Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », l’Aulne

L’Aulne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction et adaptation : Fleur de Sureau.

L’aulne est le quatrième arbre de l’année. Son nom gaélique est Fearn (prononcé à l’anglaise « Fair un »).

Le glyphe pour l’aulne est « je suis une larme étincelante du Soleil. »

• Utilisations de la plante et Folklore

L’aulne a été utilisé pour ses propriétés toniques et astringentes. « La décoction de l’écorce est utile pour baigner gonflements et inflammations, en particulier au niveau de la gorge, et elle est réputée soigner la fièvre » (Grieve 18).

Selon une superstition du comté du Worcestershire, en Angleterre, porter des morceaux d’aulne sur soi préserverait des rhumatismes. Tandis qu’on utilisait beaucoup ses « boutons noirs », le fruit de l’aulne, pour décorer les puits et sources, il s’agissait d’un rite nommé « well dressing » qui permettait d’honorer une source (ou son esprit ou, plus tard, son saint) afin que son eau ne tarisse pas (Vickery 2, 388).

« Malvhina Well – 2007 Well Dressing, by Bob Embleton.

• Mythologie et Symboles

L’aulne est le pont entre l’eau et le feu, la mer et la terre, l’hiver et le printemps. L’aulne ne pourrit pratiquement pas dans l’eau et c’est pourquoi il était utilisé pour soutenir les bâtiments, comme pilotis. « Le Rialto, à Venise, repose sur des pilotis d’aune, de même que plusieurs cathédrales médiévales. » (Graves 170). Il servait également à la construction de ponts, de chaussées et de conduites d’eau.

L’Aulne est étroitement lié au feu, même si c’est un combustible médiocre, il constitue le meilleur des charbons de bois. Dans certaines régions d’Irlande, abattre un aulne sacré amenait comme châtiment la destruction de sa maison par le feu. « L’aulne est l’arbre du feu, le pouvoir du feu de libérer la terre de l’eau. » (Graves 171).

Ce lien avec le feu apparaît dans le fait que l’équinoxe de printemps tombe toujours pendant la Lune de l’Aulne. L’équinoxe de printemps est un pont qui éloigne l’année des froides inondations de l’hiver et la conduit à la tiédeur du printemps. L’aulne était, « Fearineus, le dieu du printemps auquel on offrait des sacrifices sur le mont Cronien à Olympe, à l’équinoxe du printemps » (Graves 172).

L’aulne est associé à quatre couleurs. La pourpre est la couleur de la royauté et les Rois des Aulnes (Féerie) tirent leur nom de cet arbre. Le rouge est la couleur du feu, ainsi que celle du sang. Lorsqu’un aulne est abattu, son écorce devient écarlate et semble saigner comme un homme. En outre, une teinture rouge peut être obtenue à partir de l’écorce. Une teinture verte peut être fabriquée à partir des fleurs, qui éclosent durant le mois de l’Aulne. Le vert est la couleur des vêtements des fées (les esprits de la nature). Une teinture brune est obtenue à partir des rameaux de l’aulne, le brun étant la couleur de la terre dans laquelle pousse l’aulne.

• Énergies

Enfin, l’aulne amène le temps des naissances. Le printemps arrive et les projets élaborés lors de la première lune peuvent maintenant aller de l’avant. Et en même temps, ce peut être une période douloureuse. Avec la naissance des choses nouvelles vient la destruction des anciennes. Le glyphe de l’Aulne « je suis une larme brillante du Soleil » est comparable à l’adage « toute naissance digne de ce nom s’accompagne toujours de larmes. » Avec l’arrivée du soleil à l’équinoxe de printemps, nous donnons naissance à nos projets. Pourtant, cette période peut être marquée par les doutes, la confusion, la dépression et le chagrin. La dépression post-partum est commune et de façon semblable, beaucoup sont déprimés après avoir accouché de leurs projets, car ceux-ci pourraient très bien ne pas donner les résultats escomptés.

Pendant [la lune de] l’Aulne, l’étudiante doit apprendre l’équilibre. Les quatre couleurs de l’aulne enseignent à l’étudiante la révérence, l’harmonie et l’équilibre. Ces leçons doivent être acquises bien avant la seconde moitié de l’année (Kerr, ‘Lunar’.)

Lune du Bouleau, rituel par Lady Phoenix

Extrait du livre « Year of Moons, Year of Season : Mysteries & Rites of Celtic Tree Magic par Pattalee Glass-Koentop. (Llewellyn Publications, 1991 Traduction & adaptation Fleur de Sureau.

Première Lune : le Bouleau

Décorations du cercle : Il est suggéré d’utiliser une bougie noire et une bougie blanche pour l’autel, lequel est recouvert de blanc. Si cela est possible, décorez le cercle de branches tout justes feuillées. La figure de la « Mort » est placée au centre depuis la Lune du Sureau. Un bouquet de branches plus courtes se trouve près de l’autel, au nord, et un second bouquet de grosses tiges similaires au sud. Près de l’autel sont disposés des écheveaux de fil à broder rouge, bleu et blanc, ainsi qu’un couteau ou une paire de ciseaux. Après l’invocation et la descente de la lune, la Grande Prêtresse se tourne et parle.

Invocation : Si vous employez les vers d’Hertha par John Swinbourne1, je vous suggère de les mémoriser avant le rituel afin que leur impact ne soit pas atténué par la présence des feuilles de papier. De plus, la force du contact visuel possible avec chacun des membres du cercle durant ce passage verbal est infiniment plus grande si vous n’avez pas à lire les paroles. La voix devient alors celle de la Déesse, et non « juste » celle d’une prêtresse.

Les balais : On peut fabriquer des balais miniatures. Les « rameaux de bouleau » doivent mesurer environ 17 à 20 cm, afin d’obtenir une dimension finale de 30 cm, ou pour fabriquer un balai d’une taille plus réelle, choisissez de petites branches de 45 cm et une longueur de « frêne » de 60 cm. Rappelez-vous que tout bois peut être utilisé pour symboliser le bouleau ou le frêne.

Bâtons de frêne : si vous vivez à un endroit où vous avez peu ou pas accès à des branches de substitution pour ce but, des tourillons en bois ou des bâtons similaires peuvent être employés. Ceux-ci sont disponibles à peu de frais dans la plupart des scieries et magasins de bricolage, aussi bien que dans les solderies.

Liens en osier ou saule : il peut s’agir de tout type de ficelle ou fil. Je suggérerais du fil à broder ou à crocheter, dont la composition est habituellement entièrement naturelle, en principe disponible dans les couleurs primaires et qui n’a pas tendance à s’étirer comme le fait la laine. En outre, ces fils sont moins onéreux, plus faciles à trouver en magasin2. Il est plus facile de retirer le surplus de fil que d’en ajouter lorsque vous terminez votre balai. Que vous travailliez au balai miniature ou grandeur nature, vous pouvez utiliser 60 à 90 cm de fil adéquat, de chaque couleur. Que vous utilisiez du fil à crocheter ou à broder, du fil de laine ou du ruban, choisissez un blanc basique et les riches couleurs primaires rouge et bleu. Le fil blanc pour la pureté de la Jeune Fille, le rouge pour la couleur de la Mère et le bleu pour la sagesse et l’intensité de la Vieille Femme. Si votre symbolique personnelle perçoit la Vieille comme noire plutôt que bleue, alors vos liens seront blanc, rouge et noir.

Marquer la rune : la première lune/ le premier mois est une lune liée à la terre. Si vous utilisez une goutte de colorant alimentaire pour dessiner l’ogham, choisissez du vert pour ce rituel afin de symboliser la Terre.

Engagement : c’est une pratique que j’ai mis en place il y a de nombreuses années, alors que je ne parvenais pas à tenir mes résolutions du nouvel an. Ainsi, j’en ai fait un nouvel impératif, je ne pouvais désigner comme résolution tout ce que je n’avais pas fait ou tenter de faire durant les trois derniers jours de fin d’année. De cette façon, la « nouvelle » résolution consistait à continuer quelque chose que je voulais faire et non pas de commencer quelque chose qui « devrait » être effectué. Dès lors cela devenait un « cadeau » pour moi-même.

Vous désirerez peut-être discuter de cette idée avant le rituel avec les membres de votre cercle ou vous donner le temps d’y réfléchir sérieusement durant un rituel solitaire de méditation. Bien que les phrases du rituel suggèrent quelque chose de très agréable pour vous-même, ma pratique habituelle consiste à faire de cet engagement ou cadeau quelque chose qui deviendra un présent de savoir ou d’amélioration de mes talents et compétences liés à mon Art3. Les rituels de ce livre, par exemple, sont le résultat de ce cadeau prévu pour moi-même une année. Une autre année, pendant la Lune du Bouleau, j’ai choisi de copier avec soin tous les rituels que j’ai écrits ou qui m’ont été donnés, sur une période de plusieurs années, dans un carnet spécial. Comme vous pouvez l’imaginer, ces cadeaux à moi-même ont continué à être quelque chose d’agréable pendant les années qui ont suivi et le processus a renforcé ma connaissance et conscience de soi.

BOULEAU

Lune du commencement

Le temple est préparé4

  • Le travail est planifié : durant cette lune, les décisions sont prises telles les graines spirituelles que vous planterez cette année qui commence tout juste. Le travail magique durant cette lune ajoute force et dynamisme à ces choix.

  • Chaudron : feuilles d’ortie, anis étoilé, fleurs de mauve noire.

  • Le cercle est projeté : Au début, vous souhaiterez peut-être laisser le cercle sans éclairage. Entendre les trois premiers vers du poème Hertha comme une voix dans l’obscurité ou le vide peut être très efficace. Si vous choisissez cette atmosphère, quatre membres doivent se tenir prêts à allumer simultanément les gardiens des quartiers lorsque la Grande Prêtresse parlera de purifier cœurs et esprits.

  • Dédicace : choisir des déités de la naissance et des commencements, celles qui créent à partir de matériaux limités ou de rien.

I am that which began, out of me the years roll ;

Out of me God and Man – they are equal and whole5,

God changes, and Man, and the form of them bodily,

I am the Soul.

Je suis ce qui fut d’abord, hors de moi les années se déroulent ;

Hors de moi l’homme et Dieu – ils sont égaux et entiers ;

Dieu change, et l’homme, et la forme de leurs corps: quant à moi, je suis l’âme.

Before ever land was, before ever the sea,

Or soft hair of the grass or fair limbs of the tree,

Or the fresh-coloured fruit of my branches, I was,

And thy soul was in Me.

Avant même que ne soit la terre, avant même la mer,

Ou les doux cheveux de l’herbe ou les belles branches6 de l’arbre,

Ou le fruit, à la couleur vive, de mes branches, je fus,

Et ton âme était en Moi.

