamais je ne pourrais voir / Un poème charmant comme un arbre.)

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez votre arbre divinatoire.
  3. Ancrez et centrez-vous près de l’arbre.
  4. Saluez l’arbre par une chanson, un poème ou simplement en disant, « Salut. »
  5. Étreignez l’arbre. Pressez votre front contre son écorce puis posez-lui votre question en esprit.
  6. Écoutez attentivement pour recevoir une réponse, pendant 10 minutes au plus.
  7. Interprétez le résultat, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Mon expérience

L’expérience avec mes arbres favoris du voisinage a été très positive. J’associe les érables à la pratique magique et presque à chaque fois que je me promène sous le vieil érable argenté près de la maison, je lui pose une question pour laquelle il a une réponse immédiate. Lorsque j’étais malade, j’ai souvent visité le cèdre à proximité et quand j’avais besoin de conseil spirituel, un vieux frêne m’y aidait. Mais mon arbre préféré est un grand sycomore à proximité du parc, sous lequel je m’asseyais souvent pour écrire. A plusieurs reprises, j’y ai vécu des synchronicités. Ce n’était pas juste l’ombre de sa canopée qui m’avait attirée sous cet arbre, mais également le fait que les sycomores sont associés à la réceptivité et à la communication, deux des éléments les plus importants du travail d’écriture.

Lorsque j’avais une question divinatoire, j’écoutais habituellement la réponse de l’arbre en moi avec ma propre voix, mais parfois elle venait comme un fruit qui tombe, une brindille ou une feuille. Et d’autres fois, pendant que j’attendais, quelque chose attirait mon attention alors que je serrais dans mes bras l’arbre oraculaire. J’ai découvert que, lorsque je m’ouvrais à l’univers, celui-ci répondait.

Les Qualités des Arbres

Promenez-vous dans les bois ou dans un parc jusqu’à ce que vous vous sentiez attiré par un arbre en particulier ; puis identifiez son essence et laissez ses qualités symboliques répondre à votre question.

Un parc ou une forêt • En journée • Promenade • Mouvement & Symboles

Outils et Ingrédients :

• Un espace naturel avec des arbres ;

• « Tree Finder : A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves » (un manuel pour identifier les arbres par leurs feuilles) [2] ou un livre similaire, si vous ne parvenez pas à différencier plusieurs types d’arbres.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Localisez l’espace naturel où vous voulez vous promener.
  3. Ancrez et centrez-vous dans cet espace naturel.
  4. Focalisez votre esprit sur votre question tandis que vous vous promenez.
  5. Laissez-vous attirer par un arbre particulier.
  6. Identifiez l’arbre.
  7. Si vous ne pouvez faire aucune association directe avec l’arbre, cherchez les qualités qu’il incarne typiquement dans la liste des Associations Communes des Arbres.
  8. Interprétez votre oracle, peut-être avec l’aide de la libre association d’idées.

Mon expérience :

Je sais reconnaître de nombreuses essences d’arbre. Ce qui fait que je dois prendre soin de suivre mon intuition sans tenter d’identifier les arbres qui m’entourent quand je me promène. Sans quoi je fausserais le résultat de ce type d’oracle.

Toucher les brindilles

Méditez sur la texture d’une brindille ramassée par terre, jusqu’à ce qu’une réponse vous vienne.

N’importe où • En tout temps • Assis • Sensation

Outils et Ingrédients :

• Une brindille

Si les oracles sensoriels fonctionnent pour vous, cette troisième divination par les arbres peut vous offrir une clairvoyance particulière. La texture rugueuse ou douce de la brindille que vous tenez, vous évoquera certaines qualités. En fait, si cette méthode oraculaire vous parle, vous pouvez créer des baguettes ou bâtons d’une ou plusieurs essences d’arbres afin d’éveiller certaines énergies ou capacités que vous souhaitez cultiver. De nombreuses générations de mystiques et chamanes ont utilisé de tels bâtons à des fins magiques. Bien sûr, si vous ne trouvez pas de brindille, vous pouvez également toucher une porte en bois ou vous asseoir sur une chaise en bois.

Étapes :

  1. Formulez votre question.
  2. Choisissez une brindille, une baguette ou un bâton avec lequel communier.
  3. Ancrez et centrez-vous tandis que vous tenez la brindille, la baguette ou le bâton.
  4. Communiquez votre question mentalement à votre brindille.
  5. Méditez sur la texture de la brindille pendant 10 minutes.
  6. Interprétez votre oracle, peut-être en vous aidant d’une libre association d’idées.

Les Arbres : leurs Associations Communes [3]

Associations communes qui s’appliquent seulement à une culture spécifique et librement. Si cela ne résonne pas en vous, utilisez vos propres symboliques.

Aubépine. Arbre sacré pour les fées, fertilité, créativité, nettoyage, patience

Bouleau. Arbre sacrée de la Déesse, nouveaux commencements, besoin d’équilibre, nettoyage.

Caryer. Persistance, endurance, force, flexibilité

Cèdre. Nettoyage, guérison, purification, protection

Cerisier. Vie, naissance, nouveaux éveils, renaissance, l’arbre du Phénix

Chêne. Force, endurance, énergie yang, une porte sur les mystères

Citronnier. Nettoyage, équilibrer l’aura, clarté de pensée, invitation aux esprits-guides protecteurs et maîtres

Cyprès. Arbre du monde-d’en-bas, faire face à ses peurs, énergies féminines primales, exploration du sacrifice

Épicéa. Yule, détoxifiant, guérison, faire confiance à son intuition, stimulation des rêves, calme

Érable. Expression concrète de la voyance, équilibre du yin et yang, éveil de l’intuition

Eucalyptus. Guérison, protection, apaisant, exploration des rêves

Figuier. Arbre sacré du Bouddha (arbre Bodhi), illumination, perception intuitive, abondance

Frêne. Sacrifice pour une sagesse plus grande, sensibilité, force, protection, connexion aux mondes intérieur et extérieur

Hêtre. Connaissance du passé, pouvoir des mots, expression de soi, tolérance.

Lilas. Beauté, équilibre entre l’intellect et l’âme, lien fort avec les esprits de la nature, guérison

Noisetier. Stimulation des énergies créatrices, magie exceptionnelle, transformation, sagesse cachée, radiesthésie

Noyer. Aide aux transitions, pouvoir de renaissance, initiation, liberté d’esprit, sagesse cachée

Olivier. Arbre de la paix, force intérieure, rajeunissement

Oranger. Douceur, sensibilité, développer la projection astrale, nettoyage, calme dans un contexte tendu

Orme. Arbre de l’intuition, arbre du conseil, majesté, magie elfique, force

Palmier. Calme, protection, célébration, le passé comme part du présent

Pêcher. Sensualité, réactivation des forces de vie, longévité, stimulation des énergies artistiques

Peuplier. Manifestation de rêves personnels, surmonter des peurs personnelles, endurance face aux épreuves

Pin. Protection émotionnelle, apaisant, mysticisme de Mithra & Dionysos, sensibilité médiumnique, soulagement de la douleur

Pommier. Bonheur, un choix à faire, magie (spécialement celle du royaume de Féerie), jeunesse, beauté, Jardin d’Eden

Saule. Flexibilité, chagrin, magie de la lune et de l’eau, rêves, liens avec des Dieux et Déesses, en particulier Brigid et Orphée, clairaudience, éveil des énergies féminines, intuition, radiesthésie

Séquoia. Percevoir le sacré, vieille âme, perspective sur la vie, activation des chakras du 3ème œil et couronne, protection

Sorbier. Maîtrise sensorielle, protection, nettoyage, renforcer l’aura, radiesthésie, développement de notre jugement, lien fort avec le royaume de Féerie

Sureau. L’arbre de la religion Celtique, fin d’un cycle, régénération, renaissance du royaume de Féerie.

Sycomore. Arbre sacré de l’Égypte Antique, arbre d’Hathor, amour, communication, réceptivité, nourriture, connexion avec la Nature, abondance, fantômes

Tilleul. Esprit mystique, poursuite des rêves personnels, beauté, joie

Tremble. Chuchotement, surmonter des doutes, des peurs, malentendus, résurrection

Notes :

[1] Disponible sur mon site web Mama’s Minstrel ou chez the Covenant of Unitarian Universalist Pagans.

[2] May Theilgaard Watts, Tree Finder: A Manual for the Identification of Trees by Their Leaves (Rochester, NY: Nature Study Guild, 1991). Vous pouvez acheter ce petit livret pour $3.95 auprès de Nature Study Guild, Box 10489, Rochester, NY 14610.

[3] Cette liste a été compilée à partir de ma propre expérience ainsi que d’un certain nombre de livres, en particulier celui de Ted Andrews, Nature-Speak: Signs, Omens and Messages in Nature (Jackson, TN: Dragonhawk Publishing, 2004). J’ai également consulté le livre de D.J. Conway, By Oak, Ash, and Thorn: Modern Celtic Shamanism (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996) et Ted Andrews, Animal-Speak: The Spiritual and Magical Powers of Creatures Great and Small (St. Paul, MN: Llewellyn Publications, 1996)

L’Histoire de la Faerie Faith (par Imré Rainey)

L’Histoire de la Faery Faith, par Imré Rainey. Traduit par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

  • L’histoire telle qu’elle a été enseignée

(Les informations suivantes ont été rédigées à partir de la correspondance échangée entre Mark Roberts et Imré Rainey.)

Mark-and-EponaMark Roberts était en Angleterre en 1961,  pour y poursuivre son hobby, l’archéologie, et étudier avec  Thomas Maughan, Archidruide du Druid Order, lorsqu’il rencontra Margaret Lumely Brown.  Il ne se rappelle pas exactement comment ses relations l’ont conduit à Margaret, cependant, il se souvient qu’ils s’étaient rencontrés à un rassemblement ‘socio-métaphysique’, où ils passèrent leur temps à échanger sur leurs expériences.  Mark se rappelle avoir raconté à Margaret qu’il avait suivi un « séminaire de formation de pasteur avec des Méthodistes, qu’il avait été initié dans un coven de la Nouvelle-Orléans, qu’il suivait une formation personnelle avec l’Archidruide, qu’il avait été marié à un membre d’une tradition Wiccan clef d’Angleterre », et qu’il avait acquis beaucoup d’expérience à voyager à travers le monde et à « participer aux fouilles archéologiques de sites religieux de premier ordre. » Margaret, à son tour, parla à Mark de la Faerie Faith.   Suite à cela, Mark commença à rendre visite à Margaret au Chalice Hill Cottage, qui fut la maison de Margaret et de Dion Fortune.

Mark décrit sa formation comme « quelques réunions mêlant le partage d’expériences/d’instructions/de croyances. » En 1963, lui « furent donnés les Mystères et les trois leçons fondamentales de la Faerie Faith. »  « Les leçons étaient écrites, mot pour mot, par Margaret. » « Lorsque la météo était correcte » un rituel avait lieu avec Margaret et « quelques personnes de ses amies/de son coven. » Les 17 rituels restants lui furent « transmis de vive voix, avec les grandes lignes par écrit. » Ils continuèrent « à tenir des réunions dans le même cottage. »

Margaret choisit Mark « avec l’intention que la Faerie Faith soit importée en Amérique, » ce qu’il fit. Il retourna aux USA et rencontra une femme, qui, finalement, vint à être connue sous le nom de Morgan McFarland.  Mark initia Morgan à une part de son background, mais garda la Faerie Faith secrète jusqu’à ce que tout deux se séparent. La raison qu’il invoque : « Gwen, une Grande Prêtresse Galloise de la Faerie Faith » désapprouvait que soient transmis les Mystères de la Faerie Faith à Morgan. Finalement, en 1977, Mark initia Rhea en tant que première Faerie Queen aux U.S.A.

(Toutes les informations ci-dessus proviennent des courriels que Mark Roberts a envoyé à Imré. La seule exception est la date d’initiation de Rhea qui a été fournie par les Dianiques McFarland.)

  • L’histoire d’après recherches

Fin 1998, Imré Rainey commença des recherches sur l’histoire de la  Faerie Faith.  Son objectif principal était de recueillir des données sur la tradition pour les générations futures. Il démarra son projet en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il lui avait été dit, quant à l’histoire de la tradition, était globalement véridique.

Les informations suivantes sont présentées d’une manière aussi simple que possible. Nous n’exprimons pas une opinion, mais relayons des faits et observations.  Nous n’avons pas l’intention de calomnier qui que ce soit.  Nous proposons simplement ces informations de façon à ce que le lecteur puisse se forger une opinion personnelle éclairée sur le sujet. De plus, nous ne prétendons pas que ces informations soient exhaustives.

Margaret Lumely Brown (MLB)

(Les informations suivantes ont été rendues disponibles grâce à la générosité de Gareth Knight, la Society of the Inner Light, les amis intimes de MLB et les responsables de publication des travaux, journaux intimes, journaux magiques et communications avec les plans intérieurs de MLB.)

magaret l brownEn janvier 1913, Margaret Lumely Brown, sa sœur et une amie vivaient dans le voisinage de Marble Arch.  Elle avait « un intérêt profond pour ce qui se résumerait à la Théosophie, à la Nouvelle Pensées et au Spiritisme, mais sans avoir d’expérience pratique sur ces sujets ni les avoir étudié, » (MLB, Both Sides of the Door).  Dans son livre, Both Sides of the Door – un Sketch Psychologique, elle décrit son tempérament psychique de l’époque, comme suit :  « bien que plus ou moins douée de seconde vue au cours des rêves, [je n’étais] pas psychiquement développée d’une autre façon à cette époque. »

Peu de temps après avoir emménagé dans une petite maison, les trois femmes commencèrent à avoir des rêves étonnamment similaires. Curieuses du sens de leurs rêves, elles décidèrent de pratiquer diverses expérimentations psychiques. Immédiatement, les expériences donnèrent d’excellents résultats, qui, elles l’apprirent, étaient provoqués par le lieu où elles résidaient. Il s’est avéré que leur petite maison avait été construite sur le site d’une « maison de mauvaise réputation ». Avec une longue histoire de prostitution, de jeux d’argent, et d’opium, en gros, c’était le chaos sous leurs pieds. Il devint évident que le passé obscur du lieu avait laissé derrière lui une énergie malveillante. Dans un très court laps de temps, les expérimentations échappèrent à tout contrôle et MLB commença à vivre, ce qui se révèlera être, un éveil psychique très effrayant.