First life on my sources, first drifted and swam.

Out of me are the forces that save it – or damn.

Out of me man and woman, and wild-beast and bird,

Before God was, I AM.

Première vie sur mes sources, première qui a dérivé et nagé,

Hors de moi sont les forces qui la sauvent – ou la damnent.

Hors de moi et homme et femme, et bête sauvage et oiseau,

Avant que Dieu ne soit, JE SUIS.

(Extrait de Hertha par Swinburne)

Le Grand Prêtre : C’est une période de commencements, pourtant nous nous sentons toujours déprimés face à la saison de la mort et de l’hiver. Nous ne ressentons pas encore véritablement la chaleur et la lumière grandissantes du soleil.

La Grande Prêtresse : L’année écoulée a été semée d’embûches pour chacun d’entre nous. Purifions notre cœur et nos pensées des esprits de l’année pour laisser placer à une nouvelle année et une nouvelle croissance.

(La Grande Prêtresse prend le bouquet de branches de bouleau et frappe le sol ou l’autel qui comporte des symboles de l’année écoulée. Et pour finir, elle frappe et renverse la figure de la mort au centre avec la Lune nommée « Sureau ».)

Le Grand Prêtre : L’ancienne année est mesurée par ses Sabbats.

Le Cercle : (à l’unisson) « Ailm, Onn, Ura, Eadha, Idho. »

Le Grand Prêtre : L’ancienne année est caractérisée par ses Fêtes.

Le Cercle : Candlemas, Beltane, Lammas, Samhain.

Le Grand Prêtre : L’ancienne année est délimitée par ses Lunes.

Le Cercle : Bouleau, Sorbier, Frêne, Aulne, Saule, Aubépine, Chêne, Houx, Noisetier, Vigne, Lierre, Roseau, Sureau.

Le Grand Prêtre : La mort est anéantie et la renaissance prend forme.

La Grande Prêtresse : Finie la saison de mort. Voici la saison de vie et de commencement.

Le Grand Prêtre : A travers l’arbre, le Bouleau, la Déesse nous laisse un symbole de naissance et de commencements.

La Grande Prêtresse : Au Bouleau, Elle donne la première Lune de l’année, les commencements, la noblesse, l’extrémité du pouce, dimanche, la capacité à chasser les mauvais esprits, le bâton de pouvoir pour l’une des treize (ndlt : lunes, je suppose), le Soleil, une place dans les chapeaux des fils morts7 et la dernière demeure d’Élisée sur le Mont Horeb8.

Le Grand Prêtre : A nous, Ses Enfants, Elle donne le Bouleau.

La Grande Prêtresse : Elle inscrit en nous la connaissance de la victoire sur la mort.

(La Grande Prêtresse inscrit la lettre oghamique réceptive « B » dans la paume réceptrice de chaque personne, de façon qu’elle puisse être lue du point de vue par celle-ci.)

Nos paroles et nos actions donnent à ce savoir, forme et expression, pour qu’il soit connu des autres.

(La Grande Prêtresse inscrit la lettre oghamique expressive « B » dans la paume émettrice de chaque participant de façon qu’elle puisse être lue par la personne qui se tiendra en face à celui-ci.)

(La Grande Prêtresse prend les branches de Bouleau et en distribue une à chaque membre du coven.)

La Grande Prêtresse : Je suis la Jeune Fille : je suis la victoire sur la mort, je suis les commencements.

(Elle donne une branche à chacun.)

Je suis la Mère : je suis la naissance, je suis la continuité des commencements.

(Elle donne une seconde branche.)

Je suis la Vieille : je suis le guide qui conduit à la renaissance, je suis la complétion des commencements passés et la vision de ceux à venir.

(Elle donne une troisième branche.)

(Le Grand Prêtre ramasse les branches de « Bouleau » restantes.)

Le Grand Prêtre : Pour moi aussi, sacrés sont, comme Horus, la naissance et les commencements.

(Il donne une branche.)

Comme Osiris, la victoire sur la mort et la voie vers la renaissance sont miennes9.

(Il donne une seconde branche à chaque participant.)

(Chaque membre du coven a maintenant 5 branches de « Bouleau ».)

Le Grand Prêtre : A l’avenir caché dans les commencements, nous ajoutons la protection du Frêne.

(Aux membres du coven, il donne les bâtons qui sont au sud de l’autel.)

La Grande Prêtresse : Et la Magie du Saule, pour nous donner toute l’année un abri, des vêtements, de la nourriture et de l’amour.

(Elle donne trois longs brins de fil à chaque participant.)

(Le Grand Prêtre et la Grande Prêtresse prennent le bâton de « Frêne » et un rameau ou une branche de « Bouleau », tout le Cercle fait de même. Ils commencent à nouer au balai, un rameau ou une branche à la fois. Le chant est le suivant : « Flags, Flax, Fodder, Frig…10 » Le chant boucle jusqu’à ce que les balais soient terminés.)

(Note : si on noue un rameau pendant un tour de chant et qu’il y a quatre nouages à faire pour maintenir tous les rameaux ensemble, le total des nœuds équivaudra à neuf, un chiffre sacré pour la Lune.)(Les balais sont consacrés par un cercle joint. Chant : « Ashima, Ninimb, Anatha, Ra. » Prononcé : Ash ih muh, Nih nim, Uh nath uh, Rah.)

(Avec les balais toujours en main, ce chant se prête à une danse en cercle, si désirée.)

La Grande Prêtresse : Au cours des Lunes et Fêtes qui viennent de s’achever . nous avons engagé nos efforts et nos énergies dans le but d’éliminer tout bois mort, pour équilibrer le karma. Mais à présent, il importe d’entamer une action ou une série d’actions pour nous-mêmes, comme un cadeau à nous-mêmes, pour cette année qui vient.

Il ne s’agit pas de ce qui est « nécessaire » ni de ce qui « devrait être fait » mais plutôt de ce qui naît d’un désir et non d’un manque ou d’un besoin. Par cet engagement, nous réalisons quelque chose « de gentil envers nous-mêmes » comme un cadeau-des-commencements de la Déesse, afin de créer un modèle, un exemple de joie à suivre pour l’année à venir et, dans cette joie, La servir.

Le Grand Prêtre : La Lune du Bouleau, celle des commencements, est là. Nous la vénérons à travers sa lumière. Nous sommes les éléments dont la vie est faite et nous partageons le Festin des Éléments, toujours en nous rappelant que tout repas est un sacrement. Nos frères et sœurs des champs et forêts ont sacrifié leurs vies afin que les nôtres puissent être accomplies.

(La Jeune Fille donne le symbole de l’élément approprié à la Grande Prêtresse selon les besoins. La Grande Prêtresse l’offre au Grand Prêtre en disant : « Partage avec moi ce symbole de l’élément de _________. » Ce symbole passe autour du cercle, en terminant par la Grande Prêtresse qui en prend une part.)

TRAVAIL : (Cette Lune devrait être celle qui attire, pour chaque membre du coven, autant d’énergies levées dont ils ont besoin à travers la Première Lune, plutôt que nécessairement travailler pour les besoins des autres.)

RÉVOCATION DES ESPRITS : « MERCI AUX DEITES, LA CEREMONIE EST TERMINEE. »

1 Le nom est erroné, il s’agit d’Algernon Charles Swinburne (1837-1909) et de son poème Hertha. Sir John Swinburne était le grand-père de ce poète anglais.

Ndlt : pour un fil qui ne s’étire pas, qui est naturel, que l’on trouve facilement et à un coût moindre, c’est du fil à crocheter qu’il faut choisir précisément, non pas à broder.

3 Craft dans le texte, c’est-à-dire l’art magique, la sorcellerie.

Ce rituel a été diffusé dans la Georgian newsletter d’avril 1983 (page 18), il est signé par Lady Phoenix, de Dallas. Les instructions à propos du travail planifié et du chaudron sont omises, à la place sont résumées les actions à effectuer, comme suit :

  • Le temple est préparé
  • Le Cercle est projeté
  • Rite d’ouverture
  • La Charge : les premiers vers d’« Hertha ».

5 Il y a eu une modification du texte original. Dans le poème original, il est écrit  : « I am equal and whole. » C’est-à-dire, « Je suis égale et entière » et c’est Hertha qui parle bien sûr.

6 Le mot anglais limbs peut désigne les membres du corps ou les branches d’un arbre. Vous comprendrez pourquoi j’ai évité de traduire fair limbs par « beaux membres »… et excuserez la répétition du mot branche. (o: De toute façon, la traduction d’un poème est tout un art dont je ne connais rien !

7 C’est une allusion à la ballade de l’Angleterre du Nord, La Femme du Puits d’Usher. Je cite une note extraite du livre la Déesse Blanche par Robert Graves : « les fils morts qui reviennent dans la mort de l’hiver rendre visite à leur mère, portent des feuilles de bouleau à leurs chapeaux. L’auteur fait remarquer qu’ils ont arraché ces feuilles à un arbre poussant à l’entrée du paradis où demeurent leurs âmes, et c’est bien là ce à quoi l’on s’attendait. On peut présumer qu’ils portent du bouleau pour signaler qu’ils ne sont pas de mauvais esprits retenus par la terre mais des âmes bénies en mission compatissante. »

8 Là aussi, voir la Déesse Blanche par Robert Graves : « Il n’est pas difficile d’établir le canon hébraïque des arbres de la semaine, les sept piliers de la Sagesse. Le plus plausible remplaçant du bouleau, qui n’était pas un arbre palestinien, devait être le retem, ou genêt sauvage, l’arbre sous lequel le prophète Élisée demeura sur le mont Horeb (« la Montagne AI Soleil Ardent ») et qui semble avoir été consacré au Soleil. A l’instar du bouleau, on s’en servait en guise de balai pour chasser les mauvais esprits. »

9 Is mine dans le texte, c’est-à-dire est mienne… Mais il semble que ce soit une erreur. Je pense que la victoire sur la mort fait également partie du sujet.

10 Doreen Valiente, dans son livre Witchcraft for Tomorrow, donne une explication de cette bénédiction. Voir la traduction sur le Sidh.

Energies des Arbres Lunaires : le(s) jour(s) à part

Le(s) Jour(s) à Part

Par Linda Kerr copyright 1999, extrait du site faeriefaith.net 
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

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Le Jour à Part est le ou les jours restants qui se situent entre le Solstice d’Hiver et le début de la lune du Bouleau ; parfois il s’agit du jour même du solstice. C’est le jour est l’équivalent du jour bissextile et il sert à aligner le calendrier lunaire à l’année solaire.

On retrouve le Jour à Part dans l’expression « un an et un jour », des mythes irlandais et gallois.

Cela provient du calendrier des Iles Britanniques et indique une année lunaire de 13 lunaisons de 28 jours chacune (364 jours), plus le jour supplémentaire pour faire 365 jours. Ce jour supplémentaire est le Jour (de naissance) du Divin Enfant. Ce « fils d’une mère vierge » qui toujours nait au Solstice d’Hiver et renvoie au Roi Soleil ou Roi Chêne ; le jeune soleil qui vainc les ténèbres de l’hiver et prendra de l’ampleur jusqu’au Solstice d’Eté. Concrètement, bien sûr, cela symbolise l’allongement des jours qui survient après le Solstice d’Hiver.

Le Jour à Part est donc un jour hors du temps, à part, hors de l’année normale et lors de tels jours, des choses magiques peuvent se produire.

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Houx

Le Houx

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction réalisée par Fleur de Sureau.

Le Houx est la huitième lune de l’année. Son nom gaélique est Tinne (prononcé « Chihn’ uh » à l’anglaise).

Le glyphe pour le Houx est « Je suis une lance de guerre. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

Les feuilles de houx peuvent être préparées de différentes façons afin de traiter catarrhe, pleurésie, variole, fièvres, rhumatismes et jaunisse. D’autre part, les baies ont de puissantes propriétés vomitives et purgatives. Sous forme de poudre, les baies peuvent être utilisées comme agent astringent afin de traiter les saignements. L’écorce peut être fermentée pour créer de la glu afin d’attraper des petits oiseaux [ndlt : il me semble que la chasse à la glu est désormais interdite en France] et détruire des insectes.

Houx en fleur

Des essences de houx similaires au houx commun (Ilex aquifolium) peuvent être employées en tisane (Grieve 407). Le houx a une réputation mitigée, populaire à noël mais considéré comme ayant une nature portant malheur ou au moins puissante. Le houx est souvent utilisé pendant la saison de noël en décoration avec le lierre. Pourtant, il semble qu’il existe certaines règles concernant la bonne manière de le manier dans la maison. Certaines coutumes soutiennent que le houx ne devrait pas être introduit dans la maison avant noël ; d’autres affirment que cet arbre ne devrait jamais être abattu ou détruit. D’autres encore prétendent que les brins de houx ne devraient jamais être brûlés. En outre, une grande récolte de baies de houx prédit un hiver rude (Vickery 180-2). On peut retrouver ce lien du houx avec noël dans le conte du Roi Chêne et du Roi Houx.

  • Mythologie et Symboles

Le Chêne et le Houx ont toujours été unis dans la mythologie païenne à travers l’histoire du Roi Houx et du Roi Chêne. Nous apprenons cette histoire à travers celle de Gauvin et le Chevalier Vert. Le Chevalier Vert est un géant qui manie un buisson de houx comme un gourdin. Sir Gauvin passe un pacte avec le Chevalier Vert pour se décapiter l’un l’autre d’une année à l’autre – ce qui signifie le solstice d’hiver et le solstice d’été (Graves 179-80). C’est l’histoire du Roi Chêne et du Roi Houx qui échangent leur place pour régir le monde. Au solstice d’été (durant la lune du houx), le Roi Houx prend sa place en tant que souverain du monde jusqu’au Solstice d’Hiver lorsque le Roi Chêne le remplace. Plus tard, lorsque le christianisme arriva d’Europe, la coutume fut changée, « puisque selon la pratique médiévale Saint Jean Baptiste, qui perdit sa tête le jour de la Saint Jean, reprit les titres et coutumes du Roi Chêne, il était naturel de laisser Jésus, en tant que successeur miséricordieux de Jean, de reprendre le rôle du Roi Houx. » (Graves 180).

Comme d’autres lunes de l’année, le Chêne et le Houx sont des lunes jumelles. Comme le Roi Chêne et le Roi Houx règnent chacun sur une moitié de l’année, ils constituent des symboles de la moitié de l’année masculine Yang (Chêne) et de la moitié de l’année féminine Yin (Houx).

  • Énergies

L’ancien nom irlandais pour le Houx est Tinne.De ce mot provient le terme « tanist », qui désigne le « Sombre Jumeau ». Ce sombre jumeau est le Houx, le pendant du Roi Chêne. Le taniste règne durant la moitié sombre de l’année. En psychologie, le taniste est perçu comme notre part d’ombre (la part de nous-mêmes que nous n’aimons pas ou à laquelle nous ne voulons pas faire face. C’est une nouvelle moitié de l’année et à moins que nous nous souvenions des leçons du Bouleau (conscience de soi, auto-discipline) alors les aspects négatifs de cette obscurité nous submergerons : jalousie, colère, haine, etc. Nous déambulerons aussi prompts qu’une feuille de houx à piquer quiconque nous agacerait (Kerr, « Lunar »).

Energies des Arbres Lunaires : le Sureau

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Sureau

Treizième Lune

  • Glyphe – Je suis une vague de la mer
  • Oiseau – Freux
  • Couleur – Rouge sang
  • Guérison – Purification du corps intérieur et extérieur, Maux liés au froid
  • Mystères – Transition entre l’Ancien et Nourrir le nouveau, Sacrifice de notre Nature inférieure, Renouveau du Soi Spirituel, Préparation par le Sacrifice

sureau-dépouille-par-les-oiseauxLe Sureau est la Lune de la Mort. La vague retourne à la mer. C’est une période d’énergie frénétique, pourtant nous nous sentons comme à la dérive et seuls. Bientôt, les choses vont se délier, apportant un sentiment de soulagement. Le Sureau apporte une nouvelle croissance, à partir de l’ancienne coquille. La musique (qui peut provenir d’une flûte en bois de sureau : on peut retirer la moelle d’une branche), la joie et la camaraderie sont de bons antidotes aux sentiments intenses liés à cette lune.

  • Les énergies négatives de la lune du Sureau sont : la peur, l’anxiété, la dépression, les sentiments d’abandon et d’isolement. Nous pouvons éprouver un sentiment d’abandon, d’isolement ; la mer qui s’en va sans nous. De nombreuses personnes se sentent déprimées à cause du manque d’ensoleillement et des jours plus courts.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Quintessences florales de Bach pour la lune du Sureau : Red Chestnut, Walnut et Star of Bethlehem.

Energies des Arbres Lunaires : le Roseau

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Roseau

Douzième Lune

  • Glyphe – Je suis un bruit menaçant venu de la mer
  • Oiseau – Chouette/Hibou et Oie Sauvage
  • Couleur – le vert
  • Guérison – Associé au genêt à balai (planta genista) pour l’indulgence excessive
  • Mystères – Discipline, Protection de la maison contre le climat, Sécurité, Joie de la Musique, Préparation à la protection.

roseau

Le Roseau annonce la mort prochaine de l’année, lorsque nous entendons le râle de l’agonie  ; le vent qui souffle sur les lits de roseaux secs. Nous entendons le cri perçant de la chouette : c’est la messagère d’Hécate. La peur, la terreur et l’anticipation font partie de nos émotions, parce que nous retournons à l’inconscient. La lune du Roseau est un temps de changement. Durant cette lune, nous devons nous protéger nous-mêmes ainsi que nos maisons ; cela se faisait traditionnellement par une toiture constituée de roseaux (ndlt : toit de chaume), et les flèches étaient réalisées à partir de roseaux. La peur que nous ressentons à présent peut être tempérée par la compagnie des autres, et la musique qui provient du roseau, comme les flûtes et autres flûtes de Pan.

  • Énergies négatives du Roseau : Peur, terreur, panique, pensées anxieuses/anticiper/s’imaginer que quelque chose de terrible va se produire, peur du changement. Si vous n’avez pas dominé votre Soi Inférieur durant la lune du Lierre, vos basses émotions peuvent prendre le dessus à présent, ou vous voudrez les réprimer, ce qui peut avoir de sérieuses conséquences.
  • Surmonter ces émotions négatives : prendre une baguette de ce végétal.  Possibles Quintessences de Bach pour la lune du Roseau : Rock Rose, Cherry Plum et Sweet Chestnut.

Energies des Arbres Lunaires : le Lierre

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Le Lierre

Onzième Lune

  • Glyphe – « Je suis un sanglier cruel »
  • Oiseau – Cygne tuberculé
  • Couleur – Bleu
  • Propriétés médicinales – Sédatif, régulateur du système nerveux
  • Mystères – Maitriser ses Peurs, Basses Emotions, Rechercher la Modération, Contraindre sa Nature Inférieure (Force)

lierreLe lierre symbolise la renaissance et la résurrection. C’est l’une des deux plantes sacrées qui poussent en spirale. L’autre étant la vigne. La spirale symbolise la réincarnation, d’une vie à une autre, et d’une minute à une autre, d’un jour à un autre. La Vigne était une lune d’enseignements ; une lune de difficultés pour beaucoup. Durant la lune du Lierre, nous apprenons que toutes ces leçons et difficultés sont simplement des phases transitoires, tout comme la mort est une transition entre une vie et une autre. Le désespoir et la frustration qui mènent au Lierre deviennent l’espoir renouvelé une fois que nous voyons qu’il y a une lumière au bout du tunnel. La vie ne débouchait pas sur une impasse ; nous avions tout simplement affaire à des leçons nécessaires, et à présent la vie continue.

Le lierre est aussi une période de relâchement, émotionnellement. Les plus fortes bières étaient confectionnées à partir de lierre (une autre raison pour laquelle le lierre symbolisait la résurrection réside dans le fait que son essence se trouve dans son vin). Les bières sont un bon moyen de consommer les énergies du Lierre et de se relaxer pendant un moment. Si vous vous retrouvez trop ivre, portez une couronne de lierre sur votre tête.

Durant le Lierre, le voile entre les mondes est le plus fin. Nous nous débattons entre la clarté et la confusion. Alors que vous errez à la recherche de clarté, vous vous retrouverez bombardés de messages confus et d’idées obscures. Vous découvrirez peut-être que si vous êtes clair sur une question, il y a toujours une partie de vous-même qui n’en n’est pas aussi convaincue.

C’est aussi durant cette période de l’année que les énergies féminines sont à leur paroxysme. La façon dont vous vivrez cette lune sera déterminée par la façon dont vos énergies masculines et féminines sont équilibrées. Les énergies féminines sont à présent proches de leur apogée ; et les femmes commencent à se sentir plus fortes et plus en harmonie avec ceux qui les entourent. D’un autre côté, les hommes semblent avoir franchi la ligne du chaos absolu. C’est pourquoi certaines femmes semblent largement prédominées dans le quotidien, par rapport aux hommes, aux environs de cette période de l’année.