« Nous étions totalement perdues, nous ne savions pas quelles mesures prendre ni à qui demander conseil, jusqu’à ce que les pires moments soient bel et bien passés, » écrivit MLB de nombreuses années plus tard. « L’obsession », comme elle l’appelait, dura le temps de trois semaines exténuantes. Vers la fin de l’expérience, sa sœur demanda l’aide d’éminents théosophes de l’époque. Une fois que la maison fut débarrassée de toute activité poltergeist, Robert King, un théosophe/médium qui les aida, conseilla MLB de « ne jamais plus s’impliquer dans un travail médiumnique. »  MLB ne prit pas cet avertissement à cœur, mais permit aux événements de janvier 1913 de paver la route de son avenir en tant que « meilleure médium et extralucide de ce Siècle. »

Par la suite, MLB s’intéressa énormément  à l’Atlantis.  Elle suivit de près les aventures et les travaux du Colonel P. H. Fawcett.  En 1923, elle reçut une lettre décourageante de la part du Colonel Fawcett en réponse à une requête qu’elle avait faite à propos des sociétés ésotériques. Apparemment, elle cherchait à rejoindre un groupe. Dans sa lettre, il expliqua qu’il n’existait « aucune ‘Loge’ en Angleterre du type que vous recherchez… Il y a cependant de nombreux Messagers et Membres de Communautés Occultes que vous pouvez rencontrer si vous parvenez à les reconnaître ! » Sans se laisser démonter par sa lettre, MLB lui écrivit à nouveau. Fin 1924, il lui répondit, décourageant à nouveau ses recherches, en expliquant les difficultés à trouver une véritable « Communauté Occulte. »

En 1942, après la mort de sa sœur et durant une période financière difficile, MLB rencontra Dion Fortune.  Qu’il s’agisse « d’un acte de pure bonté altruiste de la part de Dion Fortune, ou qu’elle ait eue des vues sur ses dons potentiels, » Dion Fortune offrit à MLB « un hébergement au siège de Queensborough Terrace. »

Au sein de la Society of the Inner Light, MLB fut formée en tant que  médium.  Lorsque Dion Fortune mourut en 1946, la formation de MLB la mena à « développer ses dons psychiques afin qu’elle puisse prendre la suite de [Dion Fortune]. » « Les travaux en cours de la Society of the Inner Light furent largement inspirés et nourris par ses capacités remarquables.  Elle était, en titre et fonction, sa Pythie Principale (Arch Pythoness). Autrement dit, la réceptrice principale des communications du plan intérieur, qu’il s’agisse des conseils privés et instructions destinés aux responsables pour faire fonctionner la Société, ou plus publiquement aux membres lors de diverses réunions. » Elle resta résidente au siège de Londres jusqu’aux années 1970.

MLB s’intéressait à beaucoup de choses. Elle était fascinée par l’histoire de Thomas le Rimeur. Elle rêvait de l’Atlantis. Elle écrivait de la poésie et publia articles et livres. Elle communiquait avec les esprits, le petit peuple et divers êtres qui traversaient le Plan Astral. Tout au long de sa vie, elle tint des journaux intimes et magiques, ainsi qu’un carnet de croquis dans lequel elle représentait les êtres qu’elle voyait et avec lesquels elle était entrée en communication dès le début. Pourtant, elle n’a jamais écrit d’article, pas même dans son journal, ni dessiné quoi que ce soit que l’on pourrait considérer, même de loin, lié à la Faerie Faith.  Ses journaux intimes, dont il existe environ un millier de pages, couvrent de nombreux sujets et le large éventails de ses domaines de prédilection, mais jamais aucun ne mentionne la Faerie Faith ou l’Ogham, qui est la base de la Faerie Faith.  Elle parle du Petit Peuple, comme le faisaient la plupart des Britanniques, Ecossais, Irlandais, etc. (se référer au livre The Faery Faith in Celtic Countries par Evans-Wentz) mais, cela, ne fait pas de quelqu’un un pratiquant de la Faerie Faith, qui est un paradigme religieux centré sur l’Ogham et ses mystères tels que révélés à travers les passages des 13 lunaires et des 5 solaires.

Suite à une lettre envoyée à la Society of the Inner Light demandant des informations à propos de MLB et son possible intérêt pour la Faerie Faith, la Société pria à Gareth Knight, son biographe et ami, de répondre. Après une première réponse de la part de M. Knight, de nombreux mois de correspondance s’ensuivirent. Dans l’une de ses premières lettres,  M. Knight écrit, « MLB et Dion Fortune n’étaient pas très proches dans la vie puisqu’elles se sont rencontrées en 1944 et Dion Fortune est décédée en 1946.  Cependant MLB poursuivit son travail. » En réponse aux questions à propos d’un possible coven, M. Knight écrit, « Ce serait une erreur de penser en termes de ‘covens’. Elles ont travaillé sur le front plus large de la Tradition des Mystères Occidentaux, avec pour approche le triple axe du mysticisme chrétien, de la magie hermétique et des contacts avec la Nature/les élémentaux. » De plus, en réponse à une lettre s’interrogeant sur la possibilité que MLB ait été associée à un coven, une pratique, une religion, etc. extérieurs à la Société, M. Knight écrit, « Elle fut membre sénior de la Society of the Inner Light pendant près de 20 ans, tenant un journal intime quotidiennement, de tout ce que j’ai pu constater cela aurait été à l’encontre des règles de la SIL pour elle que de participer activement à un autre groupe, ou d’effectuer toute activité magique privée, de son côté, » et dans une autre lettre, « elle menait une vie très cloitrée au sein de la SIL du fait de ses activités ésotériques là-bas. »

Vers la fin de sa vie, MLB quitta le siège de la SIL pour emménager chez sa nièce.  Malheureusement, la fille de sa nièce souffrait du cancer et MLB sentit « qu’elle était une charge supplémentaire. » Après un court séjour, elle emménagea avec une amie proche, Margaret W. Toutes deux avaient été camarades de sciences occultes et Magaret W. était heureuse d’offrir à MLB un lieu de paix et de calme où elle « pourrait se consacrer uniquement à ses propres pensées ». M. Knight fut assez aimable pour écrire à Margaret W.  et lui demander s’il existait un lien possible, bien que peu probable, avec la Faerie Faith qui aurait pu nous échapper.  Margaret W. répondit à M. Knight qu’elle ne connaissait rien qui permettrait d’établir cette connexion. Elle poursuivit en expliquant que  MLB continua à assister aux réunions du siège de la SIL, mais que cela était du à l’ampleur de son implication.

(Gareth Knight a écrit un livre au sujet de la vie et du travail de MLB. « Pythoness » explore la vie, les écrits, la poésie de MLB, ainsi que son travail au sein de la Society of the Inner Light. Le livre devrait être disponible à l’automne 2000.)

Les leçons de la Faerie Faith

Selon la tradition, MLB donna à Mark Roberts les trois « premières leçons de la Faerie Faith » en 1963.  Les leçons étaient copiées « mot à mot » à partir des manuscrits de MLB et plus tard tapées à la machine. L’entête des trois premières leçons déclarent : « Une leçon de la Vision Féérique et conscience des Esprits de la Nature telle que partagée en  1963 par Margret Lumely-Brown, en Angleterre. »  Des copies des leçons furent envoyées à Gareth Knight, qui répondit : « Copie de FF1 reçue ce matin, merci bien.  Cependant, j’éprouve un certain sentiment de déjà vu… »

En 1962, Gareth Knight demanda à MLB de lui écrire quelques articles pour un nouveau magazine, appelé « New Dimensions », qu’il allait publier. Fin 1962, MLB lui donna le premier article qui fut intitulé « The Urwelt – the Elemental Other World » (L’Urwelt, l’Autre Monde Élémental).  L’article apparut dans le premier numéro d’avril/mai 1963.  La première leçon Faerie Faith, semble-t-il, était une version très abrégée du même article.

L’article ne fait pas mention du terme ‘Faerie Faith’ qui apparaît à plusieurs reprises dans la leçon. Par exemple, l’article précise « au voyant, la Surâme apparaît… » et la phrase correspondante à la leçon dit : « à celui de la Faerie Faith, la Surâme apparaît… » On trouve une autre différence entre les deux textes, l’article décrit un certain nombre d’expériences personnelles interminables qui n’ont pas été rapportées dans la leçon. De plus, le style de l’article est plus formel et expressif que celui de la leçon. Cela clarifie un certain nombre de passages obscurs et incomplets dans la leçon (passages qui se terminent ou qui contiennent des « … »).

Les leçons deux et trois ont également des similitudes avec « New Dimensions », néanmoins elles n’ont pas été écrites par MLB mais par un homme du nom de David Williams, auteur de The Road to Herod’s Hill.  M. Knight explique qu’il avait prié David Williams d’écrire des articles pour le magazine.  S’ensuivirent une série de quatre articles intitulée « Hidden Truths and Fairy Tales » (Vérités cachées et Contes de Fée).  Les articles s’étalent de 1963 à 1964.  Ceux qui présentent un intérêt particulier sont issus du premier numéro d’avril/mai 1963, et du troisième, août/septembre 1963.  M. Knight écrit « J’ai trouvé que les FF2 et FF3 sont en partie repris, mot pour mot, de ces articles, notamment la citation de Maimonide qui a été librement adaptée en suivant la ligne directrice des articles, et qui est en partie une oeuvre originale. Je ne sais pas qui peut être responsable d’avoir à moitié plagié et à moitié adapté le travail d’un autre… » Curieux de toute l’affaire, M. Knight s’est rapproché « de la personne [en Angleterre] susceptible d’en savoir davantage sur ce qui se passe dans les cercles païens et faery. » « J’ai eu Marian Green, au téléphone ce matin, » écrit-il, « elle a mentionné le fait qu’il n’était pas rare, en particulier dans le mouvement païen, de trouver des documents en Amérique qui ont été volés et qui ont pour source le Royaume-Uni, sans en citer les auteurs. »  Plus tard, M. Knight écrit, « A propos du fait que Mark fut invité à participer aux rituels, elle [Marian Green] est quelque peu sceptique car, à cette époque particulière du début des années 60, lorsque les gens commençaient tout juste à faire leur « coming out », il est extrêmement peu probable que quiconque, de tout calibre ou d’autorité, ait invité un étranger à une activité rituelle de quelque importance. »

Chalice Hill Cottage

chalice orchardSelon la tradition, MLB et Dion Fortune vécurent dans le Chalice Hill Cottage et, de nombreuses années après la mort de Dione Fortune, ce fut l’endroit où Mark reçut sa formation à la Faerie Faith.  A propos du cottage, Gareth Knight écrit, « vous mentionnez qu’il l’a rencontrée en un lieu nommé Chalice Hill Cottage.  J’ai présumé jusqu’à présent qu’il s’agissait d’une erreur naturelle pour Chalice Orchard, au pied de Tor.  » J’ai mis en lumière le fait que la Society of the Inner Light avait vendu le site et les chalets de Chalice Orchard en 1958… »  Il se trouve que Chalice Orchard – et non pas Chalice Hill Cottage – appartenait à  Dion Fortune de 1922/23 jusqu’à sa mort en 1946.  A cette époque, la propriété du chalet passa aux mains de la Society of the Inner Light.  La Society conserva le chalet jusqu’en 1958, lorsqu’elle le vendit à Mary Gilchrist.  MLB n’a jamais vécu là. Elle vivait au siège de la Society of the Inner Light à Londres de 1944 jusqu’en 1970 et quelques, date à laquelle elle emménagea chez une nièce et, plus tard, chez une amie.

Thomas Maughan

maughanMark a toujours prétendu avoir été un étudiant de Thomas Maughan.  Dans une série ce courriels qu’il m’a envoyé en 1999, il affirmait que Thomas Maughan lui avait donné le titre « Merlin ». Il commença à parler de lui-même et signer ses lettres en tant que Merlin lorsque se forma son nouveau groupe à Dallas, au Texas. Au vu des informations que j’avais trouvées à propos des revendications de Mark, j’ai décidé, à l’automne 1999, de me pencher davantage sur ses relations avec Maughan.

Thomas Maughan était le Chef du Druid Order de 1964 à 1976.  Si Mark avez étudié avec lui, ceci se serait passé certainement durant cette période. J’ai envoyé un courrier au Druid Order et j’ai demandé s’ils avaient des informations à propos de Mark. Au bout de quelques semaines, j’ai reçu une réponse de la part de Jennifer Maughan. Elle m’a dit qu’il n’existait aucune information qui corroborait les déclarations de Mark selon lesquelles il aurait étudié avec le Dr. Maughan, certainement pas officiellement. De plus, elle fut très surprise à propos de la revendication du titre Merlin.  Elle m’a expliqué que ce titre était considéré comme extrêmement important et n’aurait pas été traité à la légère. Quiconque ayant reçu ce titre aurait eu un certain nombre de responsabilités importantes à assumer.

Après avoir lu son courrier, je lui ai fait parvenir les propres mots de Mark autant que possible, juste au cas où quelque chose qu’il aurait écrit lui-même l’aiderait à trouver des informations. En réponse, elle réitéra sa réponse, ni le Druid Order ni elle n’avaient de renseignement à propos de Mark, ni de la formation qu’il déclarait avoir reçu. Cependant, elle m’écrivit se souvenir que Mark et une compagne avaient rendu visite à son père en une occasion.