Cette lutte acharnée entre clarté et confusion, et yin & yang, est parfaitement symbolisée par la légende de la Chasse Sauvage. D’après une version, elle est décrite comme un chevreuil fuyant à travers un bosquet, poursuivi par un chasseur qui espère piéger la créature dans son filet. Psychologiquement parlant, le chevreuil représente les énergies yang hors-de-contrôle et le Soi Inférieur. Le Soi Inférieur est notre inconscient primaire qui guide nos bas instincts et émotions. Le chasseur et le filet symbolisent les énergies yin et le Soi Intermédiaire ; qui sont notre soi conscient, rationnel. La capture du chevreuil dans le filet représente le Soi Inférieur/yang régi et intégré au Soi Intermédiaire/Yin.

  • Energies négatives du Lierre : Confusion, indécision, furieux/violent, émotions immodérées, ivresse, ébriété.
  • Pour surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de ce végétal. Possibles Fleurs de Bach pour le Lierre : Vine, Wild Oat et Scleranthus.

Energies lunaires et Mystères : le Noisetier

Par Epona & Imré. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

Ces derniers mois ont été un test de patience, de force intérieure et d’engagement. Depuis les méditations préparatoires de l’Aubépine jusqu’aux épreuves du Houx, nous voici parvenus à la neuvième lune de l’année – le Noisetier ou Coll. Autrefois, elle était appelée lune des Muses, le cycle de l’Ermite (voir la neuvième carte du Tarot), et lunaire de l’artiste. Le flux d’émotions gonfle le cœur des Muses et fissure le barrage. L’artiste prend du recul et regarde sa toile, épuisée par les émotions et anticipant la folie de la lune à venir. Ces deux figures fuient ceux qui les entourent – confuses, en colère, désappointées, en mal de silence – de façon à réunir leurs morceaux épars, tout comme l’Ermite se retire pour rassembler ses pensées et permettre aux leçons de sa vie d’allumer la chandelle de la sagesse dans sa sombre grotte.

Le Noisetier amène avec elle (ndlt : oui elle, her dans le texte) les tribulations du passé, de la souffrance et de l’expérience qui modèlent leur porteur. Tirez ces leçons, le fruit de votre labeur, car elles invitent la sagesse de votre Soi Supérieur à sauter dans les eaux de votre conscience, tout comme les noisettes tombent dans l’étang où nage le saumon que Fionn consomma (voir les Mabinogion, le livre de la mythologie galloise).

La baguette de Noisetier a longtemps été utilisée pour trouver des trésors cachés, pour protéger son porteur, et pour révéler la sagesse de l’âme. Avec cette sagesse, vient la prise de conscience de nos véritables barrières personnelles. Le Houx a manifesté des émotions et douleurs non réglées. Si, à la fin de son cycle, vous n’avez pas été capable de vous réconcilier pleinement avec le passé, le Noisetier vous fournira la sagesse de renoncer jusqu’à un meilleur moment. Si toutefois, vous vous êtes réconcilié avec le passé, le Noisetier est le moment d’achever la séparation d’avec ce fardeau ; la fin est venue. Pourtant, soyez prudent – l’épuisement causé par les émotions et sentiments de déception et la souffrance libérée durant cette lune peut brouiller votre vision. La hâte peut sembler être la réponse, mais une prudente réflexion permettra d’éviter de rompre les mauvais liens. C’est la lune de la décision et prévoyance, non pas de l’initiative inconsidérée.

Le Noisetier attend neuf années avant de porter ses fruits. Tournez-vous vers Elle et prenez conscience que même si les fardeaux passés ont glissé vers les ombres, c’est seulement temporaires, car c’est avec le temps que la vie guérit les blessures, et c’est à travers la douleur et la guérison que le Soi Supérieur partage sa sagesse.

Noisetier. Eté 2014

Energies des Arbres Lunaires : le Noisetier

Par Linda Kerr, extrait du site faeriefaith.net
Traduction : Fleur de Sureau pour le coven d’Ignis Daemonis.

Noisetier

Neuvième Lune

  • Glyphe – « Je suis un saumon dans un étang »
  • Oiseau – Grue
  • Couleur – Marron
  • Jour – Mercredi
  • Guérison –
  • Mystères – Radiesthésie-Divinatoire, Sagesse-Savoir, Nourriture pour l’Esprit/la Question dans une Coquille de Noix, Inspiration, Réalisation par la Souffrance, La valeur du temps et de la patience

Le noisetier est connu comme étant la lune de l’ermite. Après les turbulences du Chêne et du Houx, et les méditations préparatoires de l’Aubépine, s’en vient le temps du calme et de la réflexion. Nous nous tournons à présent vers l’intérieur pour nous retrouver et laisser les leçons des dernières lunes se combiner. Le Houx a pu faire renaître des émotions et douleurs non résolues. Si nous ne sommes pas parvenus à pleinement dénouer ces sentiments, le Noisetier nous donne la sagesse d’attendre un meilleur moment. Si, cependant, vous avez réussi à harmoniser sentiments et passé, le Noisetier est le moment de finir de vous débarrasser de vos fardeaux.

noisetier-feuille

C’est également une période durant laquelle la prudence est de mise, car l’épuisement causé par des émotions et sentiments intenses de déception et de douleur libérées pendant cette lune troublera notre vision. C’est la lune de décision et prévoyance, non pas d’initiative inconsidérée. La douleur de nos expériences passées nous modèle et nous façonne, et nous permet de nous ouvrir à l’inspiration et à la sagesse d’en haut, de notre Soi Supérieur. Cette inspiration ne peut venir que lorsque nous nous sommes apaisés, lorsque nous avons surmontés nos problèmes passés et lorsque nous cessons de trop en faire.

Une légende celtique parle d’un bosquet de Noisetiers sous lequel se trouvait un puits, un étang, où un saumon nageait. Ces arbres contenaient toute connaissance, et leurs fruits contenaient ce savoir et cette sagesse sous leur coquille. Au fur et à mesure que les noisettes mûrissaient, elles tombaient dans le puits où elles étaient mangées par le saumon. A chaque noisette mangée, le saumon pouvait gagner un nouvel endroit. De façon à acquérir la sagesse issue du Noisetier, les Druides l’attrapèrent et le cuisinèrent. Mais Fionn, le jeune homme qui touillait la marmite dans laquelle le saumon était en train de mijoter, se brûla accidentellement le pouce avec le ragoût. Par réflexe, il porta son pouce à la bouche et ainsi ingéra l’essence du festin sacré ; il acquit instantanément la sagesse de l’univers.

Fionn acquiert également la sagesse par la douleur de la brûlure sur son pouce. De cette histoire, nous tirons la leçon de sagesse par la douleur et l’expérience. La véritable sagesse vient seulement après des années d’essais et d’erreurs, après des années de gain et de perte, après de nombreuses expériences de joie et de peines. On dit que le Noisetier donne des fruits au bout de neuf ans après qu’il a été planté ; neuf ans d’expérience avant qu’il n’imprègne ses fruits de son essence (ou qu’il fasse des petits). Un enseignement hindou dit : « garde pour toi-même ce qu’il t’a été enseigné jusqu’à ce que cela soit à ton tour de partager, » car alors, seulement, il pourra vraiment être enseigné à nouveau. Le noisetier nous demande d’apprendre la valeur du temps, de la patience et de l’expérience, et nous permet de nous exprimer à travers l’art, la poésie et la musique.

  • Énergies négatives du Noisetier : se sentir séparé du monde, se sentir peu sociable. Épuisement, douleur émotionnelle. Échouer à apprendre de l’expérience, répéter les mêmes erreurs, encore et encore.
  • Surmonter ces énergies négatives : prendre une baguette de l’arbre. Fleurs de Bach possible pour le Noisetier : Bourgeon de Marronnier / Chestnut Bud.
Recettes :

Hazelnut Recipes – Courtesy of Northwest Hazelnut Company

Dundee Hazelnuts – Our Favorite Recipes

Chef Specialty Recipes from The Hazelnut Council

The Hazelnut Growers Of Oregon

L’Histoire de la Faerie Faith (par Imré Rainey)

L’Histoire de la Faery Faith, par Imré Rainey. Traduit par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

  • L’histoire telle qu’elle a été enseignée

(Les informations suivantes ont été rédigées à partir de la correspondance échangée entre Mark Roberts et Imré Rainey.)

Mark-and-EponaMark Roberts était en Angleterre en 1961,  pour y poursuivre son hobby, l’archéologie, et étudier avec  Thomas Maughan, Archidruide du Druid Order, lorsqu’il rencontra Margaret Lumely Brown.  Il ne se rappelle pas exactement comment ses relations l’ont conduit à Margaret, cependant, il se souvient qu’ils s’étaient rencontrés à un rassemblement ‘socio-métaphysique’, où ils passèrent leur temps à échanger sur leurs expériences.  Mark se rappelle avoir raconté à Margaret qu’il avait suivi un « séminaire de formation de pasteur avec des Méthodistes, qu’il avait été initié dans un coven de la Nouvelle-Orléans, qu’il suivait une formation personnelle avec l’Archidruide, qu’il avait été marié à un membre d’une tradition Wiccan clef d’Angleterre », et qu’il avait acquis beaucoup d’expérience à voyager à travers le monde et à « participer aux fouilles archéologiques de sites religieux de premier ordre. » Margaret, à son tour, parla à Mark de la Faerie Faith.   Suite à cela, Mark commença à rendre visite à Margaret au Chalice Hill Cottage, qui fut la maison de Margaret et de Dion Fortune.

Mark décrit sa formation comme « quelques réunions mêlant le partage d’expériences/d’instructions/de croyances. » En 1963, lui « furent donnés les Mystères et les trois leçons fondamentales de la Faerie Faith. »  « Les leçons étaient écrites, mot pour mot, par Margaret. » « Lorsque la météo était correcte » un rituel avait lieu avec Margaret et « quelques personnes de ses amies/de son coven. » Les 17 rituels restants lui furent « transmis de vive voix, avec les grandes lignes par écrit. » Ils continuèrent « à tenir des réunions dans le même cottage. »

Margaret choisit Mark « avec l’intention que la Faerie Faith soit importée en Amérique, » ce qu’il fit. Il retourna aux USA et rencontra une femme, qui, finalement, vint à être connue sous le nom de Morgan McFarland.  Mark initia Morgan à une part de son background, mais garda la Faerie Faith secrète jusqu’à ce que tout deux se séparent. La raison qu’il invoque : « Gwen, une Grande Prêtresse Galloise de la Faerie Faith » désapprouvait que soient transmis les Mystères de la Faerie Faith à Morgan. Finalement, en 1977, Mark initia Rhea en tant que première Faerie Queen aux U.S.A.