Peu de temps après nos échanges, j’ai reçu une lettre de Morgan McFarland. Dans sa lettre, Morgan me disait que Mark et elle avaient rendu visite à Thomas Maughan lors de leur voyage au Royaume-Uni, essayant d’organiser ensemble une excursion mythique en Angleterre. Ils voulaient que le Dr Maughan, ou un autre membre de l’Ordre, leur fasse un exposé sur les croyances Druidiques. Dans une lettre récente, Morgan clarifia les choses, « Thomas lui avait parlé d’une autre rencontre avec Mark quelques temps plus tôt. »  Il lui sembla que Mark avait en effet rencontré le Dr Maughan lors d’une visite précédente, mais que leurs relations n’avaient pas été plus loin que quelques heures de conversation, certainement pas les années de formation que Mark prétend souvent avoir reçu.

Duir : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

  • Je suis la Reine de toute ruche
  • Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction
  • Je tourne sans mouvement
  • Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée

Couleurs

Noir

Lettre

duir, D

Animaux

Roitelet, colombe noire

Symboles

Baguette de chêne, nid d’abeille, miel, café de gland

Archétypes féminins

Rhéa, Vesta, Cardéa, le Dagda, Fenja, Menja, Artémis, Dana

Archétypes masculins

Zeus, Jupiter, Hercules, le Dagda, Thor, Yahvé sous son aspect « El », Allah, Janus, tout Dieu du Tonnerre.

Guérisons

Nettoyage et force, problèmes de saignement

Mystères

Extase de la Victoire/Changement, Divination, besoin de s’enraciner, volonté de changer

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Chêne

Le chêne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le septième arbre de l’année est le Chêne. Son nom gaélique est Duir (prononcé « Diour »). Le glyphe pour le Chêne est « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce de chêne est très astringente, fortement antiseptique et légèrement tonique.  C’était un remède contre les frissons, les hémorragies et les fièvres intermittentes. L’écorce est également utile contre la dysenterie chronique ou diarrhée, ainsi que les maux de gorge, le saignement des gencives, les hémorroïdes et leucorrhées (Grieve 596).

Pommes de chêne (galle)
Pommes de chêne (galle)

Le 29 mai est la journée de célébration du chêne (Oak Apple day), durant lequel le Roi Charles II restaura la monarchie en 1660. Il échappa à une capture en se cachant dans un chêne après la bataille de Worchester, et revint le 29 mai. En ce jour, le peuple porte des feuilles de chêne, des brins de chêne ou des pommes de chêne pour la chance. Ces pommes de chêne sont les galles créées par des guêpes parasites. Ces galles contiennent une grande quantité de tanins et on les utilisait pour teindre le tissu. La Journée du Chêne (Oak Apple Day) est célébrée dans les églises locales aussi bien qu’au Royal Hospital fondé par Charles II en 1682 (Vickery 261-2).

  • Mythologie et Symboles

Le nom vieil irlandais pour chêne est Duir, prononcé »Dour, » en roulant le « r. » Très semblable au mot anglais moderne « door » (en français, porte.) Le chêne est la porte qui se situe entre les deux moitiés de l’année. Le chêne fut associé aux déités des portes. Janus, le dieu romain des portes, Cardéa, la déesse romaine des gonds, et Sheila-na-Gig, la déesse celtique des portails et de la renaissance : chacun d’eux a un rapport avec le chêne.

En plus d’être une porte entre les deux moitiés de l’année, le Chêne est aussi le moyeu sur lequel la Roue de l’Année tourne.  C’est cette roue que Fenja et Menja tournent — deux géantes nordiques — lorsqu’elles font tourner les meules de Grótti, à la fois pour la création et la destruction. D’où les glyphes : « Je tourne sans mouvement » et, « Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction » (Graves 178).

Le chêne a également pour glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Nous trouvons ici un lien entre le chêne et les dieux du tonnerre et des éclairs :  Zeus, Jupiter, Hercule, le Dagda, Thor, Yavéh, Allah, etc.

Robert Graves établit le lien entre le chêne et la foudre dans La Déesse Blanche :

Le chêne est l’arbre de l’endurance et du triomphe, et comme le frêne, on dit qu’il « courtise les éclairs. » On croyait que ses racines s’enfonçaient aussi profondément que ses branches s’élevaient dans les airs – Virgile mentionne cela – ce qui le rend emblématique d’un dieu dont la loi s’applique aussi bien dans les Cieux qu’aux Enfers.

Seuls les chênes pourraient soi-disant survivre à la foudre parce que leurs racines s’enfoncent aussi profondément que leurs branches s’élèvent dans le ciel – remettant l’électricité en terre. La lune du Chêne tombe durant le Solstice d’été, lorsque la lumière fait place à l’obscurité, pour remonter seulement au Solstice d’Hiver.

  • Energies

Le mois du chêne tombe durant le Solstice d’Eté – le moment où les énergies Yang commencent à décroitre et les énergies Yin à croître. La vie commence à ralentir, passant des étapes extraverties de croissance et de mouvement à celles des préparatifs pour la calme réflexion de l’hiver. C’est la dernière chance d’utiliser pour chacun les énergies actives de la première moitié de l’année, afin de mener à bien le plus gros du travail avant qu’elles ne commencent à se dissiper. C’est également une période de « victoire grâce au changement ». A ce stade, Janus regarde aussi bien dans le passé que le futur, et chacun doit prendre soin de faire de même (Kerr, « Lunar »).

(Note : je n’ai pas utilisé la traduction française du livre de R. Graves, impossible de remettre la main dessus, à réviser quand je le retrouverai…)

Cornaline blanche

Dans son livre From the Branch, Bendis propose de travailler avec la cornaline blanche durant le mois du chêne, période charnière de l’année pendant laquelle nous devons faire le point sur nos projets pensés et enclenchés au début de l’année Beth-Luis-Nion, afin de les mener à bien ou y apporter les changements nécessaires en cas de stagnation.

 » La cornaline est en phase avec les énergies de la Terre. Sa forte connexion à la Terre fait d’elle une bonne pierre pour vous aider à rester ancré et être à l’aise avec votre environnement. Son pouvoir de connexion à la terre vous permet de vous sentir stable et plus en sécurité. Les énergies stimulantes de la cornaline influent sur les organes reproducteurs. Cette pierre a longtemps été utilisé comme symbole de fertilité pour cette raison. La cornaline peut également aider à stimuler la créativité. Elle semble posséder un effet purifiant, qui dissipe les énergies négatives tout en les remplaçant par des positives. Cela peut faciliter la recherche d’une direction/orientation, et son effet de relier à la terre peuvent vous permettre de vous sentir maître de votre vie. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les personnes qui éprouvent le sentiment de tourner en rond. La cornaline peuvent favoriser la motivation, en vous permettant de trouver l’énergie pour tirer le meilleur de la vie. On dit aussi qu’elle aide à purifier le sang et le foie, en vous donnant davantage d’énergie physique. Cela fait de la cornaline une bonne pierre pour les gens qui envisagent de nouveaux projets ou de nouvelles directions/orientations. « 

Traduction Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Energies lunaires et Mystères : le Chêne par Imré K. Rainey

Par Imré K. Rainey. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Chêne en fleur, mai 2015.
La septième lune du calendrier Beth-Luis-Nion est celle de Duir (Chêne). Dans les temps anciens, des couronnes de Chêne étaient placées sur la tête des athlètes qui avaient prouvé leur supériorité. Le bois de chêne alimentait les feux du solstice d’été tout comme ceux qui brûlaient dans les temples de Vesta. Les bosquets de Chêne étaient connus pour être sacrés et oraculaires pour ceux qui se trouvaient en état d’extase spirituelle.
La moitié de l’année a passé. Les graines d’espoir et de désir ont été semées vers la fin des mois d’hiver. Elles ont germé au printemps et sont maintenant prêtes pour l’évaluation de l’été. Si les cultures ont bien été entretenues et ont reçu toute l’attention et la nourriture qu’il fallait, la fermière dansera et chantera de joie et de victoire. La sage fermière savait que pour garantir une belle récolte, ses graines devaient être plantées profondément dans la terre et recevoir tous les stimuli requis pour faire croître de robustes racines ; après tout, une plante avec des racines profondes et fortes ne sera pas détruite par son environnement.
Malheureusement, une autre fermière n’avait pas accordé autant d’attention à ses cultures qu’elle l’aurait due. Elle avait semé ses graines quand il fallait, mais oublia à plusieurs reprises de les fertiliser. Lorsque les grosses pluies printanières ont commencé à tomber, une partie des graines qui avaient germé ont été emportées. Les plantes restantes n’étaient que les fantômes de ce qu’elles auraient du devenir. Et maintenant, le temps de la récolte venu, la fermière examine sa bien moins généreuse cueillette et accuse son environnement et ses amis.
Les « graines » plantées durant le mois du Sorbier sont nos buts/projets d’avenir. A travers les métaphores des fermières, il devient évident que pour réussir vos projets, vous devez vous assurer que les bases pour qu’ils se développent, là où vos objectifs et vous-même êtes concernés, ont été fermement mises en place et que leur entretien nécessaire est constant. Si vos fondations ont des points faibles ou failles, alors les mois à venir seront assurément difficiles. En revanche, si elles sont solides, alors il est certain que vos objectifs seront atteints avec succès durant le mois du Chêne (d’où le couronnement des victoires athlétiques avec le chêne.)
Le succès qui suit un dur travail apporte un puissant sentiment d’accomplissement. Ces sensations intenses ont souvent un effet enivrant (elles apportent un sentiment d’extase.) C’est l’extase de la victoire. Cette extase peut être éprouvée pour des réalisations matériels et/ou des progrès spirituels. Dans tous les cas, c’est la raison pour laquelle le Chêne était employé pour alimenter les feux symboliques.
  • NOTE : La victoire est seulement l’un des très nombreux aspects du Chêne. Pour plus d’infos, faites des recherches à propos de Zeus, Jupiter, des abeilles, Cardéa, Janus, Rhéa, Fenja/Menja, etc.

Méditation de la lune du Chêne

par Brighid MoonFire. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

C’est une imagerie guidée dans laquelle vous ferez l’expérience du chêne et certaines de ses caractéristiques. Elle a été écrite originellement lors de la Lune du Chêne de 1992 et a été utilisée lors notre cercle de cette lune. Elle peut être lue à voix haute pour un groupe ou par quelqu’un d’autre, ou bien vous pouvez l’enregistrer et la jouer pour vous-même. Les « … » sont des pauses. Il est recommandé de l’essayer un peu pour trouver les temps de pause qui vous conviennent.

Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Commencez par inspirer profondément puis expirer complètement, plusieurs fois…
Imaginez un grand et magnifique chêne dressé, fort et haut…
Visualisez la beauté de l’arbre…
Observez son écorce rugueuse…
Visualisez ses racines massives qui s’enfoncent profondément dans le sol…
Levez les yeux et regardez sa large et abondante voûte de feuilles au-dessus de vous…
Touchez l’arbre et sentez sa force…
A présent, imaginez-vous debout près du chêne…
Vos pieds pénètrent profondément la terre riche et accueillante…
Ressentez la fraîcheur de la terre tandis qu’elle vous enveloppe…
Maintenant éprouvez la sensation que vos bras s’élèvent dans le ciel…
Plus haut que vous ne l’avez jamais cru possible…
Et plus haut encore que possible…
Ressentez vos doigts s’étendre pour devenir des feuilles et se multiplier…
Sentez vos mains et vrilles s’étiraient jusqu’à atteindre les cieux…
Détendez-vous et profitez de la sensation d’être connecté aux cieux et à la terre en même temps…
Sentez le pouvoir et la force des cieux et de la terre et sachez que vous êtes une part de ce pouvoir et de cette force…
A présent, regardez en vous-même en tant que chêne…
Observez la force et l’endurance que vous possédez…
Vous avez le pouvoir de résister aux tragédies, à l’adversité et aux déceptions sans plier ni casser…
Vous avez la possibilité de répandre vos graines sur le monde, et les regarder pousser en sachant qu’elles seront fortes et vigoureuses… Qu’il s’agisse des graines de générations futures, ou des graines de compassion, de bienveillance ou de guidance. Elles prospéreront et deviendront robustes, et vous gagnerez plus de force de cette connaissance…
A présent, imaginez-vous à nouveau en tant que personne et ressentez de la puissance et de la fierté puisque vous savez maintenant qu’en vous réside le chêne…
A présent, voyez-vous tel que vous êtes là…
Ressentez votre puissance et votre connexion avec les cieux et la terre…
Souvenez-vous de ces sensations et puisez-y…
Lorsque vous vous sentirez prêt, rouvrez les yeux.

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Energies lunaires et Mystères : le Chêne

Par Epona et Imré. Traduit du site The Hazel Nut par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

feuilles de chêne

Le calendrier lunaire celtique se compose de 13 lunaisons ; du Bouleau jusqu’au Sureau. L’année lunaire est divisée en deux moitiés : Bouleau-Chêne et Houx-Sureau. Duir est le mot gaélique pour Chêne, qui désigne une « porte ». Le Chêne, c’est aussi les gonds sur lesquels la porte de l’année pivote. Par conséquent, nous nous tenons à la porte de l’autre moitié de l’année (d’un côté se trouve le passé et de l’autre s’étend l’avenir.) Êtes-vous satisfait de ce que vous avez accompli depuis le mois du Bouleau ? Il est temps à présent de faire amende honorable, car une fois que vous aurez traversé la porte, et nous la traverserons tous, il vous sera demandé de vous évaluer avec honnêteté, tout comme le Karma le fera.

Le Chêne peut également être une période d’incertitude. Il est possible que vous ne soyez pas sûr de gagner ou de perdre si vous franchissez cette étape. En vérité, les deux à la fois probablement ; on ne retire aucun profit de quelque chose qui n’est pas perdu. Cependant, ce que vous en tirerez dépend de la qualité et de la force de votre ancrage.

Le Chêne est connu pour sa force et sa capacité à attirer le feu sous la forme de foudre (le Solstice d’Eté se produit habituellement durant le mois du Chêne. Il existe un dicton pour cette lune : « Si tes racines sont aussi profondes que tes branches sont élevées, tente la foudre. » Ceci évoque l’épreuve par le feu qui peut, soit vous détruire, soit rendre plus fort.

Le passé sera purifié par les énergies abondantes afin que nous puissions tous poursuivre la spirale sans fin de croissance. Utilisez la force du Chêne ; son pouvoir d’endurance est la raison pour laquelle les anciens lui ont donné cette lunaison à régir.

Pliez-vous à l’épreuve par le feu ; car, avec l’aide du Chêne, vous danserez sous l’euphorie du succès. Cependant, rappelez-vous que seul(e) celui ou celle dont « les racines sont aussi profondes que sont élevées les branches » (1) passera indemne au mois du Houx.

Points à examiner :

  • Cardéa,
  • Janus,
  • Jupiter,
  • le chariot (tarot),
  • chiffre sept.

Glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Aussi : « Je suis à la fois le chêne et l’éclair qui le foudroie. »

(1) Ceci est une allégorie décrivant le Chêne. Cela ne sous-entend pas l’ignorance de nos ancêtres quant à la physiologie du chêne, il s’agit d’un avertissement selon lequel seul(e) celui ou celle qui est bien ancré(e) peut éventuellement survivre au test qu’est celui du feu – et qui se propage durant le mois lunaire du Chêne. [Notez qu’à chaque fois qu’une déformation évidente de la réalité survient dans un mythe, c’est là que se trouvent les mystères les plus profonds.]

Aubépine : son Folklore & ses usages pratiques

Par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr). Traduction : Fleur de Sureau. Extrait du site The Hazel Nut.

Crataegus oxyacantha – Aubépine à deux styles. On la trouve en Angleterre et en Europe continentale.

ariel-john-anster-fitzgeraldL’aubépine est facilement identifiable à ses branches, couvertes de longues épines pointues. Ses petites fleurs blanches s’épanouissent généralement au mois de mai, ce qui lui vaut d’être également appelée Mai ou Fleur de Mai, bien que dans le sud des Etats-Unis elle fleurisse en Avril (le navire Mayflower doit son nom à l’aubépine). Son nom générique, Crataegus oxyacantha, provient du mot grec kratos, qui signifie dureté (du bois), oxus, qui veut dire pointu, et akantha, qui désigne une épine. Le nom vieil allemand pour l’arbre, Hagedorn, signifie Hedgethorn (ndlt : une haie d’épines) ; le mot haw (ndlt : en anglais aubépine s’écrit hawthorn) est un mot ancien pour hedge (ndlt : haie) (1).

Le fruit rouge, ou cenelle, qui apparaît à la fin de l’été, ressemble à une petit pomme dure. Le bois est un excellent combustible, faisant le plus chaud des feux de bois connu, et dans le passé on le préférait au chêne pour le four à bois (2).

Pour les anciens Grecs et Romains, l’aubépine était un symbole d’espoir et de joie, et était liée aux mariages et aux bébés. L’aubépine était dédiée à Hymen, dieu des mariages. Les torches portées lors de la procession d’un mariage étaient en bois d’aubépine. Les gens plaçaient un brin d’aubépine dans les petits bouquets qu’ils portaient, tandis que la mariée portait un rameau entier (3). Cela aidait à apaiser la déesse Cardéa, qui n’aimaient pas les mariages en particulier au mois de mai. En Angleterre, mai était considéré comme un mois chanceux pour les fiançailles mais pas pour les engagements.

Plus tard, dans l’Europe médiévale, l’aubépine passait pour être un arbre mauvais et malchanceux, et qui annonçait la mort si l’on en rentrait dans les maisons. On considérait l’aubépine comme l’un des arbres favoris des sorcières et lors de la nuit de Walpurgis (Beltane), les sorcières se transformaient en aubépines. « Avec un peu d’imagination superstitieuse, les branches tordues et épineuses de l’aubépine la nuit doivent suffisamment ressembler à une sorcière pour avoir instillé la peur chez les gens du moyen-âge (4). »

En Irlande, les aubépines solitaires appartiennent aux fées, qui s’y réunissent et vivent à l’intérieur. De nombreuses choses terribles étaient prédites, notamment la maladie et la mort, si l’on dérangeait de quelque façon que ce soit une aubépine solitaire. Les Irlandais croyaient que les fées étendaient leurs lessives sur les épines afin de les y faire sécher. L’Irlande a également de saintes aubépines près de ses puits sacrés, sur lesquelles des offrandes de chiffons sont laissées (5). Selon Geoffrey Grigson, les « haws » sont également appelées ‘hags (6)’ (ndlt : vieille sorcière) et une connexion pourrait exister avec le mot vieil irlandais might Hag-Mother (ndlt : Mère-Sorcière), à qui, dit-on, l’on destinait chiffons et vêtements.

La plus célèbre de toutes les aubépines est celle de Glastonbury (ndlt : « Glastonbury thorn », hélas victime de vandalisme au cours du holythorntree2temps et il y a encore quelques années). C’est un Crataegus monogyna var. praecox, à double floraison, une fois en hiver et une seconde en mai. Selon la légende de Glastonbury, la Couronne d’Epines était en aubépine. Plus tard, il y fut ajouté que Joseph d’Arimathie planta son sec bâton d’aubépine dans la colline qui se mit alors à pousser et qui, depuis, fleurit chaque Noël (7).

L’aubépine est associée au Jour de Mai plus que toute autre plante. La plupart du temps, les aubépines étaient déjà en fleur le Jour de Mai avant que les Britanniques ne changent de calendrier en 1752 et adoptent le Nouveau Style. Le Jour de Mai survient désormais 13 jours plus tôt (8).

L’aubépine était récoltée le matin du Jour de Mai, tressée et placée sur les portes et fenêtres. L’acte était important car le pouvoir des plantes magiques a toujours été accru par ces tressages sous différentes formes. La magie de l’aubépine était déjà accrue durant la nuit grace à la rosée, que les gens des campagnes ont toujours considérée comme un fluide magique, en particulier le matin du Jour de Mai (9).

Lors du Jour de Mai, les fées et les sorcières étaient de sortie, et tout aussi excitées que les humaines par le début de l’été. Lait et beurre étaient susceptibles d’être volés ou ensorcelés. En Irlande, le sorbier était le protecteur le plus sûr contre cela, tandis qu’en Angleterre et en France, la plante protectrice était l’aubépine (10).

Sexe et fertilité faisaient partie intégrante des célébrations du Jour de Mai d’autrefois, et étaient symbolisés par l’aubépine. Le doux parfum rance des fleurs les rendent évocatrices de celle du sexe. Cette même odeur a conduit à la croyance que les fleurs d’aubépine avaient conservé la puanteur de la peste. Les fleurs contiennent de la triméthylamine, qui est un composant de l’odeur de putréfaction (11).

Aujourd’hui, l’aubépine est à l’origine d’un puissant médicament pour le cœur. La recherche scientifique a démontré que l’aubépine dilate les vaisseaux sanguins, ce qui permet au sang de circuler plus librement, en abaissant la pression sanguine. Elle régule également l’action du cœur, en agissant directement sur le muscle cardiaque pour aider un cœur défaillant a travaillé plus efficacement. Elle agit lentement et semble être toxique seulement à très grandes doses, faisant d’elle un tonique assez sûr (12). Lorsqu’elle est administrée correctement, l’aubépine est bonne pour un muscle cardiaque affaibli par l’âge, en cas d’inflammation du muscle cardiaque, en cas d’artériosclérose et de problèmes cardiaques nerveux.

A la maison, les fleurs et les baies d’aubépines peuvent être employées en décoction (bouillies), et celle-ci bue dans le cas des maux de gorge. Elles peuvent également être utiles dans le cas de troubles rénaux, en agissant comme un diurétique. Les baies peuvent être utilisées sous forme de tisane qui est bonne en cas de troubles nerveux et d’insomnie (13).

On peut faire une excellente liqueur à partir des baies et des fleurs. Cette recette employant les fleurs remonte aux environs de 1775.

Liqueur de Fleurs de Mai :

Essayez de récolter les fleurs de mai lors d’une journée calme et sèche lorsqu’il n’y a aucune poussière dans l’air. Cueillez-en autant que peut en contenir votre jarre (1 litre). Remplissez-la de brandy ou de vodka. Fermez la jarre et secouez-la 3 fois par semaine pendant 3 mois. Filtrez et si nécessaire ajoutez du sucre selon le goût. La liqueur obtenue est excellent dans les crèmes et les sauces (14).

Sources :

  1. Grieve, Mrs. M. A Modern Herbal (2 volumes). 1931. Dover Publications, Inc., New York, NY, pg. 385
  2. Ibid, pg. 385.
  3. Lust, John. The Herb Book. 1973. Bantam Books, New York, NY.
  4. Ibid.
  5. Grigson, Geoffrey. The Englishman’s Flora. 1955. Phoenix House LTD, London, England, pg. 169.
  6. Ibid, pg. 166.
  7. Ibid, pg. 170.
  8. Ibid, pg. 168.
  9. Ibid, pg. 168.
  10. Ibid, pg. 167.
  11. Ibid, pg. 168.
  12. Rodale’s Illustrated Encyclopedia of Herbs. Edited by Claire Kowalchik and William H. Hylton. 1987. Rodale Press, Emmaus, PA, pg. 275.
  13. J. Lust.
  14. van Doorn, Joyce. Making Your Own Liqeuers. 1980. Prism Press, San Leandro, CA, pg. 72.

Aubépine, Huath : énergies lunaires et Mystères par Muirghein uí Dhún Aonghasa & Brighid MoonFire

L’aubépine, le 6ème mois lunaire, présente un paradoxe évident : bien que fortement connectée au Jour de Mai, fête de fertilité et de licence sexuelle, l’aubépine est une lune d’abstinence et de purification physique.
aubépineOn appelait l’aubépine, l’arbre de la chasteté imposée. Connue pour être une période de modération, un temps pour se débarrasser des branches mortes spirituelles et matérielles, ainsi que des vieilles habitudes. C’est une période de clarté dans laquelle vous pouvez renforcer ce à quoi vous vous êtes dédié et ce sur quoi vous vous concentrez. Pour les Romains et les Grecs, il s’agissait d’une période pour nettoyer et purifier leurs temples en vue des célébrations du milieu de l’été. Les Britanniques observaient également ce temps de purification. Le nettoyage des cheminées faisait partie de leur tradition et les ramoneurs tenaient une place particulière dans les festivités du Jour de Mai.
On considère Mai comme un mois malchanceux pour les mariages, mais parfait pour les fiançailles. Il est possible que l’on réservait ce charmant mois aux dieux, laissant le mois suivant, Juin, le mois traditionnel des mariages, aux mortels ordinaires.
Les enfants conçus en Mai naissent en principe en Février. Des statistiques révèlent que les enfants nés à cette période ont beaucoup plus de handicaps ou de difficultés mentales ; ou bien accusent un écart de la norme de la courbe en cloche (note de la traductrice : je suppose qu’il s’agit d’une référence au livre « the bell curve »). Donc, à moins de désirer un enfant déficient ou un génie, il pourrait être préférable d’éviter cette possibilité.
Avec toutes ces preuves et le folklore, on peut penser évidente la nécessité d’abstinence durant le mois de l’Aubépine. Mais il reste certaines choses à prendre en compte.
Le Jour de Mai est une période de liberté sexuelle durant laquelle on considère les obligations maritales dissoutes pour la journée, et des mariages temporaires étaient contractés puis défaits. La déesse Maia est associée à l’Aubépine, pourtant elle est une déesse de fertilité et liée à la fête du Jour de Mai. L’aubépine elle-même est appelée arbre de Mai, en partie du fait de son rôle le Jour de Mai. Les fleurs de l’aubépine ont une odeur unique, qui à une époque était considérée comme étant le doux parfum de la sexualité féminine. Une couronne d’aubépine en fleur étaient placée au sommet du mât de Mai, pour représenter l’union des énergies féminines et masculines. Et sur un plan plus personnel, peu d’entre nous peuvent dire ne pas ressentir le vent de désir lors d’une fête du Jour de Mai sauvage.
Alors oui, il semble exister un paradoxe lors de cette lune. Comment pouvons-nous le résoudre ? Les symboles du Jour de Mai, la couronne et le mât, peuvent nous donner un indice. Les énergies masculines et féminines, ou le yin et le yang, doivent être combinés et équilibrés. Vous ne pouvez avoir l’un sans l’autre. Tout comme la procréation nécessite les deux sexes, il en est ainsi pour un soi intérieur harmonieux. Dans la psychologie Jungienne, lorsque les énergies masculines et féminines s’équilibrent, les deux «  moitiés » peuvent s’unir et créer un « enfant psychique », le fruit des deux ; une conscience plus élevée, plus évoluée.
Peut-être ces indices nous disent également que nous ne devrions pas oublier le spirituel en faveur du purement physique, ou vice versa, car c’est en soi une forme de déséquilibre. Nous savons d’expérience que si les femmes se livrent à trop de sexe en Mai, cela peut les conduire à une « tuyauterie obstruée » à la fin Juin ; peut-être peut-on constater cela dans le nettoyage des temples en préparation des fêtes du milieu de l’été.
Il n’existe aucune réponse claire et juste ; vous devez interpréter cela vous-même et faire ce que vous pensez être le mieux. Et si vous restés perplexe ou dans le doute, souvenez-vous de demander à l’arbre Aubépine – c’est pour cela qu’il est là.
  • Traduit par Fleur de Sureau :
http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue8.html#EnergiesHawthorn

Aupébine, Huath : énergies lunaires et Mystère

Énergies lunaires et Mystère : aubépine

Tels que dictés par Epona à Imré

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Huath – Aubépine – est le sixième arbre lunaire/mois de l’année. Le Yin ou les énergies féminines se sont apaisées et le yang ou les énergies masculines se lèvent. C’est le moment parfait de l’année durant lequel les gens commencent à utiliser et collecter le Yang dont ils ont besoin, parce que l’énergie n’est pas encore assez forte pour nous submerger, mais suffisamment pour que nous commencions à l’employer.