(Toutes les informations ci-dessus proviennent des courriels que Mark Roberts a envoyé à Imré. La seule exception est la date d’initiation de Rhea qui a été fournie par les Dianiques McFarland.)

  • L’histoire d’après recherches

Fin 1998, Imré Rainey commença des recherches sur l’histoire de la  Faerie Faith.  Son objectif principal était de recueillir des données sur la tradition pour les générations futures. Il démarra son projet en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il lui avait été dit, quant à l’histoire de la tradition, était globalement véridique.

Les informations suivantes sont présentées d’une manière aussi simple que possible. Nous n’exprimons pas une opinion, mais relayons des faits et observations.  Nous n’avons pas l’intention de calomnier qui que ce soit.  Nous proposons simplement ces informations de façon à ce que le lecteur puisse se forger une opinion personnelle éclairée sur le sujet. De plus, nous ne prétendons pas que ces informations soient exhaustives.

Margaret Lumely Brown (MLB)

(Les informations suivantes ont été rendues disponibles grâce à la générosité de Gareth Knight, la Society of the Inner Light, les amis intimes de MLB et les responsables de publication des travaux, journaux intimes, journaux magiques et communications avec les plans intérieurs de MLB.)

magaret l brownEn janvier 1913, Margaret Lumely Brown, sa sœur et une amie vivaient dans le voisinage de Marble Arch.  Elle avait « un intérêt profond pour ce qui se résumerait à la Théosophie, à la Nouvelle Pensées et au Spiritisme, mais sans avoir d’expérience pratique sur ces sujets ni les avoir étudié, » (MLB, Both Sides of the Door).  Dans son livre, Both Sides of the Door – un Sketch Psychologique, elle décrit son tempérament psychique de l’époque, comme suit :  « bien que plus ou moins douée de seconde vue au cours des rêves, [je n’étais] pas psychiquement développée d’une autre façon à cette époque. »

Peu de temps après avoir emménagé dans une petite maison, les trois femmes commencèrent à avoir des rêves étonnamment similaires. Curieuses du sens de leurs rêves, elles décidèrent de pratiquer diverses expérimentations psychiques. Immédiatement, les expériences donnèrent d’excellents résultats, qui, elles l’apprirent, étaient provoqués par le lieu où elles résidaient. Il s’est avéré que leur petite maison avait été construite sur le site d’une « maison de mauvaise réputation ». Avec une longue histoire de prostitution, de jeux d’argent, et d’opium, en gros, c’était le chaos sous leurs pieds. Il devint évident que le passé obscur du lieu avait laissé derrière lui une énergie malveillante. Dans un très court laps de temps, les expérimentations échappèrent à tout contrôle et MLB commença à vivre, ce qui se révèlera être, un éveil psychique très effrayant.

« Nous étions totalement perdues, nous ne savions pas quelles mesures prendre ni à qui demander conseil, jusqu’à ce que les pires moments soient bel et bien passés, » écrivit MLB de nombreuses années plus tard. « L’obsession », comme elle l’appelait, dura le temps de trois semaines exténuantes. Vers la fin de l’expérience, sa sœur demanda l’aide d’éminents théosophes de l’époque. Une fois que la maison fut débarrassée de toute activité poltergeist, Robert King, un théosophe/médium qui les aida, conseilla MLB de « ne jamais plus s’impliquer dans un travail médiumnique. »  MLB ne prit pas cet avertissement à cœur, mais permit aux événements de janvier 1913 de paver la route de son avenir en tant que « meilleure médium et extralucide de ce Siècle. »

Par la suite, MLB s’intéressa énormément  à l’Atlantis.  Elle suivit de près les aventures et les travaux du Colonel P. H. Fawcett.  En 1923, elle reçut une lettre décourageante de la part du Colonel Fawcett en réponse à une requête qu’elle avait faite à propos des sociétés ésotériques. Apparemment, elle cherchait à rejoindre un groupe. Dans sa lettre, il expliqua qu’il n’existait « aucune ‘Loge’ en Angleterre du type que vous recherchez… Il y a cependant de nombreux Messagers et Membres de Communautés Occultes que vous pouvez rencontrer si vous parvenez à les reconnaître ! » Sans se laisser démonter par sa lettre, MLB lui écrivit à nouveau. Fin 1924, il lui répondit, décourageant à nouveau ses recherches, en expliquant les difficultés à trouver une véritable « Communauté Occulte. »

En 1942, après la mort de sa sœur et durant une période financière difficile, MLB rencontra Dion Fortune.  Qu’il s’agisse « d’un acte de pure bonté altruiste de la part de Dion Fortune, ou qu’elle ait eue des vues sur ses dons potentiels, » Dion Fortune offrit à MLB « un hébergement au siège de Queensborough Terrace. »

Au sein de la Society of the Inner Light, MLB fut formée en tant que  médium.  Lorsque Dion Fortune mourut en 1946, la formation de MLB la mena à « développer ses dons psychiques afin qu’elle puisse prendre la suite de [Dion Fortune]. » « Les travaux en cours de la Society of the Inner Light furent largement inspirés et nourris par ses capacités remarquables.  Elle était, en titre et fonction, sa Pythie Principale (Arch Pythoness). Autrement dit, la réceptrice principale des communications du plan intérieur, qu’il s’agisse des conseils privés et instructions destinés aux responsables pour faire fonctionner la Société, ou plus publiquement aux membres lors de diverses réunions. » Elle resta résidente au siège de Londres jusqu’aux années 1970.

MLB s’intéressait à beaucoup de choses. Elle était fascinée par l’histoire de Thomas le Rimeur. Elle rêvait de l’Atlantis. Elle écrivait de la poésie et publia articles et livres. Elle communiquait avec les esprits, le petit peuple et divers êtres qui traversaient le Plan Astral. Tout au long de sa vie, elle tint des journaux intimes et magiques, ainsi qu’un carnet de croquis dans lequel elle représentait les êtres qu’elle voyait et avec lesquels elle était entrée en communication dès le début. Pourtant, elle n’a jamais écrit d’article, pas même dans son journal, ni dessiné quoi que ce soit que l’on pourrait considérer, même de loin, lié à la Faerie Faith.  Ses journaux intimes, dont il existe environ un millier de pages, couvrent de nombreux sujets et le large éventails de ses domaines de prédilection, mais jamais aucun ne mentionne la Faerie Faith ou l’Ogham, qui est la base de la Faerie Faith.  Elle parle du Petit Peuple, comme le faisaient la plupart des Britanniques, Ecossais, Irlandais, etc. (se référer au livre The Faery Faith in Celtic Countries par Evans-Wentz) mais, cela, ne fait pas de quelqu’un un pratiquant de la Faerie Faith, qui est un paradigme religieux centré sur l’Ogham et ses mystères tels que révélés à travers les passages des 13 lunaires et des 5 solaires.

Suite à une lettre envoyée à la Society of the Inner Light demandant des informations à propos de MLB et son possible intérêt pour la Faerie Faith, la Société pria à Gareth Knight, son biographe et ami, de répondre. Après une première réponse de la part de M. Knight, de nombreux mois de correspondance s’ensuivirent. Dans l’une de ses premières lettres,  M. Knight écrit, « MLB et Dion Fortune n’étaient pas très proches dans la vie puisqu’elles se sont rencontrées en 1944 et Dion Fortune est décédée en 1946.  Cependant MLB poursuivit son travail. » En réponse aux questions à propos d’un possible coven, M. Knight écrit, « Ce serait une erreur de penser en termes de ‘covens’. Elles ont travaillé sur le front plus large de la Tradition des Mystères Occidentaux, avec pour approche le triple axe du mysticisme chrétien, de la magie hermétique et des contacts avec la Nature/les élémentaux. » De plus, en réponse à une lettre s’interrogeant sur la possibilité que MLB ait été associée à un coven, une pratique, une religion, etc. extérieurs à la Société, M. Knight écrit, « Elle fut membre sénior de la Society of the Inner Light pendant près de 20 ans, tenant un journal intime quotidiennement, de tout ce que j’ai pu constater cela aurait été à l’encontre des règles de la SIL pour elle que de participer activement à un autre groupe, ou d’effectuer toute activité magique privée, de son côté, » et dans une autre lettre, « elle menait une vie très cloitrée au sein de la SIL du fait de ses activités ésotériques là-bas. »

Vers la fin de sa vie, MLB quitta le siège de la SIL pour emménager chez sa nièce.  Malheureusement, la fille de sa nièce souffrait du cancer et MLB sentit « qu’elle était une charge supplémentaire. » Après un court séjour, elle emménagea avec une amie proche, Margaret W. Toutes deux avaient été camarades de sciences occultes et Magaret W. était heureuse d’offrir à MLB un lieu de paix et de calme où elle « pourrait se consacrer uniquement à ses propres pensées ». M. Knight fut assez aimable pour écrire à Margaret W.  et lui demander s’il existait un lien possible, bien que peu probable, avec la Faerie Faith qui aurait pu nous échapper.  Margaret W. répondit à M. Knight qu’elle ne connaissait rien qui permettrait d’établir cette connexion. Elle poursuivit en expliquant que  MLB continua à assister aux réunions du siège de la SIL, mais que cela était du à l’ampleur de son implication.

(Gareth Knight a écrit un livre au sujet de la vie et du travail de MLB. « Pythoness » explore la vie, les écrits, la poésie de MLB, ainsi que son travail au sein de la Society of the Inner Light. Le livre devrait être disponible à l’automne 2000.)

Les leçons de la Faerie Faith

Selon la tradition, MLB donna à Mark Roberts les trois « premières leçons de la Faerie Faith » en 1963.  Les leçons étaient copiées « mot à mot » à partir des manuscrits de MLB et plus tard tapées à la machine. L’entête des trois premières leçons déclarent : « Une leçon de la Vision Féérique et conscience des Esprits de la Nature telle que partagée en  1963 par Margret Lumely-Brown, en Angleterre. »  Des copies des leçons furent envoyées à Gareth Knight, qui répondit : « Copie de FF1 reçue ce matin, merci bien.  Cependant, j’éprouve un certain sentiment de déjà vu… »

En 1962, Gareth Knight demanda à MLB de lui écrire quelques articles pour un nouveau magazine, appelé « New Dimensions », qu’il allait publier. Fin 1962, MLB lui donna le premier article qui fut intitulé « The Urwelt – the Elemental Other World » (L’Urwelt, l’Autre Monde Élémental).  L’article apparut dans le premier numéro d’avril/mai 1963.  La première leçon Faerie Faith, semble-t-il, était une version très abrégée du même article.