Les femmes trouveront alors que les hommes de leur entourage deviennent irritables et dirigés par leur testostérone – soyez prévenues mesdames, c’est votre dernière chance d’établir l’équilibre à la maison avant le retour du cycle du Yin. C’est aussi le bon moment pour pratiquer l’abstinence ; car l’Aubépine est la lune de la purification et des utilisations créatives (autres que liées à la fertilité) des énergies sexuelles. Nous avons constaté que les femmes qui donnaient libre cours à leurs appétits sexuels accrus, subissaient les répercussions de leurs actions au cours de l’été (autour du Solstice d’Eté en particulier) sous forme de « problèmes féminins ».

Employez cette énergie sexuelle accrue pour créer un lien plus fort avec la Nature. Vous trouverez plus aisé de contacter des guides spirituels, ou des « Maîtres ». Tout comme vos énergies sont facilement libérées à cette période, celles de la Nature le sont aussi.

Le folklore nous dit qu’en cette période de l’année, les prêtres sortiraient dans la cour de leur église et battraient les pierres environnantes de façon à former une frontière et éloigner les mauvais esprits.

Cependant, selon des mythes dont l’origine remonterait à l’époque où les pierres levées créaient communément les frontières physiques des cercles magiques, ces pierres étaient frappées afin de les « réveiller » ou de les charger (voir Needles of Stone Revisited, par Tom Graves). Ceci créerait des frontières astrales.

Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, il est maintenant temps de comprendre qui vous êtes et comment vous développer. Cela commencera à se produire lorsque vous irez à la Nature, mais, en même que votre pèlerinage vient la nécessité de prendre conscience de vos limitations physiques de base, induites par cette incarnation. Vous devez les transcender par implosion, ou en voyageant à l’intérieur de votre être et en découvrant combien vous êtes illimité intérieurement. Découvrez les mystères de Vous-même. C’est la saison.

Pour de plus amples recherches, tournez-vous vers ces points :

•Les Vierges Vestales
•Cardea (déesse)
•Lady Godiva

(Ceci est ce que nous avons appris à connaître et à comprendre. Nous aimerions entendre ceux qui ont vécu cela différemment ou qui aimeraient ajouter quelque chose à notre témoignage. Nous ne cessons jamais d’apprendre ! – Epona, Grande Prêtresse de la Faerie Faith)

Traduit du site, par Fleur de Sureau   : http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue1.html#Energies

Comment prier

Article extrait du fanzine « The Hazel Nut », par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr), traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Comment prier

La prière n’est pas un concept spécifique aux chrétiens ; c’est quelque chose que chacun d’entre nous fait tout le temps, mais peut-être sous différents noms. J’y fais référence en terme de « programmation. » Quelle que soit la manière dont vous l’appelez, cela FONCTIONNE, et parfois trop bien, ce qui donne lieu à l’une de nos expressions favorites, « Faites attention à ce que vous demandez ; vous risquez de l’obtenir. » Ces concepts, issus des livres sur la Huna de Max Freedom Long,(1) peuvent vous aider à rendre vos prières plus efficaces.

  • Décidez quelle sera votre prière :  formulez-la avec soin, réfléchissez-y sérieusement ; ce qui implique d’appréhender tous les changements qui peuvent se produire par son biais et d’en accepter la responsabilité. Que cela soit simple mais précis. SOYEZ SPECIFIQUE ! (Une fois, je me suis programmée pour recevoir un miroir double à maquillage avec éclairage intégré. Le jour suivant, je l’ai obtenu, mais en morceaux!) En outre, une fois décidée et envoyée ne changez rien, n’ajoutez rien, ne supprimez rien. Mettez-la par écrit si besoin, afin de la répéter mot à mot.
  • Visualisez l’état désiré. Visualisez-vous en bonne santé, avec un nouveau travail, etc. Ayez CONFIANCE dans le fait que cela va se produire. Ce que vous visualisez (forme-pensée), vous le recevrez. (Une fois encore : soyez spécifique!)
  • Parlez à votre soi inférieur. Expliquez la prière, pourquoi vous voulez / avez besoin d’atteindre l’état désiré, pourquoi cela serait mieux pour vous deux (le soi moyen et le soi inférieur). Votre soi inférieur n’enverra pas de prière s’il ne croit pas en elle. Il « bloquera la voie » pour un certain nombre de raisons – la peur des changements que cela entraînera, la culpabilité d’avoir péché (porter préjudice à quelqu’un ou à vous-même), une fixation (complexe irrationnel), ou de mauvais esprits attachés au soi inférieur. La voie doit être dégagée avant que la prière puisse être envoyée.
  • Mana : répétez la prière trois fois à votre soi inférieur, demandez-lui d’envoyer la forme-pensée (graine) à l’aide du mana au Soi Supérieur. En la répétant trois fois, vous convainquez votre soi inférieur de l’importance de la prière, renforçant ainsi la forme-pensée à envoyer le long de la corde aka. Quotidiennement, envoyez plus de mana au Soi Supérieur pour « arroser » les « graines » prières. (Prière incessante.)
  • Au boulot ! Vous devez faire votre part du travail. Vous ne pouvez pas attendre après votre prière si vous ne répondez pas aux petites annonces et ne cherchez pas de job. Il est vain de prier pour que les chevaux ne s’échappent si vous ne réparez pas leur clôture. Ceci permet également de convaincre votre soi inférieur que vous méritez ce que vous désirez, ainsi cela ouvrira la voie vers le Soi Supérieur et enverra la prière.

Dans le système Huna, le soi inférieur fait référence à votre soi intérieur semblable à un enfant, ou votre inconscient. Le soi moyen est votre soi rationnel, logique, conscient. Le Soi Supérieur est le soi-parent, la supraconscience, le seul qui puisse conduire vos prières à leur réalisation. La prière est décidée par le soi moyen, et envoyée par le soi inférieur au Soi Supérieur. La voie que la prière emprunte est la « corde aka », ou « voie aka », créée par le soi inférieur par divers moyens : l’un d’entre eux est la méditation. Certains de ces termes peuvent vous sembler incongrus, mais dans ce système, vous n’avez pas vraiment besoin de savoir pourquoi cela fonctionne, juste comment. Pour plus d’info, lisez les livres Huna cités ci-dessous.

Qu’est-ce que le système Huna ?

L’article original en anglais provient de Wikipedia et il est intitulé « Huna (New-Age) ». Traduction : Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Max-Freedom-Long

Max-Freedom-LongHuna est mot hawaïen adopté par Max Freedom Long (1890–1971) en 1936 pour décrire sa théorie des métaphysiques. Long citait ce qu’il croyait être les pratiques spirituelles des anciens kahunas (prêtres) hawaïens comme source d’inspiration, cependant, le système est sa propre invention qui tire ses racines de la Nouvelle Pensée et de la Théosophie, plutôt que dans les croyances hawaïennes traditionnelles. La Huna fait partie du mouvement New-Age.

  • Histoire

Long, qui n’était pas hawaïen, se rendit à Hawaï en 1917 pour travailler en tant que professeur des écoles (école élémentaire). Il s’intéressa alors aux croyances et pratiques religieuses des anciens kahunas et des praticiens modernes de la religion hawaïenne indigène et traditionnelle, mais aucune personne pratiquant les cérémonies ne lui parla et ainsi il lui fut incapable de percer le fonctionnement interne de cette religion. Il quitta Hawaï en 1931, convaincu qu’il n’apprendrait jamais ces secrets. En 1934, il se réveilla un beau matin avec pour intime conviction que les secrets étaient codés dans la langue hawaïenne même. Il appela le système religieux qu’il développa à partir de cette révélation, « Huna » (le mot hawaïen pour secret), et écrivit son premier livre en 1936 pour compiler ses croyances en détails. Il n’existe aucune source hawaïenne attestée qui fait référence au mot « Huna » en tant que tradition d’érudition ésotérique. [1][2][3][4]

En 1945, Long fonda Huna Research. En 1953, il publia The Secret Science at Work en tant que manuel Huna, et en 1965 The Huna Codes in Religions, qui étudie les parallèles entre son système inventé et les religions telles que l’Hindouisme, le Bouddhisme et le Christianisme. [5]

  • Principes et croyances

La pratique New Age de la Huna met l’accent sur la vie pratique et l’harmonie avec trois niveaux de conscience et de soi. Long affirmait qu’un soi inférieur, un soi moyen et un soi supérieur étaient reconnus par les anciens kahunas. Long appelait ces « soi » : unihipili (subconscient, intérieur, émotionnel et intuitif), uhane (conscience de veille, lucide) et aumakua (supra-conscience, connexion avec le divin), [7] cependant ce ne sont pas les significations hawaïennes de ces mots. [8][9][10] Long redéfinit également le concept hawaïen du mana (privilégié comme étant le pouvoir divin dans la croyance hawaïenne traditionnelle), et le présenta à la place comme une force de vie dynamisante, qui peut être utilisée, avec la connaissance des trois « soi », à la façon d’un « gain de pouvoir personnel » afin de guérir le corps et l’esprit, et atteindre les buts de sa vie.[5]

Long croyait qu’il avait découvert une ancienne Vérité, non seulement à propos de la spiritualité hawaïenne, mais également reliée à l’Inde et à l’Égypte ancienne. Il croyait que les hawaïens étaient une tribu perdue de Berbères. Il écrivit que les adeptes spirituels avaient migré d’Égypte vers Hawaï, transmettant aux prêtres de l’Inde certaines de leurs croyances fondamentales.[11]

Long relia la Huna aux mouvements de la « Théosophie » et à la « Nouvelle Pensée » de l’époque. Il écrivit que les Scientistes Chrétiens comprenaient mieux que n’importe quel autre groupe qu’il avait connu la pensée positive, [12] et encourageait ses lecteurs à souscrire au magazine Unity Church, Daily Word. [13] Plus tard, des enseignants Huna la positionnèrent fermement dans le New Age, avec Serge King déclarant que la Huna venait à l’origine des extra-terrestres, venus des Pléiades, vestiges des civilisations mythiques avancées de Mu ou de la Lémurie, [14] et Pila Chiles associant les îles avec les chakras, les vortex et les lignes de ley. [15]

Serge King détourna [16][17] trois mots de la langue hawaïenne pour son concept des « trois soi » : « Ku, » « Lono, » et « Kane. »[18] Cependant, les significations qu’il donne pour ces mots ne correspondent pas à celles en hawaïen.[10][16] King écrivit que les sept principes de la Huna sont :

  1. IKE (ee-kay) – Le monde est ce vous pensez qu’il est.
  2. KALA – Il n’y a aucune limite.
  3. MAKIA (mah-kee-ah) – L’énergie va là où l’attention va.
  4. MANAWA (man-ah-wah) – Maintenant est l’instant du pouvoir.
  5. ALOHA – Aimer, c’est être heureux avec (quelqu’un ou quelque chose).
  6. MANA – Tout pouvoir vient de l’intérieur.
  7. PONO – La vérité se mesure à l’efficacité.[18]

Mais, une fois encore, il ne s’agit pas de ce que signifient ces mots en hawaïen et il ne font pas partie des croyances hawaïennes traditionnelles.[10][16] King appelle également ce qu’il fait, « chamanisme » et cite le « chamanisme de l’Afrique de l’Ouest » comme influence. [19]

L’auteur New Age, Rima Morrell a écrit que celui qui pratique vraiment la Huna a la capacité d’influencer la conscience. La conscience ne se limite pas à la conscience humaine, mais peut également englober celle des animaux, des roches et toute chose qui se trouve dans le monde qui nous entoure, à la fois visible et invisible, c’est pourquoi on peut y inclure les dieux et les déesses ainsi que les esprits des défunts qui apparaissent souvent sous la forme d’animaux. [20]

  • Réaction

Max Freedom Long a écrit que c’est du Directeur du Bishop Museum d’Honolulu, William Brigham, qu’il tirait bon nombre de ses études de cas et idées. D’après un article du journal d’Histoire hawaïen spécialisé, il n’existe aucune preuve crédible qu’ils se soient tout deux rencontrés. Même si cela a été le cas, Brigham n’était pas un spécialiste des kahunas et n’a pas indiqué dans ses propres écrits les aventures que Long lui a attribué, notamment de marcher sur la lave chaude. Dans ses lettres et manuscrits, Brigham a déclaré que les Hawaïens étaient « une race inférieure » et a laissé entendre qu’ils étaient paresseux. Il a qualifié la Reine Lili’uokalani de « diablesse », de « squaw » et de « négresse. »[21]

Le chercheur, Charles Kenn, natif d’Hawaï, a Living Treasure of Hawai’i, reconnu au sein de la communauté Hawaïenne comme kahuna et spécialiste de l’histoire et des traditions hawaïennes, [22] était ami avec Max Freedom Long mais disait, « bien que cette étude de la Huna soit intéressante… elle n’est pas et n’a jamais été Hawaïenne. »[8]

Pali Jae Lee, documentaliste au Bishop Museum, et auteur de l’ouvrage classique « Tales From the Night Rainbow », mena des recherches approfondies sur Max Freedom Long et la Huna. Elle en conclut, en se basant sur ses interviews avec les anciens Hawaïens, que la « Huna n’est pas hawaïenne ». Lee cite Theodore Kelsey, a Living Treasure of Hawai’i, renommé pour son travail de traducteur hawaïen, qui a écrit une lettre à Long en 1936 (maintenant dans les archives d’état d’Hawaï) critiquant son utilisation des termes « unihipili » et « aumakua. »[8][9]

L’auteur Nancy Kahalewai, professeur de massage lomilomi, a écrit que « les praticiens lomilomi traditionnels n’enseignent pas cette philosophie. En fait, la plupart insiste sur le fait que cela ne fait partie en aucun cas de la culture des natifs d’Hawaï. »[23]

Le professeur à l’Université de Wells, Lisa Kahaleole Hall, Ph.D., native d’Hawaï, a écrit dans la revue scientifique publiée par l’Université d’Hawaï que la Huna « n’avait absolument aucune ressemblance avec une quelconque conception du monde ou pratique spirituelle hawaïenne » et la désigne comme faisait partie de « l’industrie spirituelle du New-Age. » [24]

Mikael Rothstein, professeur agrégé de l’histoire des religions à l’Université de Copenhague au Danemark, est l’auteur de quelques livres sur l’histoire religieuse et les nouveaux mouvements religieux. Il a écrit à propos de la Huna dans une anthologie scientifique :

Plutôt que d’intégrer la religion Hawaïenne, les adeptes du New Age semblent à la place opérer une réinterprétation radicale de cette tradition, ou inventent simplement des traditions qui n’ont jamais été hawaïennes. … Les interprétations New Age consistent à redéfinir les concepts Hawaïens de façon à les faire correspondre aux tendances fondamentales du New Age. » [16]

Rothstein a également recueilli les opinions et analyses sur la Huna par des natifs d’Hawaï :

Selon les figures leaders de la scène politique autochtone d’Hawaï, ce type d’interprétations New Age équivalent à de l’exploitation pure et simple. Les gens pensent souvent que les non-hawaïens violent les droits de propriété intellectuelle des natifs et l’utilisation « hors contexte » de l’héritage religieux d’Hawaï corrompt les valeurs qui sont ancrées dans des concepts tels que kahuna, hula, Lomi Lomi, etc. L’idée même que l’on puisse rejoindre un atelier et développer les compétences d’un kahuna en quelques semaines, par exemple, est ridicule puisque le savoir d’un kahuna traditionnel repose sur un mode de vie plutôt qu’un apprentissage… En important l’ethnicité hawaïenne et en revitalisant ce qui est perçu comme l’héritage religieux d’Hawaï, les adeptes du New Age d’Europe et des États-Unis… n’ont pas besoin des hawaïens eux-mêmes. Ils ont besoin d’un mythe à leur sujet et ainsi ils l’ont créé… [16] Les livres Huna sont un exemple « d’une appropriation culturelle. » [17]

Selon le Pukui and Elbert Hawaiian dictionary, les ‘unihipili sont les esprits de personnes défuntes, ‘uhane est une âme, un esprit ou fantôme, et les ‘aumakua sont les dieux personnels ou familiaux, des ancêtres divinisés qui peuvent prendre la forme d’animaux. Kū, Lono et Kāne sont des dieux hawaïens. [10]

Dans le langage hawaïen, le terme kahuna est utilisé pour désigner tout type d’expert. Kahuna désigne des spécialistes du diagnostic des maladies, de la médecine par les plantes, de la construction de canoë, de la construction de temple, de la sculpture sur bois, de l’observation des étoiles, de l’agriculture et autres.[2]

  • Organisations
Huna Research Inc fut fondé par Long en 1945. A sa mort, en 1971, Dr. E Otha Wingo (en accord avec la volonté de Long) lui succéda à la tête de ce centre de recherche et déménagea son siège dans le Missouri, où Wingo était Professeur. Ce centre possède des succursales au Canada, Australie, Angleterre, Allemagne et Suisse, en plus des Etats-Unis. [5]
« Huna International » fut fondé en 1973 par King en tant qu’ordre religieux, qui possède trois branches : Aloha International, Voices of the Earth et Finding Each Other International. [5]
  • Notes
  1. Malo, David. Hawaiian Antiquities (Bishop Museum, 1951)
  2. Kamakua, Samuel. The People of Old (Bishop Museum, 1991)
  3. ‘I’i, John Papa. Fragments of Hawaiian History (Bishop Museum, 1959)
  4. Beckwith, Martha. Kepelino’s Traditions of Hawaii (Bishop Museum, 1932)
  5. Lewis, James (2002). The Encyclopedia of Cults, Sects, and New Religions. Buffalo: Prometheus Books. pp. 406–407. ISBN 1-57392-888-7.
  6. Melton, J. Gordon, ed. (2001). « Huna ». Encyclopedia of Occultism and Parapsychology 1 (5 ed.). Gale Research. p. 755. ISBN 0-8103-9489-8.
  7. Long (1954) pp. 14-15
  8. Lee, Pali Jae (1999). Ho`opono. Honolulu: Night Rainbow Publishing. p. 56. OCLC 44516946.
  9. Lee, Pali Jae (2007). Ho`opono – Revised Edition: The Hawaiian Way to Put Things Back in Balance (2nd ed.). Mountain View, HI: IM Publishing. pp. 89–93. ISBN 978-0-9677253-7-6.
  10. Pukui, Mary Kawena; Samuel H. Elbert (1986). Hawaiian Dictionary. Honolulu: University of Hawaii Press. ISBN 0-8248-0703-0.
  11. Long (1954) pp125-126
  12. Long (1954) p364
  13. Long (1954) p366
  14. King, Serge Kahili (1985). Kahuna Healing. Theosophical Society. pp. 10–11. ISBN 0-8356-0572-8.
  15. Chiles, Pila (1995). Secrets and Mysteries of Hawaii. Health Communications. pp. 51, 71. ISBN 1-55874-362-6.
  16. Rothstein, Mikael, in Lewis, James R. and Daren Kemp. Handbook of New Age. Brill Academic Publishers, 2007 ISBN 978-90-04-15355-4
  17. Chai, Makana Risser. « Huna, Max Freedom Long, and the Idealization of William Brigham, » The Hawaiian Journal of History, Vol. 45 (2011) p. 102
  18. King, Serge Kahili (1990). Urban Shaman. Simon & Schuster. pp. 52–81. ISBN 0-671-68307-1.
  19. Serge King’s Biodata, Aloha International
  20. Morrell, Rima (2005). The Sacred Power of Huna: Spirituality and Shamanism in Hawaii. Inner Traditions. ISBN 1-59477-009-3.
  21. Chai, Makana Risser. « Huna, Max Freedom Long, and the Idealization of William Brigham, » The Hawaiian Journal of History, Vol. 45 (2011) pp. 101-121
  22. Stone, Scott S.C. (2000). Living Treasures of Hawaii 25th Anniversary of the Selections of Outstanding Persons as Honored by The Honpa Honwanji Mission of Hawai’i. Honolulu: Island Heritage. p. 24.
  23. Kahalewai, Nancy (2004). Hawaiian Lomilomi: Big Island Massage Second Edition. Mountain View, HI: IM Publishing. p. 139. ISBN 978-0-9677253-2-1.
  24. Hall, Lisa Kahaleole. « ‘Hawaiian at Heart’ and Other Fictions, » The Contemporary Pacific, Volume 17, Number 2, 404-413, © 2005 by University of Hawai’i Press
  • Références
  • Lectures complémentaires
Helwig, David (2001). Jacqueline Longe, ed. Gale Encyclopedia of Alternative Medicine 2 (2 ed.). Gale Group. pp. 1011–1012. ISBN 0-7876-5001-3.
James, Matthew B. (2010). The Foundation of Huna: Ancient Wisdom for Modern Times. Kona University Press. ISBN 0-9845107-0-2.
King, Serge Kahili (1983). Kahuna Healing: Holistic Health and Healing Practices of Polynesia. Quest Books. ISBN 0-8356-0572-8.
King, Serge Kahili (1985). Mastering Your Hidden Self: A Guide to the Huna Way. Quest Books. ISBN 0-8356-0591-4.
King, Serge Kahili (2008). Huna: Ancient Hawaiian Secrets for Modern Living. Simon & Schuster. ISBN 1-58270-201-2.
Long, Max Freedom (2006) [1955]. Growing into the Light. DeVorss. ISBN 1-4254-6352-5.
Long, Max Freedom (1965). Huna Code in Religion. DeVorss.
Long, Max Freedom (1975) [1945]. Introduction to Huna. Esoteric Publications. ISBN 0-89861-004-4.
Lynch, Frederick R. (Sep 1979). «  »Occult Establishment » or « Deviant Religion »? The Rise and Fall of a Modern Church of Magic. ». Journal for the Scientific Study of Religion (Society for the Scientific Study of Religion) 18 (3): 281–298. doi:10.2307/1385654.
Melton, J. Gordon, ed. (2001). « Huna ». Encyclopedia of Occultism and Parapsychology 1 (5 ed.). Gale Research. pp. 934–935. ISBN 0-8103-9489-8.
Paltin, S. J. (1986). « Huna of Hawaii: a system of psychological theory and practice ». Hawaii Medical Journal 45 (7): 213–4, 217–8.
Wingo, E. Otha (1973). Huna Psychology. Huna Press.

Qu’est-ce que la Faerie Faith ?

Article tiré du site the Faerie Faith Druid, par Seamus. Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Qu’est-ce que la Faerie Faith ?

Introduction

Hêtre
Hêtre

La tradition Faerie Faith est par définition, éclectique, et réunit Wicca Dianique, (ndlt : néo-) druidisme, Huna, médecines alternatives orientales et occidentales, traditions amérindiennes et un large éventail de pratiques énergétiques.

Tout au long de l’enseignement, l’accent est mis sur le développement personnel et le profond respect pour la Nature et la Déesse.

Les éléments rituels proviennent de la Wicca Dianique MacFarland tandis que le profond respect envers la Terre et ses mystères témoignent de l’influence druidique. Non seulement la Faerie Faith porte sur cette spiritualité, mais c’est également une tradition à Mystère qui se focalise sur le développement personnel par le biais d’une étude étendue des Mystères des Arbres Celtiques.

Ces principes définissent notre pratique, renforcent notre spiritualité et guident nos croyances

Les Principes de la Faerie Faith

• Une sensibilité pour la réalité spirituelle, une croyance en la réalité spirituelle qui se tient derrière ce que nous appelons la « Nature » devraient exister.
• Un amour sincère envers la Terre Elle-même et un désir de communiquer avec Ses « autres » enfants devraient être éprouvés.
• Une foi en la vie individuelle de cette planète et la certitude qu’elle imprègne le monde entier devraient être éprouvées.

Orientation Spirituelle

La tradition Faerie Faith repose sur trois domaines égaux d’étude et de développement:

  • Le Petit Peuple

Avec notre plus grand respect et toute notre humilité, nous révérons et cherchons la communion avec le Petit Peuple. Nous croyons aux Esprits de la Nature et ce qu’ils ont à nous enseigner. Nous voyons le Royaume de Féerie comme notre version des Royaumes Imaginaux, et nous nous efforçons de travailler au sein de cette sphère.

Nous voyons également le développement personnel comme l’un de nos objectifs primordiaux et travaillons à mieux nous comprendre nous-mêmes et les autres à travers les enseignements des Bons Voisins (Contes de Fée.) Nous utilisons des concepts Jungiens et notre expérience personnelle comme méthodes pour mieux appréhender ces enseignements.

  • Les Mystères de l’Arbre Celtique

Les mystères de l’Arbre Celtique constituent le pivot central de notre enseignement et des cycles pendant l’année sacrée. Nous sommes guidés à travers chaque événement et fête lunaire et solaire, en intégrant les cycles de l’année, le mouvement des énergies de la Terre et comment mieux anticiper les changements ésotériques qui surviennent autour de nous et en nous au fil de l’année.

Les Mystères des Arbres nous renseignent également sur nous-mêmes et notre environnement. Lorsque effectivement intégrés, les Mystères de l’Arbre Celtique apportent également un changement personnel profond et un renforcement de notre noyau spirituel.

La Science Secrète

De façon à mieux nous comprendre nous-mêmes et le monde qui nous entoure, nous utilisons la méthodologie de base et le vocabulaire commun issu du Système Huna, ou Science Secrète. Ce système nous donne les concepts la terminologie pour mieux comprendre et travailler avec le monde magique qui nous entoure.

La Science Secrète touche la plupart des grandes traditions spirituelles, si ce n’est toutes. Tandis qu’elle est construite sur des thèmes communs (ou peut-être est-ce la base pour ces thèmes communs), elle nous donne une compréhension de la spiritualité humaine basique.

Nous utilisons également la Science Secrète comme clef pour comprendre les Enseignements de Féerie, des Mystères de l’Arbre et autres mythes et traditions liés à nos croyances.

Orientation de nos pratiques

En tant que part du travail spirituel de la Faerie Faith, nous avons une orientation pratique supplémentaire.

  • Guérison

Nos études portent sur différentes méthodes de guérison, dont la guérison par les plantes, les remèdes des fleurs de Bach et autres traitements homéopathiques, aussi bien que différentes formes de travaux énergétiques. Nous apprenons également quelques points d’acupressure de base et les techniques de premier secours.

  • Survie

En tant que part du travail, nous faisons en sorte que les étudiants acquièrent de meilleures connaissances à propos de leur propre survie au sein de divers environnements. Nous constatons qu’on peut se trouver dans certaines situations, à la fois dans la nature sauvage ou à côté de chez nous, et une compréhension profonde de la terre et de ses autres enfants peut avoir un impact direct sur notre survie.