L’article ne fait pas mention du terme ‘Faerie Faith’ qui apparaît à plusieurs reprises dans la leçon. Par exemple, l’article précise « au voyant, la Surâme apparaît… » et la phrase correspondante à la leçon dit : « à celui de la Faerie Faith, la Surâme apparaît… » On trouve une autre différence entre les deux textes, l’article décrit un certain nombre d’expériences personnelles interminables qui n’ont pas été rapportées dans la leçon. De plus, le style de l’article est plus formel et expressif que celui de la leçon. Cela clarifie un certain nombre de passages obscurs et incomplets dans la leçon (passages qui se terminent ou qui contiennent des « … »).

Les leçons deux et trois ont également des similitudes avec « New Dimensions », néanmoins elles n’ont pas été écrites par MLB mais par un homme du nom de David Williams, auteur de The Road to Herod’s Hill.  M. Knight explique qu’il avait prié David Williams d’écrire des articles pour le magazine.  S’ensuivirent une série de quatre articles intitulée « Hidden Truths and Fairy Tales » (Vérités cachées et Contes de Fée).  Les articles s’étalent de 1963 à 1964.  Ceux qui présentent un intérêt particulier sont issus du premier numéro d’avril/mai 1963, et du troisième, août/septembre 1963.  M. Knight écrit « J’ai trouvé que les FF2 et FF3 sont en partie repris, mot pour mot, de ces articles, notamment la citation de Maimonide qui a été librement adaptée en suivant la ligne directrice des articles, et qui est en partie une oeuvre originale. Je ne sais pas qui peut être responsable d’avoir à moitié plagié et à moitié adapté le travail d’un autre… » Curieux de toute l’affaire, M. Knight s’est rapproché « de la personne [en Angleterre] susceptible d’en savoir davantage sur ce qui se passe dans les cercles païens et faery. » « J’ai eu Marian Green, au téléphone ce matin, » écrit-il, « elle a mentionné le fait qu’il n’était pas rare, en particulier dans le mouvement païen, de trouver des documents en Amérique qui ont été volés et qui ont pour source le Royaume-Uni, sans en citer les auteurs. »  Plus tard, M. Knight écrit, « A propos du fait que Mark fut invité à participer aux rituels, elle [Marian Green] est quelque peu sceptique car, à cette époque particulière du début des années 60, lorsque les gens commençaient tout juste à faire leur « coming out », il est extrêmement peu probable que quiconque, de tout calibre ou d’autorité, ait invité un étranger à une activité rituelle de quelque importance. »

Chalice Hill Cottage

chalice orchardSelon la tradition, MLB et Dion Fortune vécurent dans le Chalice Hill Cottage et, de nombreuses années après la mort de Dione Fortune, ce fut l’endroit où Mark reçut sa formation à la Faerie Faith.  A propos du cottage, Gareth Knight écrit, « vous mentionnez qu’il l’a rencontrée en un lieu nommé Chalice Hill Cottage.  J’ai présumé jusqu’à présent qu’il s’agissait d’une erreur naturelle pour Chalice Orchard, au pied de Tor.  » J’ai mis en lumière le fait que la Society of the Inner Light avait vendu le site et les chalets de Chalice Orchard en 1958… »  Il se trouve que Chalice Orchard – et non pas Chalice Hill Cottage – appartenait à  Dion Fortune de 1922/23 jusqu’à sa mort en 1946.  A cette époque, la propriété du chalet passa aux mains de la Society of the Inner Light.  La Society conserva le chalet jusqu’en 1958, lorsqu’elle le vendit à Mary Gilchrist.  MLB n’a jamais vécu là. Elle vivait au siège de la Society of the Inner Light à Londres de 1944 jusqu’en 1970 et quelques, date à laquelle elle emménagea chez une nièce et, plus tard, chez une amie.

Thomas Maughan

maughanMark a toujours prétendu avoir été un étudiant de Thomas Maughan.  Dans une série ce courriels qu’il m’a envoyé en 1999, il affirmait que Thomas Maughan lui avait donné le titre « Merlin ». Il commença à parler de lui-même et signer ses lettres en tant que Merlin lorsque se forma son nouveau groupe à Dallas, au Texas. Au vu des informations que j’avais trouvées à propos des revendications de Mark, j’ai décidé, à l’automne 1999, de me pencher davantage sur ses relations avec Maughan.

Thomas Maughan était le Chef du Druid Order de 1964 à 1976.  Si Mark avez étudié avec lui, ceci se serait passé certainement durant cette période. J’ai envoyé un courrier au Druid Order et j’ai demandé s’ils avaient des informations à propos de Mark. Au bout de quelques semaines, j’ai reçu une réponse de la part de Jennifer Maughan. Elle m’a dit qu’il n’existait aucune information qui corroborait les déclarations de Mark selon lesquelles il aurait étudié avec le Dr. Maughan, certainement pas officiellement. De plus, elle fut très surprise à propos de la revendication du titre Merlin.  Elle m’a expliqué que ce titre était considéré comme extrêmement important et n’aurait pas été traité à la légère. Quiconque ayant reçu ce titre aurait eu un certain nombre de responsabilités importantes à assumer.

Après avoir lu son courrier, je lui ai fait parvenir les propres mots de Mark autant que possible, juste au cas où quelque chose qu’il aurait écrit lui-même l’aiderait à trouver des informations. En réponse, elle réitéra sa réponse, ni le Druid Order ni elle n’avaient de renseignement à propos de Mark, ni de la formation qu’il déclarait avoir reçu. Cependant, elle m’écrivit se souvenir que Mark et une compagne avaient rendu visite à son père en une occasion.

Peu de temps après nos échanges, j’ai reçu une lettre de Morgan McFarland. Dans sa lettre, Morgan me disait que Mark et elle avaient rendu visite à Thomas Maughan lors de leur voyage au Royaume-Uni, essayant d’organiser ensemble une excursion mythique en Angleterre. Ils voulaient que le Dr Maughan, ou un autre membre de l’Ordre, leur fasse un exposé sur les croyances Druidiques. Dans une lettre récente, Morgan clarifia les choses, « Thomas lui avait parlé d’une autre rencontre avec Mark quelques temps plus tôt. »  Il lui sembla que Mark avait en effet rencontré le Dr Maughan lors d’une visite précédente, mais que leurs relations n’avaient pas été plus loin que quelques heures de conversation, certainement pas les années de formation que Mark prétend souvent avoir reçu.

Duir : correspondances Faerie Faith

Extrait de The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Correspondances pour le système BLN du Calendrier des Arbres Lunaires celtiques. Extrait de “Lunar Tree Energies” par Linda Kerr, et la Déesse Blanche par Robert Graves.

Glyphes

  • Je suis la Reine de toute ruche
  • Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction
  • Je tourne sans mouvement
  • Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée

Couleurs

Noir

Lettre

duir, D

Animaux

Roitelet, colombe noire

Symboles

Baguette de chêne, nid d’abeille, miel, café de gland

Archétypes féminins

Rhéa, Vesta, Cardéa, le Dagda, Fenja, Menja, Artémis, Dana

Archétypes masculins

Zeus, Jupiter, Hercules, le Dagda, Thor, Yahvé sous son aspect « El », Allah, Janus, tout Dieu du Tonnerre.

Guérisons

Nettoyage et force, problèmes de saignement

Mystères

Extase de la Victoire/Changement, Divination, besoin de s’enraciner, volonté de changer

Tradition Faerie Faith : Comprendre les « Arbres », le Chêne

Le chêne

Extrait de la thèse : The Faerie Faith and the Beth-Luis-Nion Celtic Lunar Tree Calendar par James Clifford Landis. Traduction : Fleur de Sureau.

Le septième arbre de l’année est le Chêne. Son nom gaélique est Duir (prononcé « Diour »). Le glyphe pour le Chêne est « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. »

  • Utilisations de la plante et Folklore

L’écorce de chêne est très astringente, fortement antiseptique et légèrement tonique.  C’était un remède contre les frissons, les hémorragies et les fièvres intermittentes. L’écorce est également utile contre la dysenterie chronique ou diarrhée, ainsi que les maux de gorge, le saignement des gencives, les hémorroïdes et leucorrhées (Grieve 596).

Pommes de chêne (galle)
Pommes de chêne (galle)

Le 29 mai est la journée de célébration du chêne (Oak Apple day), durant lequel le Roi Charles II restaura la monarchie en 1660. Il échappa à une capture en se cachant dans un chêne après la bataille de Worchester, et revint le 29 mai. En ce jour, le peuple porte des feuilles de chêne, des brins de chêne ou des pommes de chêne pour la chance. Ces pommes de chêne sont les galles créées par des guêpes parasites. Ces galles contiennent une grande quantité de tanins et on les utilisait pour teindre le tissu. La Journée du Chêne (Oak Apple Day) est célébrée dans les églises locales aussi bien qu’au Royal Hospital fondé par Charles II en 1682 (Vickery 261-2).

  • Mythologie et Symboles

Le nom vieil irlandais pour chêne est Duir, prononcé »Dour, » en roulant le « r. » Très semblable au mot anglais moderne « door » (en français, porte.) Le chêne est la porte qui se situe entre les deux moitiés de l’année. Le chêne fut associé aux déités des portes. Janus, le dieu romain des portes, Cardéa, la déesse romaine des gonds, et Sheila-na-Gig, la déesse celtique des portails et de la renaissance : chacun d’eux a un rapport avec le chêne.

En plus d’être une porte entre les deux moitiés de l’année, le Chêne est aussi le moyeu sur lequel la Roue de l’Année tourne.  C’est cette roue que Fenja et Menja tournent — deux géantes nordiques — lorsqu’elles font tourner les meules de Grótti, à la fois pour la création et la destruction. D’où les glyphes : « Je tourne sans mouvement » et, « Tandis que la roue du moulin moud, survient la création issue de la destruction » (Graves 178).

Le chêne a également pour glyphe : « Je suis un dieu qui met le feu à la tête avec de la fumée. » Nous trouvons ici un lien entre le chêne et les dieux du tonnerre et des éclairs :  Zeus, Jupiter, Hercule, le Dagda, Thor, Yavéh, Allah, etc.

Robert Graves établit le lien entre le chêne et la foudre dans La Déesse Blanche :

Le chêne est l’arbre de l’endurance et du triomphe, et comme le frêne, on dit qu’il « courtise les éclairs. » On croyait que ses racines s’enfonçaient aussi profondément que ses branches s’élevaient dans les airs – Virgile mentionne cela – ce qui le rend emblématique d’un dieu dont la loi s’applique aussi bien dans les Cieux qu’aux Enfers.