  • Préservation

Lorsque nous constatons que cette planète, et nous, toutes ses créatures qui nous trouvons sur elle, travaillons à former une grande communauté, nous travaillons à mieux préserver la planète. Lorsque nous percevons notre environnement comme Notre Grande Mère, il est normal que nous utilisions nos ressources avec discernement et retenue.

Conclusion

La Faerie Faith est un Système Transformationnel de croyance et de discernement qui est très personnel, et qui englobe à la fois l’apprentissage et le développement intellectuel et expérientiel.

Beth : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis.  Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis un cerf aux sept dents de fer – (pour la force)

Couleurs

Blanc

Lettre

beth, B

Animaux

Faisan, Cerf

Symboles

Baguette de Bouleau, cierge blanc, les fasces

Archétypes féminins

Britomartis, Sadb, Artémis, Dana

Archétypes masculins

_

Guérisons

Panacée pour tous les problèmes de peau et des articulations.

Mystères

Contemplation, Flexibilité, Renaissance, Résilience, Magie liée à la Forêt, Autorité de la Reine, Autorité intérieure/Auto-discipline, Discipline.

Luis : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis.  Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

Je suis une inondation sur une plaine – (pour l’étendue)

Couleurs

Rouge, Gris

Lettre

luis, L

Animal

Canard

Symboles

Baguette de Sorbier, graines.

Archétypes féminins

Bridget, Cerridwen, Kore, Demeter, Dana, Artemis.

Archétypes masculins

_

Guérisons

Vie soutenue, prolongée, problèmes de peau.

Mystères

Premiers mouvements Intérieurs (ndlt : quickening, premiers mouvements fœtaux), Graines d’Espoir, Semer pour le Renouveau, Divination des Mystères de la Vie, Divination pour détecter du Métal, Premiers mouvements ou Avortement.

 

Faerie Faith : Introduction et organisation de la thèse de J. C. Landis

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

  • Introduction de la thèse sur la Faerie Faith et le système BLN.

aulneLa Faerie Faith est une tradition Païenne complexe, avec son propre système mystique, celui du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques Beth-Luis-Nion. Cette tradition ne peut être appréhender par morceau mais en étudiant les différents éléments qui la constituent dans leur globalité. Je tenterai d’introduire certains concepts que l’on doit garder à l’esprit en lisant cet article.

Tout d’abord, la Faerie Faith est une tradition Dianique et, en tant que telle, elle met l’accent sur le féminin dans l’humanité, la nature et en Dieu. Pour faciliter la lecture, tous les pronoms seront mis au féminin, en accord avec cette tradition. Par exemple, « le Grand Prêtre ou la Grande Prêtresse » seront simplement dénommés par « Grande Prêtresse », sauf mention contraire. De la même façon, les pronoms tels que « il ou elle » seront simplement désignés par « elle ». Il convient de noter que les personnes des deux sexes peuvent suivre la formation de la Faerie Faith.

Le Beth-Luis-Nion est un système mystique et c’est la raison pour laquelle il est difficile à appréhender de façon purement intellectuelle. A bien des égards, il est comparable à la Qabalah. Israel Regardie décrit la Qabalah comme « un guide digne de confiance, conduisant à une compréhension à la fois de l’Univers et de son propre Soi » (Regardie i). De même, le Beth-Luis-Nion est un système bénéfique qui mène à une compréhension de la Nature et à une transformation personnelle de l’étudiante. C’est à cet objectif de transformation personnelle et d’équilibre que toute étudiante œuvre à travers leur voyage dans les mystères du Calendrier des Arbres Lunaires Celtiques.

Cet article n’a pour but que d’être une simple introduction à la Faerie Faith et au système Beth-Luis-Nion. La Faerie Faith est une tradition vivante, en évolution, et qui peut, par conséquent, changer dans le futur.

Cet article décrit la Faerie Faith telle qu’elle est actuellement pratiquée et tel que le calendrier Beth-Luis-Nion est compris aujourd’hui. En outre, une grande partie des informations que je présente ici pourront paraître enfantines dans le futur, lorsque j’en aurai appris davantage. Cet article ne se veut pas exhaustif. S’il vous plaît, consulter la bibliographie pour en apprendre plus sur les recherches présentées ici.

  • Organisation de la thèse

Introduction

Section I : la Faerie Faith

Histoire de la Faerie Faith

Les pratiques de la Faerie Faith :
Les Mystères :
Section II : Le système Beth Luis Nion du Calendrier des arbres lunaires celtiques
Comprendre les arbres
Les Arbres :
L’Aulne
Le Saule
L’Aubépine
Le Houx
Le Noisetier
La Vigne
Le Lierre
Le Jour à Part
Epilogue
Tableau I : correspondances pour le système BLN du calendrier des arbres lunaires celtiques
Aulne/Fearn
Saule/Saille
Aubépine/Huath
Noisetier/Coll
Vigne/Muin
Lierre/Gort
Roseau/Ngetal
Sureau/Ruis
Travaux cités :
  • Adler, Margot. Drawing Down the Moon: Witches, Druids, Goddess-Worshippers, and Other Pagans in America Today, Revised and Expanded Edition. Arkana: Penguin, 1997.
  • Bombardi, Ron. « Spinoza’s Ethics / Elwes Translation. » Studia Spinoza.  http://frank.mtsu.edu/~rbombard/RB/spinoza.new.html (1 Nov. 2001).
  • Culpepper, Nicholas. Culpepper’s Complete Herbal. W. Foulsham & Co., Ltd., London (originally written in 17th century).
  • Graves, Robert. The White Goddess: A Historical Grammar of Poetic Myth. New York: Farrar, Straus and Giroux, 1948.
  • Greive, M. A Modern Herbal. New York: Dover, 1971.
  • Jones, Gwyn and Thomas, trans. The Mabinogion. New York: Alfred A. Knopf, Inc., 2000.
  • Kerr, Linda. “Lunar Tree Energies.” Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 1999. http://www.auburn.edu/~kerrlin/tree_energies.html (1 Nov. 2001).
    —. « Studying the Faerie Faith. » Linda Kerr’s Faerie Faith Page.
    http://www.duc.auburn.edu/~kerrlin/studying.old.html (1 Nov. 2001).
    —. « What is the Faerie Faith? » Linda Kerr’s Faerie Faith Page. 21 April 2000.
    http://www.auburn.edu/~kerrlin/WhatisFF.html (1 Nov. 2001).
  • « The McFarland Dianics – A Chronology. » The McFarland Dianic Homepage. 2000.
    http://www.geocities.com/mcfdianic/chronol.html (1 Nov. 2001).
  • Novack, Penny and Michael. « Mysteries and Secrets. » The McFarland Dianic Homepage. http://www.geocities.com/mcfdianic/mystsec.html (1 Nov. 2001).
  • O’Brien, Elmer. The Essential Plotinus. Second ed. Indianapolis, IN: Hackett Publishing Co., 1964.
  • Paterson, Helena. The Celtic Lunar Zodiac. Boston: Charles E. Tuttle Co., 1992.
  • Rainey, Imré K. « The History of the Faerie Faith. » The Hazel Nut. 1998.
    http://home.earthlink.net/~irainey/history.html (1 Nov. 2001).
  • Regardie, Israel. Garden of Pomegranates. St. Paul, MN : Llewellyn, 1970.
  • Vickery, Roy, comp. Oxford Dictionary of Plant-Lore. Oxford: Oxford UP, 1995.

L’histoire de la Faerie Faith

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

La Faerie Faith est une tradition qui découle de la tradition dianique McFarland.

Ce sont Mr. Mark Roberts et la Grande Prêtresse, connue sous le nom d’Epona, qui ont transmis la Faerie Faith au fil des années. Ce qui suit est un résumé du développement historique de la Faerie Faith.

L’histoire de la Faerie Faith commence avec la tradition dianique McFarland, fondée par Morgan McFarland à Dallas/Ft. Worth, au Texas. McFarland fut formée au sein de sa tradition familiale et, en 1971, elle rejoint Mark Roberts, un autre (sic) Sorcier solitaire.

Ensemble, ils fondèrent le Covenstead of Morrigana. Selon le site web de la McFarland Dianic, “Ce fut Mark qui fit remarqué à Morgan la référence aux « cultes dianiques » dans le livre de Margaret Murray, The Witch Cult in Western Europe. Cela parla aux croyances et pratiques de Morgan et elle adopta l’appellation « Dianique » pour sa tradition.” Plus tard, au cours de cette même année, Morgan commença à coucher sur papier les rituels transmis oralement au sein de sa tradition. Morgan continua à initier quelques Grandes Prêtresses qui partirent (ndlt : hive off, essaimer, quitter la ruche, se séparer) pour fonder d’autres covens.

En 1977, Mark quitta le Covenstead de Morrigana pour débuter une nouvelle voie appelée Hyperborea. En 1979, Morgan se retire en tant que Grande Prêtresse de ses covens, et sert alors en tant que matriarche et conseillère auprès du Concile des Grandes Prêtresses de la Tradition Dianique McFarland (McFarland).

Mark quitta le Texas et déménagea à Atlanta, en Georgie, en 1979 où il rencontra Epona. Mark lui enseigna les leçons qu’il avait apprises avec Morgan, et elle devint la fondatrice de la branche Eponienne des Dianiques McFarland, ce que l’on connaît maintenant sous le nom de Faerie Faith. Mark Roberts fut le premier à utiliser le terme de “Faerie Faith.” Le nom est probablement emprunté au livre The Fairy-Faith in Celtic Countries, de W.Y. Evans Wentz (1911). Ce livre décrit un grand nombre de croyances populaires et pratiques du passé. Sous l’enseignement de Mark, Epona fut formée comme une Grande Prêtresse des mystères de la Faerie Faith, le système Beth Luis Nion. Seulement après dix-huit mois, Mark partit pour fonder une nouvelle voie appelée Hyperborea à Dallas en 1981. Epona, cependant, s’avéra être un terrain fertile pour les enseignements du système BLN. Elle améliora ce qu’elle avait appris de ce système, et enseigna une nouvelle forme des mystères de la Dianique McFarland, qui devint la Faerie Faith.

Epona continua à enseigner les mystères de la Faerie Faith qui se développa et se propagea sous ses enseignements, et aujourd’hui il y a des membres répartis dans tout le sud-est des USA. Cependant, du fait de la difficulté de cette voie, très peu d’étudiantes atteignent le niveau de Grande Prêtresse. Au moment où j’écris ces lignes, il n’y a qu’un seul coven Faerie Faith en activité, situé à Auburn, en Alabama, sous l’enseignement de Linda Kerr, l’une des étudiantes d’Epona. Kerr est parvenue à créer une église légalement constituée – the Church of the Spiral Tree – une église Païenne œcuménique.

Mark-and-Epona
Epona et Mark Roberts. Photo trouvée sur deux sites anglophones différents : faeriefaithdruid.blogspot.fr et prueitt.wordpress

Faerie Faith origins

freaking wiccans or fond memories of the 70’s

 

Teinture végétale : le bouleau

Voici des liens vers des articles qui traitent de la teinture au bouleau, réalisée avec les feuilles, l’écorce ou les chatons.

[L’article sera complété au fil du temps et des découvertes.]

 

 

Idho, l’if [From the Branch]

Idho (EE-yoh)

Arbre : l’If – Ibar
Saison : La Cinquième Saison – le Solstice d’Hiver
Place sur la main : le renflement sur la paume à la base du petit doigt
Couleur : Irfind – très blanc
Oiseau : Illat – aiglon
Déesse : Cailleach
Métal : plomb
Animal : cerf
Message : « Je suis la tombe de chaque espoir. Qui, si ce n’est moi, connaît les secrets du dolmen en pierre brute ? »
Note de musique : fa
Planète : Saturne
Mot ogham : âge/vieillir, mémoire/souvenir, le plus vieux des bois, le plus beaux des anciens, le plus flétri des arbres, épée

Le jour de cet arbre est le Solstice d’Hiver. L’if est un arbre de mort dans les pays utopiques et l’un des cinq arbres magiques d’Irlande. Il est sacré pour Hécate en Grèce et en Italie. A Rome, lorsque les taureaux noirs étaient sacrifiés à Hécate, ils étaient chargés de guirlandes d’If. En Irlande, l’if était le « cercueil du vin » et les tonneaux de vin étaient fabriqués en if. On pensait que son bois faisait les meilleurs arcs.

Les propriétés magiques de l’if sont en lien avec le féminin, la planète Saturne, l’élément eau et les pouvoirs de relever les morts. L’if est également connu comme étant extrêmement vénéneux.

L’if est l’arbre principal de la mort, on pensait qu’il étendait une racine jusque dans la bouches des cadavres, libérant leurs âmes et absorbant l’odeur de décomposition des corps. Ainsi, c’est l’arbre d’Hécate, la Déesse de toutes les matières compostables qui sont offerts à la fertilité du Monde-d’en-Bas. L’if est un symbole de vie dans la mort, parce qu’elle prend plus de temps que tout autre arbre à atteindre sa maturité, à l’exception du chêne. L’if est l’essence du soi, hérité du passé ancestral. C’est la racine éternelle du soi. C’est la mesure ultime du passage de l’âme de la vie à la vie. Idho fait référence à la transformation d’un état à un autre, ou un mouvement de cette nature. Il peut être chargé de malaise et d’un sentiment de perte. Il y a une forte probabilité pour que Idho indique l’ignorance d’une certaine transformation à venir ou qui est imminente. Le principal défi concerne le sentiment profond de perte et de tristesse. Cette douleur doit être surmontée avant que le changement ne puisse être pleinement compris. Gardez à l’esprit que la naissance suit la mort dans le cycle éternel de la création.

  • Information botanique

Taxus_baccataL’if est un conifère à croissance lente et peut vivre 1000 ans, sa hauteur maximale est de 20 mètres. Parce que son bois est dur et élastique, il servait à fabriquer les arcs longs anglais, chose beaucoup moins fréquente de nos jours. Ses aiguilles sont très larges et sa graine est contenue dans une arille rouge. Les ifs sont toxiques ; le taxol est extrait de l’un de ses composants toxiques et est utilisé dans un traitement efficace contre certains cancers. L’if fait partie de la famille des taxacées.