Seuls les chênes pourraient soi-disant survivre à la foudre parce que leurs racines s’enfoncent aussi profondément que leurs branches s’élèvent dans le ciel – remettant l’électricité en terre. La lune du Chêne tombe durant le Solstice d’été, lorsque la lumière fait place à l’obscurité, pour remonter seulement au Solstice d’Hiver.

  • Energies

Le mois du chêne tombe durant le Solstice d’Eté – le moment où les énergies Yang commencent à décroitre et les énergies Yin à croître. La vie commence à ralentir, passant des étapes extraverties de croissance et de mouvement à celles des préparatifs pour la calme réflexion de l’hiver. C’est la dernière chance d’utiliser pour chacun les énergies actives de la première moitié de l’année, afin de mener à bien le plus gros du travail avant qu’elles ne commencent à se dissiper. C’est également une période de « victoire grâce au changement ». A ce stade, Janus regarde aussi bien dans le passé que le futur, et chacun doit prendre soin de faire de même (Kerr, « Lunar »).

(Note : je n’ai pas utilisé la traduction française du livre de R. Graves, impossible de remettre la main dessus, à réviser quand je le retrouverai…)

Energies lunaires et Mystères : le Chêne par Imré K. Rainey

Par Imré K. Rainey. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.
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Chêne en fleur, mai 2015.
La septième lune du calendrier Beth-Luis-Nion est celle de Duir (Chêne). Dans les temps anciens, des couronnes de Chêne étaient placées sur la tête des athlètes qui avaient prouvé leur supériorité. Le bois de chêne alimentait les feux du solstice d’été tout comme ceux qui brûlaient dans les temples de Vesta. Les bosquets de Chêne étaient connus pour être sacrés et oraculaires pour ceux qui se trouvaient en état d’extase spirituelle.
La moitié de l’année a passé. Les graines d’espoir et de désir ont été semées vers la fin des mois d’hiver. Elles ont germé au printemps et sont maintenant prêtes pour l’évaluation de l’été. Si les cultures ont bien été entretenues et ont reçu toute l’attention et la nourriture qu’il fallait, la fermière dansera et chantera de joie et de victoire. La sage fermière savait que pour garantir une belle récolte, ses graines devaient être plantées profondément dans la terre et recevoir tous les stimuli requis pour faire croître de robustes racines ; après tout, une plante avec des racines profondes et fortes ne sera pas détruite par son environnement.
Malheureusement, une autre fermière n’avait pas accordé autant d’attention à ses cultures qu’elle l’aurait due. Elle avait semé ses graines quand il fallait, mais oublia à plusieurs reprises de les fertiliser. Lorsque les grosses pluies printanières ont commencé à tomber, une partie des graines qui avaient germé ont été emportées. Les plantes restantes n’étaient que les fantômes de ce qu’elles auraient du devenir. Et maintenant, le temps de la récolte venu, la fermière examine sa bien moins généreuse cueillette et accuse son environnement et ses amis.
Les « graines » plantées durant le mois du Sorbier sont nos buts/projets d’avenir. A travers les métaphores des fermières, il devient évident que pour réussir vos projets, vous devez vous assurer que les bases pour qu’ils se développent, là où vos objectifs et vous-même êtes concernés, ont été fermement mises en place et que leur entretien nécessaire est constant. Si vos fondations ont des points faibles ou failles, alors les mois à venir seront assurément difficiles. En revanche, si elles sont solides, alors il est certain que vos objectifs seront atteints avec succès durant le mois du Chêne (d’où le couronnement des victoires athlétiques avec le chêne.)
Le succès qui suit un dur travail apporte un puissant sentiment d’accomplissement. Ces sensations intenses ont souvent un effet enivrant (elles apportent un sentiment d’extase.) C’est l’extase de la victoire. Cette extase peut être éprouvée pour des réalisations matériels et/ou des progrès spirituels. Dans tous les cas, c’est la raison pour laquelle le Chêne était employé pour alimenter les feux symboliques.
  • NOTE : La victoire est seulement l’un des très nombreux aspects du Chêne. Pour plus d’infos, faites des recherches à propos de Zeus, Jupiter, des abeilles, Cardéa, Janus, Rhéa, Fenja/Menja, etc.

Méditation de la lune du Chêne

par Brighid MoonFire. Extrait du site The Hazel Nut. Traduction par Fleur de Sureau pour Ignis Daemonis.

C’est une imagerie guidée dans laquelle vous ferez l’expérience du chêne et certaines de ses caractéristiques. Elle a été écrite originellement lors de la Lune du Chêne de 1992 et a été utilisée lors notre cercle de cette lune. Elle peut être lue à voix haute pour un groupe ou par quelqu’un d’autre, ou bien vous pouvez l’enregistrer et la jouer pour vous-même. Les « … » sont des pauses. Il est recommandé de l’essayer un peu pour trouver les temps de pause qui vous conviennent.

Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Commencez par inspirer profondément puis expirer complètement, plusieurs fois…
Imaginez un grand et magnifique chêne dressé, fort et haut…
Visualisez la beauté de l’arbre…
Observez son écorce rugueuse…
Visualisez ses racines massives qui s’enfoncent profondément dans le sol…
Levez les yeux et regardez sa large et abondante voûte de feuilles au-dessus de vous…
Touchez l’arbre et sentez sa force…
A présent, imaginez-vous debout près du chêne…
Vos pieds pénètrent profondément la terre riche et accueillante…
Ressentez la fraîcheur de la terre tandis qu’elle vous enveloppe…
Maintenant éprouvez la sensation que vos bras s’élèvent dans le ciel…
Plus haut que vous ne l’avez jamais cru possible…
Et plus haut encore que possible…
Ressentez vos doigts s’étendre pour devenir des feuilles et se multiplier…
Sentez vos mains et vrilles s’étiraient jusqu’à atteindre les cieux…
Détendez-vous et profitez de la sensation d’être connecté aux cieux et à la terre en même temps…
Sentez le pouvoir et la force des cieux et de la terre et sachez que vous êtes une part de ce pouvoir et de cette force…
A présent, regardez en vous-même en tant que chêne…
Observez la force et l’endurance que vous possédez…
Vous avez le pouvoir de résister aux tragédies, à l’adversité et aux déceptions sans plier ni casser…
Vous avez la possibilité de répandre vos graines sur le monde, et les regarder pousser en sachant qu’elles seront fortes et vigoureuses… Qu’il s’agisse des graines de générations futures, ou des graines de compassion, de bienveillance ou de guidance. Elles prospéreront et deviendront robustes, et vous gagnerez plus de force de cette connaissance…
A présent, imaginez-vous à nouveau en tant que personne et ressentez de la puissance et de la fierté puisque vous savez maintenant qu’en vous réside le chêne…
A présent, voyez-vous tel que vous êtes là…
Ressentez votre puissance et votre connexion avec les cieux et la terre…
Souvenez-vous de ces sensations et puisez-y…
Lorsque vous vous sentirez prêt, rouvrez les yeux.

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Aubépine, Huath : énergies lunaires et Mystères par Muirghein uí Dhún Aonghasa & Brighid MoonFire

L’aubépine, le 6ème mois lunaire, présente un paradoxe évident : bien que fortement connectée au Jour de Mai, fête de fertilité et de licence sexuelle, l’aubépine est une lune d’abstinence et de purification physique.
aubépineOn appelait l’aubépine, l’arbre de la chasteté imposée. Connue pour être une période de modération, un temps pour se débarrasser des branches mortes spirituelles et matérielles, ainsi que des vieilles habitudes. C’est une période de clarté dans laquelle vous pouvez renforcer ce à quoi vous vous êtes dédié et ce sur quoi vous vous concentrez. Pour les Romains et les Grecs, il s’agissait d’une période pour nettoyer et purifier leurs temples en vue des célébrations du milieu de l’été. Les Britanniques observaient également ce temps de purification. Le nettoyage des cheminées faisait partie de leur tradition et les ramoneurs tenaient une place particulière dans les festivités du Jour de Mai.
On considère Mai comme un mois malchanceux pour les mariages, mais parfait pour les fiançailles. Il est possible que l’on réservait ce charmant mois aux dieux, laissant le mois suivant, Juin, le mois traditionnel des mariages, aux mortels ordinaires.
Les enfants conçus en Mai naissent en principe en Février. Des statistiques révèlent que les enfants nés à cette période ont beaucoup plus de handicaps ou de difficultés mentales ; ou bien accusent un écart de la norme de la courbe en cloche (note de la traductrice : je suppose qu’il s’agit d’une référence au livre « the bell curve »). Donc, à moins de désirer un enfant déficient ou un génie, il pourrait être préférable d’éviter cette possibilité.
Avec toutes ces preuves et le folklore, on peut penser évidente la nécessité d’abstinence durant le mois de l’Aubépine. Mais il reste certaines choses à prendre en compte.
Le Jour de Mai est une période de liberté sexuelle durant laquelle on considère les obligations maritales dissoutes pour la journée, et des mariages temporaires étaient contractés puis défaits. La déesse Maia est associée à l’Aubépine, pourtant elle est une déesse de fertilité et liée à la fête du Jour de Mai. L’aubépine elle-même est appelée arbre de Mai, en partie du fait de son rôle le Jour de Mai. Les fleurs de l’aubépine ont une odeur unique, qui à une époque était considérée comme étant le doux parfum de la sexualité féminine. Une couronne d’aubépine en fleur étaient placée au sommet du mât de Mai, pour représenter l’union des énergies féminines et masculines. Et sur un plan plus personnel, peu d’entre nous peuvent dire ne pas ressentir le vent de désir lors d’une fête du Jour de Mai sauvage.
Alors oui, il semble exister un paradoxe lors de cette lune. Comment pouvons-nous le résoudre ? Les symboles du Jour de Mai, la couronne et le mât, peuvent nous donner un indice. Les énergies masculines et féminines, ou le yin et le yang, doivent être combinés et équilibrés. Vous ne pouvez avoir l’un sans l’autre. Tout comme la procréation nécessite les deux sexes, il en est ainsi pour un soi intérieur harmonieux. Dans la psychologie Jungienne, lorsque les énergies masculines et féminines s’équilibrent, les deux «  moitiés » peuvent s’unir et créer un « enfant psychique », le fruit des deux ; une conscience plus élevée, plus évoluée.
Peut-être ces indices nous disent également que nous ne devrions pas oublier le spirituel en faveur du purement physique, ou vice versa, car c’est en soi une forme de déséquilibre. Nous savons d’expérience que si les femmes se livrent à trop de sexe en Mai, cela peut les conduire à une « tuyauterie obstruée » à la fin Juin ; peut-être peut-on constater cela dans le nettoyage des temples en préparation des fêtes du milieu de l’été.
Il n’existe aucune réponse claire et juste ; vous devez interpréter cela vous-même et faire ce que vous pensez être le mieux. Et si vous restés perplexe ou dans le doute, souvenez-vous de demander à l’arbre Aubépine – c’est pour cela qu’il est là.
  • Traduit par Fleur de Sureau :
http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue8.html#EnergiesHawthorn

Aupébine, Huath : énergies lunaires et Mystère

Énergies lunaires et Mystère : aubépine

Tels que dictés par Epona à Imré

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Huath – Aubépine – est le sixième arbre lunaire/mois de l’année. Le Yin ou les énergies féminines se sont apaisées et le yang ou les énergies masculines se lèvent. C’est le moment parfait de l’année durant lequel les gens commencent à utiliser et collecter le Yang dont ils ont besoin, parce que l’énergie n’est pas encore assez forte pour nous submerger, mais suffisamment pour que nous commencions à l’employer.

Les femmes trouveront alors que les hommes de leur entourage deviennent irritables et dirigés par leur testostérone – soyez prévenues mesdames, c’est votre dernière chance d’établir l’équilibre à la maison avant le retour du cycle du Yin. C’est aussi le bon moment pour pratiquer l’abstinence ; car l’Aubépine est la lune de la purification et des utilisations créatives (autres que liées à la fertilité) des énergies sexuelles. Nous avons constaté que les femmes qui donnaient libre cours à leurs appétits sexuels accrus, subissaient les répercussions de leurs actions au cours de l’été (autour du Solstice d’Eté en particulier) sous forme de « problèmes féminins ».

Employez cette énergie sexuelle accrue pour créer un lien plus fort avec la Nature. Vous trouverez plus aisé de contacter des guides spirituels, ou des « Maîtres ». Tout comme vos énergies sont facilement libérées à cette période, celles de la Nature le sont aussi.

Le folklore nous dit qu’en cette période de l’année, les prêtres sortiraient dans la cour de leur église et battraient les pierres environnantes de façon à former une frontière et éloigner les mauvais esprits.

Cependant, selon des mythes dont l’origine remonterait à l’époque où les pierres levées créaient communément les frontières physiques des cercles magiques, ces pierres étaient frappées afin de les « réveiller » ou de les charger (voir Needles of Stone Revisited, par Tom Graves). Ceci créerait des frontières astrales.

Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, il est maintenant temps de comprendre qui vous êtes et comment vous développer. Cela commencera à se produire lorsque vous irez à la Nature, mais, en même que votre pèlerinage vient la nécessité de prendre conscience de vos limitations physiques de base, induites par cette incarnation. Vous devez les transcender par implosion, ou en voyageant à l’intérieur de votre être et en découvrant combien vous êtes illimité intérieurement. Découvrez les mystères de Vous-même. C’est la saison.

Pour de plus amples recherches, tournez-vous vers ces points :

•Les Vierges Vestales
•Cardea (déesse)
•Lady Godiva

(Ceci est ce que nous avons appris à connaître et à comprendre. Nous aimerions entendre ceux qui ont vécu cela différemment ou qui aimeraient ajouter quelque chose à notre témoignage. Nous ne cessons jamais d’apprendre ! – Epona, Grande Prêtresse de la Faerie Faith)

Traduit du site, par Fleur de Sureau   : http://www.faeriefaith.net/HazelNut/Issue1.html#Energies

Comment prier

Article extrait du fanzine « The Hazel Nut », par Muirghein ó Dhún Aonghasa (Linda Kerr), traduction Fleur de Sureau pour le coven Ignis Daemonis.

Comment prier

La prière n’est pas un concept spécifique aux chrétiens ; c’est quelque chose que chacun d’entre nous fait tout le temps, mais peut-être sous différents noms. J’y fais référence en terme de « programmation. » Quelle que soit la manière dont vous l’appelez, cela FONCTIONNE, et parfois trop bien, ce qui donne lieu à l’une de nos expressions favorites, « Faites attention à ce que vous demandez ; vous risquez de l’obtenir. » Ces concepts, issus des livres sur la Huna de Max Freedom Long,(1) peuvent vous aider à rendre vos prières plus efficaces.

  • Décidez quelle sera votre prière :  formulez-la avec soin, réfléchissez-y sérieusement ; ce qui implique d’appréhender tous les changements qui peuvent se produire par son biais et d’en accepter la responsabilité. Que cela soit simple mais précis. SOYEZ SPECIFIQUE ! (Une fois, je me suis programmée pour recevoir un miroir double à maquillage avec éclairage intégré. Le jour suivant, je l’ai obtenu, mais en morceaux!) En outre, une fois décidée et envoyée ne changez rien, n’ajoutez rien, ne supprimez rien. Mettez-la par écrit si besoin, afin de la répéter mot à mot.
  • Visualisez l’état désiré. Visualisez-vous en bonne santé, avec un nouveau travail, etc. Ayez CONFIANCE dans le fait que cela va se produire. Ce que vous visualisez (forme-pensée), vous le recevrez. (Une fois encore : soyez spécifique!)
  • Parlez à votre soi inférieur. Expliquez la prière, pourquoi vous voulez / avez besoin d’atteindre l’état désiré, pourquoi cela serait mieux pour vous deux (le soi moyen et le soi inférieur). Votre soi inférieur n’enverra pas de prière s’il ne croit pas en elle. Il « bloquera la voie » pour un certain nombre de raisons – la peur des changements que cela entraînera, la culpabilité d’avoir péché (porter préjudice à quelqu’un ou à vous-même), une fixation (complexe irrationnel), ou de mauvais esprits attachés au soi inférieur. La voie doit être dégagée avant que la prière puisse être envoyée.
  • Mana : répétez la prière trois fois à votre soi inférieur, demandez-lui d’envoyer la forme-pensée (graine) à l’aide du mana au Soi Supérieur. En la répétant trois fois, vous convainquez votre soi inférieur de l’importance de la prière, renforçant ainsi la forme-pensée à envoyer le long de la corde aka. Quotidiennement, envoyez plus de mana au Soi Supérieur pour « arroser » les « graines » prières. (Prière incessante.)
  • Au boulot ! Vous devez faire votre part du travail. Vous ne pouvez pas attendre après votre prière si vous ne répondez pas aux petites annonces et ne cherchez pas de job. Il est vain de prier pour que les chevaux ne s’échappent si vous ne réparez pas leur clôture. Ceci permet également de convaincre votre soi inférieur que vous méritez ce que vous désirez, ainsi cela ouvrira la voie vers le Soi Supérieur et enverra la prière.

Dans le système Huna, le soi inférieur fait référence à votre soi intérieur semblable à un enfant, ou votre inconscient. Le soi moyen est votre soi rationnel, logique, conscient. Le Soi Supérieur est le soi-parent, la supraconscience, le seul qui puisse conduire vos prières à leur réalisation. La prière est décidée par le soi moyen, et envoyée par le soi inférieur au Soi Supérieur. La voie que la prière emprunte est la « corde aka », ou « voie aka », créée par le soi inférieur par divers moyens : l’un d’entre eux est la méditation. Certains de ces termes peuvent vous sembler incongrus, mais dans ce système, vous n’avez pas vraiment besoin de savoir pourquoi cela fonctionne, juste comment. Pour plus d’info, lisez les livres Huna cités ci-dessous.

Polythéiste et Monothéiste

Les sorcières féministes sont souvent des monothéistes vénérant la Déesse Unique, Morgan McFarland, qui était à la tête du Dallas convenstead of Morrigana, m’a dit :

«Je me considère comme une polythéiste, comme dans la déclaration faite par Isis dans l’Âne d’Or, lorsqu’elle dit, ‘De moi proviennent tous les dieux et déesses existants ‘. De sorte que je me perçois monothéiste puisque je crois en la Déesse, la Créatrice, le Principe Féminin, tout en reconnaissant que les autres dieux existent à travers elle, comme des manifestations d’elle-même, des facettes du Tout. »

Extrait de Drawing down the Moon par Margot Adler.

Traduction : Fleur de Sureau

L’Écologie et l’Art [Sorcier]

Fleur de genêt

Lorsque j’ai commencé mes recherches dans les années 1970, j’ai rejoint l’Art en partie parce que c’était une « religion écologique, » et je supposais que la préoccupation écologique était l’un des deux ou trois liens qui unissaient tous les néo-païens, l’un des points indiscutables. J’avoue que j’avais tendance à penser que tout ceux qui n’éprouvaient pas ce sentiment n’étaient pas de « vrais païens » ou étaient des personnes qui n’avaient pas encore fait de liens entre leur croyance et leur vie quotidienne.

La plupart de ceux que j’ai interviewé de vive voix ont convenu que « le respect de la terre et de la nature » était un lien commun aux Païens.

Leo Martello a écrit « le Néo-Paganisme est une religion pré-Judéo-Chrétienne des adorateurs de la nature : des écologistes spirituels. »

Morgan McFarland a dit, « une vision païenne du monde consiste à dire que la Terre est la Grande Mère et qu’elle a été violée, mise à sac et pillée, et qu’elle doit à nouveau être honorée si nous voulons survivre. Le paganisme signifie un retour à ces valeurs qui comprennent la nécessité d’une situation équilibrée écologiquement pour que la vie continue et de révérer à nouveau la Grande Mère. Si la nature disparaît, tout mes efforts spirituels partent en fumée. L’écologie et le paganisme cherchent tout deux à restaurer l’équilibre de la nature. Si vous ne vous impliquez pas dans l’écologie, vous n’êtes pas vraiment dans le paganisme. »

Le partenaire de Morgan, à cette époque, Mark Roberts, était même plus catégorique. « L’écologie ne doit pas être un point contestable au sein de l’Art, » a-t-il dit. « Si notre but est de chercher une connexion avec la nature et que la nature avec laquelle nous cherchons cette connexion est empoisonnée, alors nous devons devenir des militants religieux. Nous devons être les chapelains du mouvement écologique, au strict minimum, si ce n’est dans les premiers rangs de la bataille. »

Extrait de Drawing down the Moon par Margot Adler.

Traduction : Fleur de Sureau

Notre religion est la réalité

Le cercle est un agréable mécanisme de défense qui permet de s’évader du 20ème siècle et, à notre époque, nous avons besoin d’un tel lieu où nous échapper. Mais nous devons également apporter des réponses au reste de notre vie extérieure. Si nous ne constituons pas une alternative, nous ne pratiquons pas notre religion. C’est aussi simple que cela. Nous ne sommes pas une religion transcendantale. Nous n’essayons pas de transcender la nature. Notre religion est la réalité.

— MARK ROBERTS, prêtre dianique

Extrait de Drawing down the Moon par Margot Adler.

Traduction : Fleur de Sureau