  • Cailleach

I am Cailleach, the meager blue hag.
My face is blue
My teeth are red
And I have only one eye.
I am the Winter Queen.
My name means « dark of the sun ».
I am ruler of the « Little sun of winter. »

Je suis Cailleach, la maigre sorcière bleue.
Mon visage est bleu
Mes dents sont rouges
Et je n’ai qu’un œil.
Je suis la Reine de l’Hiver.
Mon nom signifie « l’ombre du soleil ».
Je suis la souveraine du « Petit soleil d’hiver ».

L’aspect vieille-sorcière très ancien de la Déesse était connu sous de nombreux noms partout dans les pays celtiques. Dans les Triades Irlandaises, la Cailleach est considérée comme l’un des trois grands âges : l’Âge de l’If, l’Âge de l’Aigle et l’Âge de la Vieille Femme de Beare.

La Cailleach Bheara (« Vieille Femme » ou « Vieille Epouse ») est très répandue dans toute l’Irlande et l’Ecosse. De nombreux lacs, rivières et montagnes sont considérés avoir été créés par elle. On croyait même que certains cairns étaient des piles de pierres tombées de son tablier. La Cailleach Bheara forme une triple déesse avec la Cailleach Bolus et la Cailleach Corca Duibhna. On raconté que c’était elle qui relâchait les rivières, formait les montagnes et frappait son marteau sur l’herbe verte. On disait que la Cailleach possédait la capacité de se changer son apparence de vieille et laide sorcière en magnifique jeune fille. En Irlande, elle était également appelée la Sentainne Berri.

En Ecosse, la Cailleach est une vieille sorcière au visage bleu et représente les trois mois de l’hiver. Son règne  est interrompu par Brigit à Imbolc. A Beltane, la Cailleach cache son bâton sous un buisson de houx. Dans le jeu de Sibyl, qui est très similaire au jeu des Serpents et des Echelles auxquels s’amusent les enfants aujourd’hui, la Cailleach était le Dragon. On jouait à ce jeu sur une base saisonnière, décrivant la bataille que se livraient la Cailleach Bheara et Brigit.

Les Romains assimilèrent la Cailleach à l’une de leurs déesses nommée Junon. Plus tard, la Cailleach prit le nom de Nicnevin la « Mère Os » et on raconte qu’elle a été vue en train de voler dans les airs, suivie par une bande de démons durant  Samhain.

Dans le folklore mannois, la Cailleach Groarnagh était une « vieille femme de sortilèges » qui était associée au temps (météo). On disait que si Imbolc était une belle journée, elle sortirait pour se réchauffer, mais s’il faisait humide et gris elle resterait à l’intérieur. On attribue sa mauvaise humeur au fait qu’on l’ait poussée dans une crevasse de la montagne de Barrule, sur l’Île de Man, mais certains disent que c’est parce qu’elle a été jetée à la mer et qu’elle a du retourner jusqu’à la rive.

Selon The Yellow Book of Lecan (le livre jaune de Lecan), un manuscrit du XIVème, la Cailleach Bheara était également connue sous le nom de Bui ou Boi, un terme pour désigner la couleur jaune. standing-stone-bere-islandElle était issue d’un peuple connu sous le nom de Corcu Duibne. On racontait communément que les Corcu Duibne « ne doivent jamais se trouver sans une merveilleuse cailleach parmi eux. » La Cailleach Bheara avait cinquante enfants adoptifs à Beara, qui est une péninsule située à West Munster dans le comté de Cork. Les descendants de ses enfants devinrent de nombreux peuples et races. Elle eut sept périodes de jeunesse et ses partenaires moururent de vieillesse. Parmi ceux-là, on a reconnu Lugh comme l’un de ses premiers compagnons. Une histoire locale de l’Île de Bere (Beare) parle de deux vieilles mégères divisées par une dispute au-dessus des eaux. L’une se tenait sur la péninsule et l’autre sur l’île. Les deux vieilles se jetaient des bâtons et c’est ainsi qu’ils se transformèrent en pierres dressées au milieu de l’Île de Bere et près de Castletownbere.

ire-9Hags-Chair

Un récit de 1894 raconte que dans le comté de Meath se trouvent un ensemble de cairns à chambre, sur une colline connue sous le nom de Sliabh na Caillighe, qui veut dire “la Vieille Sorcière de la montagne” ou “la sorcière des collines” dans l’ancien langage. Elle est située près d’Oldcastle et Lough Crew. La vieille sorcière, dont le nom réel était inconnu du berger qui narrait l’histoire, avait apporté les pierres dans trois pleins tabliers pour les trois premiers cairns. Elle plaça une pierre pour s’en servir de chaise sur le sommet de la colline appelée Belrath. Aujourd’hui, cette pierre est appelée Chair Cairn (ndlt : on l’appelle plus exactement  « The  Chair  of the Hag » c’est-à-dire « Le  siège de la sorcière »). Cette pierre mesure 3 mètres de long et 2 mètres de haut, 60cm d’épaisseur et elle est creuse. La pierre est gravée de motifs en zig-zag et de cercles concentriques notables. Une grande quantité de quartz ont été brisés en petits morceaux et dispersés sur le sol autour et devant la pierre. On racontait que Cailleach plaça son siège ici afin de pouvoir regarder le paysage quand elle le désirait.  La sorcière aimait monter un poney et sauter de colline en colline. Un jour, la sorcière poussa le poney à galoper si rapidement qu’il chuta, et la monture et la cavalière furent tuées. La Cailleach dans cette histoire donne son nom à Bearhaven dans le comté de Cork.

Une autre histoire concernant le Chair Cairn explique comment la Cailleach arriva du Nord pour accomplir un exploit magique par lequel elle obtiendrait un grand pouvoir si elle réussissait. Elle remplit un grand tablier de pierres, en laissa tomber certains sur Carnbane cairnCarnbane et créa un cairn là-bas. Puis, elle sauta au sommet de Slievenacally, autrement connu sous le nom de Hag’s Hill (ndlt : Colline de la Sorcière), et laissa tomber un autre cairn. Une fois encore, elle sauta sur une autre colline et y déposa un autre cairn. Si elle parvenait à effectuer le dernier saut et à lâcher le dernier cairn, il lui serait accordé cette grande puissance qu’elle recherchait. Elle tenta de sauter mais glissa et tomba, se brisant le cou et ainsi se tua. La Cailleach fut ensuite enterrée dans les environs.

Il est possible que la Cailleach Bheara ait été à l’origine une princesse Espagnole nommée Beara. Il fut prophétisé qu’elle se rendrait une certaine nuit à la rivière Eibhear (ndlt : Eibhear = Ibériens ?)  et y découvrirait un saumon paré de vêtements colorés. Cette nuit-là, elle rencontrerait son futur époux. Tel que cela avait été prophétisé, cette nuit arriva et elle s’enfuit avec Eoghan Mo’r de Magh Nuadat pour se marier. Ils embarquèrent ensemble pour l’Irlande et à leur arrivée sur la côte Nord de la Baie de Bantry, Eoghan nomma la péninsule  d’après le nom de son épouse, Beara.

La Cailleach est également en vedette dans les mythes de souveraineté, comme celui que l’on trouve dans le récit des Neuf Otages (ndlt : je cite l’article de Wikipédia intitulé loathly lady : « On trouve la loathly lady dans Les Aventures des fils de Eochaid Mugmedón, dans lesquelles Niall Noigiallach (littéralement : « Niall aux neuf otages ») se révèle être le légitime « roi suprême d’Irlande » (Ard rí Érenn) en embrassant la dame. ») Niall et ses frères rencontrent une vieille femme qu’ils doivent embrasser et seuls  Niall et Fergus résistent à l’envie de la tuer parce qu’elle est hideuse. Fergus embrasse la vieille sorcière sur la joue et il reçoit en récompense la souveraineté de toute l’Irlande, puis la sorcière se transforme en une belle jeune femme. Un poème du Xème siècle décrit la Cailleach comme une vieille femme frêle qui s’est retirée dans un couvent et qui se remémore sa vie de bien-aimée des rois.  On pense qu’il s’agit d’une réécriture chrétienne d’un mythe de souveraineté. Il faut noter également que les Anglais ont pour habitude de traduire cailleach comme s’il s’agissait d’un synonyme pour nonne.

Il existe encore une autre histoire qui est racontée à propos de la Cailleach dans la région de Slyne Head. On dit qu’elle était en mer avec ses enfants et qu’ils étaient transis dans la froide obscurité. Le froid les glaçait jusqu’à la moelle. La Cailleach expliqua alors aux enfants qu’ils pouvaient se réchauffer en écopant la mer dans et hors de leur bateau. En faisant cela, les enfants furent capables de se réchauffer jusqu’au matin.

Dans le folklore d’Irlande et d’Ecosse, cailleach était un terme utilisé pour la dernière gerbe de la moisson. Divers choses étaient faites avec la dernière gerbe en fonction de l’endroit. Parmi les traditions les plus populaires : nourrir le bétail avec la gerbe, la semer ou la secouer dans les champs,  ou bien la garder tout au long des mois d’hiver. Les jeunes filles rechignaient souvent à nouer la dernière gerbe par peur de n’être jamais épousée. En Ecosse, une tradition folklorique consistait à nouer la cailleach avec un ruban et la suspendre à un clou jusqu’au printemps. Sur l’Île de Lewis, ils prenaient la cailleach et remplissez son tablier de fromage, de pain et d’une faucille .  Bien que l’on fasse référence à sa beauté, elle est également décrite comme possédant un œil au milieu de son visage bleu-noir, avec dents rouges et de cheveux emmêlés. Elle contrôlait les saisons et le temps (météo).

La Cailleach Bheur des Highlands, en Ecosse, est une vieille sorcière au visage bleue qui personnifie l’hiver – et c’est l’un des cas les plus manifestes d’une créature surnaturelle  qui était autrefois une déesse primitive parmi les anciens Celtes, et avant eux, les Fomorians. Sa personnalité a de nombreuses facettes dont la ressemblance est assez frappante avec la Déesse Grecque Artémis. A première vue, elle semble être la personnification de l’hiver. Elle est appelée fille de Grainne, ou le Soleil d’Hiver.

Il y avait deux Soleils dans le calendrier Celtique Ancien – le Grand Soleil, qui brille du Temps de La Baal (ou Veille de Beltane) à Samhain, et le Petit Soleil qui brille de Samhain à Beltane.

La Cailleach renaissait à chaque Samhain et allait frapper la Terre d’un grand coup pour anéantir la croissance et ensuite faire tomber la neige. A la Veille de Beltane, elle jetait son bâton  sous un houx ou un buisson d’ajoncs, car tout deux sont ses plantes, et se changeait en pierre grise ; pour cette raison, les menhirs solitaires lui sont sacrés.

Dans certains contes, elle ne se transforme pas en pierre mais apparaît plutôt dans la maison où se trouvent les fiana (ndlt : selon le dictionnaire d’ Ó Dónaill, on écrit Fianna avec deux « n », les Fianna ou la Fiann : Fianna Fhinn ; na Fianna : une troupe de guerriers légendaires de  Fionn Mac Cumhaill), elle demande l’autorisation de se réchauffer auprès du feu [ndlt : la suite du texte passe ensuite au singulier, après quelques recherches sur le net, j’ai trouvé le passage manquant : Gionn et Oisin le lui refusent, mais Diarmuid plaide son cas, en insistant sur le fait qu’elle soit autorisée à rester. Gionn et Oisin acceptent à contrecœur. Plus tard, au cours de la même nuit] lorsqu’elle se glisse dans son lit, il  ne la repousse pas, il forme juste un pli de couverture entre eux. Après un moment, il a un « sursaut de surprise » car elle s’est transformée en la plus belle des femmes qu’un homme ait jamais vu. [Ndlt : dans l’autre version qui m’a permis de compléter celle-ci, elle ne se transforme pas en belle jeune femme mais est touchée par le geste de Diarmud, elle en éprouve gratitude et loyauté et le soutiendra lorsqu’il aura un réel besoin d’une aide divine.] Ainsi, il semblerait que la Cailleach représentait à la fois une déesse de l’hiver et de l’été.

Elle était l’esprit gardien d’un certain nombre d’animaux. Les cerfs étaient les premiers à avoir ce privilège. Ils sont son troupeau, elle les rassemble, les traie et leur accorde souvent protection contre les chasseurs. Les pourceaux, les chèvres sauvages, le bétail sauvage et les loups étaient également ses créatures. Sous un autre aspect, elle est une déesse de la pêche, aussi bien que la gardienne des puits et des ruisseaux. On l’appelle également en mannois (ndlt : langue gaélique de l’Île de Man) la Caillagh-ny-Groamagh.

Cailleach
She with the all knowing eye of two faces
One of royal blue and youth
Beautiful and desirable
Giving birth to a nation
Our mother who nurtures us
Cradling us to her bosom
She with the all knowing eye of two faces
One of deepest black and knowledge
Withered, aged, older than time
Standing guard over her people
Guiding them back to her ancient womb
She with the all knowing eye of two faces
Mother and Crone
With us at the beginning and at the end
She with the all knowing eye of two faces
Sees all injustice
A quick and swift warrior is she
Do not fear the unleashing of her power
She with the all knowing eye of two faces
Teaches through destruction
To renew the life process
She with the all knowing eye of two faces Cailleach
(c) 1999 Casey Scathach Aje
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Traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

En réalisant cette traduction, j’ai effectué quelques recherches sur le net et je suis tombée sur ces documents. Certains semblent être des sources dans lesquelles Bendis a puisé pour rédiger cet article  :